Sunday, June 5, 2011

X-Men : Le Commencement

Je dois avouer avoir eu un peu de mal avec les trois premiers films consacrés aux X-Men. Quand on ne connaît pas leur univers, il est je trouve difficile de s'approprier la foultitude de personnages & leurs relations, sans se perdre. X-Men : Le Commencement a donc le bon goût de se poser en chaînon manquant et de combler les vides, permettant ainsi d'assoir la mythologie sur une base solide.

Le film fait la part belle aux personnages, il comporte certes de sympathiques séquences d'action, mais son point fort réside en son script qui pose habilement les enjeux en les mêlant aux tensions militaires des années 60. Les racines de l'opposition Professeur X / Magneto se trouvent ainsi exposées de façon didactique et l'on comprend bien mieux le pourquoi de leurs approches personnelles de la question de la différence aux autres (sujet qui d'ailleurs transcende évidemment la simple question mutante).

La narration brille par sa fluidité [2h10 passés d'une seule traite], et le casting n'est pas en reste, tous les interprètes s'en sortant admirablement bien. On peut également noter un (très) sympathique caméo de Hugh Jackman en Wolverine, qui fait un peu oublier l'absence -sauf erreur- de Stan Lee et de surprise post générique de fin... 'Fin bref, pour moi, ce X-Men : Le Commencement constitue un excellent divertissement, probablement celui qui m'a le plus intéressé dans la franchise X-Men !

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Saturday, June 4, 2011

Le Chat du Rabbin

Adapté d'une bédé éponyme de Joann Sfar que je n'ai pas lue, Le Chat du Rabbin débute dans l'Alger de la première moitié du siècle dernier. Le félin du titre habite dans une modeste demeure avec le religieux et sa fille, et se retrouve un jour doué de parole. Cette capacité surprenante l'amène à deviser avec ses proches bipèdes, et même à réclamer une formation judaïque au Rabbin. S'ensuivent quelques rencontres et un voyage à travers l'Afrique jusqu'à la lointaine Ethiopie.

Ce film d'animation vaut surtout pour ses dialogues, l'action y étant relative. Les propos cocasses permettent d'égratigner avec le sourire l'intolérance plus ou moins latente de chacun des protagonistes (de confessions et communautés variées), sans toutefois prendre partie. Le graphisme pour sa part se montre plutôt agréable, stylisé, mais le bénéfice de la 3D assez discutable. Une séance plaisante, même si la bobine tire un chouille en longueur pour un final qui laisse un peu le spectateur sur sa faim.

Néanmoins, le sentiment de satisfaction domine en sortant de la salle, couplé à l'envie de découvrir la bédé. Une belle campagne de pub pour le bouquin en somme, peut-être un peu onéreuse, mais indéniablement efficace.

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Wednesday, June 1, 2011

Haute Fidélité - Nick Hornby

Découvert via la bobine de Stephen Frears, le roman Haute Fidélité de Nick Hornby est centré autour du personnage de Rob, accessoirement le narrateur, patron d'une modeste boutique de vinyles londonienne, mais surtout nouveau célibataire depuis que sa copine Laura l'a plaqué. Le trentenaire entreprend alors de revoir les cinq femmes coupables des ruptures les plus douloureuses pour son ego, dans le but d'essayer de comprendre le pourquoi de ces échecs successifs.

Les rencontres en question jalonnent le roman dont la substance se répartit entre les états d'âme du disquaire et les discussions avec ses employés, Dick et Barry. Rob se pose en victime malheureuse, mais révèle rapidement un caractère égocentré tant il se prend au sérieux. Et pourtant, cet incorrigible adulescent nous est indéniablement sympathique à mesure qu'il progresse dans cette remise en question dont il n'a pas conscience, tout autant d'ailleurs que ses collègues, stéréotypes similaires du geek musical intolérant.

Le bouquin fourmille de références pop et j'ai été un peu frustré de ne pas pouvoir en profiter pleinement -pour cela il aurait fallu connaître groupes obscurs et paroles de leurs discographies-. Je me suis d'ailleurs fait la réflexion qu'une version électronique enrichie, avec liens hypertexte pointant sur des paroles ou des vidéos musicales aurait été un plus, et c'est la première fois que j'envisage le réel potentiel d'un livre électronique ! Mébon, je rêve un peu car il ne me semble pas que les éditeurs soient pour le moment partis dans cette optique...

Quoiqu'il en soit, plusieurs semaines après avoir tourné la dernière page, le souvenir de ce Haute Fidélité est toujours vivace, il m'en reste un agréable parfum pop acidulé, et l'envie de me replonger dans l'écriture de cet auteur que je ne connaissais pas il y a peu me titille chaque jour un peu plus ! Un bouquin hautement recommandable donc !

Monday, May 30, 2011

Very Bad Trip 2

Dans Very Bad Trip 2, on prend les mêmes et on recommence. Les trois potes se retrouvent donc en Thaïlande à l'occasion du mariage de Stu, et paf, ils se réveillent un matin à Bangkok, dans un état plus que pitoyable, sans se souvenir de quoi que ce soit.

Mêmes types, même principe, autre lieu, sans effet de surprise, avec quelques trucs qui font sourire, mais sans plus. Je crois bien que la meilleure partie de la bobine est le court passage du générique de fin où des clichés photos révèlent les chaînons manquants de l'histoire. Bref, à oublier, ce qui se produit d'ailleurs assez naturellement au sortir de la séance.

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Dans le Jardin - P.K.Dick

En me baladant dans les rayonnages de ce lieu de perdition consumériste par excellence que j'affectionne pourtant, je suis tombé sur une couverture inconnue d'un recueil de nouvelles de Maître Dick. Après rapide vérification, les titres n'excitant aucun neurone mémoriel, j'ai filé en caisse avec ce Dans le Jardin (et autres Réalités Déviantes).

L'ouvrage propose une douzaines de nouvelles publiées entre 1953 et 1954, assez inégales, même si chacune d'elles possède le germe d'une idée intéressante. Les thématiques abordées ratissent assez large, de la pérennité de la mémoire à la notion de réalité personnelle, en passant par la religion, l'origine de la vie ou encore l'invasion extra-terrestre, et j'en passe.

Dans leur ensemble les textes proposés me semblent assez mineurs et je ne conseillerais donc pas vraiment ce recueil pour une découverte de l'auteur, hormis peut-être pour y piocher à l'occasion l'une des nouvelles qui ont retenu mon attention, à savoir Le Monde qu'Elle Voulait // Le Problème des Bulles // L'Inconnu du Réverbère. Pour des valeurs sûres, préférez plutôt des choses comme Les Clans de la Lune Alphane ou Blade Runner.

Sunday, May 29, 2011

Le Complexe du Castor

Ne sachant rien du film avant d'entrer en salle si ce n'était qu'il y était question d'un homme qui s'exprimait par l'intermédiaire d'une peluche, je m'attendais à tomber sur une comédie, mais ce Complexe du Castor s'est en fait révélé drame familial.

Le personnage de Walter Black s'enfonce dans une dépression carabinée qui l'éloigne de ses proches et quand il se retrouve mis à la porte par sa femme un coup du sort lui fait voir une planche de salut en une peluche à l'allure de Castor. Il projette alors sur cet alter ego ce qu'il aimerait libérer de son fort (NdC : Sisi, j'entends bien "fort" et pas "for". ;p) intérieur et parvient ainsi à renouer le contact avec son épouse, au motif certes qu'il s'agit d'une thérapie suggérée par son psy.

Walter reprend ainsi du poil de la bête (ahah), il fait accepter son petit jeu par les salariés de l'entreprise qu'il dirige, mais il s'enferme dans sa posture tant et si bien qu'il ne parvient plus à envisager le quotidien autrement qu'avec cette peluche. De fait, ce qui semblait dans un premier temps salvateur se révèlera au final plutôt destructeur...

Le sujet délicat de l'affection mentale se trouve ici traité avec beaucoup de sobriété et d'empathie pour le personnage de Walter. Mel Gibson livre notamment une composition intéressante, qui n'éclipse toutefois pas celles des autres interprètes, toutes très justes. La séance m'a donné à réfléchir à mesure que la bobine mettait en lumière les caractéristiques de cette cellule familiale pas si exotique, mais je conserve néanmoins un petit arrière-goût d'inabouti, difficile à identifier, peut-être une question de rythme... J'ai d'ailleurs été surpris après coup de noter que la durée du film s'établissait à 1h30 alors que je pensais qu'il tangentait les 2h... Mébon, ceci mis à part, Le Complexe du Castor mérite à mon sens qu'on lui prête attention.

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La Défense Lincoln

Avocat à L.A., Michael Haller navigue dans les méandres du système judiciaire américain comme un poisson dans l'eau. Bien que particulièrement doué, il défend principalement des criminels d'envergure modeste, ce qui lui a coûté son mariage avec une enquêtrice de l'Etat de Californie. Toutefois, entre deux audiences, il accepte un cas qui sort un peu de l'ordinaire, celui d'un fils de famille richissime accusé de violente agression contre une jeune femme. Si l'affaire semble de prime abord être gagnée d'avance, Michael ne tarde toutefois pas à flairer l'entourloupe et se trouve rapidement engagé dans un bras de fer inattendu...

Ce pitch de départ ressemble certes à beaucoup d'autres, mais il serait fort dommage de ne pas donner sa chance à cette bobine sur la foi de ce seul argument. La Défense Lincoln bénéficie en effet d'une écriture robuste, très bien mise en image avec un casting solide. De fait, ce rare combo fait passer comme une lettre à la poste la facture classique de l'histoire, preuve que l'on peut toujours surprendre avec des ressorts déjà fortement sollicités par le passé. Je suis tout simplement resté scotché à mon fauteuil, et à peine rentré chez moi j'ai inscrit le roman éponyme de Michael Connelly en bonne place dans ma liste de prochains achats. Un excellent thriller à mon goût donc, à voir !

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Sunday, May 22, 2011

Quest

"On ne peut trouver son chemin que par soi-même." - Ogami Itto in Dans la Terre de l'Ombre (Saga Baby Cart - Vol. 3)


La Conquête

La Conquête de Xavier Durringer raconte l'accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy, depuis son entrée au gouvernement sous la mandature de Jacques Chirac jusqu'à l'élection présidentielle de 2007. La bobine met en image ce que l'on sait déjà, sur un script que j'ai trouvé neutre, ni à charge ni à décharge.

Ce qui marque avant tout, c'est le remarquable mimétisme des interprètes qui composent leurs personnages avec brio, Denis Podalydès [Nicolas Sarkozy] et Bernard Le Coq [Jacques Chirac] en tête, tant et si bien que l'on pourrait croire à un réal-docu. La construction du film se montre relativement dynamique, même si au bout d'un certain moment, sorti des piques des uns et des autres, la bobine s'essouffle un chouille.

Néanmoins, il s'agit d'une bonne occasion de réviser les bases du personnage en vue de la prochaine échéance présidentielle. A voir éventuellement, mais certainement pas en plein tarif.

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Friday, May 20, 2011

Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence

Prenez une feuille de papier, marquez deux points, reliez-les par une droite et vous aurez une idée de la complexité du script de ce Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence. Certains films s'en sortent certes avec les honneurs en dépit d'un scénario plus balistique qu'une blague Carambar, mais ici il n'y a aucun souffle épique, ce qui est tout de même un comble pour un supposé film d'aventure !

Les quelques personnages autour desquels tourne l'histoire brillent par leur inconsistance, les enjeux par leur absence, il n'y a aucune surprise, rien de dantesque... Point de temps morts non plus certes, mais il ne reste pas grand chose une fois sorti de la salle. Un épisode indépendant qui gagne donc à ne pas être vu. Et toc.

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Thursday, May 19, 2011

Self Harmony

"Being good means being in harmony with oneself. Dissonance is to be forced to be in harmony with others. Our own life is what is important." - Oscar Wilde (via The-Philosophy)


Monday, May 16, 2011

Minuit à Paris

Les films de Woody, c'est une sorte de rituel annuel, une fournée que j'attends avec impatience, je n'ai donc pas traîné avant de me rendre en salle pour la dernière livraison !

Chose surprenante -mais néanmoins bonne idée-, Minuit à Paris ne débute pas par l'habituel générique en écriture blanche sur fond noir. Il s'ouvre en effet par un album photo en musique de la Capitale, ce qui a le bon goût de nous plonger dans l'image d'Epinal qui bercera la bobine, celle d'un Paris romantique où il fait bon vivre.

Bien que le film présente initialement les atours d'une comédie romantique via le couple formé par l'étonnant Owen Wilson [Gil] et la mignonne Rachel McAdams [néanmoins anecdotique], il abandonne rapidement la voie de la romance habituelle [= la bourgeoise, le roturier, l'amour vs les classes, blah blah blah] et s'en va joyeusement interroger cette thématique chère à Francis, le "c'était mieux avant".

Dans cette bobine, Paris est magique -et pas seulement pour les footeux-, elle l'est littéralement pour le personnage de Gil. Je ne rentrerai toutefois pas dans les détails, car je pense qu'il est préférable de découvrir sur grand écran ce que cette magie recèle, mais je dirai que Woody a dégainé là l'une de ces idées originales dont il a le secret.

La thématique et sa conclusion font échos à des réflexions que j'ai menées il y a bien longtemps déjà, à savoir que ce sentiment d'insatisfaction qui nous conduit à chercher le bonheur en un autre lieu voire une autre époque n'est qu'un leurre, et qu'il convient en fait de le chercher en nous. A méditer.

Minuit à Paris m'a donc envoûté, j'ai apprécié ce Paris fantasmé et je dois reconnaître que j'envie quelque peu le personnage de Gil. Woody Allen a su instaurer une atmosphère singulière qui je pense pourra plaire à un large public et explique a posteriori l'accueil favorable que la bobine a reçu en ouverture du Festival de Cannes il y a quelques jours. A découvrir, pourquoi pas dans les UGC puisque jusqu'à demain les séances y sont à 3€50 sur tout le territoire ?!?

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Tuesday, May 10, 2011

Akira Tomes 8 9 10 11 12 13 14 - Katsuhiro Otomo

Un petit week-end tranquille, et voilà la seconde partie de la série engloutie !

***** Attention, ça spoile toujours. *****




Tomes 8 9 10
Tetsuo poursuit son évolution et parvient à établir un contact avec Akira sur un plan de conscience supérieur, commençant à appréhender l'essence de son pouvoir. Sa traversée furtive de ce plan l'amène à revivre sa naissance, symbole de sa métamorphose psychique, tandis que son corps ne parvient plus à contenir la force nouvelle qui l'habite : Tetsuo devient ainsi littéralement monstrueux, difforme, sa chair fusionnant avec des matières de toutes sortes. Il va sans dire que cette évolution progressive provoque son lot de perturbations cataclysmiques, mais je passe les détails. [Nota : Il ne fait clairement pas bon vivre à Néo-Tokyo !]

Kay prend pour sa part une importance significative, elle se révèle excellente médium à même de canaliser les pouvoirs combinés de Lady Miyako, Kyoko et Masaru, afin de tenter de contrer un Tetsuo incontrôlable, submergé qu'il est par l'énergie cosmique à laquelle il accède. Dans le même temps, une coalition internationale se tient en alerte en haute mer, à l'écart de Néo-Tokyo, prête à intervenir tandis qu'une équipe de scientifiques embarquée sur un porte-avion tente de comprendre ce qu'il peut bien se passer sur le territoire japonais.

La lecture de ces trois volumes s'est révélée très fluide et captivante, l'action efficacement répartie et dynamique -dans la continuité des précédents volumes-. Je n'ai guère de griefs à adresser, hormis concernant un passage dans le Tome 9 où l'Empire de Tokyo tente une galvanisation de troupes via un show incluant un mini-concert que j'ai trouvé un peu ridicule, mais qui reste somme toute anecdotique. A noter également dans ce même tome 9 une belle séquence où Tetsuo s'en va sculpter l'astre lunaire pour lui donner un simili air d'Etoile Noire.



Tomes 11 12 13
La lutte finale contre Tetsuo débute, plusieurs forces sont en présence au premier rang desquels se trouvent bien sûr Kay et ses supports psychiques. Les déformations physiques du numéro 41 le conduisent à se muer en un gigantesque (et monstrueux) bébé qui finit néanmoins par être contré. Toutefois, l'anéantissement de cette forme physique de Tetsuo libère une quantité phénoménale d'énergie qui menace une nouvelle fois Néo-Tokyo, mais celle-ci est (heureusement) absorbée par le jeune Akira, secondé par Masaru, Kiyoko et tous leurs semblables descendus de leur plan d'existence supérieur, au travers d'une magnifique séance assez dantesque.

En guise d'épilogue, une armée internationale débarque sur le sol de (ce qu'il reste de) Néo-Tokyo, au prétexte de procéder à du secours humanitaire, mais Kay et Kanéda les enjoignent à partir sur le champ par le biais d'une démonstration musclée, et décrètent fondé le Grand Empire d'Akira, en souvenir du N°28 que l'on devine toujours vivant. La dernière séquence voit Kanéda, Kay, d'autres jeunes motards et les apparitions de leurs compagnons décédés rouler à vive allure sur une voie dégagée au milieu des décombres d'immeubles, écho à la séquence d'ouverture du premier volume. La boucle est bouclée, chapeau Maestro !

A noter que le Tome 13 s'achève à la page 88 et qu'il propose ensuite une quarantaine de pages d'illustrations agrémentées de commentaires de l'auteur. Cela se parcourt avec plaisir, sorte de sas de décompression après l'apothéose finale de l'histoire.



Tome 14
Ce tome 14 -dernier de la série- a un statut un peu à part puisqu'il est exclusivement dévolu aux illustrations et couvertures des différentes éditions, chichement agrémentées de commentaires de l'auteur. Si certaines planches sont sympathiques, je ne raffole pas de ce genre de bouquin, il est donc pour moi assez dispensable...

Conclusion
Cette relecture des premiers tomes de la série suivie d'une découverte des derniers a objectivement été très plaisante. Ce qui m'a marqué c'est avant tout -comme je l'exprimais dans le billet relatif au Tome 1- le style quasi-cinématographique que l'auteur Otomo imprime à son manga. Le découpage des différentes séquences constitue en effet l'un des moteurs de la série d'autant plus que l'intrigue progresse avec une régularité d'horloge suisse, il n'y a pas de temps morts.

Je redoutais le moment où les révélations sur l'origine des pouvoirs des enfants mutants -au premier rang desquels on trouve Akira et Tetsuo- se préciseraient, mais l'auteur a su conserver une cohérence d'ensemble remarquable, ce qui a évidemment contribué à ma satisfaction de lecteur. Je ne vais pas revenir sur les quelques défauts somme toute mineurs [traduction & dessins des visages ponctuellement perfectibles], et je conclurai en disant que je recommande chaudement cette série aux amateurs ! :o)

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Nota : Lus dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique. Et hop, le niveau Armageddon est assuré ! \o/

Monday, May 9, 2011

Music Monday - Eluveitie

Aller hop, une petite vidéo musicale -pour prolonger la tradition twitteresque du #MusicMonday- avec l'un de mes coups de coeur de ces derniers temps, "Thousandfold" du groupe suisse Eluveitie (Folk Metal). Enjoy ! :o)

Sunday, May 8, 2011

Du Neuf dans la PAV


[© Ze Captain]

On retrouve dans ce lot quatre bobines qui figurent dans mon top ciné de l'année passée, ainsi que cet Arizona Dream que je n'avais pas eu le loisir de voir dans son intégralité. C'est à présent chose faîte pour ce dernier, et force est de constater que je vais probablement devoir m'y atteler à nouveau : ch'suis pas certain d'avoir bien percuté sur le rêve à l'esquimau et au poisson volant... ^o^

Saturday, May 7, 2011

L'Aigle de la Neuvième Légion

En 140 après JC, toute l'Ile de Bretagne est occupée par l'envahisseur romain. Toute ? Non, car à l'extrême ch'nord s'étendent des territoires sauvages -ma belle Ecosse- qui ont quelques années plus tôt englouti la Neuvième Légion emmenée par un commandant romain. Suite à cette regrettable disparition, l'empereur Hadrien fit ériger un long mur destiné à séparer le monde civilisé (à la romaine) des peuplades barbares.

Fils du commandant disparu, le Centurion Marcus Aquila est bien décidé à laver l'honneur de son nom entaché par la perte de l'emblème romain dévolu à la Neuvième Légion. Après avoir conquis la confiance de ses hommes, il est toutefois remercié pour cause de blessure, mais gagne néanmoins les sauvages territoires en vue de retrouver l'Aigle d'Or, accompagné de son seul esclave Esca, indigène breton qui lui doit la vie.

En me rendant en salle, j'avais là encore quelques appréhensions -je craignais de me retrouver avec l'un de ces péplums modernes dénués du charme des anciens- qui ont toutefois rapidement été levées car la bobine de Kevin Macdonald s'est immédiatement révélée réaliste, avec une belle photo et une dimension humaine. Le script déroule une histoire d'honneur et d'amitié, deux valeurs importantes à mes yeux mais de nos jours délaissée pour la première et galvaudée pour la seconde, dont le souffle épique m'a emporté en dépit de son évident côté balistique.

Je n'ai pas noté de gros défauts, hormis en VO l'éminemment agaçant "Sir" que donnent les soldats romains aux gradés, comme s'ils étaient membres des GI's... Mébon, à ce détail près, L'Aigle de la Neuvième Légion a été une nouvelle bonne surprise, je vous la recommande donc également ! :o)

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De l'Eau pour les Eléphants

Etudiant dans une prestigieuse université américaine, Jacob Jankowski est à deux doigts de décrocher son diplôme de vétérinaire quand ses parents décèdent d'un accident de la route. Se retrouvant sans ressources, le jeune homme prend son baluchon puis la direction d'une grande ville, dans l'espoir de décrocher un boulot, ce qui en ces temps de Grande Dépression n'est pas exactement une mince affaire.

Un soir, poussé par l'instinct, Jacob parvient à monter dans un train en marche, qui se révèlera être celui du Cirque Benzini, dirigé par le lunatique August, lequel embauche le jeune homme après qu'il ait eu démontré ses connaissances en la matière animale. Le premier abord avec le milieu se révèle plutôt magique, mais Jacob découvre rapidement l'envers du décor, un univers sans pitié aucune, où les employés en surnombre se trouvent éjectés du train en pleine nuit, où les animaux ne valent guère mieux que de simples éléments de décor, où le patron fait régner un ordre quasi dictatorial...

Le jeune homme ne tarde néanmoins pas à éprouver des sentiments pour la belle Marlène, clou du spectacle et accessoirement épouse d'August, que son mari enferme dans une véritable tour d'ivoire. Deux hommes, une femme, un triangle amoureux classique, mais qui ici fonctionne magnifiquement.

Si j'étais un peu perplexe avant d'entrer en salle, je me suis rapidement laissé emporter par l'histoire, non seulement parce que la réalisation de Francis Lawrence se montre largement à la hauteur mais également parce que les interprètes du trio principal se sont révélés extrêmement crédibles, Christoph Waltz en tête. Ce dernier compose ainsi un personnage à la dualité exacerbée, admirable quand il s'attèle à maintenir à flot coûte que coûte cette gigantesque entreprise qu'est le cirque, fragile quand il apparaît désespéré en ayant peur d'avoir perdu Marlène, détestable quand il a l'un de ses accès de colères incontrôlables. D'ailleurs, je me dis que cela pourrait bien valoir à l'acteur de se voir récompensé lors d'un festival. Oueps.

Une histoire relativement simple, mais néanmoins joliment mise en images et interprétée de manière très convaincante, bref De l'Eau pour les Eléphants a constitué une très agréable surprise, je vous le recommande donc ! :o)

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Friday, May 6, 2011

Akira Tomes 5 6 7 - Katsuhiro Otomo

Sachant qu'il faut toujours battre le fer tant qu'il est chaud, je n'ai pas délaissé marteau ni enclume après avoir avalé les Tomes 2 3 & 4, et je me suis attaqué dans la foulée aux trois suivants !

***** Attention, ça spoile évidemment toujours un chouille. *****



Tome 5
Devant la catastrophe rendue imminente par l'arrogance d'un Tetsuo qui a bravé les mises en garde et a libéré le "projet" Akira -enfant mutant N°28- de son sommeil cryogénique, le Colonel lance dans l'urgence un coup d'état militaire afin de tenter de reprendre le contrôle de la situation. C'est dans ce contexte que différentes factions s'affrontent (les hommes du Colonel, les sbires de Nézu, les disciples de Lady Miyako) pour tenter de mettre la main sur ce N°28 récupéré par Kay.

L'affrontement dégénère en un gros bazar au sein de Néo-Tokyo, qui peut apparaître relativement confus, et c'est d'ailleurs ce sentiment qui m'avait habité à l'époque et m'avait fait lâcher prise sur la série. Néanmoins, j'ai cette fois mis ma ceinture et passé l'épreuve avec succès, même si certaines des approximations sur les dessins telles que je les évoquais dans le précédent billet m'ont plusieurs fois conduit à pauser sur certaines cases afin d'être certain de bien identifier les différents protagonistes.

Tome 6
Le gros bazar du volume précédent trouve son épilogue dans une scène où le Colonel semble avoir récupéré la maîtrise de la situation. Toutefois, l'ambigu Nézu commet une sérieuse erreur d'appréciation car en tentant d'abattre le jeune Akira il touche mortellement le N°26, ce qui provoque une crise psychique ressentie par tous les mutants sans exception. Le N°28 déchaîne alors sa puissance qui prend la forme d'un cataclysme monumental que l'on devine identique à celui qui toucha Tokyo 30 ans plus tôt.

S'en suit une séquence apocalyptique du plus bel effet qui bouscule les cases sur plusieurs pages et qui m'a littéralement scotché à mon fauteuil (à partir de ce Tome 6 je découvre les albums). On se retrouve alors avec un Néo-Tokyo ravagé, un univers de désolation post-apocalyptique comme je les adore ! Les règles sociales disparaissent, des groupes se forment, chacun cherchant à survivre... Mais dans ce chaos naît toutefois très rapidement un simili ordre dictatorial, L'Empire de Tokyo, à la tête duquel un Tetsuo décomplexé installe le jeune et apparemment placide Akira... Qu'il apprend tout de même à craindre.

Dans ce volume, le rythme se calme un peu, les bases nouvelles de l'univers sont posées. On retrouve certains protagonistes des volumes précédents, et l'on commence à en apprendre un peu plus sur la nature des mutants et le personnage de Tetsuo, ce qui se prolonge dans le tome suivant.

Tome 7
L'intrigue continue à progresser et se suit toujours avec plaisir, mais le plus important reste probablement cet apport à la mythologie de la série qui se joue lors d'une rencontre entre Lady Miyako et Tetsuo pendant laquelle des révélations d'importance nous sont faîtes au sujet de ces enfants mutants et de leurs origines. Tetsuo apprend en outre que si les drogues le soulagent de ses douleurs elles empêchent toutefois son potentiel de se développer. Il fait alors en sorte de s'en sevrer et apparaît plus monstrueux que jamais dans son pouvoir, même s'il est encore (extrêmement) loin de pouvoir toutefois rivaliser avec Akira...

Un volume crucial, qui laisse entrevoir une potentielle escalade dans le déchaînement de pouvoirs surhumains... A suivre !

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Nota : Relu (Tome 5) et lus (Tomes 6 & 7) dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique. Et hop, le niveau Hiver Nucléaire est assuré ! \o/

Wednesday, May 4, 2011

Source Code

Je suis allé voir ce Source Code un peu par hasard, sans vraiment me souvenir de la bande-annonce, et je dois avouer avoir été agréablement surpris.

J'avais quelques inquiétudes quant à la thématique du film -typiquement le genre de sujet SF un peu casse-gueule pour les scénaristes-, et force est de reconnaître que la bobine s'en tire finalement plutôt bien. Si l'on voulait chipoter, on pourrait certes soulever quelques points conceptuels qui nécessiteraient approfondissement, mais cela me semble superflu en ce sens que le réalisateur est parvenu à déporter les enjeux de l'outil contre-terroriste au niveau du personnage du soldat Colter Stevens. De fait, sa bobine m'a semblé assez humaine derrière ses atours de film d'enquête SF, et j'ai même été ponctuellement émotionné. Oueps. [Ménon je ne suis pas une guimauve. Non j'vous dis.]

Par conséquent, je vous la recommanderais bien si vous deviez être en quête d'une suggestion pour une séance...

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Akira Tomes 2 3 4 - Katsuhiro Otomo

Motivé par la relecture du Tome 1 d'Akira, j'ai enchaîné avec les trois suivants qui conduisent à un point clé de l'histoire.

***** Attention, ça spoile toujours un chouille. *****



Dans cette série de trois tomes, l'intrigue progresse à un rythme soutenu, avec un dynamisme au moins égal à celui du premier volume sinon plus, il n'y a pas de temps mort. Le personnage de Tetsuo y prend notamment une importance considérable, à la mesure des pouvoirs psychiques qu'il développe. Le jeune homme souffre le martyre, ce qui n'est pas sans impact sur sa psyché, et lorsqu'il apprend que d'autres enfants -semblables à Takashi- se trouvent sous le contrôle du Colonel, il entreprend de s'y confronter, coûte que coûte.

Dans le même temps, les autres pions s'activent également sur l'échiquier. Les membres de l'organisation terroriste que côtoie Kanéda oeuvrent avec vigueur pour découvrir ce que l'armée peut bien cacher derrière ce nom de projet "Akira", mais les motivations de ce mystérieux Nézu -de qui Ryu prend ses ordres- apparaissent pour le moins nébuleuses, d'autant que le parlementaire semble lui-même courber l'échine devant l'énigmatique Lady Miyako (N°19).

Les chemins se croisent, les cartes se redistribuent et le Tome 4 s'achève dans un climat de tension apocalyptique au sein d'une Néo-Tokyo à peine remise des conséquences de la Troisième Guerre Mondiale. La fluidité de la lecture reste égale et le dynamisme de la mise en scène ("images" devrais-je probablement dire) continue de me séduire, en dépit de quelques approximations sur certaines cases au niveau des visages notamment. Mébon, l'enthousiasme est intact, en route pour le volume 5 ! :o)

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Nota : (Re)Lus dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique. Et hop, le niveau Guerre Bactériologique est assuré ! \o/

Tuesday, May 3, 2011

Bon à Tirer (B.A.T.)

Avec un titre hexagonal aussi racoleur, je ne m'attendais pas à grand-chose de vraiment folichon et si je me suis retrouvé devant cette bobine c'est avant tout que l'horaire coïncidait avec ma pulsion de sortie de tanière.

On suit dans ce Bon à Tirer (B.A.T.) deux potes, Rick et Fred, qui se sont vus attribuer par leurs femmes respectives le droit de bénéficier d'une semaine "hors mariage", semaine pendant laquelle ils pourront faire ce qu'ils veulent -à savoir chasser la minette- sans qu'aucun compte ne leur soit au final demandé.D'abord ultra-motivés - pour ne pas dire franchement excités-, les deux compères vont toutefois rapidement déchanter en constatant qu'ils sont pour ainsi dire un peu rouillés, ce qui se révèlera propice à des situations rigolotes sans être lourdingues.

Aussi surprenant que cela puisse éventuellement paraître, il y a de (très) bonnes idées dans cette bobine (niveau narration notamment) et si l'on n'échappe pas à quelques trucs gras, le divertissement est là et l'on passe un sympathique moment. A tenter donc, mais en tarif réduit ou en Pass Illimité.

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Monday, May 2, 2011

Du Neuf dans la PAL


[© Ze Captain]

Viennent donc se joindre à la file d'attente :
  • The American, Martin Booth => Le roman à l'origine du film éponyme d'Anton Corbijn qui a su me captiver en fin d'année dernière,

  • Ce Cher Dexter, Jeff Lindsay => Le roman à l'origine de la série Dexter dont la découverte m'avait scotché à mon fauteuil,

  • Souvenir, Philip K.Dick => Un recueil de nouvelles du Maître qui comprend celle qui a inspiré la sympathique bobine L'Agence.

Akira Tome 1 - Katsuhiro Otomo

Akira, pour moi, c'est avant tout cet anime découvert sur VHS à une époque où la japanime était relativement confidentielle, si l'on excepte Récré A2 & Le Club Dorothée. Une bobine à valeur de claque magistrale qui a confirmé qu'il existait bien loin à l'Est une contrée singulière dont Albator et autre Capitaine Flam étaient les dignes ambassadeurs.

Lorsque Glénat a tenu le pari de lancer la première collection manga de l'Hexagone, je me suis évidemment rué sur le premier tome d'Akira, que je viens tout juste de relire avec grand plaisir.

***** Attention, ça spoile un chouille. *****


Ce premier volume débute par une série de planches à l'acrylique du plus bel effet qui posent les bases de cette réalité alternative. Décembre 1992, une bombe d'un type inconnu explose au sein des principales villes du japon. Quelques heures plus tard, la Troisième Guerre Mondiale -que l'on devine nucléaire- éclate, et l'on se retrouve en 2030 à Néo-Tokyo, bâtie sur les ruines de la mégalopole de la fin du 20e siècle, aux côtés d'une bande de jeunes délinquants motards emmenés par Kanéda et ridant à bride abattue sur une autoroute désaffectée.

Cette première séquence d'action est pour moi emblématique du style quasi-cinématographique qu'Otomo imprime à son manga : je ne me souviens pas avoir déjà vu par ailleurs un enchaînement de cases qui me procure cette sensation de vitesse, et à chaque fois que je vois Kanéda s'arrêter au bord du précipice j'entends les pneus crisser et je suis à deux doigts de sentir la gomme brûlée !

Cette séquence se poursuit jusqu'à ce que la troupe ne croise le chemin d'un jeune garçon -Takashi / N°26- au teint blafard et au visage de vieillard que l'un des motards -Tetsuo- parviendra à éviter au prix d'un sérieux accident. Cette rencontre constitue l'élément déclencheur de l'intrigue de la série, et le volume introduit par la suite quantité d'éléments notables sur l'univers que l'on comprend rapidement dystopique en sus d'être post-apo.

Suite à son accident, Tetsuo se trouve ainsi pris en charge par les militaires au premier rang desquels se trouve Le Colonel, un homme de poigne aux objectifs obscurs, qui protège -ou séquestre c'est selon- plusieurs enfants semblables à Takashi. Le jeune homme se révèlera immédiatement un cas d'étude très intéressant pour l'équipe de recherche du Colonel, et développera rapidement d'étranges pouvoirs psychiques.

Retrouvant par hasard trace de ce Takashi qui a causé l'accident de son pote, Kanéda croise de son côté la route des membres d'une organisation terroriste révolutionnaire -Kay et Ryu- qui a visiblement organisé la fuite du N°26. Se joignant à eux, le chef du gang de motards se positionne dès lors sans le savoir dans la ligne de mire du tenace Colonel.

Cette situation tripartite (le duo de motards / le Colonel et ses recherches / l'organisation terroriste) pose les base de ce qui sera développé dans la suite de la série et quand je suis parvenu au terme de ce premier tome, je n'avais qu'une seule envie, poursuivre avec le suivant ! Bon, je pourrais éventuellement émettre un léger bémol au niveau de la traduction qui semble ponctuellement perfectible -la version en N&B a d'ailleurs été revue sur ce point si je ne m'abuse-, mais compte tenu de la thématique captivante et de la fluidité du récit cela reste pour moi anecdotique.

Bref, ce premier tome constitue une belle porte d'entrée dans l'univers de cette série mythique. Aller hop, en selle pour le Tome 2 ! :o)

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Nota : (Re)Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique.

Sunday, May 1, 2011

L'Homme qui Voulait Vivre sa Vie - Douglas Kennedy

Après avoir été emballé par le film d'Eric Lartigau, je ne pouvais décemment passer à côté du roman qui en était à l'origine. C'est ainsi que j'ai tenté il y a quelques semaines ma première incursion dans l'univers de Douglas Kennedy.

Point d'Europe ici, l'action prend pour cadre les Etats-Unis d'Amérique. Le roman se trouve centré sur le personnage de Ben Bradford -le narrateur-, un avocat new-yorkais spécialiste en Droit des Successions, qui à l'instar d'un Bobby Walker présente tous les signes extérieurs de réussite sociale. Toutefois, derrière le vernis des apparences se cache une réalité torturée qui nous happe dès les premières lignes.

Ben n'est pas heureux en ménage. Depuis son mariage avec Beth et la venue au monde de leurs deux enfants, la situation n'a fait que se dégrader, la communication s'est rompu, les deux époux cohabitent plus qu'ils n'habitent sous le même toit. Même si son activité professionnelle se révèle sécurisante et lui assure un avenir radieux, Ben n'y trouve malheureusement pas un substitut satisfaisant car le métier d'avocat n'a jamais été une vocation, il ne s'y est résolu que pour satisfaire les exigences paternelles. Le seul plaisir réel de l'avocat pré-quarantenaire réside ainsi en ce violon d'Ingres que constitue la photographie, à laquelle il s'adonne avec un matériel dernier cri, sans jamais toutefois oser s'y abandonner pour de bon.

Un soir, par un malencontreux coup de folie, Ben se retrouve face à un choix cornélien, qui le conduit à s'enfuir pour échouer au Montana et tenter d'y commencer une nouvelle vie sous couvert d'une identité autre que la sienne. Tiraillé entre des sentiments contradictoires et une culpabilité multiple, l'ex-avocat ne se laisse toutefois pas abattre et dégaine rapidement son appareil photo pour bâtir sa nouvelle destinée...

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'intrigue de ce roman est brillamment construite. Douglas Kennedy possède un style d'une fluidité exemplaire et le choix narratif constitue à mon sens l'un des atouts évidents du texte : l'utilisation de la première personne nous permet de nous plonger dans la psyché de Ben Bradford et l'identification à ce personnage ne s'en trouve que facilitée. On se retrouve à peser le pour et le contre, on met en perspective les desiderata parentaux en regard des aspirations des enfants, on soupèse le poids du qu'en-dira-t-on vis à vis des schémas de vie qui s'écartent des voies tracées par les conventions sociales, on pense à ces actes manqués, à ces occasions ratées, et l'on finit immanquablement par dresser un parallèle avec nos propres vies.

L'écriture est brillante, captivante, le suspense haletant et ce roman se révèle donc de la trempe de ces bouquins que l'on n'a pas envie de lâcher avant d'avoir atteint la dernière page. Indéniablement l'une de mes meilleures lectures de ces derniers temps, à lire impérativement ! :o)

Saturday, April 30, 2011

Thor

Pas vraiment familier de l'univers de ce super-héros et n'ayant qu'un vague souvenir de teaser, je suis allé voir Thor à la faveur d'échos plutôt positifs, et force est de constater que j'ai été (très) agréablement surpris ! Kenneth Branagh a ainsi fait honneur à l'image de bon conteur que j'avais de lui, la façon dont il introduit la mythologie est brillante et nous plonge sans difficulté aucune dans l'histoire. Je n'ai pour ma part pas vu les deux heures passer et j'ai bien apprécié les touches d'humour distillées deci delà.

J'avais prévu d'opter pour une séance en 2D, mais par un coup du Destin je me suis retrouvé avec une dimension supplémentaire que, pour une fois, je dois reconnaître avoir assez appréciée. Si son apport n'est pas déterminant, elle apporte néanmoins tout au long du film un petit plus visuel, discret et absolument pas invasif. J'imagine que cela est dû au fait que la bobine a été dès le départ envisagée pour cette technologie et que l'industrie cinématographique commence (enfin) à bénéficier d'un peu de recul par rapport à cette nouvelle dimension. A suivre.

Pour en revenir à Thor, je me dis a posteriori que le scénario était peut-être un peu balistique, qu'il n'avait pas la complexité d'un Watchmen - Les Gardiens, mais que cela n'était somme toute pas bien grave en regard du plaisir ciné qu'il m'a procuré. Bref, il s'agit pour moi d'un excellent divertissement, à déguster sur grand écran, en VO et (pourquoi pas) en 3D !

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Friday, April 29, 2011

The Company Men

Cadre supérieur dans un groupe de l'industrie lourde américaine, Bobby Walker [Ben Affleck] affiche tous les signes extérieurs de réussite professionnelle et sociale : une maison immense, une Porsche flambant neuve, un abonnement au club de Golf local... Le tout financé par des emprunts bancaires à la mesure de son salaire. Son univers tout entier repose sur les revenus générés par son boulot et quand à la faveur d'une charrette il se retrouve sans emploi, sa vie bascule.

Bobby se rend alors compte qu'en dépit de son investissement sans faille pour sa société il n'a jamais été rien de plus qu'une ligne comptable, un simple élément dispensable que l'on peut éjecter sans vergogne pour diminuer la main d'oeuvre et (soi-disant) augmenter la profitabilité. Cette situation le déroute évidemment, tout autant que son directeur et mentor, Gene McClary [Tommy Lee Jones], lequel fait partie de cette frange désormais marginale des cadres supérieurs qui sont conscients du capital humain de leurs sociétés.

Gene s'opposera sur ce point au président-fondateur de leur groupe et en dépit du fait qu'il ait été l'un des artisans de la construction de cet empire des chantiers navals, il finira lui aussi par prendre la porte, poussé par une nouvelle tentative désespérée d'augmentation artificielle de profitabilité pour (tenter de) résister à une OPA. S'il s'en tire financièrement beaucoup mieux que Bobby grâce à son petit pactole en actions de la société, Gene conservera néanmoins un goût amer de cette expérience, mais ne tardera pas à rebondir en entraînant dans son sillage d'autres laissés-pour-compte du profitabilisme, ce qui offrira au film une conclusion plutôt optimiste en dépit de sa globale tonalité dramatique.

Bobine terriblement d'actualité, The Company Men nous offre l'occasion de méditer un instant sur nos vies et de décider où placer le curseur entre vie professionnelle et vie privée, dans ce monde économique et industriel qui -il faut bien l'avouer- marche tout de même sérieusement sur la tête.

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Tuesday, April 26, 2011

Emplettes Musicales du Mois Dernier


[© Ze Captain]

Un premier lot essentiellement axé musiques tranquilles (par opposition au second lot ^^) donnant dans le rock / la folk / la pop / la country avec en vrac Mick Harvey, The Wreckers, Kings of Convenience, Third Eye Blind et enfin Alexi Murdoch.

Sélection :



[© Ze Captain]

Un second lot nettement plus remuant avec ses variantes de Metal (heavy / death / black / black symphonique) et l'on y trouve Bullet For My Valentine, Necrophobic, Behemoth, mais surtout Dimmu Borgir.

Sélection :


Que du bon son pour les oreilles ! \o/

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Nota : Les sources d'inspirations éventuelles se reconnaîtront ! ;o)

Monday, April 25, 2011

Et Soudain, Tout le Monde me Manque

Un père soixantenaire dont la conjointe tombe enceinte, une première fille qui ne parvient pas à enfanter et se heurte aux difficultés de l'adoption, une seconde excessivement inconstante sur le plan sentimental, du dit, du non-dit, bref une famille à tant d'autres pareilles. Une bobine, de l'émotion aux abonnés absents, pas vraiment de rythme, un décollage qui n'en finit pas, et soudain, une séance palpitante me manque...

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Détective Dee : Le Mystère de la Flamme Fantôme

Tsui Hark fait partie de ces noms mythiques du cinéma de Hong-Kong qui à eux seuls me motivent à découvrir une bobine. Je suis donc allé voir sa dernière livraison, Détective Dee : Le Mystère de la Flamme Fantôme, la fleur au bout du fusil.

Dans la Chine du 7e siècle (après Djézus), la future impératrice Wu Zetian parachève la construction d'un Bouddha géant qui domine son palais. A quelques jours de son couronnement, l'un des hommes du chantier décède des suites d'une surprenante combustion d'apparence spontanée. Wu Zetian fait alors appel aux services du Détective Dee, pourtant emprisonné depuis huit longues années pour des faits de soutien à la rébellion, mais brillant esprit d'investigation comme on en trouve que rarement, afin de lever le voile sur ce mystère qui risque d'entacher le début de son règne...

S'agissant d'une bobine qui s'inscrit dans la tradition du film en costume chinois, les amateurs se trouveront en terrain connu, les autres auront là une occasion de pénétrer cet univers singulier. Pour ma part, je l'ai trouvée divertissante, mais je n'ai toutefois pas été captivé comme je l'avais à l'époque été par le magnifique Il Etait une Fois en Chine -du même réalisateur-, dénué de la composante fantastique.

Côté réalisation, Mr Hark excelle dans cette discipline qu'il pratique à profusion depuis maintenant quelques décennies, mais il a cette fois introduit des éléments de CGI un peu visibles à mon goût, ce qui me chagrine toujours un peu. Il m'a également semblé noter plusieurs cadrages un peu trop serrés, cet effet de mode assez détestable qui nuit à la lisibilité des scènes d'action : on n'a dans ces situations rien de mieux inventé à mon goût qu'un bon plan large ! On pourra me rétorquer que cela fait old school, que la sensation de dynamisme faiblit... Certes, certes, mais au moins on comprend ce qu'il se passe...

Mébon, les Wu Xia Pian étant somme toute dans nos contrées extrêmement rares sur grands écrans, je ne vais pas me montrer bégueule : comme je le disais plus haut, ce Détective Dee : Le Mystère de la Flamme Fantôme constitue un agréable divertissement, il peut donc être tenté par tous, en VO si possible.

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Tuesday, April 19, 2011

Trésor Estival

Il y a longtemps, très longtemps, extrêmement longtemps, un été de vacances avec les parents, des visites en traînant les pieds, puis au détour d'un chemin sur l'Ile de Bréhat, un tableau m'hypnotise.


[© Jo le Bouder]

Un visage, une chevelure aux eaux tumultueuses, surfeurs et véliplanchistes luttant contre les flots. Peinture Fantastique, fantastique peinture, hop, une reproduction dans la poche.

Sunday, April 17, 2011

L'Oiseau d'Amérique - Walter Tevis

Après avoir apprécié ma plongée dans l'Amérique austère de L'Arnaqueur, j'ai décidé de tenter un autre roman de son auteur, mais dans une optique SF, L'Oiseau d'Amérique.

Dans ce roman, l'humanité est en voie d'extinction. Les Hommes ont abandonné leur devenir aux mains de robots qui s'occupent de faire tourner la boutique et se contentent de vivoter. L'individualisme est de mise, les rapports sociaux sont réduits au strict minimum et les esprits se trouvent endormis à coups de tranquillisants, ce qui n'endigue toutefois pas les régulières vagues de suicides par immolation.

La paresse intellectuelle brille à tel point que la subsistance des universités apparaît une aberration dans ce futur où l'illettrisme est la norme. Paul Bentley officie dans l'un de ces établissement et, chose surprenante, il parvient à découvrir la lecture, d'abord au moyen d'antédiluviens livres d'écoliers puis via des films muets. L'universitaire voit alors un nouveau monde s'ouvrir à lui, découvrant dans les bobines des concepts aussi surprenants que celui de "famille". Dans le même temps, Paul fait la connaissance d'une marginale, Mary Lou Borne, qui survit dans un zoo, faisant fi des interdictions et convenances de la société, allant même jusqu'à se jouer des logiques robotiques et refuser de prendre sa dose quotidienne de médicaments. D'abord méfiant -voire horrifié-, Paul va s'ouvrir à cette jeune femme et un étrange sentiment va bientôt naître entre les deux êtres.

La performance de l'universitaire -l'apprentissage autodidacte de la lecture- arrive bientôt aux oreilles de Robert Spofforth, androïde ultra-perfectionné, doyen de l'Université de New-York, et accessoirement responsable de tout faire tourner dans la région. Le robot encourage dans un premier temps Paul mais devant les conséquences de sa nouvelle vision du monde et notamment de son crime d'intimité avec Mary Lou il expédie bientôt le professeur en détention. Paul se retrouve ainsi projeté dans une réalité dont il ne soupçonnait guère l'existence, sorte de voyage initiatique avant de retrouver Mary Lou...

L'évolution des personnages dans cette ambiance de crépuscule de l'humanité est présentée de façon singulière, les chapitres alternant les points de vue des trois protagonistes (Bentley / Mary Lou / Spofforth). De fait, le récit ressemble à un puzzle dont on assemble les pièces au fur et à mesure, petite variation vis à vis de l'ordinaire linéaire. Néanmoins, le rythme de l'ouvrage s'est révélé lent, très lent, et ma lecture en a pour le moins été laborieuse.

Si j'ai plutôt apprécié l'idée d'ensemble, je ne suis pas certain de m'être forgé une opinion définitive concernant cet ouvrage... Il manquait en effet un je-ne-sais-quoi de conviction, cette chose que Cormac McCarthy avait par exemple su insuffler à son tragique -mais néanmoins magnifique- roman La Route. Je retiendrais tout de même de cet Oiseau d'Amérique l'émouvante découverte de la lecture par Paul Bentley, et je me dis qu'il s'agit probablement de la clé de voûte de notre société : tant que les hommes continueront à lire, tant qu'ils chercheront à ressentir des émotions, tant qu'ils les partageront, ils Vivront.

L'Agence

Jeune politique ambitieux à la réussite fulgurante, David Norris [Matt Damon, excellent, comme toujours] échoue néanmoins par un coup du sort aux portes du Sénat. Alors qu'il élabore dans l'urgence son discours de défaite, il rencontre brièvement la craquante Elise [Emily Blunt], qui le conduira indirectement à chambouler la structure de son intervention et par là-même lui permettra de rebondir de façon inattendue. Le souvenir de la jeune femme hantera par la suite les pensées de David et les chemins des deux êtres finiront par de nouveau se croiser, ce qui n'aurait dû se produire en vertu du Plan défini par l'Agence. Dès lors, les agents de cette dernière n'auront d'autre objectif que de réparer les conséquences de cette rencontre fortuite et d'empêcher qu'une nouvelle ne se concrétise... Mais c'était compter sans la détermination de David...

Comme ce pitch le laisse entrevoir, L'Agence s'articule autour du thème du libre-arbitre vs la prédestination. Si cette bobine ne propose pas de réflexion approfondie, elle constitue néanmoins un excellent divertissement. Non seulement la narration se montre agréablement fluide, mais en sus le scénario ne se prend pas les pieds dans le tapis, chose notable s'il en est s'agissant d'une adaptation de nouvelle de Maître Dick. Alors certes, c'est un peu angélique (ahah - ahem), mais ça fonctionne, on y croit... What else then ? Très agréable séance pour ma part donc, avec la recommandation qui s'impose ! :o)

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Saturday, April 16, 2011

La Proie

Le pitch de La Proie était relativement intéressant, mais sa concrétisation m'a pour ainsi dire laissé sans voix. En gros, j'ai eu l'impression de voir un épisode de série policière télévisée [les scènes dans les bureaux des flics notamment - flagrant] sur grand écran, avec quelques effets de style pompeux histoire de, des stéréotypes agaçants [l'équipe de policiers très politiquement correcte] et enfin un bon lot d'invraisemblances [les sauts notamment]. La progression de l'intrigue -c'est un bien grand mot- se trouve téléphonée, on n'y croit pas une seule seconde même si on y met du coeur, et au final l'heure quarante de bobine semble en durer quinze... Mais pourquoi, oui pourquoi diable suis-je donc allé me fourrer dans cette galère ?!? La faute à cette saleté de BA qui m'avait donné quelques espoirs... Ménon. 'Fin bref, fuyeeeeeeez !

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Le Mal-Aimé

Jean-Luc Godard au sujet de la télévision hexagonale (via) :

"J’ai le sentiment d’être dans un pays occupé. Mon pays c’est l’imaginaire et je suis dans un pays qui est occupé par des gens que l’imaginaire n’intéresse pas."


Et malheureusement, le désintérêt pour l'Imaginaire et ses Cultures déborde largement le cadre du petit écran... :-/

Friday, April 15, 2011

Easy Money

Etudiant dans un établissement coté, JW côtoie la haute bourgeoisie suédoise et ne ménage pas ses efforts pour se fondre dans le paysage en dépit de ses origines plus que modestes. Pour soutenir les exigences d'une vie d'apparence, il arrondit ses fins de mois en rédigeant les dissertations de ses camarades et en faisant à l'occasion le taxi pour un malfrat local. Ce dernier lui demande un jour de récupérer Jorge, un dealer en cavale, mais en fait de simple convoyage JW sauvera in extremis l'homme de la mort en lui permettant d'échapper au coriace Mrado de la mafia serbe. JW se retrouve alors pris dans un engrenage implacable qui le conduit à collaborer plus étroitement avec son commanditaire et à plonger malgré lui dans l'univers du trafic de poudre blanche...

La convergence de ces trois destins nous est présentée sous un angle réaliste, sans fioritures, ce qui change agréablement des bobines hollywoodiennes blockbusterisées. Le rythme d'apparence tranquille dégage néanmoins des ondes de puissance contenue, et la destinée tragique s'annonce inexorable. J'ai été sensible à l'approche humaine, aux personnages ambigus et aux paradoxes qu'ils véhiculent, je me suis laissé hypnotiser par l'esthétisme froid de cette bobine et lorsque la lumière s'est rallumée dans la salle j'ai plusieurs fois opiné du chef en pensant qu'il fallait désormais compter avec le polar suédois. En d'autres termes, il serait fort dommage de louper cet Easy Money !

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Tuesday, April 12, 2011

Friendly Sunday


[© Ze Captain]

Dans l'ordre z-esque :
  • Une assiette méridionale qui s'accordait fort bien avec le soleil du jour,

  • Une affiche magnifique d'un film mythique shootée pendant l'expo Science et Fiction à la Cité des Sciences,

  • Un crâne d'une bestiole en "machinsaure" aperçue dans le documentaire Océanosaures 3D à la Géode,

  • Last but (absolutely) not least, le combo magique du dimanche matin, Cappuccino & Gâto Choco ! \o/

Saturday, April 9, 2011

Morning Glory

Emission matinale de la chaîne IBS, Daybreak semble à bout de souffle après quelques décennies d'antenne. Audiences en chute libre, présentateurs las, équipe désabusée, budget inexistant... Voilà le contexte dans lequel débarque la nouvelle productrice exécutive, Becky Fuller [la dynamique et craquante Rachel McAdams], tout juste virée d'une petite station dans laquelle elle s'était pourtant investie corps et âme. Bien décidée à rebondir avec succès, la jeune femme relève sans hésitation le défi et entreprend de (tenter de) faire bouger tout ce petit monde...

Becky parvient à débaucher (sous la contrainte) un journaliste autrefois talentueux mais aujourd'hui essentiellement imbu de sa personne et aigri, Mike Pomeroy, qui se trouve constituer l'attraction principale de cette bobine. Harrison Ford compose ainsi un acariâtre vaniteux comme il m'a rarement été donné d'en voir, mais s'il colle au rôle tel qu'il a -je suppose- été écrit, j'ai néanmoins eu le sentiment que le trait était par instant un peu trop forcé.

Becky Fuller et Mike Pomeroy mis à part, le casting comporte de nombreux personnages, objectivement sous exploités, le script se concentrant sur la jeune ambitieuse et le vieux renard rouillé. Cette faiblesse est toutefois compensée par un rythme plutôt soutenu et un comique sympathiquement efficace qui m'a bien détendu après ma journée de boulot. Ce faisant, j'ai tout de même regretté que l'histoire ne se soit pas révélée plus acide, plus subversive, et si la séance m'a été agréable je ne suis pas certain que je reverrais jamais ce Morning Glory...

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Friday, April 8, 2011

Sucker Punch

J'ai découvert Zack Snyder avec le magistral Watchmen - Les Gardiens qu'il nous a livré en 2009, et je me suis ensuite promis de prêter attention à la filmo de ce brave homme. Si j'ai passé mon tour l'année passée pour Le Royaume de Ga'Hoole - la Légende des Gardiens, j'ai tout de même pris le temps de rattraper mon retard avec l'exercice de style 300, pour lequel je n'ai toujours pas réussi à me forger une opinion définitive, et quand on me demande de m'exprimer je lâche invariablement qu'il s'agit d'un "machin assez inclassable". Fort de ces deux expériences, je suis allé voir la dernière bobine du père Snyder dans une posture somme toute expectative...

Sucker Punch s'ouvre sur une séquence de très bon augure pour la suite, emplie de noire tension sur une reprise planante de Sweet Dreams. Cette ouverture -visible dans ce trailer- m'a indéniablement mis dans de bonnes dispositions, ce qui m'a conduit à rehausser le niveau de mes espérances. Mais voilà, depuis l'Antiquité, l'interprétation des haruspices a toujours été délicate, conduisant parfois de grandes cités à leur perte. En d'autres termes, j'aurais ici dû rester sur mes gardes.

Ne vous méprenez toutefois pas, les séquences d'action ont comblé mes attentes, leur flamboyante bourrinitude stylisée éclipse pas mal de trucs produits ces dernières années. En revanche, les morceaux de pellicules qui les relient ne m'ont pas vraiment convaincu : elles peinent à faire ressentir les enjeux (en substance : échapper à la lobotomie -ce qui n'est tout de même pas rien-) et se trouvent également placées sous le patronage des raccourcis faciles... Ce qui me permet d'en venir au talon d'Achille que constitue le scénario, lequel se prend à mon sens un peu les pieds dans le tapis, semant la confusion entre les actions menées sur le plan onirique et leurs supposées conséquences dans la réalité. J'ai eu beau y réfléchir à plusieurs reprises après coup, je ne suis toujours pas parvenu à bâtir une théorie satisfaisante...

Ma satisfaction n'a donc pas été pleine et entière, mais je mentirais néanmoins si je disais que je n'avais pas ponctuellement pris mon pied en voyant des minettes court vêtues bastonner monstres zé zombies avec de belles lames et de gros pétoires ! ^o^ Ceci dit, de là à le recommander, il y a un pas que je ne franchirai pas...

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Friday, April 1, 2011

La Tête dans les Nuages (et dans les Bobines)

Dans la tanière normande qui m'a vu grandir, il y a toujours aux murs de mon (ex-)nid ces photos issues d'univers filmesques qui m'ont à l'époque marqués d'une façon ou d'une autre.


[© Ze Captain]


Je ne désespère pas de les rapatrier un jour, quand le marché immobilier m'aura enfin donné l'opportunité de bénéficier d'une pièce que je pourrais notamment dédier au septième art... Et c'est quand il veut le marché immobilier, hein, quand il veut !

Saturday, March 26, 2011

Rango

Rango, un lézard domestique qui par un coup du sort va se retrouver projeté au coeur d'une cité perdue au beau milieu du Désert du Mojave. Sorti de ce vivarium protecteur dans lequel il s'exerçait à l'Art Théâtral, le frêle reptile va devoir se frotter à la dure Loi de l'Ouest. Entre bandits patibulaires (mais presque comme dirait l'autre), habitants dominés mais rustauds, maire trop avenant pour être honnête, on retrouve les ingrédients qui ont toujours fait le bonheur des amateurs de Western. L'animation ne souffre d'aucun défaut (Le crotale, magnifiquement flippant ! :os), elle parvient à rendre cet univers étonnamment crédible. La parodie se trouve dans son ensemble bien menée, elle se suit sans déplaisir, mais pourtant je ne suis pas vraiment rentré dans le film,il devait manquer ce petit je-ne-sais-quoi qui fait la différence... Dommage... Mébon, cela ne lui retire pas ses qualités, la bobine vaut donc tout de même le coup d'être tentée.

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Friday, March 25, 2011

World Invasion : Battle Los Angeles

L'idée de base de ce World Invasion : Battle Los Angeles était plutôt sympathique (en gros la planète se fait envahir par des extraterrestres belliqueux qui n'ont absolument rien à voir avec ce bon vieux Paul), mais sa concrétisation a pour moi raté le coche. Non seulement le réalisateur abuse-t-il de la caméra à l'épaule -au prétexte d'un rendu immersif réaliste je suppose-, mais en sus ai-je eu l'impression de me trouver dans un rail shooter, subissant l'action plus que je ne la partageais. Au final, après deux heures de bobines, il ne m'en reste pas grand chose hormis quelques designs robotiques sympa, mais c'est bien peu. A éviter, surtout si vous n'avez pas d'abonnement Illimité.

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Monday, March 21, 2011

Dreamer

Je ne laisse bien évidemment aucun horoscope me dicter ma conduite quotidienne, mais je dois confesser toujours jeter un oeil à la rubrique dans mon gratuit du matin, histoire de voir si les "prédictions" collent à mon humeur de l'instant. En l'occurrence, celui du jour [in 20 Minutes] m'a bien fait sourire :

Vous avez un peu la tête dans les étoiles. Peu importe, vous vous sentez bien comme cela. Continuez ainsi.


C'est ma foi une injonction dans le sens de laquelle je ne peux qu'abonder, car on ne se refait pas, rêveur un jour, rêveur toujours ! \o/

Paul

Lorsque j'ai découvert le premier teaser de Paul, je n'ai pas exactement été emballé, et pour être honnête je me suis même demandé ce que pouvait bien être cette "mxrdx" ! Oueps, carrément... Cela commençait donc assez mal. Pourtant, à la faveur de la première bande-annonce, ma perception a changé du tout au tout, ce qui m'a conduit à tenter le coup après une journée de boulot qui appelait une petite séance distractive... Et grand bien m'en prit alors car j'ai to-ta-le-ment adhéré à l'objet !

On pourrait avancer que Paul est une comédie geek par sa thématique et les références qui y sont distillées, mais cela serait à mon sens réducteur car il s'agit pour moi avant tout d'une comédie drôle à même de séduire un large public. Pourquoi ? Parce que cette bobine est excellemment bien écrite & interprétée, parce qu'elle dégage ce parfum si unique de pellicule mitonnée avec amour. A posteriori je me dis d'ailleurs que j'aurais dû anticiper cette qualité en amont car on retrouve à l'écriture le britannique duo d'interprètes principaux, Simon Pegg & Nick Frost, qui ont déjà pris part aux fameux Shaun of the Dead et Hot Fuzz.

'Fin bref, Paul a donc pour moi été placé sous le signe de la jubilation et je me vois donc obligé de vous le recommander chaudement ! \o/

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Sunday, March 20, 2011

Surréalisme Anglican

Ma lecture du Courrier International de la semaine m'a permis d'apprendre dans un article de The Independent que seuls deux pays au monde réservaient des sièges du Parlement national à des religieux. Si l'on m'avait demandé de les identifier, j'aurais probablement cherché du côté du Moyen-Orient, et de fait je n'aurais pu viser les 100% de bonnes réponses, les deux pays en question étant l'Iran et... Le Royaume-Uni ! O_o

Dans ce même article, le journaliste rapporte des propos assez sidérants de l'Archevêque de Canterbury de 1965 -l'un de la grosse vingtaine de membres de droit de la Chambre des Lords- :

"Une guerre nucléaire ne serait rien d'autre qu'une façon d'amener des millions de gens à l'amour de Dieu, avec quelques années d'avance, c'est tout."


Ca se passe de commentaires, non ? O_o Comme quoi le concours de cxnnerie de l'épiscopat mondial dans lequel concourraient récemment l'Archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois (propos 2008) et le papal Evêque de Rome Benoît XVI (propos 2009) ne date pas d'hier...

Saturday, March 19, 2011

Emplettes du Week-End Dernier


[© Ze Captain]

Deux dévédés dans cette cargaison, un film qui m'avait fait l'effet d'un coup de poing à l'époque, Fight Club, et une bobine du singulier Johnny Depp, acteur protéiforme s'il en est, qui signait sa première réalisation avec The Brave. Côté cédés, tonalité globalement folk / rock, avec Townes van Zandt (Country / Folk), Korpiklaani (Folk Metal), Black Stone Cherry (Metal Alternatif) et enfin Bukowski (sympathique découverte Rock en écoute sur borne).

Last but not least, j'ai (enfin) cédé à la tentation d'un casque audio à arceau. Cela faisait un certain temps que j'y pensais mais d'une part je n'étais pas satisfait par les finitions des modèles proposés et d'autre part leurs basses sur-amplifiées à la mode rap / techno boum boum me faisaient irrémédiablement fuir. De fait, quand la célèbre marque d'amplis de guitares a annoncé se lancer sur le créneau, mon intérêt s'est immédiatement éveillé et lorsque je me suis trouvé nez à nez avec leur premier modèle, le Marshall Major, j'ai n'ai décemment pu résister. A posteriori, force est de constater que mon instinct ne m'a point trompé et que, vu les qualités de l'objet, moins de cent euros, c'est donné ! :o)

Saturday, March 12, 2011

Guide de Survie en Territoire Zombie - Max Brooks

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été attiré par la thématique zombiesque, sans vraiment savoir pourquoi. Si j'ai profité d'un bon nombre de bobines -dont de multiples visionnages de la mythique Trilogie de Romero-, je n'avais pas encore franchi le cap dans le domaine littéraire. C'est à présent chose faite avec le Guide de Survie en Territoire Zombie de Max Brooks.

Le bouquin se présente comme un recueil du savoir empirique accumulé par les hommes depuis que la menace zombiesque se fait plus pesante. Ce parti pris original a clairement attisé ma curiosité et c'est plutôt de bon coeur que je me suis lancé dans la lecture.

L'ouvrage se structure en sept sections, et commence par introduire le phénomène zombie [Les Morts-Vivants : Mythes et Réalités (p15-p52)]. Cette entrée en matière m'a séduite car elle déborde du cadre de la mise en situation que j'ai maintes fois expérimentée tant devant ma tévé que dans mes rêveries (ou "horroreries", c'est selon ^^). L'analyse clinique du phénomène souligne ainsi un second degré que le titre de la section m'avait suggéré, et se pose en bonne encyclopédie du genre.

Changement de registre ensuite, puisqu'après la dissection scientifique, le guide sombre dans le catalogage basique [Armes et Techniques de Combat (p53-p104) // Défense (p105-p146) // Fuite / Déplacements (p147-p188) // Chasse / Nettoyage (p189-p228) // Vivre dans un Monde Envahi par les Zombies (p229-p268)] que j'ai trouvé assez laborieux. Cela m'a d'ailleurs renvoyé à ce Guide Pratique pour l'Expédition et l'Aventure dégoté dans une bouquinerie alors que j'étais ado : j'avais dépensé quelques sous pour ce bouquin sous l'injonction d'un pseudo appel à l'aventure pour rapidement me rendre compte qu'il n'avait d'intérêt qu'avec un lourd sac sur le dos en plein milieu de l'inconnu. C'est exactement la même chose pour le guide de Max Brooks dont les sections 2 à 6 ne se trouvent guère palpitantes hors invasion avérée.

Après ce long, très long, trop long passage (presque 220 pages sur 360 quand même), le bouquin s'achève sur une section de background historique [Epidémies Recensées (p269-p358)]. Bon, comment dire... A l'école, je n'étais déjà pas exactement fan des litanies historiques, du ton délesté de la moindre emphase de ces cours où l'on tentait de nous faire ingurgiter moult dates et autres évènements mineurs sans tenter de nous faire réfléchir sur les maux dont ils étaient autant de symptômes, alors retrouver cet esprit après 220 pages qui ont clairement mis ma motivation à l'épreuve, merci bien...

C'est donc quelque peu soulagé que j'ai refermé le livre une fois le dernier caractère atteint. Ce livre peut vous sauver la vie clame la quatrième de couverture... Certes oui, mais attention, il ne vous sauvera probablement pas de l'ennui...

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Nota : Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique. Hop, niveau "Catastrophe Naturelle" assuré ! :o)

Saturday, March 5, 2011

Black Swan

Cela fait quelques semaines déjà que je suis allé voir Black Swan, mais le souvenir de cette bobine s'est à peine étiolé, il me hante toujours comme au premier soir.

Le film prend pour cadre le prestigieux New York City Ballet et s'articule autour du personnage de Nina [Natalie Portman, impressionnante], danseuse au sein de la troupe. La jeune femme s'entraîne dur pour décrocher le rôle principal du Lac des Cygnes, entreprise d'autant plus délicate que le Maître de Ballet Thomas Leroy [Vincent Cassel] veut innover en faisant incarner le Cygne Blanc et le Cygne Noir par la même artiste. Si Nina possède une technique sans faille doublée d'élégance -ce qui sied au premier rôle-, elle pêche par un excès de rigorisme qui ne laisse transparaître la fougue sensuelle requise pour le sombre alter ego.

Sous le stimulant feu croisé de l'ambigu Leroy et de la rivale dévergondée Lilly [Mila Kunis - Raaaah cette voix en VO... <3 ], Nina parviendra à décrocher ce double rôle tant convoité, mais la jeune femme en paiera le prix fort. Son esprit se trouvera ainsi soumis à rude épreuve, tant par les exigences des ateliers du ballet que par l'étouffante emprise maternelle. Le talent d'Aronofsky a consisté ici à nous plonger dans la psyché de Nina, usant adroitement d'artifices fantastiques pour nous confronter à la violence de cet univers intérieur [les automutilations] et nous imposer son éclatante libération [la magistrale naissance du Cygne Noir sur scène].

J'en suis pour ma part ressorti tout secoué, l'un des thèmes du Lac des Cygnes tournant en boucle dans ma tête pendant un long moment, et revoyant par flashs les scènes qui venaient de défiler devant mes yeux. Une claque cette bobine donc, à voir absolument !

=> Bande-Annonce

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Pour ceux qui se poseraient éventuellement la question "Est-il difficile de danser le lac des cygnes avec des palmes ?", voir la réponse en vidéo : là.

Friday, March 4, 2011

Instant Choux

Sonnerie de portable.
Tout un bus.
Connivence.

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Comme quoi la concision de l'esprit haikuesque se suffit farpaitement à elle-même.