Another travel tale by Captain Navarrins.*** Starting Up ***La perspective de me lever à 4h du matin ne m'enchantait pas particulièrement, mébon limite d'enregistrement à 6h45 oblige. Le réveil ne s'est finalement révélé d'aucune utilité puisque mon horloge interne avait fait en sorte de me réactiver quinze bonnes minutes avant l'heure fatidique. Chose étonnante, en dépit de la courte nuit, j'avais tout de même le sentiment d'être relativement bien reposé. A croire que j'avais pu effectuer un nombre entier de cycles de sommeil ou que le stress du voyage avait habilement conditionné mes neurones.
*** On the Move ***Une petite heure plus tard, attrapant le premier tram, puis le premier RER, je n'ai guère été surpris de constater que tous les deux étaient déjà bien chargés. Quelques voyageurs en partance pour Charles de Gaulle, comme moi, mais surtout beaucoup de travailleurs pour qui ces horaires n'ont absolument rien d'exceptionnels. Une partie de la France d'en bas se lève tôt, très tôt, tous les jours, sans broncher. Il est toujours bon de se le rappeler de temps à autre.
*** Disappointed ***Le trajet jusqu'à la proche banlieue munichoise s'est déroulé sans encombre, sans rien de notable (
hormis ce passager qui ne s'est pas présenté à l'embarquement et dont les bagages ont donc dû être débarqués de l'avion, grumpf), et je me suis assez rapidement trouvé rendu sur mon point de chute. La journée qui a suivi a pour le moins été mitigée d'un point de vue professionnel (
problème d'organisation chez mes visités) et le soir venu c'est avec grand soulagement que j'ai pris le chemin de l'hôtel tout proche.
La bâtisse était éminemment avenante, petit look sympathique d'établissement bavarois. Dès que mon pied en a eu franchi le seuil, j'ai senti la douce chaleur du lieu, conviviale atmosphère, mais à la mine circonspecte du gérant lorsque j'ai annoncé mon nom, j'ai compris que je n'allais malheureusement pas en profiter...
En dépit de la confirmation qu'il m'avait transmise, mon organisme de booking n'avait en fait pas procédé à la réservation... Ahah... Mon imagination galopante m'a alors rapidement entraperçu tentant de me réchauffer sous un pont contre un feu de fortune tout en maudissant quelques personnes bien ciblées, mais mon (
could have been) hôte a dans sa grande bonté entrepris de me sauver la mise en me dégotant une chambre dans un hôtel situé quelques kilomètres plus loin.
*** Relieved ***La distance avalée comme par magie de mon pas alerte en dépit de la froidure munichoise de saison, j'ai été accueilli par une charmante autochtone. La jeune femme m'a conduit sans attendre dans ma chambre, qui s'est révélée petit appartement à la surface au sol au moins aussi grande que celle de mon cagibi panamien. A peine installé, j'ai toutefois repris le chemin du précédent hôtel devant lequel j'avais rendez-vous avec mon fournisseur gallois (
oui oui j'européanise à fond les ballons).
Nous avons fort heureusement pu trouver une table dans ce restaurant bondé qui m'avait été chaudement recommandé par des collègues. La carte était effectivement fort alléchante, mais pour ma part j'avais oublié que les portions risquaient d'être plus pourvues que leurs homologues franchouillardes... C'est ainsi qu'en entrée je pensais me retrouver avec un petit bol de soupe aux champignons mais qu'au final j'ai hérité d'une gigantesque assiette creuse, généreusement remplie d'un potage aux généreux morceaux de légumes. Si le plat était délicieux, il m'a presque rassasié et de fait, quand l'appétissant ragout de gibier s'est glissé devant moi, j'ai eu peur de ne pouvoir en venir à bout... Mais fort heureusement, quelques pints d'un agréable breuvage sombre et pétillant sont venues m'aider en cette tâche !
L'estomac bien calé, raisonnablement privé de sucrerie, j'ai ensuite repris le chemin de cet hôtel de secours du bout du patelin, profitant d'une bonne marche digestive avant de m'effondrer enfin sur mon lit.
*** Epilogue ***La journée du lendemain a eu le bon goût de passer à la vitesse de l'éclair, sans grand fait marquant, ce qui n'est peut-être pas plus mal car le nombre de lecteurs qui arrivent au bout d'un article étant inversement proportionnel à sa longueur, il ne doit déjà plus rester grand monde... ^o^
Fond Sonore : Fall Out Boys, Believers Never Die (Greatest Hits)