19h05 - J'épluche une tomate que je mêle en petits dés à une pomme déjà cubisée au milieu de maïs non transgénique (tout au moins est-ce ce qui est écrit sur la boîte de conserve). RAS.
19h07 - Je débouche une bouteille de Coca bien fraîche, je verse son contenu dans un grand verre au fond duquel repose un quart de citron. RAS.
19h09 - Je commence à assaisonner ma petite salade, huile d'olive et vinaigre balsamique en main. RAS.
19h12 - Je me rince le gosier d'une petite rasade acidulée. RAS.
19h13 - Je saisis le réceptacle en verre de ce bon vieux Père Ducros qui se décarcasse pour nous. J'ouvre son bouchon dans la foulée, retourne le contenant de verre, et... Rien !
19h14 - Je redresse l'objet, aperçois l'opercule de protection et dévisse sans attendre le bouchon articulé.
19h15 - J'essaie tant bien que mal de décoller l'une des languettes de l'opercule aluminée.
19h17 - J'arrive enfin à décoller cette satanée languette.
19h17min15'35" - Je soulève l'opercule qui se tord à moitié.
19h17min15'45" - Les deux languettes restantes empêchant l'opercule de se dégager complètement, j'entreprends de lâcher la dite opercule pour faire leur affaire aux deux récalcitrantes... Et là le temps suspend son vol, je visualise la scène à 360°, l'analyse sous toutes ses coutures, et prend toute la mesure de l'inconscience de mon geste...
19h17min15'46" - Températures douces obligent, le temps se dégèle rapidement et reprend sa course effrénée.
19h17min15'47" - L'opercule, que je croyais déformée, s'emploie à regagner sa position initiale sous l'effet de quelque force élastique.
19h17min15'48" - La mince couche grise qui recouvre l'opercule se trouve ne pas être un quelconque revêtement mais du poivre agglutiné, ahah.
19h17min15'49" - L'épice en poudre s'élance en ma direction tandis que je ferme prestement les yeux tout en reculant la tête.
19h17min15'50" - J'éternue une fois, deux fois...
19h18" - Je n'éternue plus, retire mes lunettes et presse l'éponge humide contre mon visage.
19h20' - J'ouvre doucement les yeux, respire un bon coup et bénis ces légers défauts de vue qui me font porter des lunettes...
19h24' - Je jure que l'on ne m'y reprendra pas, et je maudis ces pxtxxns d'opercules de mes deux sur quinze générations !
Fond Sonore : The Best Of Country Sing The Best Of Disney, Compil' [<= Ouaip, farpaitement, et mêm' que j'assume entièrement ! :p]

Le film prend pour base la trame de Spider-Man et égratigne collatéralement tous ses congénères super-héros. L'humour est bien évidemment du comique de situation, il verse parfois dans du bien gras que certains trouveront consternant mais qui personnellement m'a bien fait rigoler. Tout le monde en prend pour son grade, l'équipe ne respecte absolument rien, et ça c'est ultra cool ! :o) On pourra également noter des clins d'oeil à foison, quelques apparitions sympas de plusieurs guests [Robert Hays, mythique Ted Striker // Pamela Anderson, invisible chick // vrai-faux Tom Cruise, qui croyait pouvoir voler] ainsi qu'une bonne quantité de bonus dans le générique.
On retrouve donc ce bon vieil Indy en 1957 aux mains d'une bande d'agents russes - guerre froide oblige - pas vraiment commodes. Dans un entrepôt de la célèbre Zone 51, le Dr Jones est contraint d'aider ses ravisseurs à mettre la main sur un objet qu'il aurait examiné quelques années plus tôt, ce qu'il fait sans difficulté aucune au moyen d'une astuce un brin capillotractée. Profitant de la situation, il se soustrait alors à la compagnie de ses kidnappeurs et se retrouve en plein milieu d'un village fantôme destiné à être soufflé par un essai atomique imminent... Essai nucléaire duquel Indy réchappera sans la moindre égratignure via une séquence à la crédibilité absolument inexistante, et ce n'est pas la marmotte qui viendra soutenir le contraire. Fort de cette introduction, ce quatrième volet s'annonçait donc sous de douteux auspices...
Grand magnat de l'industrie de la défense, Tony Starck est un inventeur de génie milliardaire qui mène une vie dorée et éminemment superficielle. Lors d'une visite d'affaire en Afghanistan, il est enlevé par les troupes d'un chef de guerre local qui lui demande de concevoir dans les grottes de son repaire une réplique de sa dernière arme meurtrière, la terrible bombe Jericho. Sur place, il se rend compte que les rebelles ont mis la main sur un stock non négligeable de produits militaires siglés à son nom, et réalise de fait que son métier de marchand d'arme ne peut se réduire à sa vision manichéenne. En fait de réplique de la bombe Jericho, Tony Stark va mettre au point une armure unique en son genre qui lui permettra de s'échapper de sa geôle. Profondément marqué et transformé par cette expérience, il entreprendra ensuite de donner un sens à sa vie...


Déterré un peu par hasard du tas des sorties que j'avais écartées de ma liste de films à voir, je dois avouer que j'ai été agréablement surpris par cette dernière réalisation du sieur Clooney. Ce film, s'il ne révolutionnera certes pas le cinéma, s'est avéré être un agréable divertissement, fort distrayant, très bien filmé, parfaitement interprété, et last but not least étonnamment bien pourvu en petites répliques qui font mouches. Mentions spéciales à George et Renée qui sont tout bonnement excellents, mais carton orange au distributeur français pour sa traduction de Leatherheads par Jeux de Dupes...
J'ai été surpris par ce film que j'imaginais bien fourni en batailles épiques et qui s'est finalement révélé très posé, au rythme assez lent, mais indéniablement empreint d'une certaine magie hypnotique qui m'a captivée. Je me suis laissé porter par l'histoire de ce Grand Khan qui en son temps conquit la moitié du monde mais qui, il faut bien l'avouer, aurait mérité pour second patronyme celui de Monsieur Pas-d'bol...
Quand je suis entré dans la salle, je n'ai pu m'empêcher d'esquisser un sourire : à voir les dégaines des spectateurs j'avais le sentiment d'être dans mon élément, la culture rock. Ceci étant, j'ai tout de même été un poil déçu par l'objet et j'hésite à le qualifier de film de concert pas transcendant ou bien de documentaire râté quand je fais le bilan de la playlist qui m'a déçu, de la réalisation pas extraordinaire, du public new-yorkais pas vraiment en délire (un peu trop guindé), des images d'archives trop rares... Mébon, ce qui est certain, c'est qu'à l'âge des Rolling Stones j'aimerais avoir leur patate !
Un couple aisé se rend dans sa cossue résidence secondaire pour y passer quelques jours en compagnie de leur fils Georgie et de leur chien. Selects comme il faut, Ann et George écoutent du classique, jouent au golf et possèdent un petit bateau qu'ils utilisent sur le lac situé à l'arrière de la maison. Alors qu'ils prennent possession des lieux, Peter, un jeune homme qu'ils ont aperçu un peu plus tôt chez leurs voisins, se présente à leur porte pour leur emprunter quelques oeufs. La petite famille ne le sait pas encore, mais cette requête d'apparence simple vient de la faire basculer dans l'arène de jeu mortel de deux sociopathes de la plus belle espèce...
"Pourquoi ne pas tenter de traiter les idées du film d'origine avec une perspective plus moderne ?", se demandait James Mangold en commençant à travailler le scénario de ce remake. Pourquoi pas en effet, mais du coup cette nouvelle version de 3h10 pour Yuma manque singulièrement de ce qui faisait le charme des westerns d'antan, le côté sale et poussiéreux. Je ne me suis pas vraiment ennuyé pendant la séance, mais j'ai trouvé l'objet un brin poussif et peinant à me faire adhérer aux enjeux. Dommage.
Carton dans les salles oblige, j'ai attendu que la folie Ch'tis se calme un brin avant d'aller voir ce film et de me faire mon avis. Alors, oui c'est sympa, oui c'est divertissant, oui j'ai passé un bon moment... Mais je ne le verrai probablement pas deux fois, alors que je ne compte plus mes visionnages de La Grande Vadrouille...
Constat désabusé d'un monde moderne où l'homme est un loup pour l'homme. J'ai franchement eu du mal à rentrer dans l'histoire, surtout que j'avais toujours en mémoire le précédent film de Ken Loach, Le Vent se Lève, beaucoup plus romanesque et enlevé.
Un film prometteur avec de très bonnes idées (notamment la représentation des personnalités multiples, des "démons dans le coeur des gens") gâchées par une narration inutilement alambiquée et quelques scènes ridicules (l'intro avec la valise, l'enterrement simulé). Déception donc, nouvelle illustration de ce que quantité ne rime pas toujours avec qualité... Pensez-y donc Mr To...
Un polar sombre, très sombre, remarquablement bien interprété par un Daniel Auteuil à fond dans son rôle, mais qui pèche par un excès d'introspection et d'effets de styles (étrange photo par instants, caricature forcée de l'univers carcéral,...). Peut-être le film le plus personnel d'Olivier Marchal dont les deux précédentes réalisations, Gangsters et 36 Quai des Orfèvres, ont de loin ma préférence.
Un film d'ambiance assez unique qui fleure bon la sueur et la poussière du sud des Etats-Unis. C'est décalé, furieux, barré, bref tout bonnement indispensable ! :)
2008, Ecosse. La Faucheuse, virus redoutable et totalement incontrôlable, fait son apparition au beau milieu du pays. Devant l'ampleur du désastre, le gouvernement britannique décide de boucler la région, abandonnant par là-même la population écossaise à une mort certaine. 2033, la Faucheuse réapparaît en plein coeur de Londres. Afin de prévenir une redite du scénario écossais, les autorités décident d'envoyer dans le nord de l'île une équipe chargée de mettre la main sur un hypothétique antidote...
Il y a un petit paquet de décennies, un fils Wilhern a eu la regrettable idée de prendre du bon temps avec l'une des servantes de la maison et de lui faire don d'une petite graine qui a trouvé terrain fertile à sa mesure. Initialement décidé à l'épouser, il a toutefois rapidement renoncé à son projet, conventions sociales obligent. Quelque peu courroucée, la sorcière du village jeta alors un sort à la famille : le prochain enfant de sexe féminin serait affublé d'appendices porcinetesques. Quelques générations passèrent sans qu'aucune naissance ne soit marquée du Sceau de la Rose, jusqu'à ce que Pénélope ne pointe le bout de son nez, pardon, de son groin. La jeune femme grandira recluse dans la demeure familiale, tandis que ses parents lui chercheront sans relâche le mari de bonne famille qui saura faire sauter la malédiction...
Ben est un adolescent pas tout à fait comme les autres : il souffre du 
Jeune mère de famille, Laura emménage dans la grande demeure abandonnée qui a autrefois abrité l'orphelinat dans lequel elle a grandi. Aidée par son mari, elle rénove la bâtisse dans l'optique d'y ouvrir un centre d'accueil pour enfants handicapés. Simon, son fils de sept ans, trouve rapidement ses marques et s'amuse dans les lieux avec ses amis imaginaires. Tout se passe pour le mieux jusqu'au jour de l'inauguration en présence des futurs pensionnaires où Laura se fait malmener par un jeune enfant encagoulé portant la tenue de l'ancienne époque. Débarrassée de son agresseur en culotte courte, la jeune femme appelle désespérément son fils, qui semble bel et bien avoir disparu...

Monsieur Fletcher est le propriétaire d'une boutique de location de vidéos dans le vieux quartier d'une petite bourgade américaine. Ses recettes ne sont pas mirobolantes et son immeuble attise les convoitises des promoteurs immobiliers. Alors qu'il s'absente pour quelques jours, il confie les rênes de son magasin à son unique employé, Mike. Jerry, pote de ce dernier et glandeur ferrailleur parano de son état, rend régulièrement visite au patron intérimaire. Mais voilà qu'un jour, suite à une opération de sabotage antigouvernementale qui a mal tournée, Jerry devient magnétique et efface toutes les VHS de ce bon vieux Monsieur Fletcher. Dans la panade fatale grave, les deux potes décident de tourner le remake d'un premier film, SOS Fantômes, qui rencontrera un succès inattendu...
Le jour se lève sur une petite ville du Maine semblable à tant d'autres, tandis qu'une épaisse brume s'étale en sa direction depuis les hauteurs de la montagne toute proche. Quand celle-ci enveloppe finalement le bourg, un groupe d'habitants trouve refuge dans le supermarché local. Face à l'Inconnu, les réactions des uns et des autres se feront très variées, les rancoeurs cachées seront révélées, et les natures profondes se trouveront mises à nues...
Après plusieurs années d'absence, Henry Oldfield s'en retourne dans l'immense propriété familiale de la campagne néo-zélandaise afin de conclure la vente à son frère Angus de ses parts dans l'élevage ovin développé par leur père. Cette cession lui permettra de tirer un trait sur le souvenir de ce lieu où il a vécu une expérience hautement traumatisante, rapport au massacre de son mouton domestique par son abruti de grand frère. Dans le même temps, deux activistes de la cause animale mettent la main sur un embryon de mini-mouton transgénique initialement voué à la destruction, mais qui ne va pas manquer de se carapater à la première occasion. Le démon lâché dans la nature, les moutons de la région vont bientôt se muer en redoutables bestioles raffolant de chair fraîche...
Pour son projet de fin d'année, un étudiant se lance dans la réalisation d'un film d'horreur. Alors qu'il est en plein tournage avec ses camarades, l'équipe apprend par la radio qu'un phénomène inexpliqué se produit : les morts reviennent à la vie et s'attaquent aux vivants [les vrais, 'fin ceux qui ne sont pas (encore) morts]. Hésitant mais inquiet, le petit groupe se décide finalement à prendre la route pour tenter de rejoindre les proches de chacun. Face aux évènements apocalyptiques qui se produisent, le caméraman du groupe entreprend de filmer leur voyage pour témoigner de la situation...

