Sunday, March 7, 2010

Crazy Heart

Bad Blake est un vieux routier de la country music. A 57 ans, il continue à écumer les bars où il se produit en proposant toujours les mêmes vieux tubes. S'il a la musique dans le sang, Bad est contraint de tourner sans cesse car il n'a pas un rond. Un jour, il rencontre une jeune journaliste, mère célibataire, et l'attirance est immédiatement réciproque en dépit de leur différence d'âge. Mais las, Bad se débat dans son alcoolisme chronique, et rien ne dit qu'il saura prendre soin de quelqu'un alors même qu'il ne sait se sauvegarder lui-même...

Crazy Heart baigne dans cette atmosphère poussiéreuse du sud des Etats-Unis, de ces petites bourgades paumées qui inexplicablement m'attirent. Il se dégage de cette bobine une sincérité authentique qui offre des visages profondément humains à ses différents protagonistes. Jeff Bridges et Maggie Gyllenhaal sont à mon sens tout simplement parfaits, et la relation qui lie leurs personnages illustre cette vérité essentielle pour moi selon laquelle il n'est jamais trop tard pour ajuster nos choix de vie.

Crazy Heart a donc été une très agréable surprise, et je vous la recommande évidemment très chaudement !

PS : Maggie, si tu passes par ici, sache que je t'aime toujours ! ^o^

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Fond Sonore : Dixie Chicks, Fly

Saturday, March 6, 2010

The Ghost Writer

Un écrivain se trouve embauché pour terminer l'écriture des mémoires d'Adam Lang, ancien premier ministre britannique qui a élu domicile sur une petite île de la côte est des Etats-Unis. La perspective de l'exercice ne l'enchantait guère -son prédécesseur a mystérieusement trouvé la mort par noyade-, mais son agent a néanmoins réussi à le convaincre, en raison notamment des émoluments promis. L'écrivain arrive donc bientôt dans la retraite isolée de l'homme d'état, tandis que ce dernier se voit accusé d'avoir livré des citoyens britanniques à la CIA qui les aurait ensuite torturés. Il se plonge d'emblée dans les ébauches de mémoires et commence son travail de reprise, en tentant de réfréner sa curiosité, ce qui ne sera pas chose aisée...

Autant le dire sans ambages, cette bobine m'a captivé de la première à la dernière seconde. Polanski a brillamment réussi à orchestrer un suspense efficace sans avoir besoin de recourir à des artifices démonstratifs. Sa mise en scène est exemplaire de sobriété, la narration brille par sa fluidité et l'on se prend rapidement au jeu des interprètes, tous excellents, Ewan McGregor en tête. Le film n'est certes pas parfait, conséquence peut-être de cette post-prod déroulée à distance par un Polanski coincé dans son chalet suisse, mais il n'en reste pas moins que cette pellicule sort indéniablement du lot de ce début d'année et qu'il serait fort dommage de ne pas en profiter !

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Fond Sonore : Yves Simon, Longue Distance

Friday, March 5, 2010

Shutter Island

Shutter Island, une île au large des côtes américaines qui abrite un établissement psychiatrique spécialisé dans les cas extrêmes. Le lieu est évidemment hautement sécurisé, personne ne peut a priori s'en échapper, mais pourtant l'une des patientes disparaît subitement, semblant s'être évaporée dans sa cellule. Le marshal Teddy Daniels, vieux routier de la chasse aux fugitifs, et son nouvel acolyte arrivent alors sur les lieux pour tenter de lever le voile sur ce mystère...

Dès le première minutes, le parti pris esthétique saute aux yeux, le visuel est travaillé pour rendre une atmosphère sombre, pesante. La musique qui l'accompagne se révèle rapidement très (trop) appuyée, et m'a rappelé quelques bobines d'une époque où l'on abusait de tonalités stridentes. Ce choix rétro ne m'a pas déplu, bien au contraire.

Le film est évidemment nimbé de mystère et je suis rentré dans l'histoire sans soucis, même si certains petits défauts techniques m'ont agacé, comme ces scènes filmées à l'évidence en plusieurs prises qui ne sont pas raccord question poses de personnages (ouverture sur le bateau notamment et discussion avec le patient du bloc A). Ou bien Mawtin se fait vieux, ou bien il a confié ces passages à une seconde équipe... Quant au twist final, je me demande s'il n'a pas potassé Shyamalan avant le tournage...

Ceci dit, j'ai tout de même passé un moment plutôt agréable, mais cela est peut-être à mettre en regard du fait que j'avais mis la barre assez bas, n'étant pas exactement fan du Scorsese du 21e siècle... Je vous laisse donc aviser...

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Fond Sonore : New Country, Compil

Wednesday, March 3, 2010

Décharné

Un matin d'entre-saison, au sortir de l'hiver, il y a un an. Le train est arrêté en gare de Versailles-Chantiers, il déverse son flot de voyageurs qui se ruent sur l'escalator de milieu de quai. La foule est indéniablement hétéroclite, on y aperçoit de tout. Les silhouettes défilent devant mes yeux et, l'espace d'un instant, l'une d'entre elles retient mon regard.

L'homme est grand, grand et maigre. La tête baissée, barbe et cheveux ébouriffés, il avance au sein de la masse compacte qui se tasse encore à mesure que l'escalator approche. Le type porte un pull léger, visiblement détendu par l'usage, sur un jean élimé bien trop court pour ses longues jambes. Il évolue pieds nus.

La tenue n'est à l'évidence pas de saison et je ne peux m'empêcher d'éprouver de la compassion tandis que l'homme commence son ascension. Sans prévenir, les portes se ferment, le train démarre. Jamais je ne saurai ce que cette apparition furtive, un brin irréelle, est devenue.

Fond Sonore : Natalie Imbruglia, Counting Down The Days

Monday, March 1, 2010

(R)Eveil

Au son de Wolfmother, je me laisse bercer par le train. Un lundi matin comme un autre, la perspective d'une semaine chargée, pas d'entrain ni d'amertume, juste placide.

La rame stoppe en gare, les portes s'ouvrent. Quelques secondes passent, puis mes yeux sortent du vague : une douce sensation flotte dans l'air. La température est fraîche, mais le temps sec. Le silence urbain choie mes oreilles, le soleil levant nimbe les bâtiments d'une douce clarté, ne manque presque que le léger gazouillement des oiseaux.

Petit avant-goût de cette saison prochaine, je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire.

Matin de Printemps -
mon ombre aussi
déborde de vie !


[Kobayashi Issa]


Fond Sonore : Wolfmother, Wolfmother

Sunday, February 28, 2010

(Dés)Equilibriste

Alors que ma rame ralentit, je l'aperçois quelques mètres plus loin, debout au milieu du quai. La minette porte petit blouson en cuir noir sur mini-jupe assortie. Ses longues jambes fuselées touchent le sol de la pointe des pieds, leurs talons en étant maintenus à distance respectable par de petites perches.

Le train arrêté, le sympathique petit minois s'éveille. Il se met en marche et là le charme se rompt sur l'instant. A l'évidence, comme en atteste sa démarche pataude, la mignonette n'a pas son permis de talons aiguilles... Fail !

Fond Sonore : Iron Maiden, No Prayer for the Dying

Saturday, February 27, 2010

I Love You Phillip Morris

I Love You Philip Morris est indéniablement un film surprenant en ce sens que je n'arrive pas à m'en faire une opinion définitive. Je l'ai trouvé distrayant sans pour autant rire aux éclats, j'ai senti une petite poussivité sans toutefois réellement voir le temps passer. J'aimerais bien vous en dire un peu plus, mais je me rends compte qu'en l'espace de quelques jours son souvenir s'est considérablement estompé... Et cela est peut-être au final suffisamment éloquent...

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Fond Sonore : Jefferson Airplane, After Bathing At Baxter's

Friday, February 26, 2010

Le Livre d'Eli

Eli a un livre, et il ne veut pas qu'on y touche, j'crois qu'c'est clair. Il se balade dans un monde post-apocalyptique, vers l'Ouest, poussé par l'inspiration divine. En chemin, il rencontre, la riretteuuuh, la rirè-è-teuuuuh, ahem, pardon, en chemin donc il rencontre des méchants très méchants dont un pseudo érudit qui cherche évidemment à mettre la main sur ledit livre. Rencontre - confrontation, tout ça tout ça, pour un final un tantinet mystique. Le Livre d'Eli, un film de genre avec ses qualités et ses défauts, à la croisée de La Route et de Mad Max. Pourquoi pas.

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Fond Sonore : Greenday, 21st Century Breakdown

Wednesday, February 24, 2010

Sémantique

Dans l'édition de Metro de lundi dernier on pouvait lire :

Jean-Paul Rouve sera le héros de "En Chantier Monsieur Tanner", une création originale adaptée d'un roman de Jean-Paul Dubois paru en 2006.


Hmmm, dites voir, une adaptation de roman peut-elle décemment être considérée comme une création originale ?!? Pour ma part, je n'en suis pas exactement convaincu...

Remarquez, si cela était le cas, on pourrait par extension estimer que les remakes sont également des oeuvres originales, au travers de leur supposée relecture de l'objet qu'ils plagient. Cela expliquerait ainsi que Scorsese ait pu recevoir un Oscar pour le mauvais film, ces Infiltrés qui n'arrivent absolument pas à la cheville d'Infernal Affairs. [Nota : Dénigrer "Les Infiltrés", ça, c'est (re)fait. ^o^]

Fond Sonore : Amon Amarth, Fate of Norns

Sunday, February 21, 2010

La Dama y la Muerte

Aller hop, un petit court-métrage d'animation 3D, histoire de bien terminer le week-end ! Celui-ci nous vient tout droit d'Espagne et aborde ce délicat sujet qu'est la mort sous un angle humoristique plutôt bien senti. Enjoy ! :o)


[via Au Secours J'Ai Un Blog]


Fond Sonore : Alice in Chains, The Essential

In The Air

S'envoyer en l'air -au sens littéral-, Ryan Bingham adore ça. Il chérit sa petite carte de fidélité qui lui permet d'accumuler des miles, et il vise un chiffre spécifique qui fera de lui un passager aérien privilégié à vie. S'il voyage autant, c'est qu'il est un spécialiste de l'annonce de licenciement : les entreprises louent ses services pour permettre à leurs managers de se défausser de leurs responsabilités. La petite vie de Ryan est bien rôdé, jusqu'à ce qu'une jeune diplômée récemment embauchée par sa société ne dégaine une technique à la page qui risque bien de le clouer au sol. Ryan entreprend alors d'emmener la mignonette dans les airs pour lui faire tâter la réalité du terrain...

Sur une thématique sociale difficile et malheureusement d'actualité, In the Air parvient à faire (sou)rire grâce à un cynisme certain et un humanisme non feint. Le film doit beaucoup je pense à la performance de George Clooney, excellent comme à son habitude, et l'intérêt de l'ensemble réside à mon sens dans le chapelet de relations qui entoure ce personnage central de Ryan Bingham, de sa famille qui ne le connaît pas à cette aventure d'aéroport qui s'avèrera jouer double-jeu.

Même s'il manque un petit je-ne-sais-quoi, la bobine a tout de même su me captiver et me donner envie de lire le roman qui en est à l'origine, Up in the Air de Walter Kirn, et ça ce n'est pas rien. Une petite surprise inattendue donc, à tenter, surtout si vous avez comme moi apprécié les précédentes livraisons du réalisateur, Thank You For Smoking et Juno.

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Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Boomerang

En cette heure tardive, mon âme est bleue, indéniablement bleue. Les pensées virevoltent dans mon esprit, les images se croisent et s'entrechoquent, les mots fusent et se muent en un brouhaha indigeste. J'ai besoin d'expurger, il me faut un catalyseur.



Fond Sonore : The Animals, The Complete

Friday, February 19, 2010

Perspective

En examinant le tampon sur l'enveloppe, j'ai senti la nouvelle venir. Le courrier ne pouvait être quittance, il était trop fin pour se révéler solde de charges, il pouvait potentiellement me signifier un changement de digicode, mais non, j'avais un autre pressentiment... Et ce dernier s'est rapidement confirmé : mon propriétaire souhaiterait récupérer son appartement pour y loger l'un de ses enfants.

Ce qui est marrant, c'est que quelques jours plus tôt je discutais avec ma boulangère au sujet du temps qui passe et je lui confiais me sentir plutôt bien dans ma résidence, très tranquille... A croire que quelqu'un aura surpris notre conversation et s'en sera allé moufter auprès de l'administrateur de biens !

Bon, pas de panique ceci dit, je ne suis pas encore à la rue a priori grâce au truchement d'éléments légaux, et c'est déjà ça. Mais quand même, cette idée de potentielle épée de Damoclès ne me laisse pas méga tranquille, je ne peux m'empêcher de me penser que le bailleur a peut-être un joker magique dans la manche...

D'un autre côté, cela fait un certain temps que j'envisage de déménager, histoire de dérouiller un brin mon quotidien sclérosé, sans toutefois arriver à réellement me motiver. J'ai donc décidé d'aller de l'avant et de prendre cette lettre comme une invitation au renouveau ! Oué, farpaitement.

Alors c'est sûr, une fois l'optique adoptée, je me suis retrouvé un peu comme un capitaine de trois-mâts dépité par une mer étale et un vent absent, le marché de l'immobilier étant objectivement d'une morosité déprimante... Pas trop d'opportunités pour le moment donc, mon enthousiasme est un peu retombé comme un soufflet, mais je reste que le qui-vive... Stay tuned ! :o)

Fond Sonore : Don McLean, Best Of

Sunday, February 7, 2010

Captain Ciné Awards 2009

Comme chaque année à cette époque, j'ai pris mon tas de billets de cinéma des douze mois écoulés en vue de faire un petit bilan. Il s'agit donc d'une année honnête je dirais, avec 62 films en dépit de périodes d'abstinence non négligeables. Chose remarquable, j'ai réussi à glisser ici-même une petite bafouille pour chaque bobine, et je m'en félicite !

J'ai ensuite ouvert mon traditionnel tableur pour travailler cet amas de titres et décider lesquels allaient cette fois-ci avoir les honneurs. J'ai rapidement écarté une bonne vingtaine de films et me suis fixé comme objectif de tendre vers la dizaine, si possible non concentrée dans un genre donné (j'ai mes faiblesses).

La liste à laquelle j'ai abouti après divers remaniages peut sembler un poil hétéroclite, mais on y trouve grosso modo les bobines qui m'ont fait littéralement triper ou qui m'ont tout simplement permis de passer un agréable moment. D'autres films auraient pu y figurer -d'ailleurs il y aurait probablement des variations si je devais m'y remettre la semaine prochaine-, mais il fallait bien trancher pour aujourd'hui.

Aller, trêve de palabres, ze winners are : (par ordre alphabétique)









Et vous, que retenez-vous donc de 2009 cinématographiquement parlant ?

Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New York

Saturday, February 6, 2010

Avatar

Avec tout ça, je me rends compte que je n'avais pas encore parlé de la dernière bobine du Père Cameron... Mais miAvatar que jamais, non ?!? ^o^ *Ahem, désolé. :-]*

Bon, étant donné que j'arrive un peu après la bataille et que tout a déjà été dit ou presque, je ne vais pas m'étendre. Pour faire court, j'ai adhéré au film. J'ai bien lu ici et là quelques critiques négatives en regard de la naïveté du pitch, de son manichéisme exacerbé, mais personnellement cela ne m'a pas gêné un iota, bien au contraire... Disons que j'ai un poil tendance à considérer l'humanité comme globalement assez égoïste / irresponsable et que, de fait, j'aime assez la voir se prendre une rouste monumentale de temps à autre !

Côté visuel, je n'ai rien trouvé à redire. Non seulement la technique m'a bluffé [absence de cette désagréable sensation de personnages réels collés sur des fonds numériques], mais l'univers tout entier possédait une agréable touche exotique propice à l'évasion. Mon seul regret : que Pandora ne soit pas réelle !

Voila voila, comme promis, je n'épiloguerai pas. Reste que je me le ferais bien en 3D maintenant.

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Fond Sonore : Angra, Holy Land

Sunday, January 31, 2010

Feux d'Ombre - Dean Koontz

Time is certes money, mais time is surtout relatif. Ainsi quand je pensais n'être qu'un peu à la bourre dans l'achèvement de cette série de ma pointe bouquinesque, cette dernière remonte en fait à la fin de l'été dernier... Wooops ! :-]

Le quatrième et dernier roman était donc Feux d'Ombre, de ce cher Dean Koontz. Le pitch ? Eric Leben, brillant scientifique mais être humain éminemment détestable, décède brutalement dans un accident de la circulation. Son corps sévèrement amoché ne tarde pourtant pas à disparaître de la morgue où il était entreposé et sa femme soupçonne rapidement l'effroyable vérité. S'en suit alors une sorte de course-poursuite à travers plusieurs régions des Etats-Unis, qui s'achèvera au sein de la Ville du Péché.

Je me suis objectivement laissé entraîner par ce récit qui contient nombre d'ingrédients que j'affectionne (anciens du Viêtnam, agents des services secrets, personnalités attachantes comme éminemment rebutantes, scientifiques têtes brûlées, fin des années 80,...), mais un indéfinissable petit je-ne-sais-quoi est néanmoins venu me titiller par instants, empêchant mon plaisir d'être entier. A froid, je me demande si cet ouvrage n'avait pas un petit goût de déjà-vu, s'il ne manquait pas un peu d'originalité en dépit de sa thématique...

Quoiqu'il en soit, je vous orienterais donc plutôt vers d'autres titres de l'auteur, à l'instar de Mr Murder ou La Porte Rouge par exemple.

Fond Sonore : The Answer, Everyday Demons

Saturday, January 30, 2010

Vacuité

Lao Tseu, dans l'un de ces élans de Sagesse dont il était coutumier, a déclaré (via Bruits de Palais, revue du Palais des Thés) :

"De l'argile naissent les pots, les bols, les vases,
Mais c'est leur vide qui les fait exister."


Si cette assertion est transposable à l'Homme, alors j'en connais indéniablement certains qui ont un degré d'existence incommensurable.

Fond Sonore : Pantera, Cowboys From Hell

Saturday, January 23, 2010

Interlude

A la suite du post précédent, tout sujet semble pour le moins incongru. Une petite transition s'impose donc et quoi de mieux à cet effet qu'une entraînante vidéo portée par la voix de la grande Edith ?!? :o)



Fond Sonore : Edith Piaf, A Quoi ça Sert l'Amour ?

Tuesday, January 19, 2010

Panta Rei

Personne n'est immortel, pas même une maman. Cette réalité indéniable, je l'avais comme tout le monde occultée jusqu'à ce que la nature ne la rappelle brusquement à mon bon souvenir en ce 13/01 dernier. Et cela fait mal.

Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Sunday, January 10, 2010

Tristesse

La trentaine engagée, l'homme est calé dans son large fauteuil rouge, bien emmitouflé dans un épais caban bleu marine. Son menton a trouvé refuge au sein d'une généreuse et douce écharpe, tandis que ses mains, dissimulées dans des gants en laine foncée, sont posées sur un jean d'aspect élimé dont les jambes enserrent un sac à dos léger.

Son regard semble perdu dans un horizon incertain. Par intermittence, le type retire ses lunettes et porte les mains à ses yeux rougis. Il essuie alors quelques larmes qui s'échappent deci delà et roulent sur ses joues pâles. Le monde alentour lui semble bien futile, il s'y sent isolé dans sa bulle.

Soudain, alors que deux de ses voisins discutent, il ne peut s'empêcher de se lever et de leur demander de changer de sujet. Le couple s'excuse, l'homme se rassoit et étouffe un sanglot. Il a indéniablement froid, mais ni son épais manteau ni la température ambiante de la voiture n'y peuvent rien.

Fond Sonore : Jack Johnson, In Between Dreams

Sunday, January 3, 2010

Triplette

En route pour ma séance de Solomon Kane, je rêvasse tranquillement sur mon strapontin. La rame se remplit rapidement à mesure que les stations défilent, et les trois loustics ne tardent pas à pénétrer dans ma voiture. Ils s'installent en rang d'oignons, sur les strapontins qui me font face, comme si la providence les avait destinés à mon examen.

Le premier porte veste de jooooging blanche à trois rayures dorées sur jean noir un peu passé. Le buste droit, les mains gentiment posées sur ses cuisses écartées de quelques soixante degrés, il a le visage boutonneux et l'air plutôt niais d'un ado en plein âge bête.

Le deuxième est plus carré d'épaules, le gros bras des trois. Complétant son voisin immédiat, il arbore jean bleu ciel à veste de jooooging couleur sombre, toujours aux trois bandes. Ses bras tombent sur ses cuisses qui forment un angle de quatre-vingt-dix degrés, et les doigts de ses mains se maintiennent en larges éventails, peut-être de sorte que l'on puisse vérifier qu'il n'est pas palmé. A moins toutefois qu'il ne désire s'assurer que ses diverses bagouses seront bien individuellement visibles.

Le troisième, lui, tiendrait plutôt du règne invertébré. Jean bleu trop large avec évidemment veste de jooooging, il est complètement avachi sur son strapontin et commence même à se répandre sur celui qui le jouxte. La courbure de son corps m'amène logiquement à me demander s'il a ou non effectivement été pourvu de vertèbres, ce dont je doute, et je songe un instant à composer le 911 pour faire mander Mulder et Scully, avant de noter que les jambes du gus sont écartées d'environ cent-vingt degrés.

Trois exemplaires pittoresques, et cette même caractéristique si particulière de grande ouverture guibolesque... D'aucuns pourraient avancer que leurs postures sont dictées par des inflammations aigues du scrotum, mais la concomitance des affections resterait à expliquer... D'autres suggestions plus (ou moins) plausibles ?!?

Fond Sonore : Alice in Chains, The Essential

Saturday, January 2, 2010

La Route

A une époque qui pourrait être la nôtre, le monde a été bouleversé par un cataclysme aux causes indéterminées. Dix ans plus tard, les terres sont ravagées, recouvertes de cendres, les animaux ont disparu, la nourriture se fait extrêmement rare, l'humanité vit ses derniers instants. C'est dans ce contexte de désolation que l'on suit quelques instants de la vie d'un père et de son fils, en route pour le sud de la côte est de feu les Etats-Unis d'Amérique, afin d'échapper si possible aux rigueurs de l'hiver.

La Route m'a avant tout frappé par son côté ultra-réaliste. Il n'est pas aisé de rendre crédible un univers post-apocalyptique, mais John Hillcoat y est admirablement parvenu, notamment au travers d'une photo grisée absolument magnifique. La performance de Viggo Mortensen est également remarquable tant l'acteur habite son personnage. On le voit s'efforcer d'inculquer à son fils des principes de survie en prévision de son inéluctable disparition, mais l'on ne peut s'empêcher de noter la vanité de cette entreprise, sorte de baroud d'honneur d'une humanité condamnée... Même si elle force le respect face au comportement des survivants qui ont capitulé en une barbarie sauvage.


[© Metropolitan FilmExport]

Cette bobine a su conserver mon attention tout au long de ses deux heures de métrage, en dépit de quelques légères longueurs. Elle m'a toutefois objectivement déprimé, et le maigre sursaut d'espoir final ne m'a soulagé que par contraste avec la noirceur globale... Aller, faut que j'aille me changer les idées mouah... :-/

=> Bande-Annonce

=> Conseil : Si le thème vous interpelle, évitez de visionner la bande-annonce avant de vous rendre au ciné.

Fond Sonore : Pascale Picard, Me, Myself & Us

Friday, January 1, 2010

Y2k+10


[© Ze Captain]


Fond Sonore : Green Day, 21st Century Breakdown

Thursday, December 31, 2009

Solomon Kane

Solomon Kane, capitaine sanguinaire qui balaye terres et mers en assouvissant sa soif de destruction. Il suffira toutefois d'un signe (un matin-in-in-iiiin, ah nan, désolé), motivant certes, pour le remettre dans le droit chemin. Ainsi, alors qu'il aborde une mystérieuse forteresse perdue sur une cote d'Afrique du Nord, Solomon se trouve face à un envoyé du Diable (assez classe il faut l'avouer) qui s'en vient chercher l'âme du guerrier corrompue par des années de violences extrêmes. Toutefois, le capitaine parvient à s'enfuir et trouve refuge en un monastère de l'Albion où il s'emploie à emprunter le chemin de la rédemption par un renoncement à toute forme de violence. Mais las, les Forces du Mal ne sont jamais bien loin...

Pas de grande surprise dans cette bobine, un divertissement correct pour les amateurs de Sword & Sorcery. J'ai objectivement apprécié l'ambiance sombre, le côté médiéval violent rempli de gueules cassées, le design des créatures infernales [le collecteur d'âmes du Diable par exemple ou l'espèce de Balrog qui n'aurait pas dépareillé dans la Moria]. J'ai adhéré au thème de l'histoire (je ne connaissais pas spécialement, n'ayant pas lu les bouquins de Robert E. Howard), ce concept d'âme damnée qui cherche la rédemption. Petit bémol toutefois côté scénario, linéaire et facile [le passage de la sorcière ou le coup du frère notamment], qui aurait gagné à être étoffé.

Mébon, mon sentiment reste tout de même plutôt positif, je n'ai pas vu le temps passer. Le conseillerais-je pour autant ? Pas vraiment, à moins que vous ne soyez amateurs du genre. Dans la négative, tentez donc la bande-annonce -que j'ai pour ma part découverte après la séance-, elle dure deux petites minutes et contient absolument tout... :-/

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Green Day, American Idiot

Wednesday, December 30, 2009

Passe-Passe

En petit-déjeunant, j'ai entendu un reportage à la radio qui discourait sur la potentialité d'un retour d'une TVA à 19.6% dans la restauration. Si cela devait effectivement se produire au début de la prochaine année, on se demande (ou pas) qui dans l'histoire pourraient être les dindons de la farce...


[© Chimulus => Blog]


Fond Sonore : Alice in Chains, The Essential

Tuesday, December 29, 2009

Entre-Deux

Nowel est arrivé, puis s'en est allé. Période un peu éreintante, aussi bonne que possible en dépit d'une situation difficile. Retour au bercail, un peu à plat, besoin d'une petite perfusion rock, histoire de regonfler les batteries !



Fond Sonore : Green Day, 21 Guns

Tuesday, December 22, 2009

Bas le Masque !

A chaque fois que je vais au cinéma des Halles à la première séance du dimanche matin, je croise une troupe de retraités. En leur sein se trouve le petit père boiteux.

D'un mètre soixante-dix plutôt ventripotent, il se déplace lourdement en s'appuyant sur une canne de bois vernis. Habillé dans un style qui lui est propre, pour ainsi dire un peu dépareillé, il se fond néanmoins dans la faune bigarrée du centre parisien.

De son visage bouffi s'échappe une voix généreuse qui emplit l'espace à la moindre occasion. Il a des avis arrêtés, se chamaille avec ses potes cinquante-soixantenaires, mais il a un je-ne-sais-quoi de sympathique.

Il y a deux jours, je l'ai vu s'installer à quelques places de moi avant la projection d'Avatar. Sa canne est venue embrasser le sol et, dans un élan de générosité, je la lui ai ramassée. L'homme m'a alors lâché un "merci" que j'ai senti quelque peu arraché.

Alors qu'il entassait ses affaires sur un fauteuil, son proche voisin entreprit de le mettre en garde contre ces mômes qui s'amusaient il y a quelques jours à faire les poches des spectateurs, mais il le regarda à peine, ne lui prêtant objectivement qu'une attention minimale. Devant l'évidence du vent qu'il s'était ramassé, ledit voisin remballa sa mise en garde et s'assit sans plus dire un mot.

Quelques instants plus tard, alors que la salle était déjà bien remplie et que les derniers spectateurs s'affairaient en quête de places stratégiques, une dame passa devant moi et s'approcha du vieux bonhomme. Elle lui demanda si elle pouvait s'assoir à côté de lui afin de profiter de la vue dégagée (i.e. aucune tête ne la gênerait a priori durant la séance) et donc s'il pouvait retirer ses affaires qui l'encombraient.

Le bonhomme s'excita alors rapidement, opposant une fin de non recevoir assez virulente. J'observai la scène du coin de l'oeil, avec une attention redoublée lorsqu'il menaça la pauvre dame de se prendre un coup de cette canne qu'il commençait à brandir en l'air... La dame capitula évidemment, visiblement ébranlée par la virulence de la réaction -on le serait à moins- et s'en alla se trouver une place un peu plus loin...

Finalement, pour autant qu'il ait pu me paraître sympathique au premier abord, ce petit père boiteux se révèla ce jour être un vieux con.

Fond Sonore : Pete Yorn & Scarlett Johansson, Break Up

Monday, December 21, 2009

G.O.P.

Ce monde qui est le notre part irrémédiablement en sucette, le constat en est chaque jour un peu plus accablant. Mais c'en est assez, nous ne pouvons plus rester les bras croisés ! Je vous invite donc à rejoindre cette singulière initiative d'un couple d'américains pour ce solstice d'hiver. Le concept est assez simple, ainsi qu'on peut le découvrir sur leur site ouèb :

"L'objectif ? Induire des changements positifs dans le champ d'énergie de la Terre en dédiant consciemment l'énergie orgasmique aux vibrations de Paix.

Comment ? Nos esprits et notre biologie influencent la Matière et les Champs d'Energie Quantique. Par conséquent, en concentrant nos pensées avant, pendant, et après l'orgasme sur la paix et la bonté, la synergie des hautes énergies physiques orgasmiques combinées avec le pouvoir de la visualisation positive pourrait aider à réduire le niveau global de violence, de haine et de peur. L'orgasme est le plus grand afflux instantané possible d'énergies humaines biologiques et spirituelles, c'est un véritable don biologique ! Quelle meilleure façon que de servir vos résolutions pour la Paix ?"

[Source : Global Orgasm for Peace - Traduction : Ze Captain]


J'en vois bien deux trois qui rigolent là-bas au fond, mais perso je dis que dans le doute, ça ne coûte rien d'embrasser cette initiative, sinon un peu de plaisir !

En résumé, ce soir plus que n'importe quand :


© Unknown


Fond Sonore : Pete Yorn & Scarlett Johansson, Break Up

Sunday, December 20, 2009

RIP Mrs Murphy


Brittany Murphy est décédée aujourd'hui à l'âge de 32 ans (sic). Je ne connaissais pas sa carrière en détail, mais je l'avais notamment remarquée dans Pas un Mot et Sin City. RIP bella, la Ville du Péché va se sentir bien orpheline sans toi !

Fond Sonore : Amy MacDonald, This Is The Life

Capitalism : A Love Story

Je suis allé voir ce dernier docu de Michael Moore il y a quelques temps déjà et, alors que son souvenir commence à s'étioler, je me dis que j'aurais dû en parler bien plus tôt... Qu'en dire donc ? Eh bien, Capitalism : A Love Story m'a semblé un peu moins fouillis que les premières bobines du réalisateur. Dans son style à lui, bien qu'un peu moins virulent, Michael Moore dénonce les excès d'un système qui écrase la majorité des individus et qui subsiste néanmoins car tout un chacun s'accroche à la potentialité (illusoire) de faire un jour faire partie des happy few qui se goinfrent.

Ce documentaire m'a en autre permis d'apprendre l'existence de ce projet avorté de Second Bill of Rights (1944), au travers duquel le Président Franklin D. Roosevelt espérait fournir à chacun de ses concitoyens une palette de droits économiques de base, comme par exemple le droit d'avoir un travail décemment rémunéré, de pouvoir s'abriter sous un toit, d'avoir accès à une couverture santé... En somme, une petite synthèse de fondamentaux introduits dans les constitutions de plusieurs pays européens (le documentaire en cite quelques exemples), qui ont souvent été décriés outre-Atlantique jusqu'à la dernière crise.

Le film se conclut sur un titre de Woody Guthrie, dont le choix me semble suffisamment bien à propos pour que je me permette d'en disposer également en guise de conclusion...


[Paroles]


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Fond Sonore : Amy MacDonald, This Is The Life

Saturday, December 19, 2009

Dawn of a New (Commenting) Era

Pour faire suite à mon précédent post, j'ai donc mis en place un nouveau système de commentaires. Il est accessible via le lien habituel, la différence notable de votre point de vue concernant l'absence de fenêtre pop-up. Je n'ai activé aucune restriction d'accès, ce qui signifie que vous n'avez pas à ouvrir un quelconque compte pour pouvoir laisser une empreinte, vous pouvez le faire aussi simplement qu'auparavant.

Les archives Haloscan sont désormais hors ligne. En effet, si j'ai pu les rapatrier chez moi avant que mon compte ne soit fermé, je n'ai techniquement pas moyen de les laisser accessibles. Je verrai bien si une option se dessine à plus ou moins court terme, mais j'en doute.

N'hésitez surtout pas à me faire remonter tout dysfonctionnement que vous pourrez noter ! :o)

Nota : Pour les deux du fond qui sont toujours sous Internet Explorer (sisi ça existe encore), j'ai noté quelques agencements bizarres avec ce navigateur, notamment la colonne de droite qui parfois migre tout en bas de page, mais honnêtement j'ai la flemme d'en chercher la cause racine... Mon conseil ? Passez donc sous Firefox ! ;p

Fond Sonore : GO!GO!7188, Ryuuzetsuran

Friday, December 18, 2009

Another Way To Comment

Lorsque j'ai commencé à utiliser Blogger en 2003, le service ne proposait alors pas de module de commentaires. J'ai donc en ce temps ouvert un compte chez Haloscan pour profiter de leur système, qui m'a apporté une constante satisfaction.

Il y a un an, Haloscan (fort d'une solide base d'utilisateurs) a été racheté par une start-up, JS-Kit, qui avait annoncé que ce rachat n'allait rien changer, surtout pas d'un point de vue monétisation. Mais voilà, il y a quelques jours, j'ai été notifié de la cessation du service Haloscan...

JS-Kit, sous couvert d'un argumentaire qui donnerait presque la larme à l'oeil, me propose ou bien de souscrire à un nouveau système (payant) ou bien de télécharger mes archives de commentaires et de prendre mes cliques et mes claques, le choix devant être effectif dans un délai de quinze jours. Sympa le cadeau de Nowel...

Après avoir envisagé différentes options, je vais me rabattre sur le système de commentaires de Blogger. L'option devrait être opérationnelle assez rapidement (elle tourne déjà sur un blog de test, à la mise en forme près), et quand elle le sera les commentaires Haloscan seront désactivés, leurs archives étant placées hors ligne.

C'est indéniablement la fin d'une époque...

Fond Sonore : Guyz Nite, Die Hard

Thursday, December 17, 2009

Let It Snow !



Yeeeeeees ! \o/


Fond Sonore : Dean Martin, Let It Snow

Sunday, December 13, 2009

The Road to Munich

Another travel tale by Captain Navarrins.

*** Starting Up ***

La perspective de me lever à 4h du matin ne m'enchantait pas particulièrement, mébon limite d'enregistrement à 6h45 oblige. Le réveil ne s'est finalement révélé d'aucune utilité puisque mon horloge interne avait fait en sorte de me réactiver quinze bonnes minutes avant l'heure fatidique. Chose étonnante, en dépit de la courte nuit, j'avais tout de même le sentiment d'être relativement bien reposé. A croire que j'avais pu effectuer un nombre entier de cycles de sommeil ou que le stress du voyage avait habilement conditionné mes neurones.

*** On the Move ***

Une petite heure plus tard, attrapant le premier tram, puis le premier RER, je n'ai guère été surpris de constater que tous les deux étaient déjà bien chargés. Quelques voyageurs en partance pour Charles de Gaulle, comme moi, mais surtout beaucoup de travailleurs pour qui ces horaires n'ont absolument rien d'exceptionnels. Une partie de la France d'en bas se lève tôt, très tôt, tous les jours, sans broncher. Il est toujours bon de se le rappeler de temps à autre.

*** Disappointed ***

Le trajet jusqu'à la proche banlieue munichoise s'est déroulé sans encombre, sans rien de notable (hormis ce passager qui ne s'est pas présenté à l'embarquement et dont les bagages ont donc dû être débarqués de l'avion, grumpf), et je me suis assez rapidement trouvé rendu sur mon point de chute. La journée qui a suivi a pour le moins été mitigée d'un point de vue professionnel (problème d'organisation chez mes visités) et le soir venu c'est avec grand soulagement que j'ai pris le chemin de l'hôtel tout proche.

La bâtisse était éminemment avenante, petit look sympathique d'établissement bavarois. Dès que mon pied en a eu franchi le seuil, j'ai senti la douce chaleur du lieu, conviviale atmosphère, mais à la mine circonspecte du gérant lorsque j'ai annoncé mon nom, j'ai compris que je n'allais malheureusement pas en profiter...

En dépit de la confirmation qu'il m'avait transmise, mon organisme de booking n'avait en fait pas procédé à la réservation... Ahah... Mon imagination galopante m'a alors rapidement entraperçu tentant de me réchauffer sous un pont contre un feu de fortune tout en maudissant quelques personnes bien ciblées, mais mon (could have been) hôte a dans sa grande bonté entrepris de me sauver la mise en me dégotant une chambre dans un hôtel situé quelques kilomètres plus loin.

*** Relieved ***

La distance avalée comme par magie de mon pas alerte en dépit de la froidure munichoise de saison, j'ai été accueilli par une charmante autochtone. La jeune femme m'a conduit sans attendre dans ma chambre, qui s'est révélée petit appartement à la surface au sol au moins aussi grande que celle de mon cagibi panamien. A peine installé, j'ai toutefois repris le chemin du précédent hôtel devant lequel j'avais rendez-vous avec mon fournisseur gallois (oui oui j'européanise à fond les ballons).

Nous avons fort heureusement pu trouver une table dans ce restaurant bondé qui m'avait été chaudement recommandé par des collègues. La carte était effectivement fort alléchante, mais pour ma part j'avais oublié que les portions risquaient d'être plus pourvues que leurs homologues franchouillardes... C'est ainsi qu'en entrée je pensais me retrouver avec un petit bol de soupe aux champignons mais qu'au final j'ai hérité d'une gigantesque assiette creuse, généreusement remplie d'un potage aux généreux morceaux de légumes. Si le plat était délicieux, il m'a presque rassasié et de fait, quand l'appétissant ragout de gibier s'est glissé devant moi, j'ai eu peur de ne pouvoir en venir à bout... Mais fort heureusement, quelques pints d'un agréable breuvage sombre et pétillant sont venues m'aider en cette tâche !

L'estomac bien calé, raisonnablement privé de sucrerie, j'ai ensuite repris le chemin de cet hôtel de secours du bout du patelin, profitant d'une bonne marche digestive avant de m'effondrer enfin sur mon lit.

*** Epilogue ***

La journée du lendemain a eu le bon goût de passer à la vitesse de l'éclair, sans grand fait marquant, ce qui n'est peut-être pas plus mal car le nombre de lecteurs qui arrivent au bout d'un article étant inversement proportionnel à sa longueur, il ne doit déjà plus rester grand monde... ^o^

Fond Sonore : Fall Out Boys, Believers Never Die (Greatest Hits)

Friday, December 4, 2009

In the Loop

A une époque où l'information circule à vitesse méga grand V et où les médias sont plus rapaces que jamais, une malheureuse déclaration peut avoir des répercussions hors de tout contrôle, un peu comme quand le fameux papillon qui éternue au Brésil engendre une mini-tornade à Coudekerque-Branche. C'est sur cette idée que se base In the Loop.

A partir d'une maladroite échappée verbale du Secrétaire d'Etat Britannique au Développement International, la bobine propose une vision assez acerbe des arcanes du pouvoir. On assiste à un véritable festival de réparties mordantes et, si l'on rentre dans le film, on ne peut en ressortir que ravi.

Ceci étant, je pense qu'il faudra que je revoie cette bobine, histoire de saisir un peu plus de ces innombrables subtilités linguistiques qui figurent dans la VO.

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Fond Sonore : L'Arc-en-Ciel, Ark

Thursday, December 3, 2009

Bienvenue à Zombieland

A l'heure où les majors se sont appropriées le cinéma d'horreur pour le vider de sa substance et délivrer des oeuvres tout public, l'annonce de ce projet Zombieland m'a tout d'abord laissé de marbre. Puis, ma curiosité titillée par des échos plus que favorables aperçus deci delà a entrepris de me convaincre que je ne pouvais décemment passer à côté, ce qui m'a conduit en salle il y a quelques jours... Et le verdict est sans appel : j'ai trouvé cette bobine absolument jouissive !

Cette comédie a plusieurs atouts qui contribuent à son charme, mais dans l'univers de l'académisme consensuel il convient de saluer la réalisation ludique mise en oeuvre par le réalisateur Ruben Fleischer. Qui plus est, le petit père nous a livré une bobine d'1h20, il n'a pas cherché à tirer sur la corde, ce qui est tout à son honneur ! De leurs côtés, les acteurs sont également excellents, Woody Harrelson & Jesse Eisenberg en tête, sans même mentionner ce bon vieux Bill qui fait une courte -mais remarquable- apparition.

Bref, Bienvenue à Zombieland a tout pour moi d'une agréable récréation horrifique à la mécanique parfaitement huilée. Ce petit plaisir simple m'a bien fait triper, et j'en redemande ! :o)

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Fond Sonore : Natalie Imbruglia, Counting Down The Days

Wednesday, December 2, 2009

Donnez, Donnez, Do-do-onneeeez !

Hier soir, en rentrant du boulot, j'ai trouvé une affichette collée dans le hall de mon immeuble indiquant : "votre facteur viendra vous présenter ses voeux le mercredi 02/12 de 19h à 21h". Ahah, me "présenter ses voeux", sans décxnner...

Quand je suis arrivé sur Paname il y a quelques années, je me suis immanquablement posé la question de savoir si oui ou non je devais "donner" au facteur. J'ai un peu réfléchi au sujet et, lorsque la période de fin d'année est arrivée, j'ai finalement préparé ma monnaie en attendant le jour fatidique.

L'instant venu, j'ai ouvert à l'homme que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Logique me direz-vous, j'habite une grande ville, j'ai des horaires étendus, je ne croise que rarement mes voisins, jamais mon facteur. Le type m'a alors sans introduction préalable tendu une pile de calendriers que j'ai saisie pour faire mon choix.

Ce faisant, j'ai essayé de lancer la conversation, mais nul écho n'a répondu à mes tentatives. Je me suis donc résigné à couper court en jetant mon dévolu sur un calendrier qui me paraissait moins pire que les autres. L'homme m'a alors tendu la main, j'y ai glissé l'équivalent de six ou sept euros, il m'a gratifié d'un petit merci en refermant prestement ses doigts et, à peine avais-je commencé à esquisser un salut qu'il avait déjà tourné les talons...

Cette expérience m'a comme qui dirait laissé pour le moins circonspect, et depuis lors mon facteur peut "se brosser" comme on dit...

Fond Sonore : New Yord Dolls, One Day It Will Please Us To Remember Even This

Monday, November 30, 2009

Peace

L'actrice Hélène de Fougerolles, reprise par 20 Minutes :

"Franchement, quand je vois Angelina Jolie radieuse avec ses six marmots, j'ai envie de la buter !"


Uhuh, j'en connais une qui a du mal à assurer avec sa propre descendance et qui ne le digère pas... ^o^

Fond Sonore : The Cranberries, No Need to Argue

Sunday, November 29, 2009

Faune du Matin

Ce matin, dans le métro ligne 4. A l'arrêt Montparnasse, j'entends des plaintes à peine les portes refermées. "Oh nan, p'tain, j'me suis plantééééée, nan meeeeerde... 'Tain, j'ai soif, meeeeerde, j'ai soif, j'voulais une boissoooon... *silence* Zauriez pas deux euros pour une boisson s'il vous plaît ?... *silence* Zauriez pas deux euros pour une boisson s'il vous plaît ?... *silence* Zauriez pas deux euros pour une boisson s'il vous plaît ?..."

Au son de la voix qui se rapproche, je sens que mon tour va venir. La silhouette arrive bientôt par ma gauche et s'adresse tout d'abord à la personne située de l'autre côté du wagon, me laissant faire connaissance avec son postérieur. Ce dernier est affublé d'un short en coton gris très court, dont s'échappent deux longues jambes fuselées gainées d'un collant sombre à croisillons qui finissent par s'emboîter dans un jeu de chaussures à talons hauts et en feutrine noire.

Une demande insistante plus tard, la chose fait volte-face et se penche vers moi. La tête qui s'échappe du blouson en cuir marron laisse transparaître un air indéniablement désespéré que ne masque pas la tignasse en orbite à la Jackson Five. La jeune femme ouvre alors la bouche et l'haleine fétide d'une nuit de picole manque de peu de me donner la nausée. Ma réponse négative à sa requête l'agace évidemment, mais elle ne s'éternise pas.

Elle tente sa chance encore ici et là avant de finir par se laisser tomber sur un siège, poursuivant ses lamentations... "Putaiiiiin j'ai soif, meeeerde, j'voulais pas d'bonbons, j'voulais une boissoooon"...

Fond Sonore : Iron Maiden, No Prayer for the Dying

Saturday, November 28, 2009

TWIY - S7

Le temps file tellement vite que je serais presque passé à côté dites donc... Figurez-vous que dans la nuit du 21 eu 22 novembre derniers, le présent lieu a pris une ride de plus : la saison six s'est en effet achevée et la septième a pris le relais dans la foulée !


Ce n'est pas que j'attache une importance particulière à cette longévité, mais si quand même un peu, et il fallait que cela soit dit. Oueps, farpaitement !

Fond Sonore : The Smiths, The Sound Of

Friday, November 27, 2009

Singerie

Le regard vif et pétillant, ses yeux ne quittent que rarement le visage de ce jeune homme dont elle caresse le bras de ses deux mains. Minette de son temps, elle porte queue de cheval sur petit imper cintré noir. Son arrêt approchant, elle se lève de son strapontin sans se tenir, insouciante comme on peut l'être à son âge.

Le facétieux conducteur décide évidemment de piler à cet instant précis. Libre de toute entrave, la mignonette se retrouve à la merci de la fée Cinétique : son poids se reporte instantanément sur sa jambe gauche, lui donnant un air de Bubka en plein championnat.

La petite bascule donc vers l'avant, tandis que son bras droit ceinture le poteau central, ce qui a pour effet de l'envoyer embrasser ce dernier. Elle entame alors un glissement vertical sous l'effet de la gravité, mais son bras gauche vient en renfort et stoppe ce mouvement. La minette se retrouve ainsi figée en une posture improbable, qui à n'en pas douter aurait été impossible à obtenir sans le concours de Saint Murphy.

Toujours vivante, mais un peu embarrassée, la jeune femme quitte la rame aussi prestement que possible, les joues un poil empourprées et les jambes tremblotantes sur des talons à l'évidence trop pointus pour elle...

Fond Sonore : Yves Simon, Manhattan

Thursday, November 26, 2009

2012

En 2012, l'humanité risque d'avoir quelque peu chaud aux miches si l'on en croit d'anciennes prédictions mayas. D'un point de vue purement philosophique, cela ne me poserait pas plus de problème que ça, l'humanité ayant tendance à me décourager chaque jour un peu plus. D'un point de vue plus personnel en revanche, je m'en trouverais pour ainsi dire un poil contrarié car je comptais bien passer encore quelques décennies ici-bas. Nous verrons ce qu'il adviendra de nous mais toujours est-il que le père Emmerich a lui sauté sur cette occasion pour nous mitonner l'un de ces blockbusters dont il s'est fait la spécialité.

Objectivement, je n'ai pas vu passer les 2h40 de bobine que compte 2012. Le rythme de l'ensemble est assez enlevé, les effets spéciaux sont tout bonnement magnifiques et leur démesure a le bon goût de remettre l'Homme à sa place insignifiante dans la mécanique naturelle. Dans le même temps toutefois, le script pèche un poil en abusant de la baguette magique qui s'évertue à sauver la mise des protagonistes principaux avec des ficelles un brin grosses, ce qui est toujours dommage.

En bref, 2012 a tout du bon gros blockbuster que l'on va voir pour ses effets visuels, et nous en donne à ce titre pour notre argent.

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Fond Sonore : The Kills, No Wow

Tuesday, November 17, 2009

Mésinformation

Ce soir, édition nationale du JT de France 3 à 19h30. Un reportage porte sur cet adolescent qui a pris ce matin le chemin du collège, armé d'une carabine pour visiblement y cartonner le corps enseignant. A la fin du sujet, la voix off glisse : "considéré comme un bon élève, il était aussi adepte des jeux vidéo".

"Adepte des jeux vidéo"... Mais quel est donc l'intérêt de cette mention, si ce n'est de suggérer dans l'inconscient des téléspectateurs que les jeux vidéo ont pu avoir une quelconque influence dans la préméditation de ce geste, heureusement non concrétisé ?

Cela relève pour moi d'une certaine malhonnêteté, le pire étant que j'ai également trouvé cette affirmation dans le premier article de presse écrite que j'ai consulté via un moteur web...

*grumpf*

Fond Sonore : Bob Dylan, Hurricane

Sunday, November 15, 2009

Pigeon Impossible

Histoire de bien terminer le week-end, je ne résiste pas à l'envie de vous proposer un sympathique court d'animation 3D qui n'a rien à envier à certaines grosses productions du genre ! :o)


[via Au Secours J'Ai Un Blog]

Fond Sonore : Led Zeppelin, Best Of

Pensée du Matin, Chagrin !

Fidèle à mon habitude, je surfe sur la toile de lien en lien, en quête d'un nouvel univers singulier. Au hasard d'un clic, je tombe sur un billet où l'auteur se targue en substance d'écouter son prochain pour chercher la faille dans ses points de vue afin de l'affaiblir et de finalement le rallier à ses propres positions. Je marque une pause, et je soupire.

A une époque où l'on se croise plus que l'on ne se rencontre, engager le dialogue avec autrui apparaît primordial, mais cela ne saurait être satisfaisant sans intentions constructives. Le débat n'a ainsi pour moi d'intérêt que s'il est motivé par une ouverture d'esprit partagée, faute de quoi il confine à la confrontation stérile.

Mais las, l'objectivité n'est de nos jours guère de mise car comme le disait si justement quelqu'un dans un récent reportage télévisé :

"La vérité est moins importante que ce que les gens ont envie de croire."


Sorte de politique de l'autruche intellectuelle. So sad.

Fond Sonore : Supertramp, The Very Best Of Vol 1

Thursday, November 12, 2009

L'Imaginarium du Docteur Parnassus

Si L'Imaginarium du Docteur Parnassus était un avion, il serait assurément un très gros porteur, et son inertie requerrait une piste d'envol à la longueur inégalée. Aussitôt que ses roues auraient enfin quitté le sol, il effectuerait une remarquable montée en flèche, avant de redescendre en piqué et d'atterrir sans attendre sur une piste bien trop courte pour finalement s'embourber dans les marécages alentours. Manque de bol, je préfère de loin les aéronefs de combats, plus nerveux et de fait plus excitants. Faut-il voir ce film ? Je vous laisse aviser...

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Fond Sonore : Bruce Springsteen, Greatest Hits

Wednesday, November 11, 2009

The Box

La boîte, un terme d'apparence anodin qui peut renfermer des réalités effrayantes. Pour moi, sa seule évocation me renvoie immanquablement à cet épisode 73 de La Quatrième Dimension, où un gamin transforme un adulte contrariant en Jack-in-the-Box à tête humaine, dont l'ombre m'a traumatisé à jamais. La boîte, promesse d'inconnu, de mystère, et le moins que l'on puisse dire, c'est que celle de Richard Kelly s'est révélée à la hauteur de mes attentes instinctives !

Le pitch de The Box ? Dans les seventies, un homme énigmatique se présente au domicile d'un couple de la middle-class américaine et leur propose un deal d'apparence très simple : ils ont vingt-quatre heures pour décider ou non d'appuyer sur un bouton contenu dans une boîte. S'ils le font, ils seront immédiatement crédités d'un million de dollars, mais en contrepartie un inconnu mourra.

Le traitement ? Agréablement rétro, à la manière des épisodes de La Quatrième Dimension. Une atmosphère nimbée de mystère, une épreuve à portée existentielle, une conclusion ouverte, et pas nécessairement engageante pour l'avenir de l'humanité. Bref, un bon petit film comme je les aime quoi ! :o)

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Fond Sonore : Led Zeppelin, Best Of

Tuesday, November 10, 2009

Altruisme

Shakira, reprise de Rolling Stones Magazine dans la rubrique People de l'édition du jour de 20 Minutes :

"Mon corps ne demande qu'à se reproduire."


Eh bien écoute ma cocotte, le mien de corps ne demande qu'à t'épauler dans cette quête hein ! :o)

Fond Sonore : Shania Twain, Come On Over

Sunday, November 8, 2009

Micmacs à Tire-Larigot

L'univers visuel de Jean-Pierre Jeunet a indéniablement quelque chose de spécial, on le remarquerait entre mille. Derrière l'évident usage de filtres vert ou sépia, on trouve toujours un soin du détail ainsi qu'une galerie de personnages singuliers. Cela crée une base artistique qui met en de bonnes dispositions les âmes des téléspectateurs, mais cela ne saurait en aucun cas suffire à faire un bon film.

Dans Micmacs à Tire-Larigot, j'ai trouvé que le réalisateur avait loupé le coche en oubliant de donner de la profondeur à son univers. On est ainsi loin d'une Cité des Enfants Perdus, et l'on se voit servi une bobine aux ficelles un poil grosses et au scénario un peu creux. On pourrait éventuellement se dire que le compte y est question ambiance, mais quand bien même serait-on forcé d'admettre que le film ne décolle jamais de son fond de niaiserie ["les marchands d'armes sont crè crè méchon, bouuuuuuh"].

Il y aura peut-être des amateurs mais pour ma part j'ai trouvé le temps un peu longuet.

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Fond Sonore : The Allman Brothers Band, Where It All Begins

Saturday, November 7, 2009

Bien dit !

La craquante Mélanie Laurent [émouvante dans "Je Vais Bien, ne T'en Fais pas" et envoutante dès que sa voix s'active], répondant à un questionnaire dans le magazine UGC Illimité du mois :

Le Mag > Quel film montreriez-vous en boucle à votre pire ennemi pour le torturer ?
Mélanie > "Camping", de Fabien Onteniente. Quand on a le merveilleux pouvoir de faire des films, il y a un moment où il faut arrêter de prendre les gens pour des cons.


Et toc !

Fond Sonore : The Allman Brothers Band, Where It All Begins

Thursday, November 5, 2009

Fin de Règne

Oyez, oyes, chers zami(e)s, l'heure est grave, très grave... Figurez-vous que d'après un petit échantillon de femmes du globe, l'accent français aurait été détrôné par l'accent irlandais en terme de sexytude ! Oui oui, vous avez bien lu, détrôné, et pire encore, il n'aurait pas seulement été rétrogradé à la deuxième marche du podium, il aurait carrément dégringolé à la quatrième place, derrière les accents italiens et écossais... Pfff, mais où va le monde, hein, je vous le demande ?!?

Fond Sonore : Iron Maiden, Fear of the Dark

Sunday, November 1, 2009

Kaamelott

La première fois que j'ai aperçu Kaamelott sur la 6, j'ai immédiatement été interpellé par l'originalité du format, univers décalé matiné d'un humour aux petits oignons. Certaines séquences me sont d'ailleurs cultes, et je les revois avec un plaisir toujours égal [la catapulte, schloubi,...].

Cependant, la tonalité du programme a subitement évolué pour devenir plus grave. De sketchs courts indépendants à visée comique, Kaamelott s'est mué en histoire contée. Ce choix m'a laissé pour le moins circonspect, le déroulement se prenant un peu trop au sérieux à mon goût.

Le Livre VI -dont la diffusion vient tout juste de s'achever- a amplifié ce parti pris, balayant la distraction comique en reléguant les déridages de zygomatiques au placard. Si je peux comprendre la volonté de l'auteur d'explorer de nouveaux horizons, je regrette qu'il n'ait pas agi sur sa mise en scène : le Livre VI donne ainsi l'impression d'être constitué de tableaux statiques, chiches en mouvements, ce qui est peut-être adapté pour des formats très courts, mais fonctionne déjà moins bien quand le métrage augmente...

La narration de ce Livre VI s'est révélée relativement laborieuse, la quintessence étant atteinte dans un dernier épisode d'une chiantitude exemplaire. Arthur sera bientôt de nouveau un héros clame la toute fin ? Eh bien entre nous, si le long métrage envisagé s'annonce de la même trempe que ce Livre VI, je passerai sans hésiter mon tour, en dépit de mon Pass Illimité.

Fond Sonore : Fool's Garden, Dish of the Day

Wednesday, October 28, 2009

Jennifer's Body

Avant d'aller voir Jennifer's Body, mes yeux & oreilles avaient recueilli des avis assez divers zé variés, allant pour ainsi dire du tout pourri au tout génial. Conscient que la réalité devait être un poil plus bigarrée, je m'y suis laissé trainer par mon feeling plutôt bon, mais également il faut l'avouer par ma testostérone qui n'était décemment pas de taille à résister aux formes de la petite Megan.

Alors donc que penser de ce corps ? Eh bien écoutez, personnellement, son galbe m'est plutôt agréable et j'aimerais bien... Ahem, non, rien, j'allais m'égarer, désolé. Jennifer's Body, le film ? Une petite récréation divertissante je dirais, pas excessivement fournie en séquences choc ni en passages caustiques, une bobine assez classique mais avec un je-ne-sais-quoi de plutôt sympathique et une bande-son plutôt cool (Rock powah !). A voir, ou pas.

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Fond Sonore : Diana Krall, All for You

Saturday, October 24, 2009

The Descent : Part 2

Fin 2005 sortait sur nos écrans The Descent, un thriller inattendu et assez claustro, que j'ai découvert un peu tardivement. Le film voyait un groupe de copines partir en week-end spéléo, afin d'explorer un réseau de galeries vierges dans les Appalaches. Malheureusement pour elles, une mauvaise surprise les attendait dans les entrailles de la terre, et seule une élue devait réussir à sortir de cet Enfer. The Descent : Part 2 a le bon goût de reprendre pile poil là où le premier opus s'était arrêté, mais sans Neil Marshall ni l'effet de surprise. Et ça, c'est déjà moins bien.

L'idée de base de cette suite n'est en elle-même pas idiote -mettre à contribution la survivante rendue amnésique par le traumatisme subi pour tenter de sauver l'hypothétique vie de ses camarades- mais le déroulement n'est qu'une copie du premier volet, en plus cheap [La dernière scène, pitié...]. Soyons honnête, cela n'est pas vraiment raté, cela se laisse regarder, mais sans plus. En d'autres termes, ça ne vaut pas dix euros, c'est donc à voir sur grand écran uniquement si vous avez vu le premier et que avez un Pass Illimité ou des places à tarif réduit...

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Fond Sonore : Amy MacDonald, This is the Life

Friday, October 23, 2009

1, 2, 3, ..., 1000 !

1000, comme le précise si justement Wikipédia, est "l'entier naturel qui suit 999 (neuf cent quatre-vingt-dix-neuf) et qui précède 1 001 (mille un)". C'est également l'année où les Vikings ont découvert les Amériques par l'entremise de Leif Ericson, bien avant cet usurpateur de Christophe Colomb donc. En revanche, mille, ça n'est absolument pas le nombre de gambettes du mille-pattes, pas plus que le nombre de niveaux du mille-feuille d'ailleurs, ce qui tend à prouver que ça picole sec dans les laboratoires des entomologistes et autres pâtissiers. Par contre, 1000, c'est bien le numéro de ce post. Oueps. Ch'sais pas pour vous, mais mouah, ça m'en bouche un coin. Aller va, on ne s'arrête pas en si bon chemin, et on se dirige avec entrain vers le 2000e ! \m/_^o^_\o/

Fond Sonore : Jack Johnson, Curious George

Thursday, October 22, 2009

Entropy, Sweet Entropy !

Lorsque j'ai pour la première fois entendu parler du concept de Prison Break, j'ai immédiatement émis quelques doutes quant à la capacité de la série à tenir la distance... Et force est de constater que la suite m'a donné raison.

La première saison voyait un jeune architecte prometteur -Michael Scofield- se laisser emprisonner dans le même établissement que son frère -Lincoln Burrows-, accessoirement condamné à la peine capitale pour un crime qu'il n'avait bien évidemment pas commis, dans le but de le faire évader. L'originalité de l'histoire tenait en une galerie de personnages singuliers et en ce plan d'évasion gravé sur le corps de Michael au sein d'un tatouage à la complexité impressionnante. Après un suspense monté crescendo, la saison se terminait en un final haletant, l'évasion tant attendue.

La deuxième saison s'est inscrite dans la continuité logique en se concentrant sur la vie en cavale des huit fugitifs. J'ai indéniablement apprécié ce parti-pris qui a offert son lot de surprises, mais j'ai accueilli le dernier épisode avec un certain scepticisme...

Scepticisme, car Michael Scofield s'y voyait de nouveau emprisonné, au Panama, ce qui laissait augurer d'une Season Ouane Repetita. La troisième saison s'est donc vue consacrée à la planification puis l'exécution d'une nouvelle évasion, et la sauce n'a pas vraiment pris.

Les scénaristes avaient bien profité de cette situation pour introduire une organisation tentaculaire, ce qui avait su titiller mon goût pour les complots mondiaux [Trust No One ! \o/], mais le concept est com-plè-te-ment parti en vrille dans la saison quatre, principalement du fait des incessantes pirouettes scénaristiques, assez ridicules pour certaines il faut l'avouer. La catastrophe était d'ailleurs telle que j'en suis rapidement venu à souhaiter que le massacre prenne rapidement fin une bonne fois pour toutes... J'ai néanmoins tenu bon jusqu'au terme de la saison, qui a étonnamment su se solder bien plus proprement que toutes ces séries qui laissent tant de questions en suspend.

L'aventure Prison Break est donc à présent terminée, il est temps de tourner la page, même si la compagnie de la petite troupe va me manquer.

Fond Sonore : The Doors, Best Of

Saturday, October 17, 2009

Numéro 9 - Court-Métrage

Il fait un poil frisquet dawor, il pleuvote de surcroît, alors autant rester tranquillement au chaud devant une petite vidéo, pas vrai ? :o)

Dans cette optique, peut-être savez-vous que le sympathique Numéro 9, sorti sur nos écrans en août dernier, était à l'origine un court-métrage. Je n'avais pas eu l'occasion de le visionner jusqu'à présent, mais c'est maintenant chose faîte, et je vous encourage à faire de même !


[via The Sci-Fi Block]


Fond Sonore : Pearl Jam, Ten

Friday, October 16, 2009

Censurus Edax Rerum

En farfouillant dans le bazar de mon pécé en vue de faire un peu de tri, je suis retombé sur cet article de 20 Minutes que j'avais mis de côté :

Doublages Bien-Pensants et Scènes Coupées en Série

Au bout du ciseau, le cathodiquement correct. Quand un médecin de la série « Grey's Anatomy » prescrit une cigarette par jour en guise d'antistress à son patient, dans la version française il lui recommande... un bol de riz. Et dans un épisode de la saison 2 de « New York section criminelle », les images d'une femme baignant dans son sang ont été supprimées. Ciselage impromptu ou petite censure ordinaire ? « On est obligé de changer le texte tous les jours », déplore une comédienne de doublage. Selon elle, les chaînes fournissent des listes de mots à « retaker », réécrire dans le jargon.

Vendredi dernier, deux cents auteurs de doublage et de sous-titrage ont d'ailleurs dénoncé la « psychose » qui s'est emparée des chaînes de télé depuis une dizaine d'années. « Elles veulent à tout prix qu'on expurge les “Fuck you”, qu'on remplace “Ferrari” par “belle voiture de sport rouge”, de peur que le téléspectateur zappe. Mais à force de tomber dans le politiquement correct, on trahit l'oeuvre et on dupe les gens ! », s'emporte Jean-Louis Sarthou, président de la commission audiovisuelle de la Sacem. Contacté hier, TF1 – dont la responsable « mise en conformité » est baptisée « Miss Ciseaux » par les fans de séries – n'a pas confirmé les faits mais se voit en diffuseur « responsable ». Nicolas de Tavernost, PDG de M6, lui, a reconnu en décembre dans Le Figaro que « Prison Break » est régulièrement amputée de certaines scènes. Pour ne pas choquer les ados ou parce que le CSA l'y oblige ? « Les chaînes sont prêtes à tout pour faire rentrer ces séries dans le créneau primetime », décrypte Jean-Louis Sarthou. Elles préfèrent affadir des héros cultes plutôt que de reporter la diffusion en deuxième partie de soirée, ou hériter du pictogramme « interdit aux moins de 12 ans ». Qu'importe l'esprit de la série, pourvu qu'on ait l'audience.

Laure de Charette
©2006 20 minutes

« Tu finiras par rôtir sur la chaise électrique » devient « Si tu vas en prison, tu l'auras bien mérité » (« Les Experts » - TF1), « J'adore le champagne » devient « Je reprendrais bien de cette boisson » (« Le destin de Lisa » - TF1), « Espèce de tarlouze » devient « Chochotte, va » (« Mon oncle Charlie » - Canal Jimmy), sans oublier le récurrent « Oh, my god » qui devient « C'est pas vrai ».


S'il y a quelque chose qui m'agace sérieusement dans l'univers télévisuel, ce sont bien ces histoires de lissage politiquement correct. J'estime en effet que si l'on prend la décision de diffuser un programme quel qu'il soit, on doit alors le diffuser sans aucune censure, faute de quoi l'on ne respecte pas l'oeuvre et l'on se fiche ouvertement des téléspectateurs !

Fond Sonore : John Mayall, Along for the Ride

Thursday, October 15, 2009

Fait d'Automne

Il y a trois jours, José a été retrouvé par les pompiers dans son appartement, momifié. Il serait décédé dans son canapé, il y a deux ans, dans l'indifférence générale, sans que personne ne se soit soucié de son sort. Interrogé par des journalistes, l'un des locataires de l'immeuble a cru bon de s'étonner :

"J’ai alerté le gardien deux fois à propos de l’odeur pestilentielle qui émanait de la porte. Il y a des employés qui font le ménage aussi. Pourquoi personne n’est allé voir si cet homme n’avait pas besoin d’aide ? C’est incroyable."


Incroyable, effectivement, que personne n'ait trouvé le temps de s'inquiéter plus avant du devenir de ce voisin. Incroyable, mais pas nécessairement si surprenant dans une société où l'on se croise plus que l'on ne se rencontre...

NdC : Je dois confesser moi-même ne pas vraiment connaître mes voisins, à peine sais-je vaguement à quoi ils ressemblent, quels sont leurs rythmes de vie... :-/

Fond Sonore : Supertramp, The Very Best Of Vol 1

Wednesday, October 14, 2009

Couleur d'Automne

J'ai brièvement croisé son chemin à la fin du siècle dernier. Affectés sur la même base aérienne et ayant une connaissance commune ("l'homme de base" de ma section), nous dinions souvent ensemble. A mesure de ces repas, j'avais noté son attitude en retrait, ses traits plutôt fermés, son apathie latente. Il couvait quelque chose que je ne faisais alors que soupçonner.

Un soir, rentré au bercail après avoir accompli mon (pas si) dur labeur de scientifique du contingent, la dite connaissance commune m'a platement annoncé : "Mathieu s'est suicidé". J'ai marqué un temps d'arrêt, arboré un rictus de surprise et d'étonnement, avant de demander confirmation. "Il était de garde au septième étage", a-t-il ajouté, "il a subitement quitté ses camarades, a ouvert la fenêtre et a sauté".

J'ai passé les jours suivants à encaisser la nouvelle, à me demander si je n'aurais pas pu faire quelque chose, si je n'aurais pas dû oser m'immiscer dans son univers, si je n'aurais pas pu d'une manière ou d'une autre lui venir en aide... Je savais pertinemment que cela était totalement vain, mais je ne pouvais m'en empêcher.

Depuis lors, chaque automne, je repense à cet évènement. Je me repose invariablement ces mêmes questions et, même si je sais que je n'ai pas de doute à avoir, je trouve toujours moyen de me miner avec des "et si" qui me laissent pensif...

Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New-York

Sunday, October 11, 2009

Addiction Commune

Quand j'arrive dans le rayon Jeux Vidéo, elle est déjà en grande discussion avec le vendeur, son fils participant de temps à autre. Soudain, son téléphone portable se manifeste. La mère farfouille immédiatement dans son sac, trouve l'objet vibrant et décroche sans attendre.

Le vendeur s'en retrouve comme un cxn à parler dans le vide, la femme assène à son interlocuteur qu'elle est occupée, nan mais attend, elle est occupée là, elle ne peut pas répondre, elle est occupée là, c'est pas possible, elle est occupée, tu comprends... Avant de finalement raccrocher au bout d'une petite minute à ne rien dire.

Ne pouvait-elle simplement ignorer l'appel ? Ne pouvait-elle le diriger vers sa boîte vocale ? Ne pouvait-elle au besoin rappeler quelques instants plus tard la personne qui avait tenté de la joindre ? Bien sûr que oui.

Personnellement, quand mon interlocuteur me laisse en plan au milieu d'une phrase pour répondre au téléphone sans aucune forme de considération, j'hésite souvent entre deux alternatives à l'attente passive : le direct du droit ou l'abandon sur l'instant du (de la) malotru(e) avec son mobaïle...

Fond Sonore : Lynyrd Skynyrd, God & Guns

Saturday, October 10, 2009

(500) Jours Ensemble

(500) Days of Summer en VO, 500 jours en compagnie de Summer, 500 jours d'un Eté alternant belles éclaircies et vigoureux orages de saison. Un homme, une femme, deux êtres dont les fils de vie se s'entremêlent l'espace de quelques mois. Un premier film simple et touchant, d'une agréable légèreté pleine de fraîcheur. Une structure narrative un peu tortueuse certes, mais toute une foultitude de moments qui font mouche. Une réussite plaisante en somme, qui nous laisse un sourire sur le visage à la fin de la projection. Que demander de plus ?

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The Doors, Best Of

Friday, October 9, 2009

Poisson d'Octobre

Lorsque j'ai pris connaissance de la nouvelle au cours de mon rapide survol des tweets de la journée, je vous avouerais que j'ai marqué une pause et que j'en suis resté dubitatif quelques instants... N'est-ce pas en effet la première fois -ainsi que je le lisais justement sur Rue89- qu'un Prix Nobel de la Paix est attribué à un homme aux intentions déclarées certes bonnes mais aux réalisations encore inexistantes, de surcroît Chef d'Etat dont les armées occupent illégalement deux pays (anciennement) souverains ?

Comme l'a écrit Michael Moore sur son Twitter :

Congratulations President Obama on winning the Nobel Peace Prize! You have filled the world with hope -- now you must make peace happen.


Good luck.

Fond Sonore : Alice In Chains, The Essential

Thursday, October 8, 2009

Boomerang

Confortablement avachi dans le bus, je regarde avec un brin de condescendance cet automobiliste stressé qui malmène son klaxon pour faire entendre aux éboueurs qu'ils le gênent. Le camion-poubelle avance de quelques mètres, puis stoppe à nouveau. L'excité de l'avertisseur sonore reprend de plus belle, je le prends en pitié. S'il perd son sang froid à la moindre petite contrariété, je n'ose imagine l'état de son estomac, il va avoir un ulcère à force !

Un peu plus tard, dans un autre bus post case seuneuceufeu, je lève les yeux de mon 20 Minutes. Mon oreille interne avait détecté l'absence de mouvement relatif du véhicule et mon cerveau alerté m'a sorti de ma lecture. Les vitres sont embuées, mais je distingue nettement la pluie qui les fouette. Il y a des voitures à perte de vue, devant, derrière, et la file à contre-sens déborde également de carrosseries.

Une sirène retentit. Les automobiles s'écartent, le camion rouge file à vive allure, puis la nasse se resserre. Une autre sirène, même ballet. Les secondes s'égrènent, les minutes passent. Mes pieds trépignent, l'attente m'agace. Je roule le journal en un tube, et je tapote sur mes cuisses. Je peste intérieurement sur ces automobilistes qui conduisent n'importe comment et qui aux premières pluies automnales s'envoient dans le décor. Je soupire d'agacement, et je repense à l'automobiliste du matin.

Je le revois s'enfermer dans son attitude absolument vaine, je me revois le considérer avec condescendance, je me vois pester contre l'embouteillage... Je baisse la tête en la secouant alternativement de gauche à droite, je souris en poussant un petit soupir, et je m'incline intérieurement devant cette maestria avec laquelle la Vie s'amuse à me donner de temps à autre de petites leçons.

Fond Sonore : Alice In Chains, The Essential

Sunday, October 4, 2009

The Time Has Come !


[=> Time for Climate Justice]


Fond Sonore : 60 Artists, Beds Are Burning

District 9

Surprenant et tripant, voilà comment je qualifierais District 9. Surprenant tout d'abord, car il adopte une approche docu réaliste assez atypique, très éloignée des productions SF clinquantes, et c'est tant mieux ! De fait, on se trouve rapidement immergé dans ce présent alternatif, et l'on y croit. Tripant ensuite, car une fois le décor posé, la bobine se mue en un thriller qui parvient à nous tenir en haleine. Le film souffre peut-être d'un rythme un peu inégal, mais comme je dis souvent, ne faisons pas la fine bouche, car pour un premier long métrage le rendu est franchement bluffant !

=> Bande-Annonce

=> PS : District 9 est basé sur un court métrage, Alive in Joburg, qui est disponible sur YouTube pour ceux que ça intéresse :



Fond Sonore : The Smiths, Best Of

Saturday, October 3, 2009

Captain Reloading

Le vendredi précédent le week-end dernier, je me suis couché sur le coup des 21h, éreinté que j'étais par une semaine menée tambour battant. La nuit a été longue, très longue, et fort récupératrice. La semaine suivante s'est illustrée par un rythme encore plus fou, et le dernier jour ouvré arrivé, j'ai recommencé la même manoeuvre, pour ce matin me lever après 12h de sommeil.

Plus le temps passe, plus le rythme effréné de mon activité professionnelle appelle récupération régulière, plus je me sens en phase avec cette assertion d'un journaliste de 20 Minutes relevée dans l'édition du 19/03 dernier :

"L'homme est un animal fait pour être actif le jour et dormir la nuit."


Alors vous comprendrez aisément que cette Nuit Blanche...

Fond Sonore : The Smiths, Best Of