Tuesday, April 10, 2007

Opticien under Test

Changer de lunettes est loin d'être une opération anodine : on n'a pas le droit à l'erreur sous peine de regretter le choix de monture à chaque fois que l'on sentira le regard d'autrui se poser sur notre visage ou que l'on croisera notre reflet dans une vitre. Cela nécessite notamment les conseils de professionnels avisés ainsi qu'une bonne qualité de réalisation / montage, ce qui est loin d'être le cas dans toutes les boutiques...

Après mon expérience plutôt mitigée avec l'enseigne Atol, j'ai décidé de changer de rivages : l'avis éclairé de M'dâme Alex m'a conduit à finalement échouer devant la porte d'une enseigne Optical Center.

En pénétrant dans leur échoppe de la Rue Lecourbe, je suis comme à mon habitude drapé de méfiance, réflexe conditionné par l'expérience : l'attitude bien répandue des vendeurs qui nous sautent dessus à peine entrés, sont toujours d'avis que la monture qui nous sied le mieux est celle qui aligne le plus grand nombre de zéros et ne nous lâchent qu'une fois les arrhes versées a pour ainsi dire tendance à m'agacer.

Première impression, le lieu est conforme à ce que l'on peut apercevoir sur le site de l'enseigne, clean et aéré, en un mot : agréable. Une opticienne vient assez rapidement à ma rencontre, m'explique comment sont agencées les collections et me laisse, conformément à ma demande, prendre mon temps pour me faire un avis sur les modèles exposés et éventuellement en repérer quelques-uns. Je me verrais même proposer un petit café accompagné de quelques bonbons, petit plus inattendu qui fait toujours plaisir!

Ayant tout de même quelques difficultés à m'y retrouver, je fais signe à l'opticienne en charge de ma personne. Elle me propose différentes options, et nos avis concordent sur les modèles qui ne me vont pas du tout, même si elles alignent les zéros mentionnés un peu plus haut. Positif. Une fois mon choix arrêté, je me vois expliquées les deux options qui s'offrent à moi :
- 1ère Option : Paiement intégral de ma monture + verres, et choix d'une solaire à ma vue dans toute la collection du magasin, y compris les montures de marques.
- 2nde Option : Abattement de 40% sur ma monture classique, et choix d'une solaire à ma vue dans un présentoir restreint.

J'opte pour la première option, puis prends le temps d'examiner le panneau des solaires : là encore je peux le faire tranquillement, sans me presser. Je retiens deux modèles, puis me décide en compagnie de l'opticienne pour une Ray-Ban qui s'accorde bien avec mes traits. On peut noter que le personnel du magasin a visiblement des connaissances en visagisme : cela semble un pré-requis indispensable pour ce métier, mais vu que certains opticiens ont d'évidence séché les cours correspondants, il est toujours bon de le souligner.

La réception des deux montures se fera sous huitaine, avec une bonne qualité de montage des verres, mais sans que me soit proposé un réglage fin immédiat des deux paires. Cela n'est pas forcément choquant dans le sens où il faut souvent attendre quelques jours avant de s'habituer aux nouveaux appuis sur notre nez.

Seconde visite : Les beaux jours arrivant, je m'inquiète du réglage de mes solaires qui n'est pas optimal et retourne donc rue Lecourbe. Je suis reçu avec le sourire, les plaquettes de mes lunettes sont resserrées. L'opticienne notant quelques rougeurs causées par mes lunettes courantes me propose de son propre chef de me changer les plaquettes pour un autre modèle, forme ronde et antiallergique. Toujours appréciable.

Après quelques jours supplémentaires, si je suis satisfait de l'égard que ces nouvelles plaquettes ont pour la peau de mon nez, je n'aime que moyennement leur forme ronde et leur épaisseur que je trouve assez inesthétiques. On me propose alors d'autres plaquettes, du même matériau mais de forme allongée, ce que je souhaitais. L'opération ne prendra que quelques minutes, toujours avec le sourire.

En conclusion, je dirais que je suis assez satisfait de la prestation de la boutique Optical Center située rue Lecourbe dans le XVème. Le service m'a semblé à la hauteur de l'impression que l'on peut en avoir sur le site web de l'enseigne : carré et à l'écoute du client. Ajoutons à cela des formules de couplages verres blancs / solaires intéressantes, des tarifs dans la moyenne et une qualité de réalisation des verres / antireflets / montage sans mauvaise surprise, ce qui me conduit à recommander cette enseigne aux lunetteux qui sont parmi vous.

Bon, ceci étant dit, il me reste à présent à m'enquérir auprès de la Sécu de l'état d'avancement de mon dossier de remboursement, qui me semble comme qui dirait un peu traîner... En espérant qu'ils ne me l'aient pas tout simplement paumé... :-/

Fond Sonore : Bob Dylan, Modern Times

Friday, April 6, 2007

Breaking Niouze : Sick Puppies - LP

Oyez, oyez, chers amis, le premier album des Sick Puppies, ce groupe australien à l'origine du magnifique All the Same qui a si bien servi la Free Hug Campaign, est à présent dans les bacs! Faites chauffer les cébés!

Fond Sonore : Sick Puppies, Juke Box de leur site

Thursday, April 5, 2007

L'Habit et le Moine

Le type s'est assis quasiment en face de moi. J'ai à peine levé les yeux du volume 27 de One Piece dans lequel j'étais plongé, mais j'ai néanmoins pu m'en faire une assez bonne idée.

L'homme avait le visage buriné, sévèrement marqué par les ans. Les cheveux gras et la barbe naissante éparse, il portait un blouson de tissu noir et un pantalon foncé dont les fines lignes blanches commençaient à sérieusement tirer vers le gris. Ses chaussures bon marché, usées par le temps et le manque d'entretien, entouraient un sac de sport dont le blanc virginal avait depuis belle lurette été défloré au profit d'une palette de tons bruns. L'aspect crasseux du personnage s'accordait parfaitement avec son attitude : quand il éternuait, systématiquement, il regardait ses mains, les frottait, puis plaquait ses cheveux en arrière avant de s'essuyer sur ses jambes de pantalon.

Aussi, quand l'homme a eu terminé son café, me suis-je dit qu'il allait très certainement se délester de son gobelet sous un siège... Mais non, cet individu, pourtant si peu soucieux de sa propre personne, a préféré ouvrir son sac pour y glisser ledit gobelet et, par ce geste, respecter la propreté de l'espace commun...

Comme quoi, c'est toujours quand on se croit exempt de tout préjugé que les notres se rappellent à notre bon souvenir. Je suis bon pour copier cent fois l'habit ne fait pas le moine, ça m'apprendra!

Fond Sonore : The Shins, Chutes Too Narrow

Monday, April 2, 2007

Alpha Dog

Johnny Truelove est un petit caïd des beaux quartiers de L.A.. Il deale de l'herbe pour le compte de son père quand il n'est pas occupé à convenablement honorer la Sainte Trinité Sex, Drug and Alcohol. Sa vie est relativement tranquille... Jusqu'au jour où il s'empare de Zack, petit frère d'un type qui lui est redevable d'une coquette somme d'argent. Johnny confie alors la garde du môme à son pote Frankie, qui va finir par s'attacher à lui. Zack lui-même ne se sent d'ailleurs pas menacé, persuadé que son frère va régler ses dettes. Las, pris au piège de cet enlèvement inconsidéré, la petite bande va bientôt commettre l'irréparable...

D'un tel pitch, on attend bien évidemment un thriller haletant et bien ficelé, des personnages fouillés et portés par des interprètes convaincants, des tiraillements psychologiques intenses, des dialogues qui suivent, une réalisation dynamique... Eh bien, tout cela, Alpha Dog ne l'a pas. A éviter.

Nota : Prochaine séance probablement jeudi ou vendredi avec Les Contes de Terremer ou Zéro Deux.

Fond Sonore : Bob Dylan, Modern Times

Sunday, April 1, 2007

The Foggy Dew

Tout détendu que je suis, mes pas me portent nonchalamment vers le cinéma soigneusement sélectionné sur Allociné. Je vais être à l'heure, pas de soucis, je maintiens mon allure en deça de son régime habituel.

La pancarte à l'entrée de l'établissement arbore un VO transparent, un peu comme si on avait voulu l'effacer... Etrange, me dis-je sans toutefois m'en inquiéter outre mesure : je me place naturellement dans la file d'attente qui mène à l'unique caisse. Mon regard balaye le hall, passe sur l'affiche du film, se perd dans un couloir, quand tout-à-coup une alarme physiologique réveille ma conscience à moitié endormie par la douce chaleur printanière : j'ai dû rêver, mais sait-on jamais... Mes yeux reviennent alors prestement sur ladite affiche, pour s'accrocher sur cette inquiétante inscription que j'avais seulement devinée au premier passage : Version Française! *gloups*

Je sors immédiatement du rang pour interroger un employé du lieu... Qui confirmera malheureusement la véracité de l'information! Je quitte bien évidemment l'établissement sur le champ, d'un pas décidé, non sans avoir une furieuse envie de dézinguer celui ou celle qui - volontairement ou pas, qu'importe - m'a joué ce tour digne d'un premier avril...

De retour en mon repaire, ne sachant si je dois faire sauter la direction de ce groupe de cinémas parisiens ou hacker les serveurs d'Allociné, je décide d'atténuer mes ardeurs meurtrières de l'instant au moyen d'une thérapie musicale imparable : une bonne petite séance de musique irlandaise, en commençant par le magnifique "duo" des Chieftains et de la belle Sinead O'Connor... [Il manque certes le dernier couplet, mais la video est tout de même envoûtante.]


Comme toujours, j'en ai des frissons...

Fond Sonore : The Chieftains, The Long Black Veil

Saturday, March 31, 2007

Den Brysomme Mannen

Et une petite semaine passée d'un coup d'un seul, une! Time flies faster and faster comme diraient les autres, ce que je trouve assez flippant... Une semaine en coup de vent donc, cela signifie notamment une absence de posts et de séances ciné. La première, je la comble en ce moment même, la seconde je lui ai fait un sort pas plus tard que ce matin avec Norway of Life.

Andreas arrive sans trop savoir comment dans une ville sans nom. On lui offre une vie clef en main, appartement / emploi / collègues extrêmement prévenants et avance sur salaire compris. Andreas pourrait se fondre dans le moule... Mais quelque chose ne colle pas : tout est lisse, sans saveur, sans douleur, tout est mécanique, même le sexe. Andreas perçoit pourtant bientôt une douce musique puis une agréable odeur, délices parmi les délices dans ce monde aseptisé. Intrigué, il n'aura de cesse que de se rapprocher de leur source, quitte à se faire prendre le nez dans les effluves et à être banni...

J'ai perçu Norway of Life comme une intelligente critique de notre monde matérialiste, dans lequel finalement tout tourne autour de notre sacro-saint pouvoir d'achat : on peut ne plus avoir aucun repère, aucune valeur, ni même aucune Vie, qu'importe pour autant que l'on puisse acheter le dernier ensemble home cinema Bose, la dernière veste de chez Zara ou encore le coupé tendance de chez BMW...

Jens Lien fait preuve d'une remarquable maitrise dans la dénonciation de cette dérive, que ce soit dans la narration habile, l'impeccable photo d'une saisissante pâleur ou encore l'humour froid et décalé. La qualité de son travail a d'ailleurs été récompensée lors de l'édition 2007 du Festival du Film Fantastique de Gérardmer puisqu'il y a raflé pas moins de quatre récompenses [Grand Prix, Prix de la Critique Internationale, Prix du Jury Jeunes et Prix du Jury Sci Fi] sur sept! Ceci n'a toutefois pas ému les distributeurs qui n'ont accordé au film que seize écrans pour sa sortie... :-/ Qu'à cela ne tienne, cela le rend encore plus précieux, alors s'il passe à deux pas de chez vous, n'hésitez surtout pas et foncez le voir!

Prochaine séance : demain vers 14h ou 16h, probablement avec Les Enragés ou Alpha Dog. Si ça vous tente, vous êtes les bienvenus!

Fond Sonore : IV Thieves, If We Can't Escape My Pretty

Sunday, March 25, 2007

Dimanche, on Planche!

Loin de moi l'idée de vouloir faire de la concurrence aux énigmes du dimanche de Gaston, mais terminons donc ce week-end par une petite question cinéphilique :

Combien de fois le mot f*uck est-il prononcé dans le célèbrissime Pulp Fiction de Quentin? - indice -


Bon comptage! ;)

Fond Sonore : Albert Hammond Jr, Yours to Keep

Saturday, March 24, 2007

Tournicoti Tournicoton

Elle ne devait pas avoir plus de 15 / 16 ans, mais était apprêtée avec une rare élégance qui soutenait le regard mutin de celle qui a manifestement conscience de son charme. Elle émoustillait mes sens quand elle a soudainement ouvert la bouche pour s'adresser à l'une de ses copines... Et là, patatra, le charme s'est rompu d'un coup d'un seul : un langage de charretier aurait paru soutenu à côté du sien.

Ce n'est pas que je sois à cheval sur les convenances, loin de là même, mais un échange verbal à coups de "eh mon portable sale pute" ou encore de "c'est la pétasse de maths qui blah blah" a comme qui dirait tendance à me hérisser le poil. J'ai dans ces moments un peu l'impression que les mots ne signifient plus rien, qu'ils sont complètement vidés de leur substance... Sachant qu'en parallèle ces mêmes mots sont en passe de désquelettisation via la culture SMS, on peut se demander où l'on va!

L'orthographe n'a semble-t-il plus grande importance, peu importe l'histoire des mots pour autant que l'on puisse les prononcer. C'est en quelque sorte une victoire de l'oral sur l'écrit, de la facilité face à la complexité, du Côté Obscur face au Côté Clair. On pourrait être tenté d'espérer que ce phénomène ne soit que passager, mais il n'en est rien : le niveau en orthographe des jeunes générations s'enfonce chaque jour un peu plus dans des profondeurs abyssales...

Ce qui n'arrange rien c'est que des opportunistes s'emploient à capitaliser sur cette tendance. D'ouvrages en site web, ils vont jusqu'à revisiter les classiques de la littérature... Mais, entre nous, quel plaisir peut-on avoir à lire Le Chêne et le Roseau ou encore Le Petit Poucet ainsi massacrés? Hein, sérieusement?!? Nan parce qu'à déchiffrer, franchement, c'est plus galère qu'autre chose...

J'imagine que Molière doit s'en retourner dans sa tombe... Et s'il le fait à chaque entorse à sa belle langue, il doit être en perpétuel mouvement le pauvre! Alors, afin de permettre à Jean-Baptiste de trouver ce repos éternel qui devrait être sien, unissons nos forces et oeuvrons à contrer le déclin de notre belle langue!

Nota: D'aucuns pourraient éventuellement me faire remarquer qu'il suffirait de bobiner le sieur Poquelin pour convertir l'énergie cinétique de sa rotation en énergie électrique bon marché et ainsi alimenter au moins une ville de taille moyenne, mais cela reviendrait à asseoir une certaine légitimité au kikooisme, ce que je refuse par principe. Nan mé.

Fond Sonore : Led Zeppelin, Coda

Friday, March 23, 2007

Intermède

Et un épisode de Vil Coyote vs Bip Bip, un!


(Via Laurence)


Culte, n'est-il pas?

Fond Sonore : Cowboy Bebop, OST

Monday, March 19, 2007

Portrait Chinois

Un petit questionnaire, en provenance d'Aeris, histoire de commencer la semaine en douceur... Aller, c'est parti!

Si j'étais...

Une couleur : Plutôt qu'une simple couleur, j'opterais bien pour une palette de jaunes et de rouges, tons chauds qui renvoient à cet élément feu qui me fascine. Non je ne suis pas pyromane.

Un animal : Hmmm disons un chat [parce que la vie de chat c'est quand même très stressant], un loup noir [comme le Capitaine Etienne de Navarre la nuit] ou un aigle [tout comme lui, je vois tout, rien ne m'échappe]!

Un métier : Ministre de la Sécurité et de la Répression Publique dans le Gouvernement Mondial de la Présidente Alex. ;)

Un vêtement : Un jean Levi's 501 pardi!

Une fleur : Une rose rouge sang ou noire.

Un point faible : La procrastination, mais je me soigne!

Un point fort : Le courage face à l'adversité.

Un siècle : Le 20ème siècle... Afin d'inventer le Rock'n Roooooooooll!

Une voiture : Celle de magnum, une Ferrari 308!

Un alcool : Du Calva. Normandie Powah!

Un objet : Un Rubik's Cube.

Une paire de chaussures : Des Caterpillar.

Un pays : L'Ecosse.

Une pierre précieuse : Un diamant, histoire d'être éternel.

Un bijou : Un pendentif en argent suspendu au cou via une lanière en cuir noir.

Un grigri : Mon mini bonhomme O'Cédar.

Un acteur : Johnny Depp, pour ses choix artistiques, son côté rebelle et insoumis au star system hollywoodien.

Une actrice : Michelle Pfeiffer, parce que Isabeau d'Anjou dans Ladyhawke.

Une chanson : Ouch, pas évident... Aller, va pour Everybody Needs Somebody to Love des Blues Brothers.

Un film : Re-ouch, re-pas évident... Let's say... Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson.

Un dessin animé : Mononoke Hime de Miyazaki.

Un prénom masculin : Jack, parce que quand j'étais gamin, tous les héros de mes histoires s'appelaient Jack.

Un prénom féminin : Ash, parce que je me suis senti proche de ce personnage principal d'Avalon.

Un bonbon : Une Chupa Chups au coca.

Un aliment : Le Big Mel', invention maison à base de pain de campagne et de steack haché boucher en réponse au Big Mac - que j'aime toutefois bien de temps en temps soit dit en passant.

Un chocolat : Une tablette de Chocolat au Lait Milka. Avec une bonne baguette, je pourrais en avaler une tablette...

Un tatouage : Tribal, sur l'épaule gauche ou à la base de la nuque.

Une arme : Un Katana.

Un oiseau : Un aigle, histoire d'être cohérent avec la première question.

Hop, je passe le relai à Laurence, Ink, Tite Brunette et Do... A vous de jouer!

Edit 20/03: Bon, je ne m'étais pas trop foulé pour les prénoms, aussi ai-je modifié mes réponses.

Fond Sonore : The Blood Arm, Lie Lover Lie

Sunday, March 18, 2007

Jrock Powah!

Petit post musical pour bien débuter cette fin de week-end, avec une petite visite au Pays du Soleil Levant, histoire de changer un peu d'horizon.

Si vous êtes (a)mateurs de mangas, vous aurez sans doute noté que les génériques des versions originales regorgent de petites perles rock. Parmi ceux-ci, j'ai flashé à la première écoute sur l'intro de GTO, qui reprend le Driver's High de L'Arc-en-Ciel. C'est pêchu, entrainant, ça me file la patate, bref j'adore!



Aller, pour la route, une deuxième incursion dans l'univers du Jrock avec un autre titre que j'adore tout autant que le premier : Aoi Kiretsu des Go!Go!7188.



Comme quoi, les formations les plus simples - guitare / basse / batterie - sont souvent les plus efficaces quand elles sont bien exploitées. D'ailleurs, dès que l'on aura mis la main sur un batteur, pas de doute qu'on cassera tout avec Aeris! ;)

Fond Sonore : Go!Go!7188, Ryozetsuran

Saturday, March 17, 2007

Unlucky

Il y a des moments comme ça dans la vie où l'on n'a pas de bol, où l'on se sent complètement désemparé, où l'on est réduit à simplement espérer que la guigne qui nous possède daignera bientôt nous abandonner pour une autre victime... Dans l'intervalle, on se demande si l'on n'a pas par mégarde offensé une quelconque déité d'un non moins quelconque panthéon, on tente de déterminer si quelqu'un n'aurait pas une bonne raison de nous en vouloir et de nous marabouter... Mais on fait immanquablement choux blanc, et l'on prend son mal en patience...

Entre nous, j'espère que ma période de malchance du moment va rapidement prendre fin, histoire que les magnets de mes packs de Petits Gervais arrêtent d'arborer des lettres à la con parce que là franchement ça devient vraiment la croix et la bannière pour former des mots sensés sur la porte de mon frigo! Oué, parfaitement! [NdC: D'ailleurs, si jamais vous avez des magnets en rab', particulièrement des "O" et des "U", pensez à moi, merci!]

Fond Sonore : Electric Light Orchestra, Best Of

Friday, March 16, 2007

Soyez Zen les Gens!

Ce soir, je sors du RER pour rejoindre le terminus du Pont du Garigliano du Tram T3. L'afficheur du quai de gauche indique un prochain départ sous 4 minutes, je m'y rends donc.

Des voyageurs tout juste descendus de leur bus arrivent à leur tour. Ils hésitent, se répartissent entre les deux quais suivant la Loi des Paquets de Moutons : dès que quelqu'un prend l'initiative de changer de côté, il est immédiatement suivi par quelques congénères.

Un tram arrive, il est à une quarantaine de mètres. Quelques réfractaires décident alors de nous rejoindre. En vrac. Via les voies... Là, l'afficheur change son message pour nous signaler que le tram s'arrêtera sur le quai d'en face. No big deal, puisque l'on aura le temps de le contourner, changer de quai et monter dans la rame. No big deal, huh? Ben si, en fait, si l'on en croit le mouvement de foule qui a suivi le changement de message...

En dépit de l'arrivée imminente du tram qui était à une quinzaine de mètres, les voyageurs se sont précipités vers ledit quai d'en face, en passant bien entendu par les voies, dans un bordel sans nom, un peu à l'image de ces salariés de la pub Nestlé qui s'échappent de leur bureau en pagaille après que l'un des leurs ait croqué dans ses céréales Lion, comme si leur vie était en jeu...

Autant vous dire que cette scène m'a laissé assez perplexe...

Fond Sonore : Go!Go!7188, Ryozetsuran

Wednesday, March 14, 2007

Anti-Piracy Sux

Y'a pas à dire, la lutte contre le piratage a des effets pervers qui commencent sérieusement à me taper sur le système...

* Cédés : Je suis un militant convaincu d'un téléchargement raisonnable, c'est-à-dire d'un téléchargement qui veille à rester négligeable en regard du volume de musique légalement acquise. La mise en application de cette conviction fait de moi un gros consommateur de cédés, et je dois avouer que je ne supporte pas d'acquérir une galette qui ne passe pas sur mon pécé ou dans mon lecteur de salon en raison d'une protection anti-copie qui se révèle tout bonnement anti-lecture! Résultat : je boycotte à titre préventif les cédés présentant l'une de ces protections anti-copie qui n'emmerdent que les honnêtes gens...

* MP3's : Acheter de la musique en ligne... Pourquoi pas, même si à la base je ne suis pas tellement favorable à ce concept : un crash de disque dur et hop on peut perdre toute une mp3-thèque tout ce qu'il y a de plus légale sans autre espoir de la restaurer que cette sauvegarde que l'on ne pense jamais à faire! A ce cas d'école s'ajoute la question de ces aberrations de DRM... Oui, vous savez, ces marquages numériques qui visent à contrôler l'utilisation que vous faîtes de vos fichiers musicaux quitte à vous empêcher de les lire sur vos lecteurs portables ou encore de faire jouer votre droit de copie privée... Et en dépit de la prise de position de Steve Jobs - PDG d'Apple - à l'encontre de ce système [source], quand on sait que Pascal Nègre - PDG d'Universal Music France - a récemment déclaré [source] : "Je ne sais pas si vous avez une voiture, mais si vous avez une voiture, elle roule soit à l'essence, soit au gazole; eh bien votre moteur n'est pas interopérable. Vous ne pouvez pas mettre du gazole dans un moteur à essence." ou encore "Le mec qui achète une PlayStation ne va pas acheter des jeux Nintendo. C'est la même chose pour la musique.", on se dit que ces verrous numériques ont malheureusement encore un bel avenir devant eux...

* Dévédés : Aaaaah, là, on arrive au fin du fin, oué vraiment! Imaginez donc, vous achetez un dévédé, vous rentrez chez vous, vous vous installez dans un confortable fauteuil pour profiter de votre toute dernière acquisition, vous appuyez sur la touche Play de votre télécommande... Et là commence ce p*t**n de spot... Un spot que vous ne pouvez zapper avec la touche Chapitre Suivant, même en vous excitant frénétiquement sur votre télécommande, un spot long, trop long, qui vous explique à VOUS qui venez d'ACHETER ce p*t**n de dévédé que pirater c'est mal, qu'il faut les A-CHE-TER! Et en plus, vous devez vous le taper à chaque fois que vous insérez ce satané dévédé dans votre lecteur... Ca, franchement, c'est vraiment un truc à vous faire virer mass-pirateur de films!

Fond Sonore : Rock 70's Mix by MeZ

Thursday, March 8, 2007

Lightsaber Duel

Quand j'ai découvert cette video, j'en suis resté tout bonnement scotché : c'est assurément l'un des plus beaux duels de sabre laser amateur qu'il m'ait été donné de voir!


(Via Entre 4 Yeux)

Franchement, je m'y suis vu, pas vous?

Fond Sonore : Go!Go!7188, Ryozetsuran

Sunday, March 4, 2007

Les Cinq Listes du Captain

J'envisageais de vous parler musique, mais je me suis souvenu que j'avais récemment doublement hérité d'un questionnaire de Miss Sugar et Mister Marius. Je vais donc y répondre avant que cela ne me sorte complètement de la tête et, accessoirement, que je me fasse taper sur les doigts parce que je tarde à m'acquitter de ma tâche... :-]

Aller, c'est parti :


7 choses que vous faites bien :

1. Etre à l'heure à mes rendez-vous, voire même plutôt en avance. Sauf quand je suis éclopé... ;)
2. Rentabiliser mon pass ciné illimité. Ca n'est certainement pas moi qui leur fait faire des bénefs sur ce produit... Contrairement à certaines! ;p
3. Faire un sort à un ballotin de foie gras accompagné comme il se doit de Banyuls et de pain d'épice artisanal. Mon péché mignon.
4. Malmener mes adversaires à Mario Kart DS. Pas encore trois étoiles à toutes les courses, mais j'y travaille.
5. Agir en situation de crise. Zénitude Powah.
6. Glandouiller. On s'refait pas hein?
7. Mes Rubik's Cube. Je suis toutefois encore bien loin de maîtriser cette technique!


7 choses que vous ne pouvez/savez pas faire :

1. Repasser correctement une chemise avec plis d'aisance. Ca ne devrait d'ailleurs pas exister.
2. Profiter d'une personne en situation de détresse. On est bon samaritain ou on ne l'est pas.
3. Faire mon lit tous les jours. A quoi bon si c'est pour le défaire le soir venu hein? ^^
4. Rentrer coûte que coûte dans une rame de métro bondée. Bien que fils de la campagne normande, je suis pas un boeuf mouah.
5. Siffler avec les doigts dans la bouche. Trop technique.
6. Ecrire le Sanskrit. Bon, cela dit, je n'ai jamais cherché à l'apprendre non plus.
7. Terroriser quelqu'un avec l'une de ses phobies. Et je n'aimerais pas que l'on me titille avec les miennes...


7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé :

1. L'absence de clope au bec. La nicotine est le meilleur tue l'amour qui existe.
2. Ses yeux. Ne sont-ils pas les miroirs de l'âme?
3. Sa voix. Un mot peut suffire à charmer.
4. Son sens du second degré. Voire même au-delà.
5. Son ouverture d'esprit. Pour parler de tout, sans tabou.
6. Sa cinéphilie. Pour pouvoir parler cinéma pendant des heures.
7. Sa musicophilie exempte de rap, R'n'B ou encore techno. Parce que sinon y'aura vraiment pas moyen de s'entendre...


7 choses que vous dites souvent :

1. On est bien peu de choses. Au taf, quand on vient de m'expliquer quelque chose de particulièrement abscons.
2. Mais quel con! Autocompliment.
3. Salut. Je salutise tout le monde... Du sub au surordonné...
4. Plein le cul de toutes ces conneries. Parce que l'inertie des grosses boites commence à me courir sur le système!
5. Well, well, well. Quand je m'attaque à une tache fastidieuse.
6. Aie. Presque à chacun de mes pas, eu égard à mes récentes blessures de guerre.
7. C'est cela, oui, c'est cela. Quand on me raconte des conneries ou quand j'ai décidé de ne pas prendre quelqu'un au sérieux.


7 béguins pour une célébrité :

Ces sept-là, tout simplement parce que. :)

1. Rachel McAdams
2. Kate Winslet
3. Jennifer Connelly
4. Maggie Gyllenhaal
5. Ashley Judd
6. Scarlett Johansson
7. Jessica Alba


Aller, je suis trop bon, je ne refile le bébé à personne cette fois. ;)

Fond Sonore : Acoustic Mix by MeZ

Saturday, March 3, 2007

Bug

Ce qu'il y a de bien avec les évidences, c'est qu'elles se rappellent illico à notre bon souvenir si d'aventure nous avons la fâcheuse idée de les oublier. En l'occurrence, aujourd'hui, j'ai chaussé ma nouvelle paire de Caterpillar pour aller au ciné. Rien de bien extraordinaire jusque là certes, mais voyez-vous, j'ai oublié qu'il est comme qui dirait suicidaire de les porter les premiers temps sans quelques protections sparadraptesques... Je ne vais pas vous faire un dessin sur l'état de mes pieds, mais vais me permettre de quémander quelques bonnes ondes si jamais vous en avez en stock, histoire de faire en sorte que mes pauvres petits petons guérissent rapidement. Par avance, merci!

Petite virée au ciné donc, pour une plongée dans l'univers ultra paranoïaque du Bug de William Friedkin.

Agnes vit seule dans un petit studio de motel délabré, et partage sa vie entre son boulot de serveuse et les vodka-coca qu'elle s'enfile toute la journée. Un beau soir, son amie RC lui présente Peter, un type qu'elle a ramassé on ne sait trop où et qui à première vue semble assez inoffensif. Agnes et Peter vont bientôt se rapprocher, s'ouvrir l'un à l'autre et entamer une véritable descente aux Enfers, sous la houlette du vagabond qui se révèlera profondément schizophrène...

La force de Bug réside indéniablement dans sa capacité à nous projeter dans le délire paranoïaque des deux protagonistes principaux. Le géniteur de L'Exorciste y parvient sans trop de mal, instaurant une atmosphère oppressante qui nous promène joyeusement entre fantasme et réalité. Je dirais que Bug est l'un de ces films à ambiance, qui se ressentent, et j'aurais tendance à vous le suggérer si vous aimez les OFNIs aux trips un peu barrés. Dans le cas contraire, passez votre chemin.

Fond Sonore : Brian Setzer, Ignition - '68 Comeback Special

Thursday, March 1, 2007

In Providence I Trust

Première Loi du Voyageur Egaré, dite Loi du Petit Cul :

Quand dans une station de métro à sorties multiples tu ne sais par quel boyau t'échapper, remets-t-en à la providence : il se trouvera bien un petit postérieur qui accrochera ton regard. Suis-le et il te conduira à la sortie la plus adaptée à ton point de chute en surface.


Appliqué une nouvelle fois avec succès pas plus tard que ce matin à la station Vaugirard. :)

Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Shine Eyed Mister Zen

Wednesday, February 28, 2007

Das Leben der Anderen

Il semble qu'il s'établisse une sorte de consensus plus ou moins universel autour de la question de la grasse matinée, entendez par là qu'elle aurait valeur de nirvana et qu'il ne faudrait en aucun cas y déroger dès lors que l'occasion se présente. Eh bien, personnellement, je m'inscris en faux contre cette idée!

Pourquoi? Eh bien figurez-vous qu'hier matin je n'ai pas mis de réveil : j'ai traînassé au lit, me réveillant et me rendormant par intermittence, jusqu'à ce qu'un mal de crâne carabiné ne finisse par se pointer... Du coup, j'ai dû composer avec ce malotru qui m'a conduit à tirer un trait sur tous mes plans de la journée! A contrario, aujourd'hui même, je me suis levé dès que mon réveil m'en a intimé l'ordre... Résultat? Frais comme un gardon avec une pêche d'enfer! Conclusion évidente : traînasser au lit le matin, c'est mal!

Bon le pavé étant jeté dans la mare du consensus, passons donc aux choses sérieuses : mes pas m'ont mené en salle obscure [Quelle surprise n'est-ce pas?!?] dans l'après-midi pour enfin me permettre de voir La Vie des Autres.

L'histoire se déroule dans le Berlin des années 80, peu avant la chute du Mur et du Rideau de Fer. A la demande d'un ministre qui aimerait bien s'attirer les faveurs de la compagne actrice d'un auteur de théâtre, Gerd Wiesler, fonctionnaire de la Stasi qui accomplit froidement son travail, est affecté à la surveillance de l'intellectuel. Le but avoué de sa mission est de piéger l'homme de lettres pour laisser le champ libre au ministre de la culture. Mais las, Gerd Wiesler va s'ouvrir à un monde qu'il ne connaissait pas et, pire que tout, va depuis l'ombre protéger le couple chez qui il était sommé de trouver quelque chose...

Le travail de Florian Henckel von Donnersmarck - inconnu au bataillon jusqu'à présent - est tout bonnement remarquable. Au travers d'une réalisation sans fioriture mais néanmoins captivante, il dresse un portrait très juste de l'Allemagne de l'Est, ce qui est certainement dû à la combinaison de ses propres souvenirs d'enfance et des quatre années qu'il a passées à se documenter. Son script, ciselé avec minuties, déroule une mécanique parfaitement huilée et s'épanouit dans le jeu remarquable et émouvant des différents interprètes.

La Vie des Autres apparaît comme un premier film étonnamment maîtrisé, qui mérite amplement son Oscar du Meilleur Film Etranger. A voir sans plus attendre.

Fond Sonore : Amon Amarth, Fate of Norns

Monday, February 26, 2007

Capillo Story

Comme tous les mois, la question s'est imposée comme une évidence alors que je me regardais dans la glace de ma salle de bain. J'y ai tout d'abord répondu par la négative, avant de me raviser pas plus tard que le lendemain et de tout ratiboiser.

N'en déplaise à ma coiffeuse, ma chevelure est certainement l'une des plus indomptables qui soit : la raideur de mes cheveux n'a d'égal que celle d'un amortisseur de Boeing 747. En d'autres termes, mes cheveux ont une fâcheuse tendance à pousser tout droit, à la perpendiculaire de mon crâne, sans que je n'y puisse grand-chose.

J'avais bien réussi à passer outre les humeurs délicates de cet héritage paternel marqué, à force de persévérance maintenue à son plus haut niveau des années durant - fût un temps où mes cheveux frontaux ployaient sous leur propre poids et descendaient sous mon menton sisi j'vous jure -, mais tous mes efforts furent d'un coup d'un seul réduits à néant par un beau matin de septembre 1999.

Nous étions une bonne poignée d'appelés, anciens sursitaires à l'extrême nouvellement Scientifiques du Contingent [Ca pète hein? ^^], tout juste arrivés à Orange pour nos classes. Nan, ne partez pas, je ne vais pas vous raser avec mes souvenirs d'armée, enfin pas trop! Nous étions donc quelques-uns à déconner gaiement quand nos instructeurs nous ont emmenés au pas dans une petite bicoque un peu à l'écart de nos quartiers.

Deux hommes et une femme nous attendaient de pied ferme, le sourire aux lèvres et la débroussailleuse à la main. C'est à cet instant précis que j'ai compris que le fruit de ces années d'effort allait bientôt être sacrifié sur l'autel de la nation. Cela s'est confirmé quelques instant plus tard quand après être passé entre les mains plus ou moins expertes du coiffeur - enfin le bidasse affecté à la tonte quoi - j'arborais une coupe que n'aurait pas reniée la Britney cuvée 2007.

De ce passage sous les drapeaux, j'ai conservé une coupe de cheveux plutôt courte, pas brosse mais néanmoins courte : je me suis habitué à sa facilité d'entretien, j'ai remisé mon sèche-cheveux au placard, mais surtout je ne suis pas tellement emballé par la perspective de devoir (sup)porter une toison digne d'un porc-épic le temps que mes cheveux soient suffisamment lourds pour à nouveau ployer sous leur propre poids.

De fait, toutes les quatre semaines, je me pose invariablement la question, hésitant entre l'embroussaillement et le rafraîchissement. Il y a quelques jours, j'ai à nouveau opté pour le seconde solution. Rendez-vous dans un mois.

Nota Ciné : Quand je vous disais que Forest Whitaker était époustouflant dans Le Dernier Roi d'Ecosse : il a reçu l'Oscar du Meilleur Acteur pour ce rôle! Foncez le voir si ça n'est déjà fait!

Fond Sonore : Sepultura, Chaos A.D.

Sunday, February 18, 2007

Shame on my Ears!

Etre réveillé à deux heures du mat' par des pouffes beuglant sur un "Like a Virgin" qui s'échappe d'une chaîne poussée dans ses derniers retranchements, c'est déjà limite, mais que cette pollution sonore dure pendant plus de deux bonnes heures, c'est tout bonnement insupportable. Si les irrespectueux fêtards avaient été dans mon escalier, je serais certainement monté leur rendre une petite visite - au risque de distribuer quelques bourre-pifs et de déflorer mon casier judiciaire -, mais ils se trouvaient un ou deux escaliers plus loin dans ma résidence. Deux voisins sont bien descendus tour à tour pour leur demander de ramener le volume à un niveau décent, mais leurs requêtes n'ont trouvé comme échos que des vous me faîtes chier... Ahah, vous me faîtes chier, c'est l'hôpital qui se fout de la charité comme on dit.

La vie en société nécessite, pour que tout se passe bien, que chacun y mette du sien. Faire la fête ok, mais dans la mesure du raisonnable : pour s'exploser les tympans et crier comme des gorets il y a des lieux dédiés. Le plus triste dans la situation de la nuit dernière c'est que les quelques tentatives de conciliations aient été balayées sans aucune forme de discussion possible... Si d'aventure cela devait se reproduire, eu égard à ce passif, je ne m'encombrerais pas de scrupules et ferais directement intervenir les forces de l'ordre pour tapage nocturne. Dommage d'en arriver là, mais si c'est la seule solution...

Mébon, n'accordons pas à ces trouble-sommeils plus d'intérêts qu'ils n'en méritent et passons à autre chose.

Aller, va pour un questionnaire musical puisque j'en ai vu circuler un que je ne connaissais pas. Je vais prendre sur moi d'y répondre sans sollicitation, ce qui me permettra de me délester de secrets sonores enfouis au plus profond de mes oreilles et dont le souvenir me pèse. Oui, je vais faire mon coming out musical et vous révéler trois titres que j'ai appréciés en leur temps et qui aujourd'hui font pour ainsi dire un peu tache dans ma musicothèque presque irréprochable...

* Alors tout d'abord il y a ça. Non non, pas question que je l'écrive en clair iceblog. Bon qu'ai-je à dire pour ma défense? Ben petite jupette, petites couettes, une voix craquante... Ca n'est certes pas une excuse, mais ça explique! :-]

* Ensuite il y a ça. Ma défense ce coup-ci? Ben la bomba latina quoi, une rengaine entrainante, et... La dictature des hormones sur la raison... ^^

* Pour finir, j'évoquerais bien ça. Bon, là, pas question d'hormones, juste un refrain rigolo à forte rémanence cérébrale, mais à part ça c'est assez naze... :-]

Voilà c'est dit, je me sens plus léger! Mais on s'empresse d'oublier hein, on fait comme si vous n'aviez rien lu... Histoire de vous y aider d'ailleurs, je vous suggère d'aller laisser trainer vos oreilles du côté du Wincing the Night Away des Shins et du Whatever People Say I Am, That's What I'm Not des Arctic Monkeys, parce que ça c'est vraiment du tout bon! [NdC: Extraits in ze radio.]

Fond Sonore : The Shins, Wincing the Night Away

Thursday, February 15, 2007

Ouganda 1971 - 1979

Le Dernier Roi d'Ecosse nous propose une plongée dans l'Ouganda des années soixante-dix, alors sous la coupe de l'un des dictateurs les plus sanguinaires que l'on monde ait connu, Idi Amin Dada, surnommé non sans raisons le Boucher de l'Afrique. Le film se concentre sur le personnage du despote - époustouflant Forest Whitaker - via les yeux de son médecin personnel, un jeune écossais parti chercher l'aventure tout juste après avoir obtenu son diplôme. Ce dernier sera tout d'abord fasciné par le charismatique Idi Amin Dada avant de prendre la mesure de sa folie et de la réalité de l'exercice de son pouvoir. Le Dernier Roi d'Ecosse se révèle assez captivant et, chose toujours remarquable, passe sans aucun soucis l'épreuve de la montre en dépit des deux heures cinq qu'il affiche au compteur, ce qui me conduit à vous le recommander. Bonne séance!

Fond Sonore : Arctic Monkeys, Whatever People Say I Am, That's What I'm Not

Monday, February 12, 2007

Surprise Surprise

Ce matin, attablé devant mon petit-déjeuner, la tête enfarinée. Je saisis d'une main la tranche de pain grillée tout juste sortie du paquet [trop speed pour m'en griller une en direct] tandis que l'autre entreprend de généreusement la tartiner de Nutella. Oui je sais, je suis un homme de goût.

Je trempe ensuite ladite tranche nutellaisée dans mon thé, geste ô combien condamnable à en croire nos voisins d'outre-manche mais m'en fous j'assume. La tartine entame son irrésistible ascension vers cette bouche maintenue grande ouverte dans la perspective de l'extase gustative qui me sera bientôt offerte, quand tout à coup mon oeil affûté détecte un petit morceau brun qui se balance nonchalamment au bord de mon pain grillé.

Je le balaye d'une petite pichenette désinvolte, l'envoyant valdinguer dans l'assiette destinée à recueillir les quelques miettes que je ne manquerai pas de répandre dans un futur proche. Je réamorce le mouvement de la tartine vers sa destinée finale, mais me fige bientôt, un frisson parcourant mon échine... Le petit morceau brun a bougé!

Ahah, bougé, oué c'est ça, faut que j'arrête le Nutella, je suis au bord de l'overdose! Je me penche alors vers mon assiette, persuadé d'avoir rêvé, quand la chose se met à lentement se tortiller... Je me fige alors à nouveau, retenant ma respiration, non sans laisser une petite moue de dégoût se dessiner sur mon visage... Un vers! Un vers dans mon assiette, un vers qui il y a quelques secondes se trouvait encore sur ma tartine, un vers que j'ai été à deux doigts de mastiquer... Beuaaark!

Bon oké, je sais bien que les petites bêtes ne mangent pas les grosses, mais quand même, mon petit-déjeuner, je le préfère de loin mort que vif!

Fond Sonore : The Blood Arm, Lie Lover Lie

Sunday, February 11, 2007

Blood Diamond

Blood Diamond est un film intense et engagé, qui comme son titre l'indique traite des tristement célèbres pierres de sang. Au moyen d'un script intelligent et dynamique, servi par des interprètes impressionnants de justesse, il aborde tous les thèmes connexes à ce sujet depuis la guerre civile en Sierra Leone jusqu'à l'esclavagisme patriotique mené par des milices révolutionnaires, en passant par la question des enfants soldats et les jeux de dupes qui se jouent de toutes parts.

Les pierres de sang dont il est question représentent certes une faible part du négoce mondial de diamants, mais les sommes dégagées sont néanmoins largement suffisante pour permettre à différentes factions de mettre à feu et à sang quelques régions du continent africain. L'industrie du diamant a beau s'être dotée d'un processus de certification [sous l'égide des Nations Unies] visant à exclure du marché lesdites pierres, elle n'a semble-t-il à ce jour pas les moyens de s'assurer que ledit processus est bien appliqué, ce qui laisse supposer que des exactions similaires à celles décrites dans le film sont bien malheureusement toujours monnaie courante...

Blood Diamond m'a captivé, pris aux tripes comme rarement ces derniers temps. Je me suis immergé deux heures vingt durant [qui m'ont semblées bien plus courtes] dans le quotidien de ces populations exploitées, massacrées pour servir les intérêts de milices locales et fournir les pays riches en pierres précieuses... Et la remontée n'a pas été facile. En sortant du cinéma, j'ai regardé autour de moi, j'ai vu les passants insouciants, les gens attablés dans les cafés, les voitures défiler... J'ai pensé que nous vivions dans un petit Paradis tandis que d'autres connaissaient l'Enfer... Et j'ai eu mal à mon monde moderne.

Je vous recommande donc ce Blood Diamond que je classerais volontiers au côté d'un Constant Gardener ou encore d'un Syriana et qui ne saurait vous laisser indifférent. Bonne projection! [En VO bien évidemment.]

Fond Sonore : Kasabian, Empire

Thursday, February 8, 2007

Evolution

Autant parfois j'ai tendance à maudire l'omniprésence de la publicité dans notre monde moderne, autant là j'aurais presque envie de bénir son inventeur!


(via La Fée des Coquelicots)

Tout simplement grandiose!

Fond Sonore : Deep Purple, Made in Japan

Wednesday, February 7, 2007

Back to Business

Retrouver le chemin du blog, après un peu plus de deux semaines d'abstinence, c'est un peu comme sortir de chez soi un matin de gueule de bois: tout transpire un brin l'inconnu par-dessus les effluves familières. On sent une sorte de trou noir, on se demande par quelle magie le laps de temps qui nous sépare de la dernière note a bien pu se volatiliser, puis on conclut rapidement que le travail c'est la santé mais qu'il ne faut pas en abuser. Oué, parfaitement, surtout si cela a pour conséquence de nous tenir éloigné des salles obscures pendant plus de quinze jours, parce que ça c'est mal, très mal, et même tout à fait condamnable! Mébon, ce qui compte c'est que j'aie pu reprendre possession du lieu et de mon espace-temps. Content de vous retrouver!

Fond Sonore : Cowboy Junkies, Open

Sunday, January 21, 2007

Stranger Than Fiction

Harold Crick est contrôleur en chef à l'IRS, le Fisc américain. Sa vie est réglée comme du papier à musique, chacune de ses journées suit la même partition interprétée sans aucune fausse note. Harold passe son temps à compter, mécaniquement, qu'il s'agisse des revenus de contribuables qu'il doit contrôler, du nombre d'allers et retours de sa brosse à dents ou encore du nombre de pas qui séparent son domicile de son arrêt de bus. Tout est parfaitement réglé donc, jusqu'à ce qu'un matin un canard se fasse entendre dans la lecture de cette partition quotidienne : une voix féminine se met à commenter les moindres faits et gestes de notre ami, ses moindres pensées. Le phénomène le perturbe bien évidemment, particulièrement quand il entend l'annonce de sa mort prochaine...

Agréable surprise que ce film dont le script a su intelligemment éviter les pièges d'un principe a priori casse-gueule. De l'histoire émouvante, tantôt grave tantôt légère, j'extrairai cette évidence que l'on oublie par trop souvent : quel que soit notre âge, il ne faut jamais laisser la routine prendre racine, il nous faut sans cesse aller de l'avant, sans oublier qui nous sommes et ce que nous voulons. Mention toute particulière à Emma Thompson et Dustin Hoffman, tout simplement parfaits, et surtout l'adorable Maggie Gyllenhaal [oui je suis tombé amoureux]. Un petit film sans prétention néanmoins bien plaisant. A voir.

Fond Sonore : Television, Marquee Moon

Saturday, January 20, 2007

Truands

Dites voir, ôtez-moi donc d'un doute : la direction d'acteur, cela fait bien partie des prérogatives du réalisateur, non? Parce que dans ce cas il faudrait peut-être le rappeler à Schoendoerffer... Certains des siens ont tellement l'air d'être en roue libre [Caubère notamment, à fond dans l'excès, insupportable] qu'on se demande s'ils ne cherchent pas sciemment à saborder le navire. Je passe sur les dialogues sans grands intérêts, le rythme poussif de l'histoire creuse et certaines séquences ultra-violentes totalement inutiles. A éviter.

Fond Sonore : Cold War Kids, Robbers & Cowards

Friday, January 19, 2007

Métro Show

Comment se rebooster un p'tit coup en prévision du week-end après une semaine relativement éreintante? Tout simplement en visionnant cette video de Naturally 7 reprenant a cappella In The Air Tonight au bout milieu d'une rame de la ligne 1 du métro parisien :


(Via Mathilde)

Magnifique n'est-il pas?

Fond Sonore : Naturally 7, In The Air Tonight

Tuesday, January 16, 2007

Confessions

Devant la pression exercée conjointement par mesdames Aeris et Flo, je me vois contraint de vous dévoiler cinq choses que vous ne savez pas encore sur ma petite personne. Après une longue réflexion, je suis finalement parvenu à convenir de ce que je pouvais décemment déballer sur la place publique... C'est parti :

* Je suis bélonéphobe. En d'autres termes j'ai la trouille des aiguilles en général et des piqûres en particulier. Concrètement, pour une simple prise de sang, je peux être au bord de la syncope.

* J'adore les voix féminines éraillées, je les trouve super sexy. Je suis donc logiquement amoureux de Bonnie Tyler [It's a Heartache], Kim Carnes [Bette Davis Eyes] ou encore Alanah Miles [Black Velvet].

* Quand je voyage en train et que j'écoute du Death Metal type The Pursuit of The Viking de la formation suédoise Amon Amarth, je me laisse bercer et je dors comme un bébé.

* Je suis un handicapé du téléphone [Aeris, on est deux! :)] : je ne termine jamais mon forfait portable 1h et ma dernière facture FT ne comptait qu'une seule ligne à savoir celle de l'abonnement.

* Last but not least, sachez qu'en maternelle j'ai été membre de la Compagnie des Lapins Bleus d'Emilie Jolie pour un spectacle de fin d'année, ce qui n'a pas manqué de me traumatiser... Et non, ça n'est pas la peine de demander, il n'y aura pas de photo! Non, j'ai dit!

Bon, il me faut à présent passer le relais... Alors voyons voir... Hmmm, je verrais bien Tite Brunette pour commencer, puis Milou et enfin Sel, histoire d'avoir un trio exclusivement féminin. A vos claviers Mesdames!

Fond Sonore : Come Fly With Us, Compilation Glitterhouse Records

Saturday, January 13, 2007

Captain Ciné Awards 2006

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'à l'instar de 2005 l'année 2006 a elle aussi été placée sous le signe du cinéma, avec une bonne soixantaine de séances en salle obscure. Il est très plaisant de constater que sur ce volume je n'ai eu à faire face qu'à très peu de déceptions. Preuve en est qu'à la première passe sur ma pile de tickets de l'année écoulée, j'ai dressé une liste d'une quarantaine de films ayant particulièrement retenu mon attention! Cela me conforte évidemment dans l'idée de continuer à établir mon programme cinéma en suivant mon instinct.

Quarante films dans le premier jet donc, pour descendre à une bonne vingt-cinquaine après une intense concertation avec mouah-même. J'ai tenté de les classer par catégorie, histoire de faire ressortir leurs qualités premières, mais cela s'est révélé relativement ardu pour plusieurs d'entre eux, ce qui m'a conduit à finalement décider de leur attribuer comme l'an passé une récompense commune.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Mesdamoiseaux, le moment est à présent venu de vous dévoiler la liste des lauréats 2006 des célèbres et tant attendus Captain Ciné Awards ! And ze winners are : (par ordre alphabétique - liens vers mes commentaires postés si disponibles, vers la fiche Allociné sinon)

* Arrivederci Amore, Ciao
* Babel
* A Bittersweet life
* Braqueurs amateurs
* La Colline a des Yeux
* Les Fils de l'Homme
* The Fountain
* Good Night and Good Luck
* Jean-Philippe
* Jarhead
* Le Labyrinthe de Pan
* Little Miss Sunshine
* Lord of War
* Paprika
* Petites Confidences (à ma Psy)
* Renaissance
* Romanzo Criminale
* A Scanner Darkly
* Severance
* Syriana
* Thank You for Smoking
* Transamerica
* Le Vent se Lève
* La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge
* Une Vérité qui Dérange

Et vous, que retenez-vous donc de 2006 cinématographiquement parlant ?

Fond Sonore : The Shins, Oh Inverted World

Monday, January 8, 2007

Weird

Pour moi, Céline Dion est tout sauf rock'n roll. Alors quand je suis tombé sur cette vidéo qui la montrait en train de reprendre You Shook Me All Night Long, j'en suis pour ainsi dire resté bouche bée...


Mébon, après réflexion, je crois bien que je préfère l'entendre esquinter quelques bons standards du rock plutôt que mes oreilles avec son heart qui will go ooooooooooooooooon...

Fond Sonore : AC/DC, Live 92

Saturday, January 6, 2007

Breaking Niouze : Migration

Me sentant d'humeur quelque peu aventureuse ce matin, j'ai entrepris de migrer mon compte Blogger de l'ancienne vers la nouvelle plate-forme. A priori, il n'y a rien de cassé, mais je compte sur vous pour me signaler ce qui pourrait éventuellement dérailler!

Fond Sonore : Kiss, Best Of

Friday, January 5, 2007

Déjà Vu

Après une mise en bouche plutôt bien orchestrée en dépit d'un petit goût de déjà vu, le film s'installe tranquillement, distillant de temps à autre quelques indices qui sèment le trouble. Même Denzel Washington se fond plutôt bien dans le script, parvenant presque à faire oublier que, comme à son habitude, il joue plusse du Denzel Washington que son propre personnage. La séance s'annonce donc divertissante... Jusqu'à ce que les scénaristes se prennent malencontreusement le stylo dans la nappe, mais bon il fallait s'y attendre, invention scientifique et paradoxes temporels obligent.

WARNING : je vais spoiler grave alors si vous envisagez de voir ce film, ne lisez surtout pas la suite de suite.

Embrouille #1

Le FBI a mis la main sur un appareil expérimental capable de créer un champ électromagnétique très intense et de replier l'espace-temps sur lui-même : cela lui offre la possibilité d'observer le passé, avec un décalage temporel constant [4 jours 6 heures et une poignée de minutes] par rapport au présent.

Le point de contact entre les deux dimensions temporelles [passé et présent] se trouve au beau milieu d'une petite chambre d'expérience elle-même située à l'intérieur dudit appareil. Les signaux captés par la sonde temporelle sont transmis à une salle de contrôle installée à l'écart, puis exploités via une batterie de terminaux de diverses natures.

Ces terminaux, par essence, ne peuvent transmettre un quelconque signal du poste de contrôle vers la chambre d'expérience ou la sonde temporelle, et encore moins vers le passé. De fait, quand quand Denzel, pardon Doug, illumine un écran avec son pointeur laser, le halo ne peut pas se propager jusqu'à la dimension temporelle observée [i.e. le passé], alors qu'il l'est. D'où premier problème.

Embrouille #2

Le second problème tient en ces paradoxes temporels si chers au Doc Emmett Brown. Bon, tentons de ne pas (trop) nous embrouiller dans notre exposé.

Situons le début de l'action après l'explosion du ferry et nommons A ce point temporel. Dans son enquête postérieure à A, Doug remarque dans l'appartement de la défunte Claire Kuchever une inscription sur un tableau blanc, "u can save her". Gardons cela en mémoire. Doug découvre ensuite l'existence de l'appareil expérimental, blah blah blah, il monte dedans et est renvoyé dans le passé, quelques heures avant le drame, i.e. l'explosion du ferry. Nommons B ce point temporel.

A partir de là, Doug va s'échiner à faire échouer les plans du terroriste. Je passe les détails hormis le fait qu'il inscrit sur le tableau blanc de Claire le message qu'il a lui-même lu plus tôt dans le film [oui, donc plus tard dans le futur]. Bon, Doug arrive effectivement à faire échouer les plans dudit terroriste, au prix de sa vie. Partant de là, le ferry n'explose pas, Claire est saine et sauve, et le point A devient un point C.

Dans ce point temporel C, le Doug de cette réalité (qui n'est pas au courant de ce qu'il s'est tramé avec son double du futur) n'ira jamais lire le message inscrit sur le tableau blanc devenu de fait inutile. Il n'aura donc aucune raison de retourner dans le passé, donc le Doug voyageur du temps n'aura pas de raison d'exister, donc il n'empêchera pas le ferry d'exploser, donc il enquêtera, donc il retournera dans le passé, donc il empêchera l'explosion de se produire, donc... On ne s'en sort pas.

Ceci étant posé, comment expliquer que le premier Doug ait effectivement lu ce message postérieurement au point A? Car s'il lit le message, c'est nécessairement que le ferry a explosé en dépit de son futur retour vers le passé (Vous suivez?), et donc que cette intervention dans le passé a été vaine. Conclure ainsi le film aurait certes été un peu osé - car pas happy-endesque -, mais tellement plus cohérent sinon réaliste - si tant est que l'on puisse parler de réalisme -...


Fin bref, voilà en gros ce qui m'a gêné dans ce film et me conduit à ne pas vous le recommander. Si vous avez un avis autre, ou si vous avez d'autres théories sur le schmilblick, surtout n'hésitez pas, j'ai mon tube d'aspirine à portée de main.

Fond Sonore : The Kills, Keep on your Mean Side

Thursday, January 4, 2007

Y2K+7 Objectives

Une année s'en est allée, une autre a pris le relais. L'occasion de dresser quelques bilans, notamment cinématographique - j'y reviendrai -, et de se donner quelques objectifs. Car s'il est vrai que je prône la cueillette de l'instant présent, il ne faut pas oublier que l'homme est fait pour avancer et que s'il avance à vue, sans objectifs aucun, il finira irrémédiablement par aller dans le mur. Et ça j'ai déjà donné, merci.

Des objectifs donc, il faut des objectifs. Je pourrais me dire qu'à la fin de l'année je devrais avoir repris une activité sportive, mais cela sonnerait un peu trop résolution de nouvel an et serait de fait voué à l'échec. Hmmm, je pourrais éventuellement envisager de dépoussiérer ce petit scénario que j'avais malencontreusement omis de transmettre aux Lutins pour leur concours - et à cause de ça le monde du cinéma ne m'a toujours pas vu éclore pfff -, de le retoucher un peu et de me mettre en quête d'une asso pour le réaliser. Oué, ça arrache déjà plus comme idée, vous ne trouvez pas?

Bon, oké, ça arrache certes, mais ça manque singulièrement d'enjeux. Il me faudrait trouver quelque chose qui dépasse le cadre simple de ma petite personne, quelque chose qui revête une portée plus, comment dire, universelle... Tout de suite, le détail de mon action serait certainement plus difficile à définir et ses effets non moins difficiles à évaluer, mais le jeu en vaudrait la chandelle. Il faudrait qu... Mais attendez un instant, j'y pense... Oui, ça y est, je crois que j'ai trouvé l'objet de ma sainte mission!

Figurez-vous que, selon certaines projections, il pourrait manquer pas loin de 200 millions de femmes sur Terre d'ici 25 ans... 200 millions, pfiou, c'est une perspective qui n'est guère encourageante et qu'il nous faut combattre sans plus attendre : 2007 sera donc l'année qui marquera mon entrée en lutte pour la préservation de la parité homme-femme au sein de l'espèce humaine. Je vais donc me mettre à disposition de toutes les femmes qui elles-aussi souhaitent prendre part à ce gigantesque combat et, ensemble, nous redresserons la barre!

Bon, c'est pas tout mais, avec le travail qui m'attend, faut que je prenne un max de forces mouah. Je vais donc m'en aller mixer ma soupe maison qu'elle est bonne pour mon corps.

Ah au fait, avant de partir comme dirait Roch, pour ceux à qui je ne les ai pas encore adressés (et puis aussi aux autres après tout ça ne peut pas faire de mal), je vous présente mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2007, qu'elle vous soit autant que possible heureuse et agréable!

Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion

Sunday, December 31, 2006

Modèle Malgré Lui

Il y a une dizaine de jours, je somnolais dans le train, comme tous les matins. J'étais assis dans l'un de ces fameux p'tit gris, les fesses bien enfoncées dans un siège auquel il manquait un peu de rembourrage et sous lequel crachait un chauffage par bien trop généreux. Mon nez piquait dans mon écharpe tandis que le Battle of Evermore de Led Zep résonnait dans mes oreilles. J'étais isolé dans un agréable univers d'une douce tiédeur, quand à la faveur d'un freinage mes yeux se sont ouverts : j'ai alors remarqué que quelqu'un me croquait le portrait.

Sur l'instant, je me suis senti troublé, plutôt mal à l'aise... A l'instar du dessinateur d'ailleurs qui, pris en flagrant délit de croquage, a immédiatement refermé son carnet tout en détournant le regard.

Imaginer quelqu'un me scruter à mon insu, me détailler pour dégager les traits caractéristiques de ma personne n'est pas forcément une pensée qui m'est très agréable, et j'imagine qu'il en est de même pour toute personne ayant de temps à autre des rapports conflictuels avec sa propre image. J'entrevoyais déjà le résultat, forcément grotesque, quand me sont revenus en mémoire tous ces "croquis de voyage" et autres tranches de vie aperçues de-ci de-là sur le web. J'en suis resté songeur un bref instant avant de décider que, finalement, être croqué tenait plutôt de l'honneur que d'autre chose.

Rassuré par cette pensée, je me suis de nouveau abandonné à cette douce somnolence qui n'en attendait pas moins, au son des premières notes de Misty Mountain Hop tandis que le croqueur s'était certainement déjà remis à l'oeuvre.

Fond Sonore : Garden State, BO

Saturday, December 30, 2006

EMT

Constat empirique du jour :

Si l'on ne met pas le feu sous l'eau des pâtes, il n'y a aucune chance que ladite eau se mette à bouillir.


Demain je procède à la contre-expertise, sait-on jamais.

Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Thursday, December 28, 2006

Moteur !

Après un agréable petit Nowel passé en ma belle et verte Normandie, je m'en suis retourné en mes pénates panamiennes, qui ne le nions pas commençaient sérieusement à me manquer. Et bien évidemment, à peine mes bagages posés, j'ai repris le chemin des salles obscures!

* The Fountain

Un film singulier sur la vie, la mort et l'amour. Une belle expérience - d'aucuns parleraient certainement de trip halluciné - qui se ressent autant qu'elle se regarde. A voir sans hésitation aucune si vous aimez les OFNI (*).

* The Holiday

Deux femmes déçues par la gent masculine échangent leurs résidences l'espace de deux semaines, histoire de faire le vide et de se ressourcer. Mais, plus qu'une simple remise à zéro des compteurs, cette expérience leur permettra pour leur plus grand bonheur de rencontrer l'amoûûûûr.


Une comédie romantique qui s'en sort plutôt bien, des personnages attachants, des acteurs au poil, des situations bien senties, des touches d'humour qui font mouche, bref un agréable cocktail qui a même manqué de m'arracher quelques larmes. Oué, je sais, j'ai un côté guimauve, mais m'en fous, j'assume. A voir pour se détendre et avoir sa dose de bons sentiments.

* Paprika

Dans un futur proche, une équipe de scientifiques travaille à la mise au point d'un appareil capable de s'immiscer dans l'inconscient des êtres humains à des fins psychothérapeutiques. Mais plusieurs prototypes disparaissent et bientôt le monde des rêves commence à se mêler au monde réel... Pas facile dans ces conditions pour le professeur Atsuko Chiba de démêler le vrai du faux et découvrir qui se cache derrière ces vols et les manipulations de l'inconscient du monde entier.


Une nouvelle perle signée Satoshi Kon, déjà papa de l'excellent Perfect Blue. La trame narrative est certes complexe, jonglant sans discontinuer entre le réel, l'inconscient de chaque personnage et l'imaginaire collectif, mais si le spectateur s'accroche avec attention, il sera récompensé en voyant peu à peu les indices disséminés tout au long du métrage s'agencer pour former au final une fresque (presque) limpide. Un bien bel objet animé qui comme ses congénères m'invite à continuer à laisser mon regard pointé vers l'Est. [A l'Ouest, rien de nouveau comme dirait Erich...]


(*) OFNI : n.m. (acronyme de Objet Filmé Non Identifié). 1. Terme qui chez le Captain désigne tout film faisant montre d'un anti-académisme prononcé. 2. Plus généralement toute oeuvre cinématographique susceptible de laisser une bonne partie du public sur le carreau.

Fond Sonore : Dixie Chicks, Wide Open Spaces

Friday, December 22, 2006

How Come?

Les questions philosophico-existentielles, je m'en pose de temps en temps, de préférence le soir au coucher sinon ça ne serait pas drôle. Avoir besoin de récupérer et sentir son cerveau surchauffer alors qu'il se demande si l'Homme peut être Libre, si le Vraisemblable peut être Vrai ou encore s'il faut préférer le Bonheur à la Vérité, ça n'a vraiment pas de prix... A croire qu'inconsciemment je cherche parfois à retarder ma tombée dans les bras de Morphée de peur de me livrer aux "bons" soins de ce bon vieux Freddy...

Ceci dit, ma question du moment n'est pas tant philosophique que physiologique. Plantons le décor. Moi, la sphère ORL complètement congestionnée et donc le nez bien bouché. Sous la douche. Je me savonne vigoureusement, j'empoigne la pomme et entreprends de revigorer mon corps encore endormi d'un jet fort généreux, avant de couper l'eau et d'ouvrir le rideau. Là, sous quelques secondes, je sens un picotement envahir mes fosses nasales, rapidement suivi d'une salve d'éternuements puissance 12 sur l'échelle de Beaufort!

Sachant que ce scénario se reproduit à chaque fois que j'ai une bonne congestion, j'aimerais bien en comprendre le mécanisme. [Oué, je sais pertinemment que tout s'explique par 42 mais je ne serais pas contre une formulation un peu moins absconse.] Est-ce donc dû au jet d'eau expulsée par la pomme de douche qui génère un courant d'air qui lui-même taquine mes narines? Est-ce causé par l'ouverte du rideau qui provoque un choc thermique nasal entre le microcosme douchesque et le reste de la salle de bain? Est-ce psychanalytiquement révélateur de quoi que ce soit de profondément enfoui en mon moi, mon surmoi ou encore mon ça? Autant d'hypothèses qui soulèvent plus d'interrogations qu'elles n'apportent de réels éclaircissements. Agaçant.

M'enfin bon, à côté de tous ces questionnements métaphysiques et physiologiques, il reste fort heureusement des questions simples auxquelles je saurais répondre quand mon p'tit n'veu me les posera dans le dos de ses parents.


(Via Sukie)


Fond Sonore : Wolfmother, Wolfmother

Tuesday, December 19, 2006

Peace MAM !

Michèle Alliot-Marie, citée par le Le Canard Enchaîné lui-même repris par 20 Minutes :

Tout est encore possible. Sarkozy peut perdre son self-control (...), il peut aussi mourir.


Eh beh, il règne une ambiance de folie à l'UMP...

Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Shine Eyed Mister Zen

Monday, December 18, 2006

Black Friday

Récit en trois actes d'un début de journée plutôt infernal comme il n'en arrive (fort heureusement) que peu souvent. Flashback, dix jours plus tôt...

Acte Premier : Ze Rebel Spoon

Je me lève, la tête un peu enfarinée, ma douche ne suffisant pas à me réveiller. Je me rends dans la cuisine pour achever de sécher la vaisselle qui s'est déjà bien égouttée durant la nuit. Une poêle, pas de soucis. Une assiette, RAS. Un verre, no problemo. Puis vient le tour de la cuillère...

On ne dirait pas comme ça, mais une cuillère ça peut être vachement retors quand ça s'y met. J'étais tranquille, j'étais peinard, je l'avais délicatement enveloppée dans un torchon et je l'astiquais... Mais v'là t'y pas que d'un coup d'un seul, alors que je m'apprêtais à effectuer le vient de mon va-et-vient le long de son manche, l'une de ses extrémités trouve le moyen de se caler sous l'ongle de mon pouce gauche pour y faire levier et le retourner sur quelques millimètres! Je crois que c'est à cet instant précis que j'ai laissé échapper une flopée de jurons bien fleuris...

Acte Deuxième : Ze Big Mess

Arrivé à la gare, je constate que mon train a été avancé d'une dizaines de minutes et qu'il a été rendu omnibus. Grève oblige. Toutefois, un quart d'heure plus tard, soit deux minutes après l'horaire usuel de départ, nous sommes toujours à quai... Confusion. Une rame serait sur le point de partir sur le quai d'en face. Hésitation. Les voyageurs vont d'un train à l'autre, de l'autre à un train, certains traversent même directement les voies. Bordel général. Une voix annonce soudainement le départ imminent de la première rame. Cohue. Départ. Ouf, enfin.

Arrivé en gare de Versailles-Chantiers, soit deux arrêts avant le mien, on nous informe qu'en raison de son retard notre train va être rendu direct jusqu'à Rambouillet. Ahah, sacré eux tiens. Une bonne partie des voyageurs descend donc sur le quai afin de grimper dans le train suivant, en provenance de La Défense, qui au lieu d'être long se révèlera court. Ahah, ambiance. Bourrage de voitures comme aux pires heures de la seuneuceufeu, descente compliquée à destination, mais au moins je suis à bonne gare.

Acte Troisième : Ze Shower

Dans le bus qui m'emmène à destination, je souffle, prévoyant déjà de décompresser devant un bon petit café tout en dépilant mes mails. Cette pensée à elle seule faisant déjà effet, j'en oublie la sacro-sainte règle empirique maintes fois vérifiées du jamais deux tuiles sans trois... Mais pas pour longtemps.

Je descends tranquillement du bus, je touche presque au but, à une soixantaine de mètres près. Tiens, une goutte... Oh, une autre, et en l'espace d'une dizaine de secondes, une bruine, une grosse pluie, une averse, du vent, et enfin un véritable déluge! Je cours aussi vite que me le permet ce gros sac qui m'encombre, manque de me viander mais parviens finalement à atteindre le hall d'entrée de mon taf, dégoulinant de partout...

Bilan : Ze Epilog

Je me suis donc retrouvé assis à ma place, complètement détrempé, après un trajet de deux bonnes heures et quart porte à porte... Autant vous dire que tout cela m'a mis de très bon poil, ce qui à en croire mes collègues pouvait aisément se lire sur mon visage...

Fond Sonore : Bob Dylan, The Essential

Saturday, December 16, 2006

Breaking Niouze : Saddam Fait le Mur!

De notre envoyé spécial en Irak:

Récemment condamné à mort par pendaison pour l'exécution de cent quarante-huit villageois dans les années 80 en représailles contre une tentative d'attentat envers sa personne, Saddam a décidé de se soustraire à la justice de ses pairs. Profitant d'un moment d'inattention de ses geôliers, le despote déchu se serait faufilé hors de l'enceinte de sa prison via le jardin d'enfants adjacent et aurait pris la fuite en direction du désert. Il semblerait toutefois que les troupes irakiennes le marquent en ce moment même à la culotte, ou plutôt à la roulette devrais-je dire. [NdC: Gif Animé...]


Fond Sonore : Tom Waits, Orphans

Friday, December 15, 2006

Sacrilège!

Mais que diable leur a-t-il donc pris d'oser toucher au mythique Love is All ?!? N'ont-ils donc point conscience d'avoir profané un son sacré et des images qui ne le sont pas moins?!? Mouah je dis que c'est tout simplement tonteux et que pour la peine ils iront rôtir en Enfer!

Fond Sonore : Roger Glover & Guests, Love is All

Thursday, December 14, 2006

Crime de Lèse-Guerrier Gaulois

Au petit-déjeuner, alors que ma bouche vorace s'apprêtait à enfourner une seconde tartine de baguette croustillante généreusement tartouillée de Nutella, j'ai marqué un temps d'arrêt quand la nouvelle, qui venait d'être décodée par les quelques neurones déjà alertes en dépit de l'heure bien matinale, a atteint les tréfonds de mon cerveau : la touche finale serait sur le point d'être donnée à un lifting complet de la collection Astérix...

Si je comprends que l'on puisse reprendre l'encrage de lignes "effacées par le temps" ou encore supprimer des "taches non désirées", j'ai beaucoup plus de mal à accepter que l'on "uniformise" la "typographie des textes" ainsi que la "mise en couleur" des différents opus. Pour moi, chaque album est le témoin de son temps, il a une histoire propre qui lui est volée au cours de ce lifting [exemple : les "approximations chromatiques" des premiers albums mentionnées dans l'article en lien au premier paragraphe], et ça, c'est déjà bien dommage.

Mais non content de violer l'intégrité artistique originale de la collection, l'éditeur en profite pour surdimensionner les planches de l'ordre de 20%... Pour un intérêt qui reste à définir, si tant est que cela soit possible!

Un traitement similaire avait été appliqué aux Blake et Mortimer il y a quelques années, ce qui m'avait déjà surpris à l'époque. Le surdimensionnement des planches et la réorganisation de la pagination avait conduit cette dernière à augmenter sensiblement. De fait, l'éditeur s'était autorisé à passer de deux à trois le nombre de tomes d'épisodes aussi essentiels que Le Mystère de la Grande-Pyramide et Le Secret de l'Espadon. A 12€ l'unité sur ces best-sellers qui se vendent comme des petits pains, je vous laisser imaginer ce qui avait bien pu motiver ce type de "mise à jour"...

On aura beau me dire que les motivations des Editions Albert-René ne sont pas aussi bassement matérielles que ne le furent celles de la maison Le Lombard, j'aurais bien du mal à le croire...

Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New York

Tuesday, December 12, 2006

Book Story

Il y a des moments dans la vie où l'on est contraint de livrer une partie de soi-même en pâture à l'assistance avide de révélations croustillantes. Eh bien figurez-vous que suite à l'injonction d'une Tite Brunette le présent jour est devenu l'un de ces moments particuliers. Alors enfoncez bien votre postérieur dans votre fauteuil, attachez correctement vos ceintures et plongeons donc sans plus attendre dans mon intimité littéraire!

Combien lisez-vous de livres par an ?

En temps normal j'aurais bien avancé une petite moyenne de 1 par mois, mais pour cette année je vais devoir baisser ladite moyenne à disons 0.33... Oui, je sais, c'est mal, mais je me suis fait une raison, je n'écluserai jamais ma pile de bouquins en retard.

Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ?

Les Fils de l'Homme de P.D.James, juste après avoir vu l'excellente adaptation cinématographique du sieur Cuaron. Très emballé au départ, j'avoue avoir été rapidement freiné dans ma lecture par le rythme lénifiant du roman qui tranche sensiblement avec celui du film, snif.

Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?

Hmmm, il me semble qu'il s'agit du 1984 de George Orwell, mais je n'en mettrais pas ma main à couper. Mais bon, c'est au moins l'occasion de mentionner cette oeuvre essentielle (et flippante) du roman d'anticipation!

Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés :

* Blade Runner, de Philip K. Dick. Un roman sur la conscience, la quête de soi, la solitude, l'empathie... Un grand Dick, peut-être le seul dont l'adaptation cinématographique a été réussie à mes yeux.

* Frankenstein, de Mary Shelley. Un drame sur la différence à l'autre, qui donne à réfléchir.

* La Porte Rouge, de Dean Koontz. Un roman d'une noirceur certaine, mais à coup sûr l'un des meilleurs de cet excellent écrivain de Terreur.

* Le Principe de Dilbert, de Scott Adams. Un essai sur la vie en entreprise, que je croyais parodique quand je l'ai découvert pendant mes études, avant de comprendre dès mes premiers mois de boulot qu'il était bien en-deçà de la réalité...

* Le Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien. LE roman d'Heroic-Fantasy par excellence, rien d'autre à ajouter. :)

A qui allez-vous passer le relais (3 blogs) et pourquoi ?

Je vous laisse disposer à votre guise de ce questionnaire, en d'autres termes qui veut prend. Pourquoi? Paskeeeeeeeeeeeeeeeeee!

Fond Sonore : Chris Rea, Best Of

Sunday, December 10, 2006

Entendu à la Tévé

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, à propos du procès de membres de son syndicat jugés pour avoir mis le feu au siège du Medef lors d'une manifestation :

On assiste à la criminalisation de l'acte syndical.

Ben voyons, comme si le paravent de l'action syndicale pouvait servir de prétexte à faire tout et n'importe quoi...

C'est bizarre, mais j'ai comme l'impression que si la successeuse du Baron donnait l'ordre à ses sbires d'incendier le siège de la CGT le sieur Bernard aurait tout le mal du monde à y voir la marque d'un acte militant patronal et à se refuser de porter plainte en justice...

Fond Sonore : Indochine, Unita

Tuesday, December 5, 2006

Forever Young

Pas plus tard que ce matin :

Un prestataire : T'as quel âge?
Ze Captain : Moi? 31 ans.
P : Hein?!?
C : Béhoué 31 ans, enfin pas tout à fait mébon ch'suis pas à une semaine près.
P : ...
C : Pourquoi, tu me donnais quel âge?
P : Ben vers les 25-26 ans.
c : Ah oué? *grand sourire jusqu'aux oreilles*


Conclusion : soyez jeune à l'intérieur, ça se verra à l'extérieur! :)

Fond Sonore : Tom Waits, Orphans

Sunday, December 3, 2006

Royale Séance

Quand la nouvelle de la mise en chantier du 21ème opus de la franchise James Bond est parvenue à mes oreilles, cela ne m'a guère ému. Il faut dire que j'avais été passablement échaudé par les derniers épisodes qui, derrière leurs titres à la limite du ridicule (Meurs un Autre Jour - Le Monde ne Suffit pas - Demain ne Meurt Jamais), n'étaient que de pâles copies les uns des autres, rivalisant d'excès (toujours plus de gadgets improbables, de blagues vaseuses, de girls déssappées) et surtout ne résistant pas au test de la montre. James Bond était devenu pour moi synonyme de blockbuster, dans le sens le plus péjoratif du terme.

Ma curiosité a commencé à s'éveiller quand la rumeur du départ de Pierce Brosnan et celle d'un retour aux sources du mythe se sont faites plus insistantes, puis a été piquée au vif quand le nom de Daniel Craig a commencé à circuler. Si cette embauche pouvait paraître surprenante en regard du physique d'agent soviétique de l'acteur, elle m'a plutôt ravi car j'avais eu l'occasion d'apprécier par le passé la prestation de cet acteur dans le très britannique Layer Cake. Mais las, les mois passant, mon intérêt s'est effondré comme un soufflé sorti trop tôt du four, de telle sorte qu'à la sortie de Casino Royale sur nos écrans j'avais tout simplement prévu de ne pas aller le voir... Cela était toutefois compter sans l'excellent bouche-à-oreille dont le film allait bénéficier.

A force, j'ai fini par daigner visionner la bande-annonce - ce que je n'avais même pas jugé utile de faire jusqu'alors -, et le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai été agréablement surpris : quelque chose de neuf semblait se dégager de ce 21ème épisode, ce qui n'a pas manqué de se confirmer lors de la projection.

Brut et sombre, Casino Royale se débarrasse dès les premières minutes du clinquant des précédents opus. Il nous livre un James Bond froid, tout juste promu double zéro, qui loin d'être un surhomme s'en prend rapidement plein la figure : c'est certes moins classe, ça salit le smocking, mais c'est foutrement plus réaliste. Casino Royale se révèle dynamique dans l'ensemble, bien foutu, et - signe qui ne trompe pas - résiste sans problème au test de la montre.

La production a donc marqué un bel essai que j'espère voir transformé dans le prochain opus - prévu pour mi-2007 - qui dans l'idéal devra conserver le côté sombre tout en complexifiant un peu plus le scénario. A vous de jouer messieurs les producteurs!

Post Postum : J'aimerais bien avoir autant de bonnes mains que Bond et Le Chiffre quand j'affronte ma DS au Texas Hold'em ...

Fond Sonore : Tom Waits, Orphans

Friday, December 1, 2006

TWIY - Saison 4 - Layout V2.1

Petit lifting de mi-automne en trois axes, histoire de gommer quelques rides sans pour autant procéder à un ravalement de façade complet :

Logo :
Si j'appréciais le précédent logo, je lui reprochais de ne pas couvrir suffisamment d'espace en largeur. J'ai conservé le concept de base [triptyque titre / carte / blason] et ai pu accoucher du nouveau visuel après avoir redécouvert une carte de la Terre de Fangh réalisée par POC que je remercie au passage de m'avoir laissé librement torturer sa création sous Toshop.

About :
Comme je le disais récemment, ce blog est devenu comme une extension naturelle de ma personne. Dès lors, il me semblait logique de le sortir de son état d'objet impersonnel, ce qui ne pouvait se faire autrement qu'en y ajoutant ma trombine. Mais las, je n'aime pas tellement me voir en photo, et puis une photo brute aurait trop juré dans le layout. Après quelques recherches, j'ai finalement trouvé ce que j'estime être un bon compromis, toujours grâce à l'ami Toshop.

RadioBlog :
La musique comme vous le savez - ou pas - occupe une place de choix dans mon univers. En d'autres termes, je ne peux vivre sans elle, il y a toujours un cédé qui tourne en fond ou un mp3 qui s'échappe de mes écouteurs. Je vous faisais jusqu'à présent partager un peu de cet univers via les mentions fond sonore en bas de mes posts, ce que je continuerai à faire, mais j'ajoute une nouvelle dimension à ce partage via une radio blog dont le lien se trouve en colonne de droite [première livraison : 11 gâteries ouvertement orientées blues/blues rock]. A noter que les titres sont pour le moment stockés sur l'espace d'hébergement gratuit de mon FAI dont le débit d'accès n'est peut-être pas phénoménal, mais bon, be cool, take it easy, si ca plante, retentez, de préférence pas aux heures de pointes sur le réseau. Pour finir sur ce sujet, je ne peux que vous encourager à écouter, apprécier, et investir dans les cédés des artistes qui retiendront éventuellement votre attention : vive la musique, que la musique vive!

Fond Sonore : Tom Waits, Used Songs 1973-1980