Sunday, April 28, 2013

Iron Man 3

Après avoir lutté au côté des autres Avengers contre une invasion extra-terrestre, Tony Stark en reste quelque peu chamboulé et se consacre au perfectionnement de ses gadgets. Lorsqu'une menace terroriste d'ampleur se fait jour, le multi-milliardaire inconséquent défie celui qui se fait appeler Le Mandarin en lui donnant... Son adresse.

Bien évidemment le domicile de l'inventeur subit une attaque nourrie qui le détruit complètement, et Tony Stark se retrouve in extremis en plein Tennessee, sans armure fonctionnelle. Après un démarrage poussif les choses semblent alors s'accélérer un peu, mais la vitesse de croisière n'atteint jamais de sommets. Il y a certes des ingrédients sympathiques [Le Mandarin, les répliques qui font mouche], mais la sauce ne prend pas, même la séquence finale (difficilement lisible) de baston entre les super-soldats & les jouets de Tony Stark ne rattrape rien.

A vrai dire j'ai un peu eu le sentiment de me trouver devant un divertissement un peu quelconque, seule la séquence post générique valant vraiment le coup. Déception vous avez dit ? Oui, je crois bien.

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Oblivion

En dépit du fait que cet Oblivion a été réalisé par celui qui a commis cette abomination de TRON - L'Héritage, je me suis rendu en séance avec espoir, les bobines de SF ayant une fâcheuse tendance à se faire bien trop rares à mon goût.

Le film se situe dans un futur relativement proche, et prend pour cadre une bien dramatique situation pour notre Belle Bleue : suite à une longue lutte contre un envahisseur d'outre-espace, la Terre est ainsi ravagée, l'Humanité a été évacuée dans une lointaine colonie, et une opération de récupération de ressources terrestres est en cours.

Jack Harper [Tom Cruise, qui n'en fait pas trop] intervient dans le cadre de ce dernier point, en tant que technicien en charge de la maintenance de drones. Il exerce sa charge routinière dans une zone délimitée, et vit ses repos dans une base en altitude, à l'écart des zones dangereuses. Sa mission touche à sa fin, et la promesse de rejoindre leurs pairs offre à sa compagne technicienne et lui-même un espoir salutaire, mâtiné de nostalgie puisqu'il faudra quitter la Terre nourricière.


[© Universal Pictures Germany]

La routine se voit toutefois perturbée lorsqu'un vaisseau s'écrase dans la zone dévolue à Jack Harper. Ce qu'il trouve à l'intérieur des décombres couplé au comportement des drones qu'il entretient amène le technicien à voir sa réalité sous un angle nouveau. Le retournement de situation, s'il n'a rien de bien neuf, se voit tout de même correctement traité et s'ancre tout entier dans une intéressante thématique SF que j'ai suivie avec plaisir.

Quand je dis qu'il n'y a rien de bien neuf, c'est que les thèmes / ressorts considérés ont déjà été utilisés au ciné comme dans des séries telles que Au-delà du Réel, l'Aventure Continue. Je préfère toutefois ne pas détailler plus avant, au risque de gâcher votre séance pour le cas où vous décideriez de lui donner sa chance.

Il manque un je-ne-sais-quoi pour faire de cet Oblivion une bobine définitive, mais j'y ai passé un bon moment... What else ?!? :o)

=> Bande-Annonce [La BA en montre beaucoup, à vous de (la) voir, ou pas.]

Sunday, April 21, 2013

Effets Secondaires

Effets Secondaires nous emmène dans les dédales tortueux de la médecine psychiatrique au travers de la relation entre le docteur Jonathan Banks [Jude Law, impeccable] et sa patiente Emily Taylor [Rooney Mara, parfaite]. Ce qui allait je pensais être réquisitoire contre les pratiques du milieu s'est révélé thriller implacable, remarquablement maîtrisé, et ménageant son lot de renversements de situations.

Si l'on peut ponctuellement ressentir une légère baisse de rythme, la bobine se montre suffisamment intriguante pour que l'on n'en fasse pas une montagne et que l'on se laisse porter par la machiavélique machinerie. Ce film est une nouvelle preuve de ce que Steven Soderbergh sait surprendre et qu'il mérite que l'on garde un oeil sur lui, à l'instar de Rooney Mara et Jude Law évidemment. Bref, une excellente surprise, inattendue, et cela est ma foi fort appréciable.

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The Grandmaster

Le Temps est quelque chose d'éminemment troublant. Impalpable par essence, il s'impose néanmoins parfois à nous au travers d'effets tangibles, telle cette séance de The Grandmaster qui m'a semblé durer une éternité.

Wong Kar-Wai propose un film un peu bazardélique dans lequel je ne suis pas du tout rentré. J'ai eu du mal à cerner ce qui constituait réellement l'arc principal [Ip Man, Gong Er, ou même La Lame], et même à m'y retrouver entre ces personnages pourtant pas si nombreux. Le style visuel du réalisateur confère une touche esthétique globalement pas désagréable, mais les plans serrés empêchent de profiter des chorégraphies exécutées dans les combats.

Bref, une déception que cette bobine, et je me demande bien en quoi ce fichu singe qui fait la révérence en regardant en arrière peut bien receler le secret absolu de la Maison Gong. Ca, ça va me troubler un bon moment. Oueps, farpaitement.

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Sunday, April 14, 2013

Darwinia - Robert Charles Wilson

Après l'excellente lecture qu'a constitué Une Seconde Après de William R.Forstchen, j'ai décidé d'effectuer un crochet SF avant d'entamer le prochain ouvrage d'essence post-apo en attente dans ma PAL, et Darwinia a donc atterri sur ma table de chevet.

Le roman débute comme une uchronie et fait l'hypothèse qu'en mars 1912 l'Europe se voit subitement remplacée par un continent aux contours semblables, mais à la faune et la flore relativement inhospitalières. A l'époque où science et technique sont en plein essor, la religion trouve dans le phénomène un regain de vigueur, les tenants du miracle divin se comptant par légions.

Huit ans plus tard, une expédition est organisée pour remonter le Rhin et tenter de pénétrer au coeur de ce nouveau continent sauvage, objet de luttes politiques pour la possession de ses potentielles richesses. Ce point laissait augurer d'une sympathique fresque d'aventure exploratoire, mais le texte a pris une direction inattendue, déroutante, qui m'a un peu laissé sur ma faim en dépit de son indéniable originalité.

Il m'est aujourd'hui assez difficile de rendre compte de cette lecture car je ne suis objectivement pas rentré dans le texte. J'ai trouvé la progression de l'intrigue relativement poussive, et l'interlude hétéroclites, qui si elle prend sens bien plus loin a achevé de sceller à mes yeux l'herméticité du bouquin.

L'arc principal -celui de la dite expédition- se voit pollué par deux confrères secondaires qui le hachent, et l'on n'accueille qu'avec une relative froideur les informations contextuelles qu'ils véhiculent. Bref, on ne bénéficie même pas d'un semblant de souffle épique, et j'ai comme qui dirait souffert pour parvenir au terme du roman, même si la dernière partie m'a tout de même interpellé.

A posteriori je ne suis pas vraiment certain d'avoir un avis définitif sur le texte, mais je regrette que l'originalité qui le sous-tend n'ait pas été mieux servie, par une narration fluide et des effets de style plus discrets. Bref, une lecture en demi-teinte, penchant plutôt vers la déception et la catégorisation de ce Robert Charles Wilson en auteur à éviter, tout au moins tant que j'aurais autre chose à me mettre sous la dent. Oueps, carrément.

Saturday, April 13, 2013

Warm Bodies

Je dois avouer que la première fois que j'ai entendu parler de ce projet je me suis montré assez dubitatif... J'imaginais en effet une bluette mielleuse pour adolescents, à la Twilight pour ne pas le citer, mais je me suis finalement laissé tenter après qu'un trailer ait sympathiquement su éveiller positivement mon attention...

Si l'intrigue se montre un chouille légère dira-t-on, l'ensemble fonctionne plutôt bien et la séance s'est au final révélée assez plaisante. La bobine se déroule sous le patronage de l'humour, parfois ironique, avec une voix off qui je pense fait la différence. Une bonne surprise que ce Warm Bodies, agréablement divertissant, une romcom décalée qui sait même séduire les fans de films de zombie hardcore comme moi, et ça, c'est pas rien !

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Sunday, March 17, 2013

Le Monde Fantastique d'Oz

Cette bobine de Sam Raimi se présente comme un prequel au roman de Lyman Frank Baum [que je n'ai pas lu] et son adaptation ciné de Victor Fleming [dont je n'ai qu'un vague souvenir]. Elle narre donc l'arrivée du Magicien au Pays d'Oz, et son affrontement avec les méchantes sorcières du lieu, accomplissant ainsi la prophétie attendue par les sujets du Royaume.

Le générique du film est une petite merveille, d'une magnifique stylisation rétro noir et blanc, la 3D générant un sympathique effet de plongée dans l'écran. La séquence d'ouverture continue sur le même tonneau, bien enlevée, agréablement mise en image, propulsant cet illusionniste de cirque sans grande morale d'Oscar Diggs vers le dit Pays d'Oz.


[© The Walt Disney Company France]

Ce dernier apparaît dès les premiers instants enchanteur, la présence de Mila Kunis ajoutant évidemment au charme, mais la frénésie de l'ouverture se calme, beaucoup, trop, et le développement m'a semblé manquer de peps. Il manque à la bobine ce je-ne-sais-quoi de liant qui captive l'attention, ingrédient subtile semblable à de la poudre de perlimpinpin, ésotérique mais néanmoins essentiel. Ceci étant, le film présente de beaux passages, la découverte du village de porcelaine notamment ou encore le climax de séquence finale de prestidigitation.


[© The Walt Disney Company France]

La technique est irréprochable, le seul bémol tenant en cette 3D qui m'a semblé inutile hormis pour la séquence titre mentionnée précédemment, et les prestations des interprètes sont objectivement carrées, celle de James Franco en tête. Bref, en dépit de ce contraste apporté par le fait que la bobine ne m'ait pas happé, ce Monde Fantastique d'Oz reste un sympathique divertissement, pas ultime, mais il serait dommage de faire la fine bouche, surtout en ces temps de Printemps du Cinéma.

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Wadjda

Wadjda habite la capitale saoudienne, et comme toutes les jeunes filles de son âge se voit soumise à des règles de vie très strictes dans ce Royaume où la femme ne jouit pas pour ainsi dire d'une liberté absolue. D'un tempérament rebelle, l'adolescente porte des baskets et écoute du rock, ce qui ne la met pas vraiment dans les papiers de sa directrice d'école. Comble du comble, elle se prend d'envie pour un vélo, afin de pouvoir battre à la course son copain Abdallah, et entreprend de participer à un concours de récitations coranique pour récolter la somme requise...

J'ai trouvé le personnage de Wadjda très attachant, sorte de petite bouffée d'espoir au sein de ce pays où tant reste à faire. La bobine donne en filigrane de nombreux indice sur la condition féminine au sein du Royaume, n'épargnant pas les contradictions de cette société que l'on pourrait qualifier de société des apparences. La rigueur morale et religieuse en apparaît ainsi toute relative, et l'on se demande ce qu'il manque pour qu'un mouvement réformateur ne s'enclenche... Peut-être la société se voit-elle verrouillée de fait, chaque tête qui dépasse se trouvant immanquablement coupée, peut-être vit-elle dans une sorte d'équilibre de la terreur similaire dans l'idée à celui de la République de Grande Asie in Battle Royale de Koushun Takami ?

Quoi qu'il en soit, Wadjda me semble être une sympathique bobine à ne pas louper. Oueps.

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Sunday, March 3, 2013

How to Become a Parisian in One Hour - Olivier Giraud

Il y a deux semaines je suis allé voir ce One Man Show d'Olivier Giraud, dont les échos étaient très favorables, et je dois dire que je n'ai pas été déçu !

L'humoriste brocarde les parisiens et leurs habitudes -ou plutôt "travers" devrais-je dire-, mais n'oublie pas les touristes qui aussi en prennent pour leur grade, en regard notamment de leur vision éminemment idéalisée de la capitale française. Le spectacle a ceci de singulier qu'il se déroule dans la langue de Shakespeare, mais rassurez-vous, l'accent objectivement franchouillard laisse le texte facilement accessible aux spectateurs non bilingues.

J'ai beaucoup aimé l'idée de ce cours de "parisianisme pour les nuls", et je crois que tout le monde peut l'apprécier, sans distinction d'origine géographique. L'humeur est bon enfant, la salle accueille des nationalités variées, l'humoriste en est à plus de 600 représentations, et le spectacle va à compter de ce mois se jouer ponctuellement à Londres. Bref, un sympathique moment de détente, au succès mérité, que je recommande ! :o)

Une Seconde Après - William R. Forstchen

Après l'excellente découverte qu'a constitué La Voie du Sabre de Thomas Day, j'ai opté pour une lecture post-apo, ceci afin de ne pas rester trop longtemps sur la déception de la précédente, Ces Choses que Nous n'Avons pas Vues Venir de Steven Amsterdam. Grand bien m'en prit, car ce livre de William R. Forstchen est tout simplement percutant, il nous conduit à réaliser que notre condition d'homo modernus ne tient qu'à un fil bien ténu...

Imaginez, vous êtes tranquillement chez vous à préparer la soirée d'anniversaire de votre fille, et une panne d'électricité survient. Vous attendez, attendez, mais la Fée Electricité ne daigne pas pointer le bout d'une étincelle. Vous sortez dans votre jardin, et vous n'entendez rien d'autre que le silence : plus de bruits de fond sur l'autoroute, plus d'activité visible dans la ville en contrebas... Vous tentez de démarrer votre voiture, mais elle semble plongée dans une bien étrange léthargie... C'est exactement ce qu'il arrive à l'enseignant du supérieur John Matherson, résidant de la petite bourgade de Black Mountain, perdue à l'ouest de la Caroline du Nord.

Aucune amélioration ne se faisant jour le lendemain, l'ex-colonel se rend en centre-ville et constate que l'équipe municipale n'a aucune information sur ce qu'il se passe, le bourg est comme coupé du monde. Rapidement, John Matherson en vient à échafauder une théorie, à la probabilité plus que faible, mais les signes sont pourtant bien là... Le territoire des Etats-Unis a dû être victime d'une attaque IEM, cette explosion en altitude d'une bombe H grillant les moindres circuits électriques / électroniques.

Cette conséquence peut sembler anodine, mais quand elle impacte un très large territoire, les implications dépassent le cadre des perturbations causées par une simple panne de courant. Immédiatement, le confort se trouve altéré, mais à très court terme le quotidien prend de fâcheux airs de survie : la nourriture vient rapidement à manquer, de même que l'eau potable qui n'est plus pompée des réservoirs naturels, les sanitaires ne fonctionnent plus, et l'absence de moyen de locomotion rend toute opération de ravitaillement très délicate. Quand bien même peut-on se rendre dans une zone commerciale, les moyens de paiement ne fonctionnent plus, les denrées fraîches périssent à vue d'oeil, les stocks de médicaments s'amenuisent plus vite que de raison... Les plus faibles en pâtissent sans délai, les hôpitaux ne sont plus en mesure d'assurer les soins, l'individualisme prend le dessus et la société se désagrège plus que de raison...

William R.Forstchen décrit avec une précision clinique l'enchaînement de ces conséquences, ce qui dénote un sérieux travail de documentation. L'auteur se montre didactique dans son exposé, et il a le bon goût de mettre globalement l'accent sur la réflexion plus que sur l'action, certaines ellipses étant à mon sens bienvenues [la confrontation sur l'autoroute notamment]. J'ai trouvé le roman captivant, immersif, et d'autant plus saisissant que la menace exposée apparaît bien réelle.

Cet ouvrage trouve donc selon moi sa place en haut de la pile des textes à thématique post-apo, et je le recommande chaudement à tous les amateurs du genre, mais aussi aux autres !

Die Hard : Belle Journée pour Mourir

Ce cinquième opus mettant en scène John McClane tient plus du simple rail shooter que du bel exercice de style. Le scénario balistique repose sur des ressorts éculés, des retournements émoussés, et ne présente donc rien de bien neuf. Quelques clins d'oeil sont certes sympathiques, mais l'ensemble ne parvient pas à éveiller cette fibre nostalgique que Expendables 1 & 2, voire même Red, excitaient avec force sympathie.

Cela n'est pas un secret, Die Hard : Belle Journée pour Mourir a été motivé uniquement par l’appât du gain [l'acteur principal ne s'en est d'ailleurs pas caché en interview], et si elle ne tire certes pas sur la corde avec ses 1h36, cette bobine me semble objectivement le signe qu'il faut laisser cette franchise tranquille une bonne fois pour toute. Oueps.

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Saturday, March 2, 2013

Flight

Après trois jours d'escale bien arrosés et assez stupéfiants (ah ah), le commandant Whip Whitaker [Denzel Washington] prend les commande du vol 227. Alors que débute la descente, un incident mécanique contraint l'avion de ligne à plonger en piqué. Whip entreprend alors une manoeuvre osée, délicate, mais qui au final permet à l'avion de se poser en limitant les dégâts tant au sol que parmi passagers & membres d'équipage. Toutefois, 6 âmes ayant péries, un responsable devra immanquablement être désigné...

Bien qu'ayant objectivement sauvé la vie des 104 rescapés du vol et évité que l'avion ne se crache en zone urbanisée, Whip se trouve rapidement en ligne de mire de la commission d'enquête du fait de son état alcoolisé et mâtiné de poudre blanche. Ce point de départ aurait pu donner lieu à une bonne bobine d'enquête, mais le cinéaste se contente de suivre un Whip inconséquent, à qui quelques baffes n'auraient objectivement pas fait de mal. Passée la magistrale séquence de chute / crash, le film prend un rythme assez poussif et se conclut par un retournement rédempteur politiquement correct qui laisse assez songeur...


[© Paramount Pictures]

A posteriori je ne sais trop que penser de ce Flight, qui positionne haut la barre avec sa toute première partie, et la relègue bien bas par la suite... Pas certain que cela mérite réellement une grande attention...

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Happiness Therapy

Happiness Therapy, c'est l'histoire de deux êtres perturbés par des troubles de l'humeur, Pat [Bradley Cooper] & Tiffany [Jennifer Lawrence], dont les fils de vie en viennent à s'entrecroiser. Le premier cherche à reconquérir son ex-femme après avoir passé plusieurs mois dans un centre psychiatrique, tandis que la seconde subit le deuil de son mari trop vite parti rejoindre les Cieux.

Deux êtres attachants, faits pour se lier, pour lesquels j'ai ressenti beaucoup d'empathie : j'aime beaucoup d'une manière générale ces personnalités troublés, qui au final sonnent beaucoup plus vraies que la majorité, ne cherchant pas à se réfugier dans l'univers factice du paraître et des faux-semblants.


[© The Weinstein Company]

J'ai également bien apprécié les personnages secondaires, le père de Pat notamment, campé par un Robert De Niro comme toujours excellent, ainsi que la tonalité générale du film, équilibrant plutôt bien les aspects dramatiques et comiques. 'Fin bref, tout ça pour dire que j'ai passé un très agréable moment en salle, et que je recommande vivement cette bobine humaine. Oueps.

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Monday, February 18, 2013

7 Psychopathes

7 Psychopathes, comme le titre de ce script que le scénariste Marty [Colin Farrell] aimerait sortir alors qu'il ne parvient à aligner plus de quelques lignes. Son pote Billy [Sam Rockwell] tente bien de lui souffler quelques idées, mais ne révèle guère meilleur auteur qu'acteur, déficience professionnelle qu'il compense en kidnappant des chiens avec le singulier Hans [Christopher Walken]. Les deux rançonneurs de canidés commettent bientôt l'erreur de subtiliser le Shih Tzu d'un gangster gentiment ravagé du ciboulot [Woody Harrelson], ce qui déclenche des évènements propre à enfin fournir de la consistance à Marty...


[© Blueprint Pictures]

N'était le magnifique casting [auquel je dois ajouter l'unique Tom Waits], je ne sais pas si j'aurais apprécié cette bobine qui paradoxalement manque de ce grain de folie qui en aurait fait un OFNI incontournable. Probablement aurait-il fallu un réalisateur plus inspiré pour donner le bon tempo à ce projet, qui aurait pu détonner... Une séance plutôt sympathique pour moi néanmoins, mais je ne saurais vraiment la conseiller... Up to you guyz...

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Sunday, February 17, 2013

La Voie du Sabre - Thomas Day

Après les déceptions consécutives qu'ont constitué Ces Choses que Nous n'Avons pas Vues Venir de Steven Amsterdam et Double Dexter de Jeff Lindsay, c'est avec une certaine fébrilité que je me suis plongé dans ma PAL... Le Destin m'a alors fait tomber dans les mains cette promesse de Fantasy du Sabre, et je me suis sans traîner plongé dans la lecture...

Disons le tout de go, cet ouvrage de Thomas Day a constitué une excellente surprise, probablement l'une des meilleures de ces derniers temps. Il présente un Japon médiéval extrêmement crédible, le sentiment étant renforcé via l'essaimage d'une terminologie nippone très précise (détaillée dans un lexique figurant en annexe) et d'éléments caractéristiques de la culture du Pays du Soleil Levant (Cérémonie du Thé, Geishas,...).

Le texte narre l'éducation du fils d'un seigneur de guerre, Nakamura Mikédi, par un rônin dénommé Miyamoto Musashi. Ce dernier renvoie ouvertement à ce fin sabreur et stratège japonais auteur du Traité des Cinq Roues, mais le roman ne prétend pas lui donner une dimension historique. Le chemin arpenté par les deux hommes se révèlera assez sinueux, rythmé par un Miyamoto Mushashi aux desseins bien obscurs, chaque étape révélant après coup une valeur instructive que le jeune Mikédi saura saisir, ou pas.

J'ai trouvé le texte très dynamique, entraînant, et la parenté des (rares) combats avec ceux des films de la série Babycart m'a semblé évidente lorsque j'ai lu dans la filmographie commentée de fin d'ouvrage que l'auteur s'en était partiellement inspiré. Le roman m'a donné une impression de rare consistance en dépit de ses honnêtes 270 pages, le souci du détail s'étant à l'évidence concrétisé dans un conséquent travail de recherche pendant l'écriture, dont les annexes se font l'écho (lexique / filmographie déjà mentionnés, bibliographie).

Last but not least, il me semble important de préciser que le poids de la Fantasy n'est pas dimensionnant, elle est bien présente, mais en toile de fond, et je recommanderais donc de ne pas se laisser éventuellement rebuter par cette catégorisation. 'Fin bref, une excellente lecture, qui finira à n'en pas douter dans mon top 2013 ! :o)

Sunday, February 10, 2013

Double Dexter - Jeff Lindsay

Après la série des cinq premiers romans de l'auteur Jeff Lindsay consacrés au personnage de Dexter, j'ai pu m'attaquer à la dernière livraison en date, Double Dexter, enfin arrivée au format poche.

Le plus difficile en abordant ce bouquin a probablement été de me replacer dans le contexte, étant bien présente en mon esprit cette série télévisée qui a bien divergé du premier roman dont elle a été adaptée. Une petite séance de méditation remémorative plus tard, je me suis plongé dans le texte, au côté d'un Dexter toujours bien plus noir qu'à l'écran.

Après le cinquième volume [Ce Délicieux Dexter] qui m'avait bien séduit par la qualité de sa construction et sa cohérence d'ensemble, j'avais placé la barre assez haut pour ce Double Dexter, un peu trop probablement. Le texte s'articule autour d'une idée simple mais objectivement intéressante : après avoir toujours été l'as des as de la discrétion arrive ce qui devait arriver, Dexter se fait surprendre en pleine "récréation". Le témoin prend ses jambes à son cou, et notre serial-killer préféré plonge dans une angoisse existentielle qui lui fait imaginer que son univers va inévitablement s'écrouler.

Débute alors une phase d'attente, que l'on vit aux côtés du narrateur Dexter, au cours de la quelle il ne se passe pas grand chose... A tel point que l'ennui commence rapidement à poindre, et si j'ai avec avidité tourné les pages ce n'était guère que par envie de voir l'action enfin décoller... J'ai donc trouvé le temps relativement long pendant les deux cents premières pages, et lorsque le témoin a enfin refait surface je n'ai que moyennement été convaincu par son mode d'agissement et sa psychologie, le tout étant activé par des ficelles assez grossières qui auraient mérité d'être affinées.

L'intrigue se débloque néanmoins à ce moment, accentue la pression sur un Dexter objet d'une enquête pour meurtre, et voit son rythme s'accélérer dans la seconde partie de l'ouvrage, pour se conclure de manière assez expéditive. A posteriori il m'en reste un sentiment assez mitigé, une impression de déjà-vu, et je me demande si ce volume n'est pas le signe qu'il serait peut-être temps de faire une pause dans la série...

Le Dernier Rempart

Ce Dernier Rempart a été l'occasion de revoir sur grand écran ce bon vieux Schwarzy, et je dois reconnaître que c'était là ma principale motivation, en souvenir du bon vieux temps dira-t-on. Le script ne casse objectivement pas trois pattes à un canard, il est ultra balistique à l'image de la trajectoire de ce baron de la drogue qui file à toute berzingue en direction de la frontière mexicaine, mais il se laisse tout de même regarder, probablement en raison de son sympathique second degré.

Schwarzy apparaît ici éminemment monolithique, rouillé serait-on tenté de préciser, et l'on se demande si les huit films prévisionnels de sa filmo ne sont pas autant de bobines de trop... Nous verrons bien... Pour en revenir à ce Dernier Rempart, il s'agit d'un petit plaisir coupable, mais qui ne mérite vraiment pas à mon sens que l'on dépense dix euros... M'enfin c'est vous qui voyez...

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Sunday, January 20, 2013

Ces Choses que Nous n'Avons pas Vues Venir - Steven Amsterdam

Relativement amateur de la thématique post-apo je me suis procuré ce titre dont j'avais entendu des échos plutôt positifs. A posteriori, je me suis vu le dernière page tournée dans un état de rare perplexité...

Ce roman m'a ainsi donné l'impression de regarder une photographie floue ou tout au moins à la focalisation faite sur un élément qui n'est pas censé en être l'objet. Le roman débute ainsi à la veille de l'an 2000 quand un homme emmène femme et fils en campagne en vue de les protéger du chaos qu'il pense imminent. Quelque chose se produit manifestement, mais nous n'en saurons pas grand chose...

Le texte de 200 pages se voit divisé en une petite dizaine de chapitres, chacun correspondant à une tranche de vie du narrateur (le fils du début) et contraignant le lecteur à régulièrement repartir sur de nouvelles bases (temps, espace, relations humaines). A peine a-t-on le temps de détourer la situation que l'auteur procède à un nouveau saut temporel elliptique, prévenant par là même toute identification / empathie avec le protagoniste principal, ce qui pose à mon sens problème.

Cette singularité du texte constitue son originalité, le reste n'étant qu'esquisse bien fade, et l'on se sent rapidement frustré de n'en savoir guère plus sur cet univers dans lequel le narrateur semble tant bien que mal tenter de survivre. On en vient nécessairement à comparer l'ouvrage à cette référence qu'est La Route de Cormac McCarthy, où la cause du cataclysme est certes également indéterminée mais dont le récit a pour lui une singulière intensité dramatique, une force poignante que l'on se prend en plein figure et dont on ne se remet qu'avec difficulté.

Face à ce mastodonte du genre, le roman de Steven Amsterdam fait donc pâle figure à mon goût. Un essai raté en somme. Next.

De Bons Présages - Neil Gaiman & Terry Pratchett

Après la très heureuse expérience Neverwhere à l'été dernier je m'étais promis de rapidement renouer avec un écrit de l'auteur Neil Gaiman. J'ai dans cette optique opté pour un texte écrit en collaboration avec Terry Pratchett [dont je ne connais que La Huitième Couleur, premier livre des Annales du Disque-Monde], De Bons Présages, dont les louanges couplées à la thématique n'ont eu de mal à me convaincre de lui donner sa chance.

[Pitch] L'Apocalypse, vous connaissez ? Non, je ne parle pas de cette pseudo fin du monde tant de fois annoncée par Mayas zé consorts, mais de cet affrontement final entre le Bien et le Mal qui dévastera notre pauvre Terre, tout juste vouée à être un champ de bataille entre Forces Célestes et Nemesis Souterrains... Eh bien figurez-vous que l'on y est enfin ! Oui, l'Antéchrist vient d'être apporté à la surface par une cigogne infernale [NdC : Vous serez bien aimables de ne pas rapporter cette analogie aux oreilles de Ligur et Hastur hein...] et confié aux bons soins d'une famille humaine, cela faisant partie de l’ineffable plan planifié depuis l'Aube des Temps.

Cette perspective de la lutte finale aurait dû enthousiasmer l'ensemble des troupes du Ciel comme de l'Enfer, ce qui est globalement le cas, à l'exception toutefois de l'Ange Aziraphale et du Démon Rampa -tous deux parties prenantes dans les évènements du Jardin d'Eden-, qui mine de rien se sont plutôt bien faits à leur petite vie terrestre, à aider / asticoter les humains et jouir de plaisirs disponibles nulle part ailleurs. Par conséquent, quelle autre option d'y aller prudemment à reculons et dans la mesure du possible d'entraver la bonne marche de cette céleste mécanique peut-être pas si bien huilée finalement ?!? [/Pitch]

La lecture des premières pages m'a un peu dérouté, mais je me suis rapidement rendu à l'évidence : De Bons Présages possède un formidable caractère page-turning ! Le ton parodique suscite en effet très rapidement l'attention du lecteur, le captive au moyen d'un constant comique burlesque assez singulier, et rend chaque abandon de l'ouvrage douloureux, lors des changements de moyens de transport notamment, et je me suis d'ailleurs parfois vu maudire mes lignes de train pour leur (pour le coup) détestable régularité ! ^^

Le roman prend donc pour cadre l'une des mythologies essentielles de la religion catholique, mais il ne véhicule pas de critique acerbe, il se contente de divertir, d'amuser, même si l'on peut tout de même dégager une morale -que je partage- quant à l'absurdité de ces conflits de principe, opposant des êtres qui n'ont aucun réels griefs les uns envers les autres. Le développement se trouve extrêmement fluide en dépit des trois axes de progression simultanés [Aziraphale / Rampa, l'Antéchrist, le duo descendant d'Inquisiteur et de Prophétesse], auxquels on peut ajouter à un moment les fameux Quatre Cavaliers de l'Apocalypse.

Les personnages intervenants dans le récit ont été ciselés avec grand soin et je ne vois objectivement rien à leur reprocher, tout comme au texte dans son ensemble d'ailleurs. De Bons Présages est un roman assez atypique, avec un sympathique grain de loufoquerie, et qui a de surcroît le bon goût de ne jamais verser dans l'humour facile, surprenant régulièrement le lecteur par ses retournements burlesques. Bref, la lecture de ce bouquin a été éminemment plaisante et lorsque j'en ai eu atteint le bout je n'ai pu m'empêcher de me sentir un peu désemparé. Re-bref, du relativement Grand Art serais-je tenté d'écrire !

Django Unchained

Django, Django, Django, un nom qui me trottait en tête depuis que l'écho de la mise en chantier de ce Tarantino s'en était venu titiller mes tympans... Allait-il s'agir d'une récréation un peu geek, d'un divertissement plus grand public ou bien d'un nouvel hybride ?!? Eh bien la réponse me fut apportée hier soir...

Django Unchained prend pour cadre le sud des Etats-Unis, avant la fratricide Guerre de Sécession. Un ex-dentiste reconverti en chasseur de prime, le Docteur King Schultz [Christoph Waltz, tout simplement excellent] libère un esclave du joug de deux esclavagistes locaux, Django [Jamie Foxx, rôle assez notable en regard du reste de sa filmo], au cours d'une étonnante séquence pour le moins d'anthologie (si si je vous assure). Le duo prend alors la route d'une petite bourgade, afin d'y débusquer un criminel recherché que seul Django peut identifier. Cela donne lieu à une seconde séquence assez remarquable, et je me suis dit à ce stade qu'en continuant sur cette lancée la bobine aurait tout pour devenir culte !


[© Sony Pictures Releasing France]

Après un hiver rigoureux placé sous le double sceau de la traque et de l'entraînement au tir, le Dr Schultz entreprend d'aider Django à retrouver la piste de sa femme, vendue aux enchères dans un marché aux esclaves. Les deux hommes doivent alors approcher son nouveau propriétaire, Calvin Candie [Leonardo DiCaprio, très bon, as always], propriétaire de l'une des plus grosses plantations du Sud, et accessoirement un impitoyable esclavagiste pour lequel la vie d'un esclave est un concept qui ne mérite guère que l'on s'y attarde.


[© Sony Pictures Releasing France]

Cette seconde partie du long-métrage est à l'image du début, objectivement réalisée avec brio, mais ne transforme malheureusement pas pour moi l'essai vers les contrées ultimes de la joussivitude. Ceci mis à part il n'en reste pas moins que Django Unchained est dans l'ensemble un film d'excellente facture, qui fait la part belle aux acteurs [notamment Samuel L. Jackson que je n'avais pas encore cité] et démontre une nouvelle fois la virtuosité d'un Quentin Tarantino tout de même bien plus grand public qu'avec ses Kill Bill 1 & 2 ou projet Grindhouse [évidemment au sommet du panier en ce qui me concerne].

Je pourrais apporter un léger bémol en regard de la durée de la bobine, un poil longuette avec ses 2h44 (non non, pas de coquille), qui aurait peut être mérité un léger élagage pour sortir ultérieurement dans cette version en DVD / BR. Mébon, ne chipotons pas, Django Unchained constitue un très bon divertissement, un western stylisé comme cela fait du bien d'en voir de temps à autre. Aller hop, donnez-lui donc sa chance les gens ?!? :o)

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Saturday, January 12, 2013

Captain Bouquins Awards 2012

L'année 2012 a objectivement été une bonne année lecturesque puisque j'ai lu trente-et-un bouquins au cours des douze mois écoulés. Cela représente un volume tout à fait honorable pour ma personne, et j'aimerais maintenir ce rythme en 2013, même si je ne me forcerais évidemment pas si l'envie devait ne pas être là.

Globalement je garde un bon souvenir de ces lectures, même s'il y a tout de même eu quelques ouvrages décevants, à l'instar de Shining de Stephen King et 127 Heures de Aron Ralston par exemple. En parcourant à rebours mes chroniques, j'ai sélectionné quelques titres avant de converger vers un sextet de bouquins que je souhaite mettre en exergue eu égard au plaisir que j'ai eu à les découvrir.

And now, Ladies and Gents, for ze second édition of ze Captain Bouquins Awards, ze winners are :


[© Ze Captain]

Liens vers les Billets Associés :
Les Evadés de l'Enfer - Hal Duncan
Le Jour des Triffides - John Wyndham
Neverwhere - Neil Gaiman
Neuromancien - William Gibdon
Substance Mort - Philip K. Dick
Le Vieux qui ne Voulait pas Fêter son Anniversaire - Jonas Jonasson

A l'instar de la sélection de l'an passé, il va sans dire que je vous recommande chaudement ces titres ! Bonnes lectures ! :o)

Sunday, January 6, 2013

Captain Ciné Awards 2012

A l'occasion de ce début d'année j'ai procédé à l'habituel petit bilan ciné des douze mois écoulés. En volume, la cuvée 2012 a ma foi été plutôt bonne puisque j'ai assisté à 75 projections [et donc à autant de visionnages de pubs insupportables, mais c'est un autre débat]. Côté qualité le bilan est un peu plus mitigé car j'ai pu sans problème écarter une quarantaine de films qui se sont naturellement retrouvés dans les catégories éminemment subjectives nul et moyen. Parmi les déceptions notables je citerais bien Cheval de Guerre, Killer Joe ou encore La Cabane dans les Bois, mais je ne m’appesantirai pas ici sur leur cas.

Il y a tout de même eu de bien bonnes séances, une grosse moitié donc -ce qui est déjà bien-, et dans ce lot j'ai décidé de mettre en exergue 16 bobines [j'aime bien le pavé de 4x4 ^^]. Après l'inévitable séance d'auto-délibération évidemment animée, j'ai donc le plaisir de vous présenter les lauréats 2012 : (ordre alphabétique - liens vers les revues du lieu)









Et de votre côté ? Des divergences / convergences de sensibilités ? De bonnes surprises en 2012 ? :o)

Thursday, January 3, 2013

Maniac

Ce Maniac est un remake du film éponyme de William Lustig, que j'ai visionné en VHS il y a ma foi fort longtemps et dont je ne conserve qu'un souvenir assez peu vivace. Si je ne suis guère fana des remakes d'une manière générale, j'ai tout de même tenté le coup eu égard à la présence en production d'Alexandre Aja, auteur d'une relecture assez réussie de La Colline a des Yeux, et force est de constater que j'ai bien fait de suivre mon instinct !

Eu égard au thème et à l'ambiance malsaine remarquablement bien instaurée je ne dirais pas que j'ai été "emballé" -le terme me semblerait malvenu-, mais cette bobine est à mon sens une belle réussite dans le genre. Elle nous plonge sans avertissement dans le vif du sujet via une séquence d'ouverture assez choc, et nous fait adopter le point de vue du psychopathe Franck au moyen d'une caméra subjective prompte à générer un sentiment de malaise.


[© Warner Bros. France]

Maniac déroule sa partition sans accroc, dévoile peu à peu toute l'étendue de la névrose de Franck, et profite du contraste entre la férocité des actes et l'innocence naturellement dégagée par le visage d'Elijah Wood. Le film bénéficie également d'un beau fignolage formel, montage et visuel étant à la hauteur, même si par instants j'aurais apprécié une image plus crapoteuse, mais je chipote.

'Fin bref, tout ça pour dire que ce Maniac version 2012 vaut le détour si le genre vous interpelle. En revanche, dans le cas contraire, passez votre chemin !

=> Bande-Annonce [Je vous déconseille fortement de visionner cette BA si vous envisagez d'ores et déjà d'aller voir le film, elle en montre vraiment trop...]

Wednesday, January 2, 2013

Le Lac des Cygnes - Palais des Congrès

Pendant très longtemps je suis resté hermétique à l'univers des ballets, je ne voyais pas d'intérêt à observer des cohortes de danseuses / danseurs, aussi talentueux fussent-ils/-elles, évoluer sur scène. Puis est arrivé le magnifique Black Swan de Darren Aronofsky, lequel m'a fait l'effet d'un uppercut, et je me suis alors promis de tenter l'expérience en live. Ainsi quand j'ai noté mi-2012 que Le Lac des Cygnes allait être joué au Palais des Congrès à la fin de l'année par le Moscou Théâtre Ballet accompagné de l'Orchestre National de Russie, j'ai bien entendu sauté sur l'occasion !

Le jour dit, les lumières se sont tamisées, l'orchestre a sonné la charge, et les rideaux se sont écartés pour libérer la scène. Je me suis alors laissé pénétrer par l'atmosphère sonore, j'ai regardé avec attention les différents tableaux, et je me suis attaché à décrypter les danses et pantomimes qui se déroulaient devant mes yeux.

Le plus gratifiant dans l'histoire a probablement été -comme le livret me le confirma à la fin de la représentation- que j'étais parvenu à correctement saisir la narration, cette histoire d'amour, de duperie et de malédiction. En parallèle de cet aspect narratif, j'ai attentivement observé les pas de danse et certains à l'évidence forcent le respect, je n'ose imaginer la quantité de travail -et de souffrance- qui se cache derrière leur accomplissement d'apparence si facile.

Pour une première tentative j'en suis ressorti éminemment conquis, et j'aimerais bien renouveler l'expérience avec un autre ballet, pourquoi pas Casse-Noisette, toujours de Tchaïkovski, dans un cadre plus prestigieux comme l'Opéra de Paris par exemple. Je verrais bien les opportunités qui se présenteront à moi, mais dès à présent je ne peux qu'encourager celles et ceux d'entre vous qui ont été séduits par le film Black Swan à donner sa chance à un ballet en live !

Y2k+13

Le temps a beau continuer à filer -on est déjà le 02/01-, il en faudrait bien plus pour que je faillisse à la tradition, d'autant que cette nouvelle ère qui s'ouvre devant nous apparaît comme un sursis avant la prochaine Fin du Monde. Savourons donc ces instants supplémentaires qu'il nous est donné de vivre, faisons fi de ces tracas quotidien qui peuvent être nôtres, pensons positif, et roulez jeunesse ! :o)


[© Ze Captain]

Tuesday, January 1, 2013

4h44 Dernier Jour sur Terre

7h58 ce jour-là, le mond... Ah nan, excusez-moi, 7h58, c'était un samedi, et un film magistral. Là on est aux antipodes... Je reprends... 4h44 ce jour-là donc, le monde cessera d'exister. Pourquoi ni comment on ne sait guère, mais le fait est là, soit. La bobine se trouve centrée sur deux New-Yorkais [dont le trop rare Willem Dafoe] qui se préparent à cette interruption du programme de la vie de manière assez résignée, poursuivant leur quotidien comme si de rien n'était (ou presque).

Leurs derniers instants se voient entrecoupés de messages divers, dont des interviews d'Al Gore ou du Dalaï-Lama fustigeant l'irresponsabilité de l'homme vs la nature, d'images non moins diverses de foules portant des bougies ou se révoltant, ce qui donne à l'ensemble un côté assez bordélique, et l'on ne voit pas bien la direction que prend le script, en assumant bien entendu qu'il suive une quelconque ligne directrice. L'ennui pointe assez rapidement le bout de son "e", et l'on se demande quand diable la bobine pourra bien se terminer, interrogation d'autant plus insidieuse qu'aucune ligne temporelle ne nous permet de jauger d'une quelconque progression... Objectivement, l'heure vingt-deux de métrage m'a paru en durer 2h30... :-/

'Fin bref, en conclusion je reprendrais les mots de Première [via la rubrique Critiques Presse sur Allociné] qui assènent que 4h44 Dernier Jour sur Terre "dégage à l'arrivée l'inimitable parfum des nanars auteuristes". Oueps, pas mieux. A éviter donc.

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