Monday, June 16, 2008

Rébellion Epicée

19h00 - Je ne le sais pas encore, mais je vais bientôt manquer de peu de mourir.

19h05 - J'épluche une tomate que je mêle en petits dés à une pomme déjà cubisée au milieu de maïs non transgénique (tout au moins est-ce ce qui est écrit sur la boîte de conserve). RAS.

19h07 - Je débouche une bouteille de Coca bien fraîche, je verse son contenu dans un grand verre au fond duquel repose un quart de citron. RAS.

19h09 - Je commence à assaisonner ma petite salade, huile d'olive et vinaigre balsamique en main. RAS.

19h12 - Je me rince le gosier d'une petite rasade acidulée. RAS.

19h13 - Je saisis le réceptacle en verre de ce bon vieux Père Ducros qui se décarcasse pour nous. J'ouvre son bouchon dans la foulée, retourne le contenant de verre, et... Rien !

19h14 - Je redresse l'objet, aperçois l'opercule de protection et dévisse sans attendre le bouchon articulé.

19h15 - J'essaie tant bien que mal de décoller l'une des languettes de l'opercule aluminée.

19h17 - J'arrive enfin à décoller cette satanée languette.

19h17min15'35" - Je soulève l'opercule qui se tord à moitié.

19h17min15'45" - Les deux languettes restantes empêchant l'opercule de se dégager complètement, j'entreprends de lâcher la dite opercule pour faire leur affaire aux deux récalcitrantes... Et là le temps suspend son vol, je visualise la scène à 360°, l'analyse sous toutes ses coutures, et prend toute la mesure de l'inconscience de mon geste...

19h17min15'46" - Températures douces obligent, le temps se dégèle rapidement et reprend sa course effrénée.

19h17min15'47" - L'opercule, que je croyais déformée, s'emploie à regagner sa position initiale sous l'effet de quelque force élastique.

19h17min15'48" - La mince couche grise qui recouvre l'opercule se trouve ne pas être un quelconque revêtement mais du poivre agglutiné, ahah.

19h17min15'49" - L'épice en poudre s'élance en ma direction tandis que je ferme prestement les yeux tout en reculant la tête.

19h17min15'50" - J'éternue une fois, deux fois...

19h18" - Je n'éternue plus, retire mes lunettes et presse l'éponge humide contre mon visage.

19h20' - J'ouvre doucement les yeux, respire un bon coup et bénis ces légers défauts de vue qui me font porter des lunettes...

19h24' - Je jure que l'on ne m'y reprendra pas, et je maudis ces pxtxxns d'opercules de mes deux sur quinze générations !



Fond Sonore : The Best Of Country Sing The Best Of Disney, Compil' [<= Ouaip, farpaitement, et mêm' que j'assume entièrement ! :p]

Wednesday, June 11, 2008

Humeurs

Je quitte ma tanière à une heure bien matinale. Le ciel est certes dégagé, mais j'entraperçois néanmoins de noirs nuages poindre à l'horizon, sombres vestiges des Temps Anciens. Mon visage se ferme, je me perds dans mes pensées.

Devant la gare, un énergumène présent sans vraiment l'être jette son café à mes pieds, d'un geste ample, en marmonnant une courte tirade dont je ne saisis que tu ne comprends rien, tu t'en fous... Ambiance... Mauvais présage assurément, de verrouillée mon expression se mue renfrognée.

Les gares défilent, une à une, les rails sont avalés kilomètre après kilomètre, je soupire. Mes yeux se perdent dans le 20 Minutes que j'ai machinalement attrapé un peu plus tôt. L'horoscope accroche ma rétine :

Rien ne vous arrête, bien au contraire. Vous êtes d'un naturel fonceur et optimiste, et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer !


Les mots pénètrent mon esprit, percent les noires volutes qui m'embrument, et je souris. "Fonceur et optimiste", j'ai failli l'oublier...

Sur ce, sans que je sache bien pourquoi, je me mets à chantonner, Entrez dans la danse, clap clap, Les soucis n'ont pas de chance, La musique commence, clap clap, Ca c'est Fraggle Rock ! Et je souris de plus belle.



Fond Sonore : Emmylou Harris, Anthology - The Warner Reprise Years

Sunday, June 8, 2008

Bible Fight

Alors que je me demandais par quel biais ludique j'allais bien pouvoir conclure cet agréable après-midi de printemps, Geekologie m'a apporté la solution à la faveur d'un heureux clic de souris : Bible Fight. Il s'agit d'un petit Street Fighter like, en flash, qui nous offre la possibilité de faire s'affronter différents personnages bibliques, ce qui vous en conviendrez est parfaitement indiqué en ce Jour du Seigneur !


Chaque personnage possède deux coups de base et quelques spéciaux (de la pluie de poissons à l'aura projetable en passant par la Sainte Croix Marteau Pilon) détaillés sous le bouton controls une fois que vous avez sélectionné votre champion. La prise en main est assez rapide, et l'on en est vite rendu à plusieurs parties tellement c'est fun ! Bon, seul bémol, si vous y jouez, vous risquez d'aller rôtir en Enfer, c'est vous qui voyez... ;)

Fond Sonore : The Fray, How to Save a Life

Superhero Movie

Ayant passé une nuit fractionnée relativement désagréable en raison de perturbations sonores dans un appartement de mon palier [{mode ralou on} Mais pourquoi toujours organiser des "soirées" et non pas des "journées" bxrdxl ?!? Ah oui, c'est comme ça, c'est la norme, la mouton attitude... {mode ralou off}], je me suis retrouvé sous la douche à 6h30, chez le boulanger à 6h55, dans le bus à 8h10 et devant le ciné à 8h30... Honnête pour un dimanche matin vous en conviendrez !

Tout de même un peu (sic) fatigué par le manque de sommeil réparateur de la nuit passée, j'ai opté pour un produit a priori (très) léger et que j'espérais plutôt distrayant - David Zucker à la production oblige -, Super Héros Movie.

Le film prend pour base la trame de Spider-Man et égratigne collatéralement tous ses congénères super-héros. L'humour est bien évidemment du comique de situation, il verse parfois dans du bien gras que certains trouveront consternant mais qui personnellement m'a bien fait rigoler. Tout le monde en prend pour son grade, l'équipe ne respecte absolument rien, et ça c'est ultra cool ! :o) On pourra également noter des clins d'oeil à foison, quelques apparitions sympas de plusieurs guests [Robert Hays, mythique Ted Striker // Pamela Anderson, invisible chick // vrai-faux Tom Cruise, qui croyait pouvoir voler] ainsi qu'une bonne quantité de bonus dans le générique.

En bref, je me suis bien marré, je compte même deux bonnes poilades aux larmes, et je suis sorti de la salle de bonne humeur en arborant un bon gros sourire... Que demander de plus ?!? :o)

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Dixie Chicks, Wide Open Spaces

Friday, June 6, 2008

Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull

Bien que le nom d'Indiana Jones revête pour moi une dimension indéniablement mythique, j'ai accueilli la nouvelle de la mise en chantier du quatrième volet de ses aventures avec un enthousiasme relativement modéré. Il faut dire aussi que la concrétisation de certains de mes fantasmes cinématographiques [Star Wars - The Phantom Menace et AvP notamment] m'a pour ainsi dire quelque peu échaudé... Mais, bien évidemment, je n'ai pu m'empêcher de m'intéresser au projet, de regarder avec un oeil bienveillant les différents teasers et autres trailers, pour finalement atterrir en salle obscure quelques jours à peine après la sortie...

On retrouve donc ce bon vieil Indy en 1957 aux mains d'une bande d'agents russes - guerre froide oblige - pas vraiment commodes. Dans un entrepôt de la célèbre Zone 51, le Dr Jones est contraint d'aider ses ravisseurs à mettre la main sur un objet qu'il aurait examiné quelques années plus tôt, ce qu'il fait sans difficulté aucune au moyen d'une astuce un brin capillotractée. Profitant de la situation, il se soustrait alors à la compagnie de ses kidnappeurs et se retrouve en plein milieu d'un village fantôme destiné à être soufflé par un essai atomique imminent... Essai nucléaire duquel Indy réchappera sans la moindre égratignure via une séquence à la crédibilité absolument inexistante, et ce n'est pas la marmotte qui viendra soutenir le contraire. Fort de cette introduction, ce quatrième volet s'annonçait donc sous de douteux auspices...

La suite a été relativement plaisante, plus palpitante en tout cas que les ersatz d'Indy, j'ai retrouvé mes repères, les codes de l'univers... Même si l'ensemble manquait un brin de peps à mon goût, de cette petite touche qui avait fait le charme des précédents opus. En outre, j'ai trouvé le script un brin approximatif [la transition rapide de la cellule recouverte de dessins à la jungle et la découverte du crâne de cristal par exemple] sans même parler des inexactitudes géographiques qui la foutent assez mal pour un archéologue - professeur d'université de la trempe d'Indy.

La parti pris SF ne m'a en revanche pas dérangé, j'ai apprécié l'idée de la connaissance en tant que trésor ultime, même si l'idée n'a rien de bien neuf : je n'ai pu m'empêcher de revoir O'Neil dans l'une des bibliothèques universelles des Anciens quand la cheftaine russe reçoit toute la connaissance des êtres d'outre-espace.

En somme, j'ai donc été ravi de retrouver sur grand écran l'homme au chapeau et au fouet, j'ai passé un moment plutôt agréable, mais il va falloir que je revoie ce quatrième volet pour me forger une opinion définitive...

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : No Doubt, Tragic Kingdom

Tuesday, June 3, 2008

RIP Mr Diddley

Le monde du Blues et du Rock est aujourd'hui en deuil car le grand Bo Diddley a été convoqué par l'Eternel pour un ultime show céleste. Qui était-il ? Personne ne saurait mieux le chanter que The Animals :


[ Lyrics ]

RIP Buddy, may you rock the stars !

Fond Sonore : The Animals, The Complete

Monday, June 2, 2008

Double Massacre

Jean-François Copé, président de la Commission pour une Nouvelle Télévision Publique, s'est déclaré favorable à une seconde coupure pub dans les programmes de fictions sur les chaînes privées (via 20 Minutes) : encore une bonne raison de ne pas les regarder et de passer encore plusse de temps dans les salles obscures !

Fond Sonore : Brian Setzer, Ignition! - '68 Comeback Special

Sunday, June 1, 2008

Alpinisme Souterrain

Milieu d'après-midi, la rame est moyennement remplie, le train entre en station des Invalides. Dans un carré de quatre, un type près de la vitre se lève. De carrure élancée, il est habillé d'un jogging bleu et blanc, à l'évidence bien trop grand pour lui mais indéniablement en phase avec quelque culture street.

Le gus s'extirpe de sa place, le dos voûté, laissant son bras gauche trainer nonchalamment un sac de sport plutôt encombrant qui, comme de bien entendu s'en vient rapidement buter dans les pieds de ses ex-compagnons de voyage. L'homme s'arrête alors, jette un oeil à son colis et laisse apparaître une moue extrêmement lasse au travers de son paquet de dreads. D'un soupir, il se remet en marche, tirant son sac par saccades, lâchant un "putain" par-ci par-là, tandis que les voyageurs prennent soin d'éviter le sac qui ne demande qu'à leur massacrer pieds et tibias.

Le type descend de la rame tant bien que mal, regarde à gauche, à droite, encore à gauche, puis se dirige vers l'escalier tout proche. Tandis qu'il arrive à la hauteur de la troisième marche, son bras se tend brusquement sous l'effet de la rencontre inévitable du sac et de la première marche. Le gus se retourne alors d'un air évidemment las, lâche un vibrant "putaiiiiiiiiiiiin", et les voyageurs se marrent de concert.

Signal sonore, les portes se ferment, le train redémarre : jamais je ne saurai si le type aura finalement réalisé l'ascension de l'escalier des Invalides...

Fond Sonore : Kaiser Chiefs, Yours Truly, Angry Mob

Saturday, May 31, 2008

Friday, May 30, 2008

Debatus Mortis Est

Pascal Légitimus déclarait dans le VSD du 21 Mai dernier (via 20 Minutes) :

On respire de la merde, on mange de la merde, on est entouré de gens agressifs. A part ça, tout va bien.


Ce constat froid me semble assez en phase avec ma perception du monde qui nous entoure et, plus que des questions de pollution sur lesquels nous n'avons que peu de prise, je m'inquiète particulièrement de l'évolution des relations interpersonnelles.

Je ne m'attends pas à ce que l'être humain se comporte en Bisounours, pas plus que je ne le souhaite d'ailleurs, mais l'agressivité latente de certains de nos congénères me semble tout de même assez préoccupante. Pis, cette agressivité n'est pas le fait de quelques énergumènes épars, elle peut surgir n'importe où, de n'importe qui, n'hésitant pas à s'immiscer dans de simples conversations a priori bon enfant, à tel point qu'il en devient très difficile d'engager un débat serein sur quelconque un sujet [particulièrement sur le terrain politique].

J'ai le sentiment que les échanges d'idées se sont mués en guerres de tranchées, chacun assenant ses vérités dans le but de les faire accepter par l'autre au forceps, et qu'il n'y a de fait plus d'échange. J'y vois là une sorte de travers de l'individualisme forcené qui a cours dans notre société : une opposition d'idée est vécue comme une attaque en règle contre une personne physique, au lieu de servir de base à un dialogue intelligent, et donc à la possibilité pour les différentes parties de progresser de concert...

Et cela est bien triste.

Fond Sonore : Supertramp, The Very Best Of Vol 1

Wednesday, May 28, 2008

Compulsion

Le moins que l'on puisse dire c'est que si la déclaration de revenus simplifiée ne soulage pas particulièrement l'impact de la Douloureuse, elle rend tout de même l'exercice bien moins pénible qu'auparavant : je n'ai en effet plus qu'à y apposer mon autographe à peu de choses près. Ceci dit, qu'il soit ou non fastidieux, l'exercice provoque toujours en moi la même réaction, une sorte d'irrésistible envie d'aller dépenser des sous, en me disant que ça au moins ils ne l'auront pas. [Nota : Ceux d'entre vous qui pensent qu'il ne s'agit là que d'un simple prétexte pour satisfaire mes basses pulsions consuméristes ne sont peut-être pas loin de la vérité, mais je nierais bien entendu énergiquement si d'aventure ils venaient à publiquement émettre cette hypothèse.]

Après avoir rempli mon devoir déclaratif et accessoirement être tombé dans une semi-dépression fiscale en évaluant le montant de ma future imposition, j'ai donc tout naturellement pris le chemin de mon disquaire agitateur préféré.

Au rez-de-chaussée de l'établissement, le choix qui aurait pu s'avérer cornélien ne l'a finalement pas été et je me suis dirigé sans attendre vers le deuxième étage. Mes yeux y ont balayé des dizaines voire des centaines de titres, avant de s'arrêter sur un très sobre objet tout de noir vêtu qui affichait un simple Le Syndicat du Crime - Trilogie en mots rouges et blancs. Cette vision m'a laissé paralysé un instant, avant que dans un sursaut vital l'une de mes mains ne s'empare prestement d'un exemplaire de cette surprise tout à fait inattendue.

John Woo gardera toujours une place de choix dans mon âme de cinéphile amoureux du cinéma de genre : certains de ses films découverts au début des années 90 [The Killer ou Hard Boiled notamment] ont été autant de baffes magistrales qui ont fait voler en éclat tous mes repères de policier d'action et m'ont invité au voyage dans ces productions de HK sur lesquelles je continue de porter un regard bienveillant. A ma connaissance, aucun des volets du Syndicat du Crime n'avait jusqu'à présent été édité en dévédé, d'où ma grande surprise, et je me dis que tomber sur cette pièce en ce jour précis n'était pas le fruit du hasard, mais bel et bien le fait du Destin !

Tout content de mon inestimable trouvaille, je me suis ensuite dirigé vers le sous-sol, rayon Metal puisque j'avais quelques envies de musique puissante. Là encore les bonnes surprises ont été au rendez-vous et j'y ai également vu un Signe du Destin. J'ai donc jeté mon dévolu sans la moindre once de culpabilité sur le dernier album de Powers Court, deux rééditions de Maiden presque données, No Prayer for the Dying & The Number of the Beast, et le dernier Arch Enemy, Rise of the Tyrant, à petit prix.

Les bras chargés de ces quelques auto-cadeaux bienvenus, je suis ressorti du lieu le sourire au lèvre, en me disant toutefois qu'il allait falloir que je me mette sérieusement à la recherche d'un moyen de réduire drastiquement le montant de mon imposition... Des suggestions ?!?

Nota : Il semblerait que les serveurs de mon service de commentaire débloquent un brin en ce moment, mais ne vous inquiétez pas, ça va leur passer...

Fond Sonore : Casino, Bande Originale

Tuesday, May 20, 2008

Paranoïa

Pas vraiment emballé par le film que je viens de voir, je rejoins la lumière du jour sans attendre la fin du générique. A l'extérieur, le soleil brille généreusement, un petit vent caresse mon visage, il fait bon. Les terrasses des cafés environnants sont remplies, les lunettes de soleil de sortie, et le matage va bon train.

Le bus ne tarde pas à arriver. Je m'installe tout au fond, légèrement en hauteur et laisse mon regard se perdre dans la foule. Arrêt suivant, le feu passe au vert, le bus démarre. Un type tape sur les vitres latérales. Le bus, engagé dans le carrefour, s'arrête brièvement à la suite du camion qui le précède. Le gus remonte le véhicule et tambourine à nouveau vers l'arrière. Le bus redémarre et s'en va faire la petite boucle habituelle pour rattraper la Rue du Départ.

J'aperçois au loin le type se hâter en direction du prochain arrêt que nous allons bientôt rallier. Il remonte le bus, pénètre à l'intérieur du véhicule et s'en prend immédiatement à la conductrice. J'ai tapé aux vitres, vous ne m'avez pas laissé monter, commence-t-il avant de poursuivre, Vous ne vouliez pas que je monte, vous pensiez que je ne vous rattraperais pas, mais je suis quand même là !

Le bus démarre mais le type s'enfonce dans un délire paranoïaque, Vous avez la haine, vous vous prenez pour un petit chef dans votre bus, et la conductrice lui demande de descendre au prochain arrêt. Fin de non-recevoir, appel du PC. Le gus prend les voyageurs à partie [Vous avez du temps à perdre, hein, vous avez du temps à perdre ?!?], puis s'adresse de nouveau à la conductrice : Moi je suis là, je ne bougerai pas, j'ai le droit d'aller jusqu'au terminus !

Les secondes s'égrènent, longues, les tons se durcissent, et dans un élan de magnanimité incommensurable et assurément inattendu le type lance soudainement à l'intention des passagers, Je vais descendre, oui, je vais descendre, pour vous, parce que je ne veux pas vous faire perdre de temps, avant de s'exécuter. Le bus redémarre alors pour reprendre le cours normal de son service, et je laisse à nouveau mon regard se perdre dans la ville, tandis que je me demande pourquoi certains prennent un tel malin plaisir à se compliquer la vie...

Fond Sonore : Oasis, Stop The Clocks

Monday, May 19, 2008

Good Ol' Times

Je me suis levé ce matin avec des envies musicales 80's, allez savoir pourquoi. J'ai donc entrepris de flâner un brin sur la toile à la recherche de la petite pépite dont j'allais pouvoir vous faire profiter, et après avoir passé en revue quelques-uns de mes tubes préférés de cette époque vénérée [de "Black Velvet" à "Bette Davis Eyes" en passant par "Total Eclipse of the Heart" j'en passe et des meilleurs], le choix s'est finalement imposé de lui-même, car comme vous l'avez certainement compris depuis belle lurette, I Love Rock'n'Roll !


I looooove Rock'n'roooooll
So put another dime in the jukebox, baby
I looooove Rock'n'roooooll
So come n'take your time n'dance with meeeeeeeeee


Fond Sonore : Joan Jett, I Love Rock'n'Roll

Saturday, May 17, 2008

Iron Man

Les trois semaines de congés dont je viens de bénéficier à la faveur de ponts du mois de mai généreusement reliés m'ont grandement été profitables. Outre la nécessité physique de faire un break, elles m'ont permis de me vider la tête, de me sortir de ma routine et de m'aérer l'esprit, ce dont j'avais bien besoin car voyez-vous ma résistance a des limites, je ne suis pas un homme de fer.

Iron Man est donc sorti sur nos écrans le 30 avril dernier, et non il ne s'agit pas là d'une transition capillotractée. Peu réceptif d'une façon générale aux adaptations de comics, je me suis tout de même laissé tenter à la faveur d'une bande-annonce intéressante, et le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçu, très loin de là même.

Grand magnat de l'industrie de la défense, Tony Starck est un inventeur de génie milliardaire qui mène une vie dorée et éminemment superficielle. Lors d'une visite d'affaire en Afghanistan, il est enlevé par les troupes d'un chef de guerre local qui lui demande de concevoir dans les grottes de son repaire une réplique de sa dernière arme meurtrière, la terrible bombe Jericho. Sur place, il se rend compte que les rebelles ont mis la main sur un stock non négligeable de produits militaires siglés à son nom, et réalise de fait que son métier de marchand d'arme ne peut se réduire à sa vision manichéenne. En fait de réplique de la bombe Jericho, Tony Stark va mettre au point une armure unique en son genre qui lui permettra de s'échapper de sa geôle. Profondément marqué et transformé par cette expérience, il entreprendra ensuite de donner un sens à sa vie...

Tony Stark, à la différence des autres super-héros récemment aperçu sur les écrans (toute la clique des X-Men notamment), n'est pas un mutant mais un être humain qui ne doit son statut qu'à son intelligence hors-norme. Il est dès lors beaucoup plus facile de s'y identifier, et je crois que là se trouve l'une des clés de mon adhésion au concept [Spiderman étant le contre-exemple qui confirme la règle.].

J'ai été agréablement surpris par la réalisation dynamique et sans temps mort de Jon Favreau qui fait passer les deux heures de métrage sans que l'on ne s'en rende compte. Le casting n'est pas en reste, il est même excellent, agréablement charismatique, et j'ai dans l'idée que ce film doit beaucoup à un Robert Downey Jr qui s'est sérieusement investi dans l'écriture du script et qui se glisse dans le costume de ce milliardaire rock'n'roll comme s'il s'agissait d'une seconde peau. Les inévitables effets spéciaux pour leur part sont tout bonnement magnifiques, ils s'intègrent parfaitement au récit, mais comment aurait-il pu en être autrement avec ce bon vieux Stan Winston à la supervision et les équipes d'ILM en support ?

A mes yeux, Iron Man trouve évidemment sa place dans le haut du panier des films de super-héros, ce qui me conduit à chaudement vous le recommander !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The White Stripes, Get Behind Me Satan

Wednesday, May 14, 2008

(Pre-)Return of ze Captain

Un simple souffle, voila ce que m'ont semblé être ces trois semaines de congés qui se sont achevées le week-end dernier par un petit tour sur la côté Atlantique. Un petit souffle de rien du tout, puis le train-train quotidien m'a sauvagement remis dans le droit chemin, en prenant bien soin de me punir pour mon écart vacancier au moyen d'une reprise calée un jour férié... Et ça c'est très mal, qu'on se le dise !

Le soleil aidant, je n'arrive plus à trouver le sommeil dans ma tanière surchauffée, le boulot m'assaille plus que de raison le saligaud, je suis en quelque sorte un brin rétamé, mais je survis... Oui, je souffre, farpaitement, c'est terrible !

Je ne suis pas bien loin, plusieurs ébauches de posts sont en souffrance d'affinage, mon clavier me manque terriblement, mais je ne puis lutter pour le moment... Ce week-end peut-être ?!? Du moins l'espère-je !

Et vous, ca va ? :)

Fond Sonore : Jonny Lang, Lie to Me

Monday, May 5, 2008

One Helluva Good Day !

Un petit samedi soir tranquille, quelques échanges sur MSN, et voilà le dimanche matin la Grito Connection réunie comme à la grande époque au Marché des Enfants Rouges [3e] pour y savourer des capuccinos et les désormais célèbres Choco Cakes. Notre assistance distinguée était composée d'une photographe [Alex], de l'âme soeur de Kylie M. [Castor], d'une personnalité trissociée [Do / Prof / Nick - Rayez la mention inutile... ;p], d'une famille féerique à roues [Phérine & Sub & Choupette], d'un faiseur de rêves [Songe] accompagné, et enfin, last but absolutely not least, d'un éminent monarque [ze King Negrito] également accompagné.


Photo originale by Negrito & Trituration by ze Captain


Une fois la collation avalée, la petite troupe s'est dirigée vers le Square du Temple tout proche, pour y passer un sympathique moment à tailler la bavette tandis que Choupette affirmait son goût pour le ballon rond [C'est assurément une Zidanette en culotte courtes que nous tenons là ! ;)]. Ne reculant devant rien, une fraction d'aventuriers a témérairement poursuivi du côté de la Rue Sainte-Anne [1er] pour y déguster un peu plus tard quelques plats traditionnels japonais dans un petit restaurant cantine d'excellent rapport qualité-prix. Je me suis personnellement laissé tenter par un Yakiniku Don [lamelles de boeuf posées sur un épais lit de riz avec oignons et gingembre] accompagné de soupe Miso, et cela était tout bonnement délicieux ! :o)


Yakiniku Don + Soupe Miso

Direction ensuite le Parc de Bercy [13e] pour tranquillement digérer tout en refaisant un brin ce monde qui en a tant besoin. L'après-midi étant déjà bien avancée, Castor, Do et votre serviteur avons courageusement entrepris de rejoindre Denfert [14e] pour nous repaître d'un rare met italien aux vertus digestives indéniables [Sisi je vous jure !], les glaces Amorino. Mon Grand Cornet [Oué, farpaitement, GRAND Cornet, je voulais être certain de profiter au maaaaaaximum de leurs vertus digestives, indéniables j'ai dit !] m'a donc permis de me délecter d'un savoureux mélange où le sucré de la banane le disputait à la douceur de la framboise tandis que la légère acidité du citron parachevait l'extase gustative qui était mienne... Un pur délice, je ne vous dis que ça ! ;)

Et puis, l'heure de la dissolution de ce qu'il restait de la Communauté Gritienne étant arrivée, nous avons finalement regagné nos pénates respectives, sous la douce chaleur de cet après-midi de printemps, repus et tout simplement heureux. :o)

Fond Sonore : Kasabian, Empire

Saturday, May 3, 2008

Shutdown Day

Aujourd'hui est le Shutdown Day paraît-il, une initiative visant à nous faire vivre une journée sans notre ordinateur fétiche. J'ignore la nature de la motivation profonde de ses instigateurs (nous faire respirer ou bien économiser de l'énergie), mais ce qui est certain c'est que dans mon cas c'est objectivement raté... :o)

Se tenir éloigné de son ordinateur, pourquoi pas, mais cela signifie alors : plus de programmes ciné, plus d'horaires de transports en commun, plus de partoches, plus de musique, plus de radios, plus d'écriture, plus de programmes tévé, plus de contacts par MSN (que j'utilise autant que d'autres le téléphone)... Soit plus rien de ce que j'utilise quotidiennement et qui fait mon bonheur. En d'autres termes, je le reconnais d'ailleurs sans ambages, l'informatique fait partie intégrante de ma vie et j'aurais bien du mal à m'en passer, ne serait-ce qu'une seule petite journée.

Est-ce un bien, est-ce un mal, je n'en sais rien si ce n'est qu'il s'agit là de l'ère du temps...


La seule chose dont je pourrais faire grief aux organisateurs de cette journée est qu'ils auraient pu lancer leur initiative en plusieurs langues au lieu de présager que tout le monde comprenait l'anglais. Cela aurait ainsi évité que tous les boulangers de mon quartier ne traduisent de travers et ne ferment de concert leurs échoppes pour cette journée de samedi, ce qui est tout bonnement tonteux !

Voilà, c'est dit, je peux donc m'en retourner rêvasser à cette bonne baguette tradition toute chaude et croustillante que je n'aurai pas... *soupir*

Fond Sonore : Lord of the Rings - The Fellowship of the Ring, Bande Originale

Friday, May 2, 2008

Homo Cyprinidus

Un matin, il y a quelques semaines. Je monte dans ma rame habituelle, pose mon séant sur ce siège qui a l'honneur de le recevoir depuis maintenant quelques années, et commence à m'assoupir au son de quelques musiques paradoxalement plutôt fortement rythmées.

*Blom*

Je ne prête pas attention au bruit sourd qui vient de se produire derrière moi.

*Blom*

J'ouvre les yeux et j'aperçois à ma hauteur un type en jogging encapuchonné, arrêté, qui se penche légèrement en avant, et repart d'un pas, puis de deux.

*Blom*

Le sac que porte le gus en bandoulière vient de heurter un siège. Le type s'arrête, regarde son fardeau d'un air las, se penche en avant pour le faire passer par-dessus le dossier du fauteuil, et repart d'un pas, puis de deux.

*Blom*

Son sac vient de cogner le siège suivant. Même air las, même cirque... Qui se répètera jusqu'à l'autre extrémité de la rame...

J'en ai ce jour-là conclu que le zyva devait être un proche parent du poisson rouge.

Fond Sonore : Garden State, Bande Originale

Thursday, May 1, 2008

Gazette Ciné du Muguet

Jeux de Dupes

Déterré un peu par hasard du tas des sorties que j'avais écartées de ma liste de films à voir, je dois avouer que j'ai été agréablement surpris par cette dernière réalisation du sieur Clooney. Ce film, s'il ne révolutionnera certes pas le cinéma, s'est avéré être un agréable divertissement, fort distrayant, très bien filmé, parfaitement interprété, et last but not least étonnamment bien pourvu en petites répliques qui font mouches. Mentions spéciales à George et Renée qui sont tout bonnement excellents, mais carton orange au distributeur français pour sa traduction de Leatherheads par Jeux de Dupes...

Mongol

J'ai été surpris par ce film que j'imaginais bien fourni en batailles épiques et qui s'est finalement révélé très posé, au rythme assez lent, mais indéniablement empreint d'une certaine magie hypnotique qui m'a captivée. Je me suis laissé porter par l'histoire de ce Grand Khan qui en son temps conquit la moitié du monde mais qui, il faut bien l'avouer, aurait mérité pour second patronyme celui de Monsieur Pas-d'bol...

Shine a Light

Quand je suis entré dans la salle, je n'ai pu m'empêcher d'esquisser un sourire : à voir les dégaines des spectateurs j'avais le sentiment d'être dans mon élément, la culture rock. Ceci étant, j'ai tout de même été un poil déçu par l'objet et j'hésite à le qualifier de film de concert pas transcendant ou bien de documentaire râté quand je fais le bilan de la playlist qui m'a déçu, de la réalisation pas extraordinaire, du public new-yorkais pas vraiment en délire (un peu trop guindé), des images d'archives trop rares... Mébon, ce qui est certain, c'est qu'à l'âge des Rolling Stones j'aimerais avoir leur patate !

Fond Sonore : Black Snake Moan, Bande Originale

Tuesday, April 29, 2008

Juste pour Rire

L'homme est un animal comme les autres, ça on le sait tous depuis que Darwin a publié ses travaux. Toutefois, là où ce bon vieux Charles s'est planté, c'est que l'homme ne descend pas du singe mais du mouton. La preuve en images :


J'ai toujours adoré l'esprit de ces premières caméras cachées, aux concepts simples mais diablement efficaces. Parmi les plus célèbres, je ne me lasse d'ailleurs pas de la fameuse double porte battante sans vitres...


Si la tradition semble visiblement s'être quelque peu perdue dans l'Hexagone, je suis heureux de constater qu'elle perdure outre-atlantique chez nos cousins Québécois. Il m'est arrivé à plusieurs occasions de profiter de leurs oeuvres à la tévé le dimanche après-midi, et j'ai à chaque fois été ravi par leur créativité et la bonne humeur qui se dégageait de ces séquences, dont vous trouverez ci-après un petit aperçu au travers de deux séries de sketches (respectivement ~7min et ~19min).




Je ne sais pas pour vous, mais mouah ça active mes zygomatiques et ça me détend ! :o)

Fond Sonore : AC/DC, Live '92

Monday, April 28, 2008

(Not so) Funny Games U.S.

Un couple aisé se rend dans sa cossue résidence secondaire pour y passer quelques jours en compagnie de leur fils Georgie et de leur chien. Selects comme il faut, Ann et George écoutent du classique, jouent au golf et possèdent un petit bateau qu'ils utilisent sur le lac situé à l'arrière de la maison. Alors qu'ils prennent possession des lieux, Peter, un jeune homme qu'ils ont aperçu un peu plus tôt chez leurs voisins, se présente à leur porte pour leur emprunter quelques oeufs. La petite famille ne le sait pas encore, mais cette requête d'apparence simple vient de la faire basculer dans l'arène de jeu mortel de deux sociopathes de la plus belle espèce...

Dès les premières minutes du film, on sait au travers du jeu de silence et de musiques que le réalisateur veut délibérément nous malmener. Michel Haneke met ainsi en scène une histoire morbide à la violence crue qui nous donne l'impression de vivre de l'intérieur l'un de ces faits divers dont regorgent les journaux. La spirale infernale dans laquelle le couple est engagé malgré lui, l'idée que chacun d'entre nous pourrait être confronté à ce genre de folie, dérange, génère un double sentiment de malaise.

De fait, l'humour cynique que distille parfois Haneke se révèle malvenu et tombe plutôt à plat, voire décrédibilise même l'ensemble [la scène de la télécommande, assez incongrue] tant et si bien que l'on ne sait plus quel message de fond il souhaite faire passer. Le métrage achève de nous perdre dans sa seconde moitié en oscillant entre les genres, de l'abus de longs (Bien trop longs!) plans fixes complaisamment malsains [le père mutilé qui se traîne à terre] aux clins d'oeil adressés par l'un des sociopathes aux spectateurs.

Je n'ai donc pas aimé ce Funny Games U.S., qui m'aura tout de même été utile pour prendre la décision d'arrêter définitivement les films dont les BA m'auront laissé une impression malsaine...

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Fond Sonore : Lordi, The Arockalypse

Sunday, April 27, 2008

No Funny Games F.

Appuyé contre le piquet de tête de ma file d'attente, je m'emploie tant bien que mal à retirer le plastique protecteur de ma Chupa Chups. Le type arrive près de moi par la transversale et attaque sans s'encombrer d'aucune forme de politesse : T'as pas une cigarette ?

La dégaine du personnage ne me plaît pas, il est nerveux, il a une tête à embrouilles. Je le regarde dans les yeux et me fends d'un simple non, relativement sec, et reporte illico mon attention sur ce satané emballage qui s'efforce de rester attaché au bâton de ma sucette. Tu fumes pas ?, reprend le gars. Je lui réponds d'un simple nan sans même prendre la peine de le regarder, la lutte intense qui a cours au bout de mes doigts revêtant selon moi une bien plus grande importance.

J'entrevois alors en coin le type me toiser de haut en bas avant de s'en retourner sur la chaise qu'il squatte au café d'à côté. Quelques instants plus tard, il se lève en trombe, jette sa cannette de bière contre la portière d'une voiture et s'engouffre dans la bouche de métro située à deux pas.

La Chupa enfin prisonnière de ma cavité buccale, je patiente en feuilletant un journal. Quelques éclats de voix se font soudainement entendre. Je lève les yeux et aperçois l'énergumène de tout à l'heure en train de tournoyer autour d'un ado que tente de protéger un SDF du quartier. Le gus a dégoté une proie facile, il s'excite, mais le gamin a heureusement trouvé un protecteur providentiel. Voyant qu'il n'arrivera à rien, le gars repart une nouvelle fois en trombe pour on ne sait où...

Peut-être reviendra-t-il, je n'en saurai rien, car c'est enfin l'heure de ma séance.

Fond Sonore : The Shins, Oh, Inverted World

Thursday, April 24, 2008

Gazette Ciné - Séance de Rattrapage

Une petite série de films vus cette année et dont je n'ai pas parlé ou bien par manque de temps ou bien par manque d'inspiration...


3h10 pour Yuma

"Pourquoi ne pas tenter de traiter les idées du film d'origine avec une perspective plus moderne ?", se demandait James Mangold en commençant à travailler le scénario de ce remake. Pourquoi pas en effet, mais du coup cette nouvelle version de 3h10 pour Yuma manque singulièrement de ce qui faisait le charme des westerns d'antan, le côté sale et poussiéreux. Je ne me suis pas vraiment ennuyé pendant la séance, mais j'ai trouvé l'objet un brin poussif et peinant à me faire adhérer aux enjeux. Dommage.


Bienvenue chez les Ch'tis

Carton dans les salles oblige, j'ai attendu que la folie Ch'tis se calme un brin avant d'aller voir ce film et de me faire mon avis. Alors, oui c'est sympa, oui c'est divertissant, oui j'ai passé un bon moment... Mais je ne le verrai probablement pas deux fois, alors que je ne compte plus mes visionnages de La Grande Vadrouille...


It's a Free World

Constat désabusé d'un monde moderne où l'homme est un loup pour l'homme. J'ai franchement eu du mal à rentrer dans l'histoire, surtout que j'avais toujours en mémoire le précédent film de Ken Loach, Le Vent se Lève, beaucoup plus romanesque et enlevé.



Mad Detective

Un film prometteur avec de très bonnes idées (notamment la représentation des personnalités multiples, des "démons dans le coeur des gens") gâchées par une narration inutilement alambiquée et quelques scènes ridicules (l'intro avec la valise, l'enterrement simulé). Déception donc, nouvelle illustration de ce que quantité ne rime pas toujours avec qualité... Pensez-y donc Mr To...


MR 73

Un polar sombre, très sombre, remarquablement bien interprété par un Daniel Auteuil à fond dans son rôle, mais qui pèche par un excès d'introspection et d'effets de styles (étrange photo par instants, caricature forcée de l'univers carcéral,...). Peut-être le film le plus personnel d'Olivier Marchal dont les deux précédentes réalisations, Gangsters et 36 Quai des Orfèvres, ont de loin ma préférence.


No Country for Old Men

Un film d'ambiance assez unique qui fleure bon la sueur et la poussière du sud des Etats-Unis. C'est décalé, furieux, barré, bref tout bonnement indispensable ! :)





Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Wednesday, April 23, 2008

Boomerang

Arrivé devant l'agence seuneuceufeu un bon quart d'heure avant l'ouverture, je marche de long en large, comptant les demi-dalles (et il y en a assurément moins que jusqu'à Rome), admirant la peinture du mur au plafond ou regardant passer les badauds Avenue du Maine. Un premier papy arrive, tout guilleret, me sourit et paf se poste juste devant la porte encore fermée. Ben voyons, pense-je.

Trente secondes s'écoulent, puis un couple du troisième âge se pointe à son tour et va directement se planter derrière le premier bonhomme. Ben voyoooons, repense-je. Trente nouvelles secondes et une mamie vient rejoindre papy numbeur ouane tandis qu'un autre couple de sexagénaires arrive d'on ne sait où pour à son tour faire la queue...

Je commence à entrevoir là quelque manifestation du Complot, je rumine un brin, je chouine intérieurement, pensant qu'elle est belle la vieillesse, qu'elle abuse allègrement de la situation à passer comme si de rien n'était sous le nez des gens... Et c'est à cet instant précis, alors que l'agence venait tout juste d'ouvrir, que le premier papy s'écarte pour me laisser la place avec un large sourire, vu que vous étiez là en premier....

Et là je me suis senti vieux con.

Fond Sonore : The Beatles, 1962-1966

Tuesday, April 22, 2008

Speedy Mamieles

Qui dit vacances, dit également changement de rythme : le réveil est remisé au placard, tandis que le badge du boulot est rangé au fond d'un tiroir [histoire d'être certain de s'appeler "Oubli Badge" le jour de la reprise sinon c'est pas drôle]. Ceci étant, les vacances n'effacent malheureusement pas la nécessité d'accomplir des taches d'intendance aussi passionnantes que le ravitaillement alimentaire. C'est ainsi qu'aujourd'hui, de bon matin, je me suis retrouvé dans les rayonnages de mon supermarché attitré, dont je ne tairai le nom mais sachez qu'il atac atac ataaaac leeeeees priiiiiix.

Ma liste d'emplettes fermement tenue en main, je ne traîne pas, zigzaguant habilement entre les caddies du troisième âge et les palettes des employés plus ou moins affairés, tant et si bien qu'à peine une petite vingtaine de minutes après être entré dans le lieu j'entame déjà la queue aux caisses. Alors que la caissière, pardon l'hôtesse de caisse, n'en finit plus de sortir des duplicatas de tickets pour le client précédent, une petite voix se fait entendre derrière moi...

Ouuuuuh, c'est long, commence-t-elle avant de poursuivre, A mon âge c'est difficile d'attendre debout comme ça, tandis que la personne qui l'accompagne acquiesce généreusement. Ma vision périphérique, couplée à un habile et discret mouvement de tête, me permet d'apercevoir une petite mamie d'aspect frêle, plutôt fatigué. Je l'imagine alors souffrir d'arthrite et d'arthrose, de troubles de l'équilibre ou que sais-je encore, avant d'envisager de lui céder ma place. Et avec le monde on n'est pas sorti, reprend-elle un peu plus fort d'un ton quelque peu agacé...

Là mes velléités de prévenance volent en éclat comme un bonhomme de neige kické par Chuck Norris, et je pense intérieurement : Eh bien écoute ma pauvre Lucette, tu veux passer ? Ok, pas de problème, mais dans ce cas, arrête tes allusions peu finaudes, adresse-toi directement à moi et je m'effacerai sans polémiquer aucunement devant ton auguste personne...

C'est alors que j'aperçois une hôtesse de caisse qui s'installe un peu plus loin. La voix derrière moi prend immédiatement des accents de vive fermeté, qui tranchent ouvertement avec le ton faiblard auparavant et mise, et lance impérieusement à sa voisine, Là-bas !, avant de redresser son dos et de partir comme une fusée jusqu'à l'endroit désigné, sans même s'aider de sa canne... Envolée l'arthrite, disparue l'arthrose, évanouie l'allure fatiguée, pulvérisée l'apparente fragilité, pfiout, c'est magique !

Sacrée filoute la mamie, en fait elle avait la pêche, elle a juste voulu me prendre pour une truffe mais je me félicite de n'avoir point été bonne poire...

Fond Sonore : Iron Maiden, Fear of the Dark

Monday, April 21, 2008

BashFR - Quotes of ze Day

Quelques petites perles aperçues aujourd'hui sur BashFR :

Quote n° 7041
(AnToiNe) dis, tu pourrais me faxer une feuille simple à grand carreaux please ?
(AnToiNe) j'en ai plus

Quote n° 7039
(Plop) Je vient de remarquer que sur mon t-shirt "Free Tibet" sur l'etiquette étais marqué "made in china" -_-"

Quote n° 7030
(Dislogical) un pote m'a montré Age Of Empire II y'a pas longtemps
(Dislogical) étant plutot orienté FPS Old-school, je connaissais aps trop
(Dislogical) au début j'appréciais pas trop le truc, y'avait trop un coté tactique sans bourrinage
(Dislogical) et c'est au moment où j'ai vu 6 villageois massacrer, dépecer et réduire en lambeaux un pauvre mouton qui venait vers eux - sans doute dans unbut amical - que j'ai pris goût à ce jeu.

Quote n° 7027
(Cocolastico) N'empêche il n'y aurait pas eu la Deuxième Guerre Mondiale, on aurait jamais vu La Grande Vadrouille....

Quote n° 7020
Duc) Ya pas a dire, Linux c'est bien, mais le plug n' play ressemble plus souvent a du plug n' pray

Quote n° 7015
(Petrucci) En Suède, ils ont du fer et ils savent pas qoi en foutre. Au Vatican c'est l'inverse.

Quote n° 7010
(lea) Question 28 : Qu'est ce que le petit prince ramone régulierement sur sa planete ?
(Ewilan) la petite princesse


Une feed à suivre dans votre aggrégateur si ça n'est déjà le cas ! ;)

Fond Sonore : Bob Dylan, The Essential

Doomsday

2008, Ecosse. La Faucheuse, virus redoutable et totalement incontrôlable, fait son apparition au beau milieu du pays. Devant l'ampleur du désastre, le gouvernement britannique décide de boucler la région, abandonnant par là-même la population écossaise à une mort certaine. 2033, la Faucheuse réapparaît en plein coeur de Londres. Afin de prévenir une redite du scénario écossais, les autorités décident d'envoyer dans le nord de l'île une équipe chargée de mettre la main sur un hypothétique antidote...

Un zeste de New-York 1997, une pincée de Mad Max, une lichette de 28 Jours Plus Tard, voilà l'agréable cocktail que nous sert Neil Marshall avec Doomsday. Un pitch sympatoche, de l'action en continu, de l'humour, des cascades old school, une héroïne mi-ange mi-démon, une réalisation dynamique, c'est fun, c'est cool, bref c'est boooon ! :)

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Fond Sonore : Neal Casal, Anytime Tomorrow

Sunday, April 20, 2008

Penelope

Il y a un petit paquet de décennies, un fils Wilhern a eu la regrettable idée de prendre du bon temps avec l'une des servantes de la maison et de lui faire don d'une petite graine qui a trouvé terrain fertile à sa mesure. Initialement décidé à l'épouser, il a toutefois rapidement renoncé à son projet, conventions sociales obligent. Quelque peu courroucée, la sorcière du village jeta alors un sort à la famille : le prochain enfant de sexe féminin serait affublé d'appendices porcinetesques. Quelques générations passèrent sans qu'aucune naissance ne soit marquée du Sceau de la Rose, jusqu'à ce que Pénélope ne pointe le bout de son nez, pardon, de son groin. La jeune femme grandira recluse dans la demeure familiale, tandis que ses parents lui chercheront sans relâche le mari de bonne famille qui saura faire sauter la malédiction...

Pénélope est un conte de fée moderne et coloré qui par certains aspects m'a rappelé l'univers du grand Tim. Derrière une morale qui peut sembler facile se cache une vérité essentielle sur l'acceptation de soi dans ce monde où le paraître s'érige en art de vivre. Divertissant, parfaitement interprété et ingénieusement réalisé, Pénélope m'a séduit dès les premières images, ce qui me conduit à chaudement vous le recommander !

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Fond Sonore : Guy Forsyth, Steak

Sunday, April 13, 2008

Ben X

Ben est un adolescent pas tout à fait comme les autres : il souffre du Syndrome d'Asperger, trouble du développement à tendance autistique. Le monde réel lui apparaît comme une arène d'agressions constantes, où chaque déplacement, chaque lieu est un adversaire qu'il lui faut vaincre. Tentant de mener une vie aussi normale que possible, Ben est scolarisé dans un lycée technique. Régulièrement harcelé et humilié par ses camarades, il n'a chaque jour qu'une seule hâte, retrouver sa chambre et son ordinateur pour se connecter au monde virtuel d'Archlord. Dans cet univers, il devient Ben X, guerrier surpuissant et respecté par les autres joueurs, il a la sensation d'y être Quelqu'un, il a le sentiment d'Exister...

La projection de Ben X n'a pas été de tout repos. Mon sang a littéralement bouilli lors de certaines séquences devant l'injustice des situations subies par Ben. Je me suis projeté dans ce personnage et ai partagé ses tourments, j'ai eu envie de plonger dans l'écran pour le prendre sous mon aile : je ne supporte pas que l'on s'en prenne aux plus faibles, que l'on rie à leurs dépends, que l'on abuse de leur apparente faiblesse sans chercher à appréhender leur richesse intérieure.

Pendant une bonne partie du film, j'ai cru que son issue serait tragique, mais Nic Balthazar a su introduire un intelligent retournement de situation en forme de revanche pour Ben, qui le montre dépasser sa condition et rouler tous ces tortionnaires (actifs ou passifs) qui le prenaient pour l'idiot du village. La fin plutôt optimiste, où le jeune homme s'éveille au monde extérieur, m'a fait un bien fou : sans elle j'aurais quitté la salle profondément déprimé.

Bien écrit et impeccablement interprété, Ben X bénéficie également d'une réalisation qui se montre ingénieuse dans la forme, d'une part dans l'alternance de séquences montrant la vie de Ben [pré-retournement] et d'interviews de différents protagonistes [post-retournement], et d'autre part dans le parallèle établi entre l'univers des jeux vidéos et le monde réel. Encore une première oeuvre qui mérite le coup d'oeil donc, nouvelle preuve s'il en fallait une que les coups d'essais sont souvent plus inspirés que les énièmes films de réalisateurs de grande notoriété.

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Fond Sonore : Bruce Springsteen, Greatest Hits

Friday, April 11, 2008

Citation du Soir

Reprenant ce bon vieil Anaxagore de Clazomènes [NdC : Ne vous inquiétez pas, il y a cinq minutes, je ne le connaissais pas non plus... ^o^], Antoine Lavoisier a marqué la postérité de son empreinte au travers de cette maxime :

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.


Illustration :



Fond Sonore : The Police, Greatest Hits

Thursday, April 10, 2008

El Orfanato

Jeune mère de famille, Laura emménage dans la grande demeure abandonnée qui a autrefois abrité l'orphelinat dans lequel elle a grandi. Aidée par son mari, elle rénove la bâtisse dans l'optique d'y ouvrir un centre d'accueil pour enfants handicapés. Simon, son fils de sept ans, trouve rapidement ses marques et s'amuse dans les lieux avec ses amis imaginaires. Tout se passe pour le mieux jusqu'au jour de l'inauguration en présence des futurs pensionnaires où Laura se fait malmener par un jeune enfant encagoulé portant la tenue de l'ancienne époque. Débarrassée de son agresseur en culotte courte, la jeune femme appelle désespérément son fils, qui semble bel et bien avoir disparu...

L'Orphelinat n'est rien de moins qu'un petit bijou, un long-métrage inspiré et étonnamment maîtrisé pour une première oeuvre. Avant tout dramatique, le scénario, habile, tisse petit à petit sa toile, jusqu'à une révélation finale psychologiquement terrifiante, voire traumatisante, où l'Horreur prend toute sa dimension.

Techniquement irréprochable tant au niveau de la réalisation que du jeu des acteurs, L'Orphelinat est pour moi un film d'épouvante de qualité comme l'on n'en voit que très peu. Il serait donc fort dommage de passer à côté de cette petite perle ibérique !

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Fond Sonore : Toto, Legend

Tuesday, April 8, 2008

RIP Mr Perry

Samedi dernier, je me suis fait plaisir en m'offrant une petite séance de furetage dans les rayonnages de mon disquaire préféré [qui avait visiblement pris en compte mes récentes doléances], et le moins que l'on puisse dire, c'est que ma pêche a été plutôt fructueuse puisque je suis reparti avec pas moins de six albums pour la modique somme de 45€... Oui, 45€... Qui a dit que la musique était hors de prix ?!?

Mon butin du jour se composait de quatre marques de nostalgies du début des 90's [Hey Stoopid - Alice Cooper, Arise - Sepultura, Ten et Vs - Pearl Jam], d'une séance de rattrapage du début des années 2000 [Anthems of Rebellion - Arch Enemy] et, enfin, de la compilation Dixiefrog cuvée 2008. Lorsque j'ai dégagé le premier cédé de ce dernier digipack, mes yeux se sont laissés attirer par une petite inscription à l'emplacement laissé vide...

This album is dedicated to Bill Perry
who left us last july 17,
much too early.


Et je me suis figé sur place.


Bill Perry était un guitariste de talent, un bluesman inspiré, un type dont la légende se construisait et qui aurait amplement mérité de poursuivre un brin plus longtemps son voyage terrestre... RIP Bill, may you (blues/)rock the stars !

Fond Sonore : Alice Cooper, Hey Stoopid

Sunday, April 6, 2008

RIP Mr Heston


Charlton Heston est décédé hier, encore une Légende du Septième Art qui nous quitte. RIP Charlie, même si ton apparition dans Bowling for Columbine nous a montré qu'être un Grand Acteur n'impliquait pas nécessairement être un Grand Homme...

Fond Sonore : Sepultura, Arise

Saturday, April 5, 2008

Le Grand Foutoir

La semaine passée n'a ma foi pas vraiment été de tout repos : des journées longues (trop longues), chargées (trop chargées) et intenses (trop intenses) m'ont comme qui dirait mis sur les rotules, alors que je rentrais tout juste d'une petite semaine de congés... A croire que Murphy et son âme damnée de corollaire m'avaient pris en grippe !

Quand je suis arrivé à la gare lundi matin, j'aurais dû me douter que l'absence de voies en regard des trains sur les panneaux d'affichage était de sinistre augure, mais mon humeur était trop légère pour que je ne m'en fasse une montagne. De plus, la voix qui s'échappait régulièrement des haut-parleurs était douce, elle se voulait rassurante : Suite à un problème de signalisation à hauteur de Versailles-Chantiers, le trafic est interrompu au départ de la gare de Paris Montparnasse. Nos équipes interviennent en ce moment même, nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée. Aucun soucis, je rentre d'un petit break, je suis détendu, je gère.

Si les équipes interviennent, cela ne va pas être long, pense-je naïvement dans un premier temps. Sauf qu'après une heure et demie d'attente debout et dans les courants d'air, je me dis que la voix, aussi agréable soit-elle, se fout un peu de ma tronche : si elle avait annoncé qu'il y en avait pour au minimum une heure, cela aurait fait belle lurette que j'aurais tiré ma révérence pour me replier sur une solution alternative !

Le problème quand aucun délai n'est annoncé, c'est que l'on se dit que le trafic sera nécessairement rétabli après que l'on ait eu quitté les lieux, alors on attend, on attend, on attend... Sauf que là, ne voyant pas vraiment le bout du tunnel, au figuré, le terme de ma patience commence à sérieusement affecter ma bonne humeur et ma légendaire zénitude...

C'est alors que j'aperçois une collègue. Nous optons pour l'action : direction Porte d'Orléans, histoire d'attraper un bus qui nous déposera devant notre lieux de travail commun. Hop hop hop, couloirs, hop hop hop, escaliers, hop hop hop re-couloirs, ligne 4. Arrivés à ladite Porte un quart d'heure plus tard [à dix minutes à pieds de chez moi mais une heure quarante après avoir quitté mon home sweet home :-/], nous constatons que nous en avons pour une bonne heure d'attente, ahah, rires nerveux, et aux discussions qui vont bon train (ahah) à l'arrêt, nous comprenons que nous ne sommes pas les seuls en galère, à être de la sorte bloqués et dépités...

Nous partons nous poser dans un café quelques dizaines de mètres plus loin, histoire de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Quelques coups de fil plus tard et une bonne grosse tasse de chocolat chaud entre les mains, je respire profondément et laisse mon regard se perdre à l'extérieur de l'établissement.

L'heure est plus tardive qu'à l'accoutumée, je n'ai pas pour habitude d'être encore sur Paris à 8h30 un jour ouvré. Goulot d'entrée dans la Capitale oblige, je vois un incessant flot de véhicules s'empresser de pénétrer en la Capitale : toutes présentent quatre places et un seul occupant, le conducteur. Devant ce gâchis manifeste, j'en viens à rêver à l'instauration d'un péage urbain qui taxerait les véhicules qui ne seraient pas remplis à 50% au minimum... Faudra que j'en touche un mot à mon maire tiens.

Mon attention se reporte rapidement sur les flots de voyageurs déversés par les nombreux bus qui transitent par ce point d'entrée stratégique dans la Capitale. La foule à cette heure est indéniablement différente de celle que l'on croise à des heures plus matinales, les tenues sont plus apprêtées, les airs bien plus supérieurs... Mon cerveau active le filtre adéquat, et tous les hommes disparaissent du paysage.

Je constate qu'en dépit de la froidure de ce début de semaine, les jambes sont découvertes, jupes / bottes de rigueur, j'esquisse un sourire. Derrière la vitre de la salle, j'observe les visages qui passent à proximité. Les regards se croisent, s'affrontent, se fuient, des sourires s'esquissent, furtifs certes, mais néanmoins plaisants. Les femmes sont belles, pense-je en tombant amoureux toutes les trente secondes.

Mais voilà que ma partenaire de voyage me tire de mes rêveries : le bus ne va pas tarder, ça serait ballot de le louper ! Nous voilà donc en route pour notre destination finale, que nous rejoindrons finalement une heure plus tard en bien piètre état, fourbus, courbaturés de partout, d'une humeur joyeusement massacrante... Et, pour ma part, à peu près 3h30 après avoir quitté mon domicile, ce qui constitue mon record absolu... Qui dit mieux ?

Fond Sonore : Alice Cooper, Hey Stoopid

Sunday, March 30, 2008

Time is (not) Time !

La dernière fois que je suis rentré de Normandie, j'étais comme à mon habitude un peu stressé sur le chemin de la gare : j'avais beau avoir pris une certaine marge, on n'est jamais à l'abri de l'un de ces impondérables qui portent si bien leur nom, et puis surtout, si l'on est à l'heure par rapport à son propre référentiel temporel ["sa montre" quoi mais ça claque moins], on ne sait pas comment ce dernier s'accorde avec celui de la seuneuceufeu.

A vrai dire, quand on y regarde bien, on se rend compte que chacun a sa propre heure de référence. Faites l'expérience, vous verrez, comparez donc les heures affichées sur vos pécés, portables, dans votre voiture, celles que vous donneront vos proches... Il ne serait pas étonnant de trouver des écarts de plusieurs minutes, tel que cela est parfois le cas entre deux horloges de quais adjacents d'une même gare en région parisienne.

Tempus fugit dit la bonne vieille formule. Eh ben s'il fugit le temps, c'est tout simplement qu'il en a ras la casquette qu'on le martyrise de la sorte, et si vous voulez mon avis ça n'est pas en lui dérobant tonteusement une heure comme la nuit dernière qu'on va retrouver ses bonnes grâces !

'Fin tout ça pour dire : n'oubliez pas de remettre à l'heure votre radio-réveil avant de vous coucher, sinon, vous aurez des surprises demain matin. ;o)

Nota : Petit ménage dans la radioblog, tout ce qui avait été mis il y a plus d'un an a été supprimé et remplacé par une quatorzaine de nouveaux titres à la saveur du Grand Ouest. :o)

Fond Sonore : Toto, Legend

Friday, March 28, 2008

Be Kind Rewind

Monsieur Fletcher est le propriétaire d'une boutique de location de vidéos dans le vieux quartier d'une petite bourgade américaine. Ses recettes ne sont pas mirobolantes et son immeuble attise les convoitises des promoteurs immobiliers. Alors qu'il s'absente pour quelques jours, il confie les rênes de son magasin à son unique employé, Mike. Jerry, pote de ce dernier et glandeur ferrailleur parano de son état, rend régulièrement visite au patron intérimaire. Mais voilà qu'un jour, suite à une opération de sabotage antigouvernementale qui a mal tournée, Jerry devient magnétique et efface toutes les VHS de ce bon vieux Monsieur Fletcher. Dans la panade fatale grave, les deux potes décident de tourner le remake d'un premier film, SOS Fantômes, qui rencontrera un succès inattendu...

Avant de voir ce film, j'avais fantasmé ce qu'il allait être et j'attendais plus ou moins une succession de séquences détournées : mes attentes n'ont pas exactement été satisfaites en ce sens, et c'est ma foi tant mieux ! Oui, c'est tant mieux car du coup j'ai été surpris, et en fait de parodies juxtaposées, je me suis trouvé face à un film à dimension humaine, rempli de personnages attachants et gentiment barrés.

Be Kind Rewind [NdC: Le titre français, je ne peux vraiment pas...] a un petit côté brouillon, un peu à l'image de ces remakes cheaps bricolés par Jerry et Mike. Il met en exergue ce qui est bien trop souvent oublié, que le cinéma doit avoir une âme, qu'il devrait toujours être affaire de passion et de plaisir, et non pas seulement une cash machine bien huilée, chose qu'en ces temps de superproductions toujours plus coûteuses et formatées, il n'est pas superflu de rappeler...

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Fond Sonore : Aerosmith, Big Ones

Thursday, March 27, 2008

The Mist

Le jour se lève sur une petite ville du Maine semblable à tant d'autres, tandis qu'une épaisse brume s'étale en sa direction depuis les hauteurs de la montagne toute proche. Quand celle-ci enveloppe finalement le bourg, un groupe d'habitants trouve refuge dans le supermarché local. Face à l'Inconnu, les réactions des uns et des autres se feront très variées, les rancoeurs cachées seront révélées, et les natures profondes se trouveront mises à nues...

The Mist a cette qualité rare qu'il ne donne pas dans la surenchère gratuite, il cherche à nous immerger dans la situation vécue par ses personnages, à nous faire ressentir l'angoisse qu'ils éprouvent face à cet Inconnu, à cette situation où tout leur échappe, et il y parvient remarquablement bien. L'aspect sociologique est très intéressant, notamment la résurgence des réflexes ancestraux qui visent à donner une origine divine à tous les phénomènes auxquels l'homme échoue à apporter une explication rationnelle, et les groupes religieux fondamentalistes en prennent joyeusement pour leur grade.

De ce film se dégage une atmosphère apocalyptique totalement désespérée, et la séquence finale, inattendue et surprenante, a achevé de confirmer mon adhésion complète à cet objet complètement inattendu. The Mist est donc pour moi un excellent film, intelligemment mené, qu'il serait bien dommage de laisser filer !

=> Bande-Annonce [Allez-y sans la voir, ça sera encore plusse mieux. ;)]

Fond Sonore : GO!GO!7188, 569

Wednesday, March 26, 2008

Sécheresse Pécuniaire

Sur le chemin du retour, métro ligne 13, station Invalides. Un couple pénètre dans la rame, elle porte un jogging dans les tons rouges, lui dans les tons bleus, elle est équipée d'un micro, lui d'une guitare. Les notes de No Woman No Cry emplissent bientôt le wagon, elle voix légère, lui jeu étouffé, le rendu est agréable, pas assourdissant.

Les deux personnages échangent des regards complices, se sourient tout en chantant, il y a une évidente et tendre connivence entre eux, ils font plaisir à voir. Trois titres plus tard, ils récolteront une belle moisson de pièces, et moi je regretterai pour la deuxième fois du week-end d'être à sec.

Fond Sonore : Encomium, A Tribute to Led Zeppelin

Tuesday, March 25, 2008

Voyage Ordinaire

Sur le chemin du départ, métro ligne 13, station Invalides. Trois types montent dans la rame. Allures négligées, baragouinant un mix de français et d'une langue que je n'identifie pas. L'un d'entre eux s'adresse aux voyageurs, bonjour une p'tite pièce s'il vous plait, puis se marre avec ses potes. L'assistance esquisse plus ou moins un léger sourire.

Un autre type pénètre alors dans le wagon. La quarantaine bien frappée, le visage marqué, tout de jean vêtu, ensemble élimé mais propre. Il commence d'une petite voix bonjour mesdames et messieurs, excusez moi de vous importuner, avant d'être interrompu par le plaisantin précédent qui lui lance un retentissant ta gueule clochard.

L'assistance en reste coi. L'homme reprend son speech, avec dignité, sans se préoccuper du blaireau qui lui balance d'autres civilités du même acabit, mais en prenant tout de même la peine de signaler à un troupeau de pintades qu'elles ne devraient pas rigoler, qu'elles sont plus intelligentes que ça, chose dont je ne suis pas exactement convaincu.

Je n'ai certes pas pour habitude de lâcher facilement des pièces, mais là pour le coup j'ai vraiment regretté de ne pas en avoir sur moi.

Fond Sonore : Bon Jovi, These Days

Sunday, March 23, 2008

Black Sheep

Après plusieurs années d'absence, Henry Oldfield s'en retourne dans l'immense propriété familiale de la campagne néo-zélandaise afin de conclure la vente à son frère Angus de ses parts dans l'élevage ovin développé par leur père. Cette cession lui permettra de tirer un trait sur le souvenir de ce lieu où il a vécu une expérience hautement traumatisante, rapport au massacre de son mouton domestique par son abruti de grand frère. Dans le même temps, deux activistes de la cause animale mettent la main sur un embryon de mini-mouton transgénique initialement voué à la destruction, mais qui ne va pas manquer de se carapater à la première occasion. Le démon lâché dans la nature, les moutons de la région vont bientôt se muer en redoutables bestioles raffolant de chair fraîche...

Black Sheep m'a renvoyé avec délice à l'esprit des comédies gores déjantées du style Bad Taste ou Brain Dead du grand Peter, sans toutefois se hisser à leur niveau. Ce film bénéficie d'un indéniable charme oldie certainement appuyé par l'absence d'effets digitaux, ce qui à l'heure du tout numérique est assez appréciable. J'aurais certes aimé voir Black Sheep aller un cran plus loin dans le délire, mais le résultat est déjà suffisamment plaisant pour ne pas faire la fine bouche. A voir donc, si vous aimez le genre.

=> Bande-Annonce

Nota : Bon, film peut-être, mais je sens que je vais laisser passer l'offre de Carrefour sur, je cite, "de l'agneau originaire de Nouvelle-Zélande", on ne sait jamais... ^^

Fond Sonore : Bon Jovi, These Days

Wednesday, March 19, 2008

Le Boulet

Arrivé à Porte de Vanves, je décide de descendre du tramway pour marcher un brin : le fond de l'air est certes frais, mais un agréable soleil a finalement réussi à s'imposer parmi les giboulées. Je me lève donc de mon siège, demande pardon, j'arrive à me frayer un chemin... Jusqu'à ce que je me trouve stoppé à une trentaine de centimètres de la sortie qu'un petit bout de femme à la cinquantaine légèrement tassée obstrue ostensiblement.

Je la regarde, elle me sourit et suggère avec un petit air malicieux que ma sortie n'allait certainement pas être aisée. N'ayant pas envie de jouer des coudes ni de bousculer mon prochain, pax captaina oblige, je lui demande de bien vouloir sortir du tram de sorte à me permettre de passer.

A voir son visage mi-surpris mi-outré, je pense un instant l'avoir insultée par mégarde, sans que je ne m'en rende compte, mais ma sénilité n'étant pas suffisamment avancée pour cela ne se produise, je balaye rapidement cette hypothèse farfelue. Je réitère donc ma demande, totalement impassible, en prenant bien soin de poser chaque mot et de préciser qu'elle aura ensuite droit de reprendre sa place, tandis que mon regard appuyé tente de sonder son âme pour y détecter la moindre étincelle de génie...

Et en fait d'étincelle, j'ai l'immense surprise de voir le personnage s'animer et m'ouvrir le passage, maugréant certes, mais s'exécutant néanmoins. Ignorant son air renfrogné, je la remercie poliment avant de m'éloigner d'un pas tranquille.

Petite péripétie sans grande importance, mais tellement symptomatique... :-/

Ah et Arthur C. Clarke est décédé aujourd'hui, RIP Master.

Fond Sonore : Black Snake Moan, BO

Sunday, March 16, 2008

Sunday Music - Juno

Alors que la pluie semble s'effacer comme par magie devant le soleil, l'heure est indéniablement à une musique résolument optimiste et pourvoyeuse de bonne humeur. Quoi de plus indiqué dans ce cas que la magnifique bande-son de Juno et particulièrement la chanson de son générique, All I Want Is You de Barry Louis Polisar ?


[ Paroles ]

Ce titre a véritablement quelque chose de magique, je ne m'en lasse pas. :)

Fond Sonore : Juno, Bande Originale

Saturday, March 15, 2008

Diary of the Dead - Avant-Première

Lorsque j'ai aperçu l'encart dans un 20 Minutes de la semaine passée, je n'y ai d'abord pas cru, mais l'excitation a rapidement pris le pas sur ma surprise. Impatient, je me suis retrouvé mercredi matin à réserver ma place à l'ouverture des réservations, et deux minutes plus tard, la confirmation était dans ma BAL. Le soir même, je ne pouvais récupérer mon ticket avant 19h30, et étant arrivé à 19h je peux vous assurer que j'ai trouvé le temps long ! A l'heure pile, j'étais devant la borne, à côté d'autres fans et quand j'ai enfin tenu entre mes mains le sésame tant convoité, je l'ai embrassé avant de me précipiter devant la salle... C'est pas tous les jours que j'ai la chance de pouvoir assister à une avant-première de Romero en présence du bonhomme ! :)

La foule était présente en masse et quand l'accès à la salle a été autorisé, on aurait cru avoir affaire à une bande de fauves lâchés en direction d'une réserve de viande saignante... Ca se bousculait généreusement, mais dans la bonne humeur. La salle de 500 places n'a d'ailleurs pas manqué de se remplir très rapidement, les derniers arrivants regrettant sérieusement de ne s'être pointé plus en avance.

A 20h30, heure théorique de début de la séance, toujours rien, mais à 20h40 l'éclairage s'est fait plus discret, et à 20h45 le Maître arrivait...

[Pour voir son arrivée et avoir une idée de l'accueil chaleureux qu'il a reçu, jetez donc un oeil sur le début de cette vidéo, puis passez à celle qui se trouve juste en-dessous pour écouter plus confortablement ce bon vieux George.]


Le Maître s'est ensuite éclipsé pour nous laisser déguster son dernier bébé, Diary of the Dead.

Pour son projet de fin d'année, un étudiant se lance dans la réalisation d'un film d'horreur. Alors qu'il est en plein tournage avec ses camarades, l'équipe apprend par la radio qu'un phénomène inexpliqué se produit : les morts reviennent à la vie et s'attaquent aux vivants [les vrais, 'fin ceux qui ne sont pas (encore) morts]. Hésitant mais inquiet, le petit groupe se décide finalement à prendre la route pour tenter de rejoindre les proches de chacun. Face aux évènements apocalyptiques qui se produisent, le caméraman du groupe entreprend de filmer leur voyage pour témoigner de la situation...

Comme l'a expliqué Romero avant le début de la projection, il a eu le sentiment de perdre quelque chose avec son précédent film [Land of the Dead] réalisé pour le compte d'un studio, et il a souhaité revenir aux sources avec un projet à plus petit budget, dont Diary of the Dead est la concrétisation. Le film ne reprend pas le fil de la saga là où le précédent volet s'était arrêté, il se positionne à l'origine du phénomène quand les morts commencent à se relever, et abandonne donc l'idée d'évolution de la "conscience" zombiesque.

Diary of the Dead illustre la tendance actuelle qui fait de chaque citoyen un reporter de l'instantané en puissance, avec les avantages et les inconvénients que cela comporte. Les témoignages sont délivrés bruts de décoffrage, au plus près de l'évènement, mais ils le sont sans recul aucun et peuvent de fait sérieusement biaiser la perception de la réalité. Ici, l'exercice est intéressant et nous plonge efficacement dans l'horreur du phénomène.

J'ai trouvé ce film intelligemment construit et au final assez distrayant, sans être particulièrement gore. En sus du climat apocalyptiquement désespéré, on peut noter deux séquences particulièrement cultes, rigolotes, dont on se souviendra longtemps. Je ne peux donc que vous recommander ce Diary of the Dead que vous pourrez déguster sur grand écran à partir du 25/06 prochain.

=> Bande-Annonce [VO] : IMDB - YouTube

Post-Postum : J'ai littéralement flashé sur l'actrice qui interprète le personnage de Debra, Michelle Morgan, dont la voix est à tomber. Michelle, si jamais tu devais passer par ici, sache que je t'aime !



Fond Sonore : Juno, Bande Originale

Friday, March 7, 2008

RIP Mr Gygax


Si tu n'avais pas eu cette idée un peu dingue au début des années 70, jamais je n'aurais exploré de Terres inconnues en pourfendant les monstres qui se dressaient sur mon chemin, jamais je n'aurais été botter les fesses du Dr No sur son île, jamais je n'aurais affronté les horreurs lovecraftiennes, jamais je ne me serais opposé aux noirs desseins de l'Empire... Je te dois donc des heures d'agréables moments et je t'en serais éternellement reconnaissant. RIP buddy, on va faire rouler les dés en ta mémoire.

Fond Sonore : Juno, Bande Originale

Thursday, March 6, 2008

Post Ouvert

Monsieur le PDG de la FNAC,

Cela fait ma foi quelques années que je suis un fidèle client de ton enseigne. J'aime venir farfouiller dans les rayonnages, arriver sans but précis et repartir avec quelques petites pépites, souvent musicales, qui auront su retenir mon attention. J'étais heureux, notre relation était relativement sereine, mais là ça ne va plus du tout, mais alors pas du tout du tout, tu viens de franchir la ligne jaune !

Quand tu m'as perturbé avec tes travaux sur les quatre étages de ton échoppe de la Rue de Rennes, j'ai pris mon mal en patience. J'ai finalement apprécié le nouvel agencement des rayons, particulièrement la luminosité de l'ensemble, même si j'ai regretté la fusion des rayons Metal et Death. Mais, franchement, localiser les rayonnages de Rock Indé dans le même carré que ceux du Rap, pxtxxn ça c'est juste PAS POSSIBLE bxrdxl tu m'entends, PAS POS-SI-BLEEEEE !

Alors je te préviens Denis, si jamais tu ne changes pas la donne, si tu laisses ces pxtxxns de "scritchs scritchs scratchs yo yo hein hein" en fond sonore quand je viens chercher de la voix éraillée et de la guitare, ton chiffre d'affaire va fondre comme neige au soleil car tu vas perdre ma clientèle ! Oué, farpaitement, et si tu tiens à tes primes de résultats, tu ferais bien de ne pas prendre cet avertissement à la légère...

Rocknrollesquement,

CaptainNavarre

PS : Nan mais c'est vrai quoi, y'a des limites tout de même ! ^^

Fond Sonore : The Kooks, Inside In Inside Out

Monday, March 3, 2008

Trois Petits Plaisirs

Je croyais ma technique parfaitement rodée, je pensais avoir élevé l'évitement au rang d'Art Ultime et le maîtriser parfaitement, mais voilà que j'ai baissé ma garde un millième de seconde et paf, avant que je n'aie pu comprendre ce qu'il m'arrivait, je me retrouvais avec un questionnaire sur les bras... Et comme je ne recule devant rien, je m'y colle de bon coeur ! :o)

Si Amélie Poulain aime briser la croûte des crèmes brûlées avec la pointe de la petite cuillère, faire des ricochets sur le canal Saint-Martin et plonger la main dans un sac de grains nous avons tous et toutes des petits plaisirs qui n'appartiennent qu'à nous et qui quand on se sent épuisé, nous redonnent du baume au coeur.

La règle est simple :
Quels sont comme Amélie, vos trois petits plaisirs de la vie qui vous redonnent le moral ?


1. Comme le suggérait le Sucre, je ne peux bien évidemment pas omettre de citer ma belle et verte Normandie. Quitter la Capitale confortablement installé dans le train, regarder le paysage défiler à toute allure, voir l'urbanisation dense faire peu à peu place à la verdure, aux plaines, aux vallons, aux bovins qui paissent tranquillement, cela a un effet indéniablement apaisant.

2. Plus accessible, la musique est chez moi bien évidemment salvatrice. Quand l'humeur est au plus bas, j'aime m'installer dans mon canapé ou mon pouf poire, fermer les yeux tandis qu'un univers musical marqué et plutôt brut m'enveloppe et noie mes neurones [Exemples : Blues-Rock (The Black Keys), Rock Indé (Cold War Kids), ou encore Death Mélodique (Arch Enemy)]. Je ressors en général de cette expérience débarrassé d'une bonne portion de mauvaises ondes et mes batteries sont comme boostées.

3. L'une de mes meilleures formules sourire reste toutefois l'inusable Mahna Mahna : les années passent mais son efficacité ne se dément pas !

Aller, vu que je joue les prolongations de week-end, je suis de bonne humeur et je ne résiste pas du coup à refiler le bébé à six heureuses victimes, pouf pouf, presque au pif : Do, Freehug, Laurence, Msiou, Sel, Tite Brunette, à vos claviers ! :)

Fond Sonore : Cold War Kids, Robbers & Cowards