Sunday, January 6, 2013

Captain Ciné Awards 2012

A l'occasion de ce début d'année j'ai procédé à l'habituel petit bilan ciné des douze mois écoulés. En volume, la cuvée 2012 a ma foi été plutôt bonne puisque j'ai assisté à 75 projections [et donc à autant de visionnages de pubs insupportables, mais c'est un autre débat]. Côté qualité le bilan est un peu plus mitigé car j'ai pu sans problème écarter une quarantaine de films qui se sont naturellement retrouvés dans les catégories éminemment subjectives nul et moyen. Parmi les déceptions notables je citerais bien Cheval de Guerre, Killer Joe ou encore La Cabane dans les Bois, mais je ne m’appesantirai pas ici sur leur cas.

Il y a tout de même eu de bien bonnes séances, une grosse moitié donc -ce qui est déjà bien-, et dans ce lot j'ai décidé de mettre en exergue 16 bobines [j'aime bien le pavé de 4x4 ^^]. Après l'inévitable séance d'auto-délibération évidemment animée, j'ai donc le plaisir de vous présenter les lauréats 2012 : (ordre alphabétique - liens vers les revues du lieu)









Et de votre côté ? Des divergences / convergences de sensibilités ? De bonnes surprises en 2012 ? :o)

Thursday, January 3, 2013

Maniac

Ce Maniac est un remake du film éponyme de William Lustig, que j'ai visionné en VHS il y a ma foi fort longtemps et dont je ne conserve qu'un souvenir assez peu vivace. Si je ne suis guère fana des remakes d'une manière générale, j'ai tout de même tenté le coup eu égard à la présence en production d'Alexandre Aja, auteur d'une relecture assez réussie de La Colline a des Yeux, et force est de constater que j'ai bien fait de suivre mon instinct !

Eu égard au thème et à l'ambiance malsaine remarquablement bien instaurée je ne dirais pas que j'ai été "emballé" -le terme me semblerait malvenu-, mais cette bobine est à mon sens une belle réussite dans le genre. Elle nous plonge sans avertissement dans le vif du sujet via une séquence d'ouverture assez choc, et nous fait adopter le point de vue du psychopathe Franck au moyen d'une caméra subjective prompte à générer un sentiment de malaise.


[© Warner Bros. France]

Maniac déroule sa partition sans accroc, dévoile peu à peu toute l'étendue de la névrose de Franck, et profite du contraste entre la férocité des actes et l'innocence naturellement dégagée par le visage d'Elijah Wood. Le film bénéficie également d'un beau fignolage formel, montage et visuel étant à la hauteur, même si par instants j'aurais apprécié une image plus crapoteuse, mais je chipote.

'Fin bref, tout ça pour dire que ce Maniac version 2012 vaut le détour si le genre vous interpelle. En revanche, dans le cas contraire, passez votre chemin !

=> Bande-Annonce [Je vous déconseille fortement de visionner cette BA si vous envisagez d'ores et déjà d'aller voir le film, elle en montre vraiment trop...]

Wednesday, January 2, 2013

Le Lac des Cygnes - Palais des Congrès

Pendant très longtemps je suis resté hermétique à l'univers des ballets, je ne voyais pas d'intérêt à observer des cohortes de danseuses / danseurs, aussi talentueux fussent-ils/-elles, évoluer sur scène. Puis est arrivé le magnifique Black Swan de Darren Aronofsky, lequel m'a fait l'effet d'un uppercut, et je me suis alors promis de tenter l'expérience en live. Ainsi quand j'ai noté mi-2012 que Le Lac des Cygnes allait être joué au Palais des Congrès à la fin de l'année par le Moscou Théâtre Ballet accompagné de l'Orchestre National de Russie, j'ai bien entendu sauté sur l'occasion !

Le jour dit, les lumières se sont tamisées, l'orchestre a sonné la charge, et les rideaux se sont écartés pour libérer la scène. Je me suis alors laissé pénétrer par l'atmosphère sonore, j'ai regardé avec attention les différents tableaux, et je me suis attaché à décrypter les danses et pantomimes qui se déroulaient devant mes yeux.

Le plus gratifiant dans l'histoire a probablement été -comme le livret me le confirma à la fin de la représentation- que j'étais parvenu à correctement saisir la narration, cette histoire d'amour, de duperie et de malédiction. En parallèle de cet aspect narratif, j'ai attentivement observé les pas de danse et certains à l'évidence forcent le respect, je n'ose imaginer la quantité de travail -et de souffrance- qui se cache derrière leur accomplissement d'apparence si facile.

Pour une première tentative j'en suis ressorti éminemment conquis, et j'aimerais bien renouveler l'expérience avec un autre ballet, pourquoi pas Casse-Noisette, toujours de Tchaïkovski, dans un cadre plus prestigieux comme l'Opéra de Paris par exemple. Je verrais bien les opportunités qui se présenteront à moi, mais dès à présent je ne peux qu'encourager celles et ceux d'entre vous qui ont été séduits par le film Black Swan à donner sa chance à un ballet en live !

Y2k+13

Le temps a beau continuer à filer -on est déjà le 02/01-, il en faudrait bien plus pour que je faillisse à la tradition, d'autant que cette nouvelle ère qui s'ouvre devant nous apparaît comme un sursis avant la prochaine Fin du Monde. Savourons donc ces instants supplémentaires qu'il nous est donné de vivre, faisons fi de ces tracas quotidien qui peuvent être nôtres, pensons positif, et roulez jeunesse ! :o)


[© Ze Captain]

Tuesday, January 1, 2013

4h44 Dernier Jour sur Terre

7h58 ce jour-là, le mond... Ah nan, excusez-moi, 7h58, c'était un samedi, et un film magistral. Là on est aux antipodes... Je reprends... 4h44 ce jour-là donc, le monde cessera d'exister. Pourquoi ni comment on ne sait guère, mais le fait est là, soit. La bobine se trouve centrée sur deux New-Yorkais [dont le trop rare Willem Dafoe] qui se préparent à cette interruption du programme de la vie de manière assez résignée, poursuivant leur quotidien comme si de rien n'était (ou presque).

Leurs derniers instants se voient entrecoupés de messages divers, dont des interviews d'Al Gore ou du Dalaï-Lama fustigeant l'irresponsabilité de l'homme vs la nature, d'images non moins diverses de foules portant des bougies ou se révoltant, ce qui donne à l'ensemble un côté assez bordélique, et l'on ne voit pas bien la direction que prend le script, en assumant bien entendu qu'il suive une quelconque ligne directrice. L'ennui pointe assez rapidement le bout de son "e", et l'on se demande quand diable la bobine pourra bien se terminer, interrogation d'autant plus insidieuse qu'aucune ligne temporelle ne nous permet de jauger d'une quelconque progression... Objectivement, l'heure vingt-deux de métrage m'a paru en durer 2h30... :-/

'Fin bref, en conclusion je reprendrais les mots de Première [via la rubrique Critiques Presse sur Allociné] qui assènent que 4h44 Dernier Jour sur Terre "dégage à l'arrivée l'inimitable parfum des nanars auteuristes". Oueps, pas mieux. A éviter donc.

=> Bande-Annonce

Monday, December 31, 2012

Substance Mort - PK.Dick

Après le recueil de nouvelles intitulé Souvenirs dont je parlais il y a peu, je m'étais laissé tenter par ce morceau plus consistant qu'est Substance Mort, placé dans ma PAL quelque temps après avoir vu sa surprenante adaptation ciné, A Scanner Darkly.

[Pitch] Toxico accro à divers dopes mais particulièrement la Substance M, Bob Arctor héberge dans sa maison deux collègues également camés, Jim Barris et Ernie Luckman, auxquel s’adjoignent périodiquement le flippé Charles Freck et Donna, dealeuse sur laquelle Bob a des vues. La vie suit son train train routinier, entre petits boulots / blabatages paranoïaques / séances de défonce, que Raoul Duke et son comparse le Docteur Gonzo du Las Vegas Parano de Hunter S. Thompson n'auraient probablement pas renié.

Mais Bob Arctor est en fait Fred, un agent des stups infiltré dans le milieu toxico, en vue de tenter de remonter la filière de la Substance M. Afin d'assurer la sécurité de sa personne, personne dans l'Administration ne connaît ses traits physiques, ce qui le conduit à une singulière situation quand son supérieur lui demande de surveiller Bob Arctor, lequel est soupçonné de cacher des activités délictueuses. Entre cette opération d'auto-surveillance et les ravages de la Substance M sur son cerveau, Fred / Bob Arctor va peu à peu voir sa vie lui échapper...[/Pitch]

A la différence des autres écrits de PK.Dick, Substance Mort est un roman que l'on pourrait qualifier d'autobiographique, l'auteur ayant pendant un temps été consommateur assidu de drogues diverses et ayant souffert de leurs ravages comme ses camarades à qui il dédie l'ouvrage au travers d'une note située en postface. Le texte nous laisse pénétrer dans le quotidien de ces camés, dans cet univers distordus qui est le leur et au sein duquel les apparences sont plus que jamais trompeuses, la perception de la réalité étant altérée par le prisme des substances illicites.

Au-delà des comportements paranoïaques induits par leur consommation, le personnage de Fred / Bob Arctor se trouve confronté à une profonde problématique de personnalité, venant à douter de ce qui constitue sa véritable nature, de ce qui définit son moi profond, questionnement qui nous traverse tous un jour ou l'autre à des degrés divers. Cette mise en question trouvera une réponse dans la dernière partie du roman, ou plutôt devrais-je dire que nous en aurons de forts indices, tandis que la notion de sacrifice humain pour une cause plus large s'insinuera dans un renversement inattendu.

Substance Mort peut paraître un brin délicat dans sa thématique, mais il n'en demeure pas moins passionnant, et les problématiques qu'il soulève méritent d'être discutées après lecture.

Sunday, December 30, 2012

Le Hobbit : un Voyage Inattendu

Après avoir patienté longtemps, très longtemps, trop longtemps, Le Hobbit est enfin sorti sur nos écrans et j'en ai évidemment rapidement profité.

J'ai objectivement été très heureux de retrouver la Terre du Milieu ainsi que la caméra de ce bon vieux Peter, mais le film m'a un peu laissé un sentiment similaire à celui du livre, c'est à dire une satisfaction globale matinée d'une légère déception en regard de la bonhomie de l'ensemble, aux enjeux bien ternes [spoliation d'un trésor] en regard de ceux du Seigneur des Anneaux [déchaînement du Mal (presque) absolu].Ceci étant, je le dis et je le répète, la satisfaction prévaut tout de même et le divertissement reste à la hauteur.

Ce premier volet ayant vu la troupe menée par Thorïn affronter trolls, gobelins, et autres Wargs, il reste quoi qu'on en dise pas mal de matière pour les prochains volets. Je verrais bien le deuxième introduire Beorn, traiter le passage avec les araignées de la dangereuse Mirkwood puis les Elfes Sylvains, et enfin le troisième se consacrer à la Bataille des Cinq Armées, qui devrait assez dépoter !


[ © Warner Bros. GmbH]

'Fin bref, je ne vais pas m'étendre, je dirais simplement que si vous êtes sensible à cet univers vous n'avez aucune raison de ne pas aller vous faire plaisir ! :o)

=> Bande-Annonce

Saturday, December 29, 2012

Souvenir - PK.Dick

Ayant bien apprécié l'adaptation ciné de la nouvelle Rajustement [=> L'Agence], je me suis laissé tenter par le recueil titré Souvenir, opportunément ressorti pour l'occasion.

Le volume comporte neuf textes, dont deux que l'on peut qualifier de "théoriques" comme cela est proposé en quatrième de couverture. Si ces deux derniers datent de 1964 & 1965, les nouvelles remontent à l'année 1954, elles sont donc contemporaines de leurs consoeurs du recueil Dans le Jardin, mais les surpassent en qualité, ou tout au moins ai-je été plus happé.

La Nazisme et le Haut Château : Ce texte répond à des commentaires émis par des lecteurs du Maître du Haut Château. Le propos de PK.Dick est intéressant, distinguant les actions d'un régime dirigeant des convictions populaires, même s'il ferait probablement grincer ponctuellement certaines dents tant le sujet reste sensible.

La Schizophrénie et le Livre des Changements : Un texte théorique intéressant sur la façon de mener sa vie, sur l'homme en tant qu'individu vs la société qui le contraint, au-delà de l'aspect schizophrénique. Il faudrait que je le relise pour être certain de bien en saisir les subtilités.

Rajustement : La nouvelle à l'origine directe de L'Agence au cinéma, qui prend pour principe le fait que la réalité est en permanence remodelée par des Architectes qui suivent un mystérieux dessein. Présenté de la sorte, je me demande d'ailleurs si dans une certaine mesure ce texte n'aurait pu inspirer Alex Proyas pour son magnifique Dark City... :-?

Interférence : Une illustration de ce que la connaissance même partielle du futur ne peut servir à piloter le présent, pour le cas où d'aucuns en douteraient.

Souvenir : Une nouvelle sans concession qui illustre les dangers de l'uniformisation sous couvert de stabilité sociale... La route de l'Enfer est pavée de bonnes intentions dira-t-on... :os

Progéniture : Un texte qui m'a renvoyé à certaines dystopies, comme par exemple Le Meilleur des Mondes. Il soulève la question de l'éducation de l'enfant, du danger potentiel à la déléguer à des processus trop théorisés débarrassés d'affect, bref il traite du risque de déshumanisation de la société.

Sur la Terre sans Joie : Cette nouvelle se positionne un peu à part de par sa nature plus fantastique -même si Rajustement l'est également dans une certaine mesure-, elle s'articule autour de la thématique des Anges et de la Création, laquelle apparaît comme un travail d'orfèvre guère à la portée de la première entité venue d'outre-dimension. La chute, terrifiante, illustre bien qu'il vaut mieux ne pas jouer à l'apprenti-sorcier dans ce domaine...

Etrange Eden : Ce texte rabat pour ainsi dire le caquet de l'espèce humaine, éminemment arrogante par nature, et cela est ma foi très bien ! ^^

Le Monde de Jon : Une nouvelle illustration du danger intrinsèque des voyages temporels et des inévitables altérations qui en résultent. Si la thématique reste assez classique, le traitement mérite tout de même que l'on s'y arrête.

Ce recueil Souvenir présente donc une petite collection intéressante de textes aux thématiques diverses, qui se révèlent assez plaisants à lire. L'ouvrage peut constituer une porte d'entrée assez commode dans l'univers de l'auteur, probablement bien plus que ce Substance Mort dont je parlerai prochainement.

Cogan : Killing Them Softly

Disons-le sans ambages, Cogan a tout bonnement constitué une excellente surprise ! Derrière une affiche qui pourrait laisser à tort penser qu'il s'agit d'un film de gangster classique porté par la star qui y figure se cache ainsi en réalité un film noir bien sympathique, cynique et désabusé.

La bobine prend pour cadre l'Amérique des déshérités, des laissés-pour-compte, qui se débrouillent comme ils peuvent pour survivre quand ils ne partent pas tout simplement à la dérive, et met leur situation en regard des discours du Président Obama, rassembleurs, fédérateurs, autour des notions de Nation ou d'Unité. Le film ne constitue toutefois pas à mon sens une charge politique quelconque, il se contente de dresser un constat que le personnage de Brad Pitt résume en une tirade cinglante (que je préfère ne pas dévoiler), et je rapprocherais bien ce Cogan du récent -et éminemment recommandable- God Bless America.


[© Metropolitan FilmExport]

D'un point de vue technique, la bobine ménage de sympathiques effets de style [l'état planant de Russel notamment ou encore l'exécution de Markie], et fait la part belle aux dialogues aux travers de séquences que d'aucuns qualifieraient peut-être de bavardes. Elle bénéficie également d'un casting de poids, avec Brad Pitt, James Gandolfini ou encore Ray Liotta, aucun d'entre eux ne tirant toutefois la couverture à lui, preuve que l'on peut encore trouver des interprètes au service d'une histoire.


[© Metropolitan FilmExport]

'Fin bref, une excellente surprise comme je le disais plus haut, Cogan a tout du bon petit film indé stylé, ciselé avec amour, ce qui change des blockbusters insipides ! A voir ! :o)

=> Bande-Annonce

Friday, December 28, 2012

Jack Reacher

Jack Reacher est un film taillé pour Tom Cruise par Tom Cruise, l'énergumène ayant non seulement produit la bobine, mais s'étant en sus attribué le rôle titre. A la base ce n'est pas là quelque chose qui me dérange car si l'homme m'insupporte je trouve néanmoins que l'acteur conserve un talent réel, m'en sont témoins ses performances dans Lions et Agneaux et Magnolia pour ne citer qu'elles. Le problème ici tient en ce que ce qui se déroule devant nos yeux n'a pas vraiment de saveur.

Le pitch aurait pu donner quelque chose d'intéressant s'il avait été développé par une plume moins convenue, les personnages manquent singulièrement de charisme, et l'on n'adhère pas à ces enjeux que l'on peine à identifier... Reste bien à sauver la thématique du personnages de Jack Reacher totalement off the grid ainsi que quelques passages rigolos, mais cela ne pèse pas bien lourd... Bref, ça ferait presque regretter les blockbusters qui pétaradent sans raison, et sûrement une bonne série B qui compense le manque de moyens par la conviction... A oublier ce Jack Reacher, purement et simplement...

=> Bande-Annonce

Sunday, December 16, 2012

Les Cinq Légendes

Je n'avais initialement pas vraiment prévu d'aller voir ce dernier film d'animation en date des studios Dreamworks par peur d'assister à un spectacle pour ados, mais je m'y suis tout de même rendu sur la foi de ces nombreux avis positifs qui m'étaient parvenus aux oreilles... Et j'ai objectivement bien fait de leur accorder ma confiance !

J'ai adhéré d'un bout à l'autre de la bobine, et si vous deviez lui donner sa chance, il n'y aurait pas de raison qu'il en soit autrement pour vous. Le film prend la forme d'un conte (de Nowel pourrait-on presque dire vu la saison, mais plus moderne que traditionnel), qui voit s'affronter une équipe fédérée autour d'un Père Noël rock'n'roll et un sombre Némésis bien décidé à sortir de l'oubli. La narration fonctionne au poil, depuis la mise en place initiale jusqu'à la résolution finale, bien fluide, je ne trouve rien à y redire.


[© Paramount Pictures Germany]

Le script alterne séquences d'action échevelée et moments plus poétiques, il ménage d'impressionnants passages [impliquant les équidés alliés du Némésis notamment] et de réguliers gags [dont le running sur la couleur des robots / oeufs ^^]. L'animation supporte ses évolutions sans ciller, elle brille par sa constante qualité, et j'en ai été impressionné.


[© Paramount Pictures Germany]

Last but not least, si tout les personnages bénéficient d'un bon traitement [avec toutefois un bémol pour la Tooth Fairy], je me dois de mentionner tout particulièrement le Marchand de Sable, excellemment bien rendu, et fort impressionnant quand il se déchaîne ! *_* 'Fin bref, tout ça pour dire que ces Cinq Légendes, c'est vraiment du tout bon ! :o)

=> Bande-Annonce

Sunday, December 9, 2012

Dracula - Bram Stoker

Je crois bien pouvoir dire que cet exemplaire du roman de Bram Stoker était le plus ancien bouquin à avoir intégré ma PAL ! La dernière page précise ainsi qu'il a été "achevé d'imprimer en mars 94" -j'avais dû l'acquérir peu de temps après-, et la quatrième de couverture arbore encore une étiquette de prix orange indiquant "33F00"... Ce prix correspond à 5€ et je me serais attendu aujourd'hui à devoir investir dans les 8€ [texte original + dossier], mais il semblerait qu'il soit disponible à 4.80€ tarif éditeur... Tout n'aurait donc pas augmenté depuis ce temps ?!? O_o Mébon, quoi qu'il en soit, revenons à nos moutons.

La forme du texte de ce célèbre ouvrage m'a longtemps rebuté, pour une obscure raison non identifiée. Peut-être avais-je peur que le style à la croisée du roman épistolaire et des mémoires / pensées ne nuise à la fluidité de l'intrigue, mais a posteriori force est de constater que ces craintes sourdes n'étaient guère fondées.

L'entrée en matière de ce Dracula se révèle très captivante puisqu'elle nous plonge en Transylvanie alors que Jonathan Harker rencontre le Comte pour lui rendre compte des projets d'acquisitions menés en son nom en la Perfide Albion. Une rupture s'opère ensuite tandis que l'on passe aux journaux de deux jeunes femmes, Mina Murray et Lucy Westenra. Cette transition m'a empli de doutes tant la légèreté des écrits manquait de me captiver, mais l'élément surnaturel s'est peu à peu invité, il est sournoisement entré dans la danse par plusieurs biais (le journal du Docteur Seward notamment), avant que ce bon vieux Van Helsing n'arrive enfin pour battre la mesure. A partir de cet instant l'intrigue m'a captivé jusqu'à la dernière ligne.

Deux modestes bémols à apporter toutefois. D'une part le style de l'écriture, assez vieillot dira-t-on ou excessivement soutenu c'est selon, lasse ainsi un peu à la longue, et d'autre part les mots de Mina Murray qui se complaît dans sa position de femme fragile protégée par les hommes forts agacent pour ainsi dire un chouille... Pour être honnête, j'ai presque eu envie de la baffer cette chère Mina. Oueps.

A l'heure du revival du mythe vampiresque au travers de ces ouvrages mielleux pour ados, il était bon de remettre les pendules à l'heure en s'attelant à la lecture de cet ouvrage de référence. Je l'ai objectivement trouvé très intéressant et confirme donc son statut de must read. A noter que l'édition que j'ai lue présente un dossier assez conséquent sur le mythe vampiresque : si j'ai apprécié les nouvelles L'invité de Dracula de Bram Stoker & La Morte Amoureuse de Théophile Gautier, j'ai trouvé le reste un peu barbant, mais je dois reconnaître ne pas être nécessairement très fan des textes à visée encyclopédique.

Argo

A la fin des années 70, la révolution iranienne bat son plein et la population finit par envahir l’ambassade américaine de Téhéran. Six des américains présents sur le site parviennent à s'échapper et trouvent refuge au domicile de l'ambassadeur du Canada. La CIA met alors sur pied une opération d'exfiltration improbable, dont les détails ont été rendu publics sous l'ère Clinton. Argo raconte le montage et l'exécution de ce sauvetage.

La bobine donne un bon aperçu de ce que j'imagine avoir été le climat de l'époque en Iran, et je salue le travail d'immersion opéré par l'acteur-réalisateur Ben Affleck. Le traitement des évènements se veut plutôt réaliste, non sans omettre quelques touches plus légères qui rappellent que l'on est avant tout dans un film grand public. On se trouve ainsi à mille lieues d'une bobine comme Syriana, objectivement moins abordable mais également plus passionnante.


[© Warner Bros. GmbH]

Si Argo se révèle bien mené et si l'on se laisse prendre par l'enjeu de la libération de ces rescapés de l'assaut, j'aurais préféré voir le script prendre une direction plus tendue, mais je comprends tout de même le choix. Il n'en reste pas moins que j'ai apprécié la séance et que je classe ce film dans le haut du panier de ces derniers mois. A voir.

=> Bande-Annonce

Monday, December 3, 2012

Beignets de Tomates Vertes - Fannie Flagg

Je me souvenais avoir trouvé plutôt sympathique le film éponyme, et c'est pour cette raison que je m'étais laissé tenter par ce roman de Fannie Flagg.

Le bouquin entremêle deux arcs, d'un côté une ménagère de quarante ans bien tassés qui se lie d'amitié avec une pensionnaire d'une maison de retraite, et de l'autre la chronique par cette dernière d'un petit groupe d'âmes perdues dans le fin fond de l'Alabama aux alentours de la Grande Dépression.

Le texte accumule des chapitres relativement courts, nous faisant sans arrêt bondir de la fin des eighties à la première moitié du vingtième siècle et vice versa. L'exercice n'est pas fondamentalement déplaisant, hormis que par instants il me semble que l'auteur s'est comme qui dirait emmêlé les pinceaux dans ses dates...

Il m'a fallu un peu de temps avant de me laisser prendre par le récit, et si je l'ai finalement terminé assez rapidement je ne peux pas vraiment dire que j'ai été emballé... Il m'en reste pour ainsi dire un sentiment partagé, à gauche la satisfaction d'avoir lu quelque chose de très humain me serrant étrangement la gorge par instants, à droite la déception d'avoir avalé quelques cinq cents pages qui se sont révélées manquer de consistance...

Peut-être n'étais-je pas dans le coeur de cible sachant que dixit la quatrième de couverture le livre a ému des "millions de femmes" ? :-? Quoiqu'il en soit, n'aimant point rester sur ma faim, j'ai enchaîné avec un petit recueil de Maître Dick. Oueps. \o/

Sunday, November 18, 2012

Frankenweenie

Ce Frankenweenie est un auto-remake de l'auteur, une transposition en stop motion de l'un de ses courts 80's éponyme [que je n'ai pas vu]. On y retrouve la singulière patte de l'artiste, une sympathique ambiance horrifique objectivement classieuse, mais malheureusement la sauce ne prend pas vraiment, j'ai un peu senti le temps passer...

N'était le nom de Tim Burton, j'aurais probablement dit que la bobine manquait de saveur, je suis donc forcé de me montrer moins enthousiaste que la presse et la majorité des spectateurs. Dommage. Néanmoins, l'exercice reste à tenter si vous êtes amateur de l'oeuvre de l'artiste.

=> Bande-Annonce

Sunday, November 4, 2012

Paperboy

Floride, fin des sixties. Ward Jansen [Matthew McConaughey] débarque avec son acolyte d'écriture Yardley Acheman [David Oyelowo] en son bourg natal dans le but de travailler sur le cas Hillary Van Wetter [John Cusack], un chasseur d'alligator en attente de l'exécution à laquelle il a été condamné sur la foi d'arguments douteux. Les deux reporters installent un bureau de fortune dans le garage de la modeste résidence Jansen, louent les services de chauffeur du petit frère Jack Jansen [Zac Efron] et s'appuient sur la présence de Charlotte Bless [Nicole Kidman] qui s'est entichée de Van Wetter au travers d'une torride relation épistolaire.


[© Metropolitan FilmExport]

Paperboy débute donc comme une intrigue d'investigation en forme de lutte contre la justice expéditive du sud, mais ne tarde pas à virer thriller d'ambiance à dominante sulfureuse telle qu'on peut se l'imaginer dans la moiteur des marécages de Floride. La bobine donne lieu à de singulières compositions de la part des acteurs, incluant notamment deux rôles à contre-emploi, Nicole Kidman faisant ainsi voler en éclat son aura de beauté glaciale [in Les Autres, so rhââ lovely] et Zac Efron son image de mignonnet danseur from High School Musical avec son personnage mal dans sa peau. Matthew McConaughey n'est évidemment pas en reste, il évite une redite de La Défense Lincoln, de même que John Cusak avec son redneck que l'on n'aimerait guère croiser dans la cambrousse, qu'il fasse nuit ou même jour...


[© Metropolitan FilmExport]

L'aspect formel m'a également séduit, la réalisation, la bande-son et la photo collent parfaitement à l'ambiance que la bobine instaure, et je peux donc dire que ce Paperboy a constitué une (très) agréable surprise, d'autant plus que je ne l'attendais pas particulièrement. Bref, à conserver dans les tablettes si vous cherchez une idée de film à voir.

=> Bande-Annonce

Thursday, November 1, 2012

Looper

La bobine situe son action dans un futur relativement proche, l'an 2044, et son titre désigne une catégorie de tueurs assignés à l'exécution d'hommes envoyés par une obscure mafia régnant dans un temps plus lointain. La situation de ces Loopers peut sembler confortable, mais leur contrat comporte une clause bien particulière : lorsqu'ils auront dû s'occuper de leur "moi futur", il ne leur restera plus que trente ans tout rond à vivre.

C'est ce qu'il ne tarde pas à arriver à Joe [Joseph Gordon-Levitt / Bruce Willis], l'écueil étant pour ainsi dire qu'il se laisse échapper. Les deux copies d'âges différents dans la nature on aurait pu penser que l'on allait assister à l'habituel paradoxal temporel qui ruine tout le script, mais la singularité (et donc la force) de ce Looper est qu'il parvient à habilement contourner l'obstacle. Cela est d'autant plus notable que je suis assez difficile sur ce point dès que le réalisateur cherche à aborder sérieusement la question, ce qui ne m'empêche toutefois pas d'être ultra-fan de Retour vers le Futur évidemment !


[© Concorde Filmverleih GmbH]

Looper construit son récit de manière équilibrée, n'abusant ni des discussions ésotériques ni des gunfights, tant et si bien qu'il se suit avec un réel plaisir. La progression se fait régulière, le rythme va crescendo jusqu'à un dénouement assez impressionnant, et une dernière scène humaine, à l'image de la bobine finalement.

Bref, ce film a constitué une excellente surprise, et certains blockbusters SF récents devraient en prendre de la graine, suivez mon regard [Total Recall - Mémoires Programmées]... Si vous recherchez un thriller d'anticipation réussi, ce Looper est fait pour vous !

=> Bande-Annonce

Wednesday, October 31, 2012

La Belle Mort - Mathieu Bablet

Cette bédé nous plonge dans un univers post-apocalyptique, une cité en ruine au sein de laquelle rien ne subsiste ou presque. Il y règne une atmosphère de désespoir profond, les trois survivants que l'on suit cherchant un sens à leur existence au temps à l'évidence compté, la nourriture se faisant de plus en plus rare.

Le destin des personnages apparaît scellé, mais le récit glisse peu à peu du simple survival vers une symbolique existentielle étonnamment positionnée sur le terrain de l'envahisseur insectoïde. La peur de la mort, cet état de néant qui nie la vie (à moins que la vie ne nie le néant qui la précède et lui succède, à discuter), se voit ainsi partagée entre humains et insectes ouvriers de la destinée de leur Reine, dont le propos nous échappe.

Le style graphique de l'ouvrage est très agréable, c'est d'ailleurs pour cette raison avant tout que j'ai investi, les couleurs tout simplement magnifiques. On peut néanmoins noter quelques défauts, la patte anguleuse ne se révélant pas toujours heureuse, mais surtout la mise en mouvement des personnages laissant parfois à désirer, ceux-ci donnant de temps à autre le sentiment d'être en apesanteur ou d'effectuer des sauts depuis des hauteurs à l'évidence incompatibles d'une survie humaine à réception...

Ceci étant la lecture s'avère très plaisante, et je sens que je vais relire cette bédé dans un futur proche... Bonne pioche donc ! :o)

-----
Nota : Cette lecture s'intègre dans le Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique qui finalement a été prolongé, alors autant en profiter ! \o/

Bachelorette

Bachelorette, c'est l'histoire de trois copines de lycée dévergondées, les B-faces qui se trouvent conviées au mariage d'une quatrième qui à l'époque leur servait un peu de tête de turc en raison de son embonpoint. La bobine présente une tonalité plutôt grave en dépit de ce que l'affiche laisse augurer, et l'humour un aspect agréablement cynique et amer.

Ce faisant j'ai tout de même eu le sentiment que le film hésitait entre les genres, tantôt comédie à la Paul Feig, tantôt introspection à la Galt Niederhoffer, sans toutefois parvenir à trouver ses marques. Avec un peu plus de ciselage, la pierre brute aurait probablement pu donner un excellent objet du genre, mais on n'en aura jamais le coeur net. A tenter uniquement si les bobines des deux réalisateurs précédemment cités vous parlent.

=> Bande-Annonce

Tuesday, October 30, 2012

Nous Autres - Eugène Zamiatine

Cet ouvrage prend la forme du carnet de notes d'un homme du futur, D-503, rouage parmi tant d'autres d'une société au sein de laquelle les individualités sont gommées. Tous les êtres vivent au rythme de règles établies pour le salut de l'Etat, ils ne sont guère plus que des fourmis ouvrières au service d'une raison qui les dépasse. Tout, absolument tout se trouve codifié, depuis l'emploi du temps strict jusqu'au nombre de mastications pendant le repas, la productivité étant la clé.

Les fourmis résident dans des habitats de verre, lesquels interdisent toute intimité, hormis pendant l'acte sexuel également mécaniquement minuté pendant lequel les rideaux tombent. Si l'une d'entre elles devait sortir du rang, elle pourrait compter sur ses pairs pour se voir remettre dans le droit chemin via des dénonciations aux Gardiens, sorte de police politique en charge de mettre de l'huile dans les rouages.

C'est dans ce contexte que D-503 commence à se poser des questions sur la vie qu'il mène, sur la condition de ses semblables, bref il développe un sens critique, gangrène objective dans le corps de cet état omnipotent qui projette d'exporter son bonheur raisonné à travers la galaxie. Pire encore, l'homme développe d'étranges sentiments pour une singulière jeune femme, I-330, cette chose irrationnelle qu'est l'amour, grand ennemi de la raison, et D-503 se rendra bientôt compte qu'il n'est en fait guère le seul dans ce cas...

La progression des réflexions de ce D-503 est intéressante même si le texte se révèle globalement un peu austère à lire. Peut-être faut-il y voir l'influence de cette plume russe des 20's, qui visait au travers de son récit les dérives prévisibles du stalinisme ? Quoiqu'il en soit, cette dystopie conserve cette force caractéristique du genre littéraire, et peut se targuer d'avoir influencé (pour ne pas dire inspiré) George Orwell pour son 1984 et Aldous Huxley pour son Meilleur des Mondes, ce qui n'est pas rien. Nous Autres d'Eugène Zamiatine se pose donc en must read du style.

Pour terminer, une citation de l'auteur Eugène Zamiatine (via la préface de mon édition), à méditer :

"Le monde se développe uniquement en fonction des hérésies, en fonction de ceux qui rejettent le présent, apparemment inébranlable et infaillible. Seuls les hérétiques découvrent des horizons nouveaux dans la science, dans l'art, dans la vie sociale; seuls les hérétiques, rejetant le présent au nom de l'avenir, sont l'éternel ferment de la vie et assurent l'infini mouvement en avant de la vie."

Ted

La bande-annonce m'avait laissé un brin circonspect, je ne savais trop si je devais m'attendre à une grosse farce potache ou bien à quelque chose de plus subtil, et je suis finalement allé voir ce film sur la foi de bons échos.

La séquence d'ouverture place le curseur sur un terrain que je n'avais pas envisagé, celui du conte, en faisant preuve d'un humour agréablement grinçant. La bobine suit alors son cours, déroulant une histoire suivant le gros fil rouge du passage de l'enfance à l'état adulte (ce qui prendra évidemment une signification différente pour chacun de nous). On évite la comédie lourdingue (à l'exception malheureusement de l'inévitable gag scato, bien que furtif), l'ensemble se révèle même assez plaisant et léger, avec un sympathique gag autour de Flash Gordon.


[© Universal Pictures International France]

Je considère donc que cela a finalement été une bonne pioche, mais je me dis que cela aurait pu être bien plus fun si le projet avait été confié à ces deux bons geeks de Simon Pegg et Nick Frost [Paul powah !]. Bref, ce Ted ne casse pas trois pattes à un canard, mais il permet tout de même de passer un sympathique moment en salle, ni plus ni moins.

=> Bande-Annonce

Monday, October 29, 2012

Savages

A vrai dire je ne sais trop quoi penser de ce Savages... Le film tourne autour du trio formé par Ben, un botaniste peace & love qui a mis au point une variété de cannabis très prisée, Chon, un ancien commando de l'armée US, et enfin Ophélia, une gosse de riche qui se donne aux deux hommes. Lorsqu'un cartel mexicain souhaite prendre des parts dans le business botanique des deux potes, ces derniers optent pour une retraite en douceur, mais ledit cartel ne l'entend point de cette oreille et kidnappe Ophélia pour leur faire entendre raison. Ben & Jerry, euh pardon Chon, ne l'entendent eux-mêmes point de cet appendice auditif, et rentrent dans le tas. Voilà pour le pitch.


[© Pathé Distribution]

Côté acting, rien à redire, j'ai trouvé les personnages tous relativement bien campés, avec un mention particulière pour Benicio Del Toro, terrible en homme de l'ombre du cartel, et Salma Hayek, en baronne de la drogue absolument impitoyable. Blake Lively a pour sa part un rôle un peu fantôme, mais sa plastique s'en tire bien dira-t-on.

Côté scénario, cela commence à pécher, car l'ensemble est tout de même un peu léger. La minceur du script se voit d'ailleurs camouflée par de clinquants effets de réalisation, de style un peu discutable, et le rendu se révèle tout de même assez bordélique. A la sortie, il n'en reste à vrai dire pas grand-chose...

Ce film me fait objectivement regrette le Oliver Stone de Platoon, Tueurs Nés ou encore JFK. Encore un film à mettre aux oubliettes, un de plus cette année, et ça commence à faire beaucoup.

=> Bande-Annonce

Sunday, October 28, 2012

Skyfall

Bon, que dire donc de ce Skyfall ? Tout d'abord, je n'ai que très peu suivi la genèse de ce film et c'est avec beaucoup d'espoir que je me suis rendu en salle, la faute à cet engouement quasi-unanime dans les médias.

A posteriori je me demande si j'ai vu la même bobine que les critiques en projo presse, car j'ai trouvé ce volet bondien pour le moins bancal. Mes doutes ont commencé à poindre lors de la séquence d'ouverture, pétrie de défauts, de soucis d'unité temporelle aux plans trop serrés sans oublier le hachage de l'action par les scènes du PC londonien qui auraient pu se jouer en voix off. Ca commençait bien...


[© United Artists, Columbia Pictures]

La suite n'est qu'une succession de raccourcis et de facilités, difficile de véritablement adhérer, il manque cette classe bondienne qui fait que les volets plus anciens se laissent toujours regarder avec plaisir. Ici, n'étaient les mentions de 007 et du MI6, il pourrait s'agir d'un actioner assez quelconque...

'Fin bref, tout ça pour dire qu'il est (fort) probable que je passe mon tour la prochaine fois...

=> Bande-Annonce

Monday, October 22, 2012

God Bless America

God Bless America, titre éminemment ironique s'il en est, la bobine dressant un constat amer & désabusé sur la société américaine, mais qui peut dans une mesure certaine s'appliquer à notre Hexagone. Elle illustre son propos par le biais de Frank, homme divorcé et détesté de sa fille, viré de son boulot sous un prétexte fallacieux, insomniaque pour cause de mauvais voisinage, et accessoirement atteint d'une tumeur cérébrale... Ecoeuré devant l'absurdité du monde dans lequel il vit, immergé dans un univers télévisuel de connerie débilitante, un monde réel où tout le monde se contrefout de son prochain, complètement aculé, Frank décide de supprimer une lycéenne peste gâtée pourrie par ses parents et se prostituant médiatiquement...

En accomplissant cet acte il rencontre Roxy, une ado émerveillée par ce geste singulier et qui décide de l'accompagner. Le duo flingue alors à gauche à droite des âmes non moins gâtées que celle de la lycéenne, et leur désarroi tombe à son plus bas quand ils réalisent que les médias n'approfondissent pas le moins du monde leurs exécutions et se contentent à chaque fois de verser dans des thématiques racoleuses, surfant subjectivement sur la vague de la peur de l'autre. Le traitement objectivement trash de ce constat désabusé opéré par Frank se révèle assez jouissif, même si l'on ne rit que jaune en pensant que ce monde qu'il dépeint n'est jamais que celui qui nous attend à la sortie...

Je pense que je reverrais dès que possible ce film cynique, au côté trash amoral agréablement assumé jusqu'au final, et que je me délecterais à nouveau notamment de ce monologue de Frank envers son collègue de cubicle visiblement dépassé. Une très sympathique surprise que cette bobine donc, à voir !

=> Bande-Annonce

Sunday, October 21, 2012

Shining - Stephen King

Voilà encore un ouvrage qui a dormi bien longtemps dans ma PAL [pas autant ceci dit que le bouquin que je viens de débuter ^^], et dans lequel j'avais investi après en avoir vu la bobine adaptée. Une étrange et brumeuse forme de réticence m'avait retenu de lire ce Shining jusqu'à récemment, sans explication évidente, mon expérience avec l'oeuvre de Stephen King se cantonnant à deux bouquins (et moults adaptations ciné & tévé certes), le très sympathique La Ligne Verte lu en feuilletons à l'époque (type de publication dont je raffole) et ce It tenté en VO dans ma jeunesse et abandonné pour cause de vocabulaire inconnu trop abondant... Quoiqu'il en soit, j'ai tout de même fini par me mettre à ce Shining, histoire d'aller de l'avant.

Pour ceux qui ont vu le film éponyme de Stanley Kubrick, on en retrouve bien la trame principale, mais le roman met l'accent sur le background des personnages. Plus qu'une simple histoire de possession maléfique, Shining se révèle ainsi explorateur d'une cellule familiale en déliquescence, d'un couple au bord de la rupture dont l'unité déjà disloquée ne tient plus qu'à un fil bien ténu. L'hôtel en tant qu'hôte maléfique apparaît alors comme un simple catalyseur, certes extrême, d'une catastrophe annoncée.

Les thématiques abordées (l'alcoolisme, le devoir familial, les actes manqués, le pardon,...) dépassent le cadre réducteur et préconçu que j'avais imaginé à cause de la bobine, et cela est plutôt une bonne chose. Ce faisant toutefois, le texte ne se révèle paradoxalement pas vraiment palpitant, il prend bien trop son temps, et les quatre cents premières pages m'ont ainsi semblé bien longuettes. L'action se débloque brusquement dans les cent cinquante dernières et l'ont se retrouve un peu frustré de la résolution si rapide. J'ajouterais que la frustration fut double pour moi puisque les 15 dernières pages manquaient de mon édition, et que j'ai dû aller terminer ma lecture en boutique... :os

'Fin bref, cette lecture n'a au final pas vraiment été plaisante... Peut-être mon plaisir a-t-il été confisqué par le fait d'avoir vu la bobine auparavant, je ne sais pas... Ce qui est certain en revanche c'est que je ne retenterai pas un King à court terme...

Friday, October 19, 2012

Neuromancien - William Gibson

Ce roman étant réputé comme le bouquin fondateur du mouvement cyberpunk, je l'avais inscrit dans la liste de ces "must read", mais il n'avait jusqu'à récemment pas résisté au test de la première page. Je me suis néanmoins motivé, et j'ai plongé de toutes mes forces dans cet univers singulier.

Neuromancien n'est objectivement pas un roman facile d'accès, le ticket d'entrée se révèle assez onéreux. William Gibson y propose un univers sombre, pétri de références qui lui sont propres mais qu'il se contente de distiller à mesure que le texte progresse, charge au lecteur de collecter les bribes d'informations pour se constituer une vue d'ensemble consistante. Il convient de noter que la tâche ne se voit pas facilitée par l'utilisation récurrente de l'ellipse, la lecture se doit ainsi d'être bien attentive !

Dense est ce roman, et l'on ne peut qu'être impressionné par la richesse des thématiques abordées, de la matrice (Matrix n'a rien inventé) aux implants bioniques, de l'intelligence artificielle aux drogues de synthèse, en passant par la vie spatiale, la génétique et j'en passe. J'étais un peu sceptique initialement quant à la possibilité de représenter de manière convaincante cette "matrice" et les incursions de hackers en son sein, mais l'auteur s'en est admirablement tiré, chapeau bas.

Neuromancien date du milieu des 80's et je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt, même si je pense que je serais à l'époque passé à côté du fond de ce texte. Quoiqu'il en soit, vu d'aujourd'hui ce roman mérite à mon sens sa réputation, et l'on doit s'y attarder si les thématiques cyberpunk nous interpellent !

Tuesday, October 9, 2012

Le Magasin des Suicides

Ce Magasin des Suicides est l'adaptation d'un roman éponyme de Jean Teulé dont j'avais entendu dire le plus grand bien. Ces échos positifs ont à l'évidence pesé dans la balance pour mon déplacement en salle obscure, et la bande-annonce plutôt aguicheuse n'était pas en reste. Au final cette adaptation ne transforme toutefois pas vraiment l'essai...

Certes l'ambiance humour macabre est globalement sympathique, certes le style graphique a un charme certain, mais le film ne se trouve pas le moins du monde captivant, la faute à des chansons pas très palpitantes et un scénario pas vraiment développé. Déception donc, pas la peine d'y passer plus de temps. Next.

=> Bande-Annonce

Sunday, October 7, 2012

MdA 2012 - 1 Evening - 5 Pics

Petite sortie au Mondial de l'Auto en charmante escorte jeudi dernier, une foule raisonnable, bien plus qu'il y a deux ans. J'aime bien me promener dans ce salon, même si je ne suis pas motorisé, notamment pour me rincer l'oeil sur les voitures d'exception. Petite mosaïque synthétique là-encore, agrémentée de quelques commentaires.



Dans l'ordre z-esque habituel :
  1. Honda avait installé un petit stand retro 70's pour sa Civic, et j'ai évidemment apprécié la chose. Je ne saurais trop dire pourquoi mais je garde une certaine nostalgie du design de cette époque que je n'ai pas vraiment vécue.
  2. J'ai toujours été fan des modèles sportifs de chez Renault, depuis l'époque Williams. J'avais d'ailleurs eu l'occasion de tester (en tant que passager) une Clio Williams et l'accélération sur la bretelle d'autoroute m'avait bien fait triper. Cette version RS me reste sympathique même si de profil elle perd son individualité tant on dirait sur l'arrière une petite Mégane. D'ailleurs, quand on y regarde bien, les modèles citadins "grand public" de série donnent tous l'impression de se pomper les uns les autres... Cette consanguinité voituresque m'attriste un peu... Osez donc messieurs les designers, osez !
  3. Le stand Austin m'a bien diverti, j'aime assez ces voitures sportives citadines, même s'il faut reconnaître qu'avec les nécessaires options de customisation qui salent objectivement la note il s'agit là plutôt d'un jouet bobo qu'autre chose.
  4. Côté voiture inabordable pour le péquin lambda, la Ferrari California se pose bien, mais je la trouve juste magnifique, sobre et élégante.
  5. Et tant qu'à rêver, autant sortir la carte de Mac Laren P1, objet sportivement agressif que je testerais bien sur piste ! \o/

Saturday, October 6, 2012

Château de Versailles 08/2012 - 1 Day / 6 Pics

Au milieu du mois d'août dernier, quelque temps après mon escapade du côté de Fontainebleau, je me suis projeté dans l'univers doré de feu Louis Croix Bâton Vé. Petite mosaïque synthétique donc, comme il se doit.


[© Ze Captain]


Quelques commentaires dans l'ordre z-esque habituel :
  1. En l'honneur de son Roy éponyme, l'astre solaire avait décidé de briller de milles feux ce jour, mettant agréablement en valeur la pierre restaurée.
  2. A l'accueil, avant même ce grand portail doré, Sa Majesté Lui-Même nous accueillait, fier cavalier au port altier, sur son fidèle (ou pas) destrier. N'empêche, il a là la classe !
  3. Deci delà, quelques statues émaillaient le parcours, telle celle de Nicolas Catinat de la Fauconnerie, Maréchal de notre Belle France. Je dois avouer être assez amateur de cet art en volume, et j'aurais bien emporté l'une des pièces en question pour ornementer un coin de ma tanière. Oueps.
  4. Je pensais initialement que le style intérieur de l'ancien Pavillon de Chasse devenu Palais gigantesque allait manquer de me passionner, mais je me suis en fait trouvé littéralement subjugué par la qualité de ces fresques ornant salles et couloirs en continu. Seul élément frustrant, ne pas avoir toutes les clés pour les décoder, même si le guide audio en fournissait tout de même quelques-unes.
  5. Parmi les peintures exposées dans le lieu, j'ai eu un réel coup de coeur pour celle-ci, au nom qui m'échappe, magnifique mise en abîme comme je les aime, peintre peint peignant un portrait sur base d'une oeuvre déjà réalisée. Magnifique. J'aime, que dis-je j'aime, j'adooooore ! Tiens d'ailleurs, Arsène, si tu passes par là... ^^
  6. Last but not least, les jardins, immenses, très agréables en cet après-midi ensoleillé, très agréable conclusion agrémentée de délicieux sorbets à cette sympathique journée ! :o)

Friday, October 5, 2012

Rêveurs

Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis.

- Edgar Allan Poe


[via]