Sunday, February 26, 2012

Emplettes S8


[© Ze Captain]


Petite sortie hier en fin d'après-midi pour un léger regarnissage de PAL dans une FNAC étonnamment calme, effet vacances peut-être... Cette fois dans la besace :
  • Into the Wild de John Krakauer : Le roman à l'origine du film éponyme qui figure dans ma dévédéthèque mais que je n'ai pas encore vu.

  • 127 Heures de Aaron Ralston : Le livre témoignage qui a servi de base à Danny Boyle pour ce film lui aussi éponyme qui a su me séduire l'an passé.

  • Dexter Revient ! / Les Démons de Dexter / Dexter dans de Beaux Draps / Ce Délicieux Dexter : Quatre bouquins de Jeff Lindsay consacré à ce personnage que l'on ne présente plus, Dexter, et qui font suite à Ce Cher Dexter que je viens tout juste de commencer.

Cheval de Guerre

Les premières minutes d'un film se révèlent souvent décisives, et dans le cas présent elles m'auraient presque effrayé... La séquence d'ouverture -naissance du canasson- m'a ainsi donné l'étrange impression d'assister à un feuilleton échappé de chez Disney Channel, ce qui était évidemment de mauvais augure, et bien malheureusement ce sentiment m'a accompagné tout du long de la bobine.

Le défaut majeur de ce Cheval de Guerre réside en sa narration faiblarde, invraisemblable, qui du cheval fait un fil rouge plus qu'un réel personnage central. Aux bipèdes qui traversent la bobine, il est difficile de s'attacher tant leur présence se révèle fugace. Un fil rouge équidé, des humains filants, l'impression de voir des sketches se succéder, sans le moindre souffle épique contrairement à ce que suggère la bande-annonce -trompeuse et qui en montre bien trop-, bref de l'ennui.

A côté de ce flagrant manque d'âme maladroitement comblé par des violons tire-larmes se joue sur l'écran une véritable aberration linguistique... S'il est parfaitement logique que les anglais s'expriment dans la langue de Shakespeare, cela l'est beaucoup moins pour les allemands, surtout lorsqu'ils échangent entre eux... Même topo pour les français, qui de surcroît arborent ici un bel accent bien franchouillard qui sur certains mots jure franchement. Mébon, je n'étais plus à ça près.

'Fin bref je ne m'étendrai pas davantage, j'ai déjà accordé trop de temps à ce film qui n'en méritait pas tant, et je vais de suite le ranger au rayon des catastrophes à oublier.

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Tuesday, February 21, 2012

Le Café



Crédits :
Chanson : "Le Café" par Oldelaf et Monsieur D
Réalisation Clip : Stephanie Marguerite & Emilie Tarascou
Production : Ecole des Métiers du Cinéma d'Animation (EMCA)

Monday, February 20, 2012

Au-Delà

Les évènements ne sont que l'écume des choses, ce qui m'intéresse, c'est la mer.

- Paul Valéry in "Regards sur le Monde Actuel"

Sunday, February 19, 2012

Pirates - Michael Crichton

1665, Mer des Caraïbes. La Jamaïque bat alors pavillon anglais, et le représentant de la Couronne Britannique -Sir James Almont- la dirige depuis Port-Royal. Le Gouverneur apparaît bien laxiste aux yeux de certains -la ville pullule de pirates débauchés-, mais il trouve néanmoins appui auprès du Roi Charles II, car il pourvoit régulièrement son monarque en trésors le plus souvent dérobés aux Espagnols. Ayant eu vent de l'étrange comportement d'un navire ibérique, Sir James organise un dîner en n'oubliant pas de convier ce vieux briscard des mers qu'est Edward Hunter. Ce dernier voit son intérêt évidemment éveillé lorsqu'il comprend qu'un navire chargé d'or a trouvé refuge dans la forteresse espagnole réputée imprenable de Matanceros. Ni une ni deux, l'homme monte un équipage et prend la mer, couvert par une lettre de marque britannique, avec en ligne de mire la promesse d'un conséquent trésor...

Cette perspective apparaît aussi excitante que la mise en place initiale est étonnamment bien fichue : elle a en effet ce parfum des films d'aventures de la Grande Epoque (Les Révoltés du Bounty par exemple). A la différence toutefois de ces bobines, Michael Crichton présente un quotidien pas vraiment reluisant, une ville de Port-Royal qui tient plus de la porcherie que d'autre chose, à l'instar des fonds de cales d'ailleurs, l'une comme les autres baignant dans les excréments [bon appétit], bref un cadre somme toute loin d'être idyllique.

Ce réalisme prévaut grosso modo tout du long, même si des invraisemblances pointent parfois le bout de leur nez [la baston-surf sur le kraken O_o]. On pourrait passer sur cet aspect si le récit ne donnait pas l'impression d'être parfois expédié [les cannibales], et d'une certaine manière globalement inabouti. D'ailleurs, le texte ayant été publié après le décès de l'auteur [2008 pour un © en 2009], on se demande si l'éditeur n'a pas récupéré un manuscrit non finalisé qu'il a décidé de publier "tel quel" sans en avertir le lecteur, simplement dans l'optique de récupérer quelques (centaines de milliers de) dollars supplémentaires... :-/ Cela pourrait peut-être expliquer les agaçantes erreurs de typographie... A moins que le texte n'ait été revu par ce même secrétaire de publication qui n'avait déjà pas fait son taf pour Soleil Levant...

'Fin bref, j'ai apprécié de me trouver plongé dans une histoire de corsaires, mais je n'ai pas été pleinement satisfait et je pense sincèrement que ce roman n'a pas été livré dans une version finalisée : il clairement aurait dû bénéficier de disons 150 / 200 pages supplémentaires... Néanmoins, ce bouquin a au moins eu le mérite -non négligeable- de répondre à cet appel du large qui parfois me taraude et de me motiver à envisager de m'attaquer à la vingtaine de romans historiques de Patrick O'Brian, dont la première adaptation ciné Master and Commander : De l'Autre Côté du Monde m'avait bien emballé !

Saturday, February 18, 2012

Gandahar - Jean-Pierre Andrevon

Sur la planète Tridan, le Royaume de Gandahar apparaît comme un havre de paix plutôt idyllique. La population y mène une vie tranquille, d'amour et d'eau fraîche pour ainsi dire, en harmonie avec la nature. L'horizon du Royaume s'assombrit toutefois quand les oiseaux-miroirs -sortes de caméras de surveillance ambulantes- détectent des intrusions belliqueuses aux frontières. La Reine mandate alors l'un de ses chevaliers, Sylvin Lanvère, pour enquêter sur ce qui semble être une étrange armée d'hommes-robots. Le jeune homme s'envole sans attendre en mission, et représente sans le savoir le dernier expoir de Gandahar...

Les péripéties qui jalonnent l'enquête de Sylvin Lanvère se suivent avec une étonnante facilité, probablement grâce à l'écriture fluide Jean-Pierre Andrevon, élément qui m'avait déjà interpellé lors de la lecture d'un autre ouvrage du même auteur, Un Horizon de Cendres. L'ambiance du roman m'a rappelé avec plaisir celle de l'adaptation animée de René Laloux (1989), mais j'ai été déçu de ne pas voir ici développée la question des mutants comme cela était -dans mon souvenir- le cas pour le dessin animé. Les mutants y apparaissaient en effet marqués non seulement dans la chair mais également dans l'âme, rejetons de l'ère génétique de Gandahar, ne s'exprimant plus au présent mais en une étrange combinaison d'imparfait / futur [ex : "J'étais serai habitant de telle ville."], stigmatisant ainsi leur vie de souffrance qui pour eux n'en était pas une.

Les quelques deux cents pages s'avalent très rapidement et une fois parvenu à leur terme j'ai marqué un temps d'arrêt en pensant : "tout ça pour ça"... Je suis en quelques sorte resté sur ma faim, même si l'épilogue apparaît logique, dans la continuité du texte. J'aurais juste aimé quelque chose de plus flamboyant...

Passée cette petite déception finale, j'ai fait un sort aux deux nouvelles qui suivent le roman, Le Château du Dragon et Un Quartier de Verdure. Les deux historiettes sont présentées comme des aventures de Sylvin Lanvère, mais la parenté n'a rien d'évident tant les univers de ces textes diffèrent de celui de l'oeuvre qui les précède. Leur lecture n'a pas été déplaisante, le château de la première m'a (de loin) rappelé la ville forteresse in Les Clous Rouges de Robert Howard (cf. le recueil Conan chez Milady), la seconde m'a surprise par son côté barré un peu space, mais sans plus.

Bref, une lecture plaisante d'un bout à l'autre, sans pour autant que les textes ne soient ultimes.

Monday, February 13, 2012

Rappel

L'absurde et le dérisoire forment parfois l'essentiel.

- Elisabeth Carli


[via]

Sunday, February 12, 2012

TWIY - Change Log - 02/2012

Comme vous l'aurez probablement noté -à moins de lire ceci depuis un reader quelconque ;p-, je viens tout juste de refaire la peinture du lieu. Un changement de décor dans la continuité, la modification la plus conséquente étant invisible à vos yeux puisqu'elle concerne la conversion du layout vers le modèle "évolué" de Blogger.

Je vais fignoler deux trois trucs dans les jours à venir, mais a priori c'est fonctionnel. Si vous deviez néanmoins noter un truc qui cloche, n'hésitez pas à me le signaler ! Merci d'avance ! :o)

Saturday, February 11, 2012

Les Montagnes Hallucinées - H.P.Lovecraft

L'adaptation cinématographique par Maître Guillermo Del Toro de ces Montagnes Hallucinées du sieur Lovecraft ayant été remisée au placard (pour des questions -si je ne m'abuse- de budget et de classification), j'ai décidé de prendre les devants et de m'attaquer au court roman dont il est question.

Le texte prend la forme d'un compte-rendu d'expédition scientifique en Antarctique par son instigateur principal, un géologue de l'Université de Miskatonic. L'homme souhaite par son récit mettre en garde les organisateurs de la mission qui doit succéder à la sienne, et par là-même parvenir à les stopper dans leur élan. Pourquoi donc ? Parce que la zone recèle des secrets qui doivent le rester, sous peine de voir l'équilibre du monde complètement bouleversé... Oueps, farpaitement.

L'idée de base est assez passionnante, surtout replacée dans le contexte des années 30. A cette époque la conquête spatiale n'avait pas encore débuté, la surface de la Terre pouvait de fait aisément dissimuler certains recoins à l'observation humaine, et offrir autant de perspectives d'aventure... Qui se sont malheureusement évanouies avec l'envol des premiers satellites artificiels.

Le texte présente un premier abord assez aride, principalement en raison de sa nature descriptive et de la généreuse utilisation du vocabulaire géologique, domaine scientifique qui inexplicablement m'a toujours rebuté. J'ai donc failli caler plusieurs fois, mais j'ai néanmoins persévéré comme à mon habitude et je m'en suis par la suite félicité, car le récit du géologue donne des indices (très) appréciables quant à l'origine des Anciens et leur arrivée sur Terre.

On en apprend ainsi beaucoup sur ces civilisations qui ont foulé le sol de la Planète Bleue bien avant notre ère, et cette thématique est prolongée au-delà des Montagnes Hallucinées dans la nouvelle qui lui fait suite dans cette édition du bouquin, Dans l'Abîme du Temps. Ce second texte adopte une optique similaire à celle du premier, à savoir un témoignage visant à décourager une entreprise d'exhumation de vestiges archéologiques. Moins ardu à lire, il s'est révélé tout aussi intéressant et bien ficelé, à une notion près, un peu casse-gueule, mais dont je ne peux malheureusement parler sous peine de gâcher le plaisir des potentiels futurs lecteurs.

A posteriori, je comprends que le projet de Del Toro puisse être difficile à monter, mais je pense que ce réalisateur fait partie des rares cinéastes capables de le porter. Prends ton temps Guillermo, nous avons confiance en toi ! \o/

Friday, February 10, 2012

Religion in a Nutshell

Star Wars : Episode I - La Menace fantôme (3D)

Force est de constater que l'ajout d'une dose de 3D en post-prod n'a pas changé la donne pour ce premier volet qui pour moi est toujours aussi fantôme, mais je n'avais pas vraiment d'illusions. J'ai néanmoins profité de cette ressortie pour avoir le loisir de savourer cet instant unique où la lumière s'éteint et où la magnifique musique de John Williams prend le relai. Néanmoins, je profite de l'occasion pour signaler à George qu'en dépit de ma fanittude inconditionnelle de l'univers de Star Wars, je pense vraiment qu'il tire un peut trop sur la corde et qu'à force il tue les bobines. Je préfèrerais de loin voir poindre l'horizon d'une nouvelle trilogie centrée sur la Nouvelle République, comme cela avait été à l'origine temps envisagé. 'Fin bref, tout ça pour dire que cette ressortie de Star Wars : Episode I - La Menace fantôme en 3D ne mérite pas plus d'attention que ça, à moins d'en être un inconditionnel, ou de ne pas connaître.

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Sunday, February 5, 2012

Silly Symphony - The Skeleton Dance

Un sympathique cartoon des studios Disney (1929) dégoté un peu par hasard sur la toile... Enjoy ! :o)

Etre

Be yourself; everyone else is already taken.

- Oscar Wilde


[via]

Saturday, February 4, 2012

Millénium : Les Hommes qui n’Aimaient pas les Femmes

De la trilogie de Stieg Larsson, je ne connaissais jusqu'ici strictement rien. Je n'avais en effet pas vu les précédentes adaptations ciné pas plus que je n'avais lu les romans. C'est donc sans a priori aucun que je suis allé voir cette adaptation par Fincher du premier tome, et c'était tout aussi bien.

Suède, de nos jours. Mikael Blomkvist [Daniel Craig] vient de perdre un procès en diffamation intenté par un investisseur notoire, un certain Wennerström, ce qui le met en délicate posture, tout comme le journal qu'il a cofondé, Millénium. Il se voit alors contacté par l'avocat de l'un des plus puissants capitaines d'industrie du pays, Henrik Vanger [Christopher Plummer], qui le convie à une entrevue avec son employeur. Ce dernier propose au journaliste d'investigation d'enquêter sur la disparition de sa nièce survenue quelques décennies plus tôt, persuadé qu'il est qu'elle a été assassinée par l'un des membres de sa (grande) famille.

Mikael Blomkvist accepte ce challenge qui a le bon goût de le tenir éloigné de la capitale, et lui permet de fait de prendre du recul sur sa condamnation en justice. Le cas qui lui est soumis se révélant rapidement plus tentaculaire que prévu, le journaliste exprime le besoin de se faire assister dans ses recherches. Il se retrouve ainsi bientôt en relation avec Lisbeth Salander [Rooney Mara], jeune marginale doué d'un talent inné d'enquêtrice. Le duo trouvera rapidement son rythme de croisière, pour au final déterrer de bien sombres histoires...


[© Sony Pictures Releasing France]

L'association de ces deux enquêteurs dissemblables au plus haut point fonctionne néanmoins plutôt bien. Daniel Craig se fond aisément dans son personnage, il apparaît crédible dans ce rôle d'homme plus ancré dans la réflexion que dans l'action. Toutefois, c'est plutôt sa partenaire Rooney Mara qui a retenu mon attention. Elle parvient ainsi à rendre attachante son personnage, cette âme tourmentée et malmenée à la fois par la vie et les hommes. Cerise sur le gâteau, j'ai trouvé cette Lisbeth Salander plutôt sexy, n'en déplaise à certains.


[© Sony Pictures Releasing France]

La réalisation de Fincher se trouve (Evidemment ?) captivante, l'intrigue se déroule à rythme constant sans que les 2h38 ne se fassent ressentir (et ça c'est indéniablement bon signe). Néanmoins j'ai tout de même eu l'impression que nombre d'éléments n'avaient été qu'effleurés, et que la famille de l'industriel Henrik Vanger n'a pas livré tout ses secrets. Pour en savoir plus, probablement faudra-t-il que je me plonge dans le premier roman de la trilogie, ce qui ne devrait pas trop tarder, les bouquins figurant dorénavant en bonne place dans ma PAA.

Au final, il m'en reste un bon souvenir, et je pense sincèrement que ce Millénium : Les Hommes qui n’Aimaient pas les Femmes vaut le coup d'oeil si comme moi vous étiez totalement étranger à cet univers de Millénium. Dans le cas contraire, je ne saurais trop dire...

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Bonus : Le générique de cette bobine, avec l'excellente cover de l'Immigrant Song de Led Zep... Enjoy ! :o)

Tuesday, January 31, 2012

Hic et Nunc

Vous devez vivre dans le présent, lancez-vous sur chaque vague, trouvez votre éternité à chaque instant. Les fous croient en la possibilité d’une île et se tournent vers une autre terre. Il n’y a pas d’autres terres, il n’y a pas d’autre vie.

- Henry David Thoreau


[via]

Sunday, January 29, 2012

The Descendants

Hawaï, de nos jours. La femme de Martin King [George Clooney], Elizabeth, a été victime d'un accident de bateau alors qu'elle recherchait le frisson nautique, et se trouve depuis lors plongée dans un profond coma. Son état d'abord stationnaire se dégrade rapidement en dépit de l'assistance médicale dont elle bénéficie, et ses jours se voient comptés. Martin doit donc faire face à cette proche et fatale perspective en compagnie de ses deux filles, Alexandra (17 ans) et Scottie (10 ans), avec lesquelles le dialogue reste difficile.

La délicate période de l'attente du décès inéluctable se trouve filmée avec une délicate pudeur, une émotion sincère. J'ai trouvé l'ensemble réaliste, d'expérience, laissant entrevoir ces immanquables révélations, ce resserrement des liens, ces banalités faussement encourageantes de l'entourage distant, ces adieux personnels entre chacun des (très) proches et le futur défunt. Si l'émotion est au rendez-vous, la bobine se voit toutefois sauvée d'une atmosphère trop lourde par des petites touches d'humour et une continuelle musique hawaïenne qui la berce d'une douce mélancolie.


[© Unknown]

Côté interprètes, tous livrent une partition très juste, je n'y ai pas décelé de fausses notes. George Clooney se glisse ainsi sans difficulté dans ce rôle d'un quinqua lambda confronté à une tragédie, confirmant une fois de plus sa qualité d'acteur caméléon. Quant à savoir si cela pourrait lui valoir un Oscar, pourquoi pas...

Bref, je ne vois rien à redire au sujet de The Descendants, et vous le recommande donc !

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Sunday, January 22, 2012

World War Z - Max Brooks

Mu par une irrépressible envie de lire du zombie, j'avais acquis en même temps ces deux ouvrages de Max Brooks dont on me vantait tant les mérites, Guide de Survie en Territoire Zombie & World War Z. Mon enthousiasme est toutefois rapidement retombé pendant la lecture du Guide [j'en parlais là], et j'ai donc relégué le second bouquin au fin fond de ma PAL, pour l'en tirer un peu par inadvertance...

Max Brooks propose avec ce World War Z un nouvel objet singulier, un livre qui se présente comme un rapport brut réalisé dans le cadre d'une mission des Nations Unies près d'une décennie après la fin officielle de la Guerre des Zombies, fin actée par la "libération" de la dernière grande puissance mondiale.

Concrètement L'ouvrage consiste en une collection d'entretiens réalisés auprès de différents témoins de cette longue guerre, des personnalités d'origines diverses qui chacune présente une vue complémentaire sur les évènements. Je pensais que l'exercice allait être un chouille rébarbatif, mais il s'est bien au contraire révélé extrêmement ludique : les témoignages sont autant de briques qu'il faut convenablement agencer pour petit à petit détourer et appréhender ce conflit mondial, depuis ses premiers frémissements jusqu'à l'après-conflit.

Les entretiens se voient rapportés bruts de fonderie, sans altération du rapporteur, ce qui ne les réduit pas à des extraits dépourvus d'émotion tel que l'on pourrait s'attendre à les trouver dans un rapport administratif à la description clinique. On plonge donc dans les mémoires de ces protagonistes, ce qui nous permet de vivre les évènements par procuration et les rend d'autant plus terrifiants alors que l'on se demande quel aurait bien pu être notre comportement à leur place.

Objectivement, j'ai pris un grand plaisir à la lecture de cet ouvrage, ce qui par contraste avec le Guide a constitué une surprise largement inespérée. De fait, je me vois obligé de le recommander, car il serait vraiment dommage de ne pas lui donner sa chance.

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Nota : Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique.

Thursday, January 19, 2012

Prisoners

Those faces you see every day on the streets were not created entirely without hope. Be kind to them: like you they have not escaped.

- Charles Bukowski


[via]

Sunday, January 15, 2012

J. Edgar

Comme son titre l'indique si bien, J. Edgar se consacre à la vie de cette figure célèbre de l'Amérique du 20e siècle qu'était M.Hoover. On y suit l'homme dans son intimité, depuis ses débuts au Département de la Justice jusqu'à son décès au début des années 70. La bobine constitue un intéressant complément à ce que l'on a pu en apprendre sur les bancs de l'école, abordant les différents pans de sa personnalité (aussi divers que son patriotisme forcené, son évidente paranoïa, ou encore son homosexualité refoulée), soit ce qui l'a amené à fonder le fameux FBI.


[© Warner Bros. France]

Toutefois, si l'intérêt historique du biopic est indéniable, ce film m'a étonnamment semblé manquer d'enjeux dramatiques, ce qui le rend assez lisse et donc empêche que l'on ne soit happé par la pellicule. En outre, je dois reconnaître ne pas avoir été vraiment emballé par les maquillages vieillissants sur les personnages de Hoover et de son assistant Tolson, j'avais en effet l'impression de me trouver face à deux vieillards liftés à l'extrême ou en proie à quelque allergie cutanée... On peut certes s'accommoder de ce dernier point, mais l'exercice est déjà plus délicat pour le précédent. 'Fin bref, au final, une séance en demi-teinte on va dire.

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Sunday, January 8, 2012

Une Vie Meilleure

De nos jours, sur Paris. Yann galère dans sa recherche d'un poste de Chef dans un restaurant, et végète en attendant dans une cuisine scolaire. Nadia parvient à conserver la tête hors de l'eau grâce à son boulot de serveuse, mais de justesse car elle a un enfant de 10 ans à charge. Les deux âmes se rencontrent à la faveur d'une tentative de Yann de décrocher un poste, et le courant passe immédiatement. Un début de vie commune, un rêve de restaurant dans un parc boisé en bordure d'un lac, des travaux, un emprunt, des emprunts, de (très) mauvais calculs, bref la spirale infernale...


[© Mars Distribution]

Une Vie Meilleure adopte un parti réaliste, sans fioritures, semblant répondre en écho à la situation économique et sociale actuelle. Il consiste en un enchaînement de séquences séparées par d'elliptiques fondus au noir, brossant ainsi des tableaux juxtaposés de cette dégringolade sans fin. Les interprétations de Guillaume Canet & Leïla Bekhti sont bonnes, les personnages sonnent vrais, ils apparaissent crédibles, même si certains traits de Yann me semblent un peu exagérés par l'écriture [son stupide orgueil].

Toutefois, au bout d'un certains temps, les fondus au noir commencent à lasser, on se perd dans le manque d'intensité dramatique en dépit de la sympathie que l'on peut éprouver pour les protagonistes. En parallèle, l'acharnement du Destin semble également un peu excessif (too much le coup de Nadia au Canada ainsi que le pseudo happy end au froid en s'asseyant joyeusement sur les paperasses administratives douanières), il donne le sentiment de jouer la carte du sensationnalisme, bref cela n'aurait pas déparé parmi ces ces reportages du samedi midi sur la Une.

Tout ça pour dire qu'il s'agit d'une semi-déception. Voilà.

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Tuesday, January 3, 2012

Captain Ciné Awards 2011

Qui dit début d'année, dit évidemment petit bilan ciné ! J'ai donc comme à l'accoutumée récupéré le lot de tickets de l'année passée, et un petit bricolage sous Excel plus tard je suis parvenu à une répartition des 71 films vus en 5 catégories s'étalant toujours de "nul" à "culte". S'en est suivie une rapide délibération avec mon auguste personne, et j'ai finalement décidé de distinguer 16 bobines, qui ont en commun l'envie que j'ai de les revoir. Mébon, trève de blabla, ze lauréats are : (ordre alphabétique - liens vers les revues du lieu)









Et de votre côté ? Des divergences / convergences de sensibilités ? De bonnes surprises en 2011 ?

Sunday, January 1, 2012

Y2k+12

Les secondes s'écoulent, les minutes suivent, puis les heures, les jours, les semaines passent, et enfin l'année. S'il y a une chose qui est certaine en ce bas monde, c'est bien que le Temps ne se laisse dicter sa conduite par personne et qu'il poursuit imperturbablement sa course. 2011 a donc tiré sa révérence, 2012 a pris le relais pour ce qui sera peut-être la dernière de notre existence [les prédictions Mayas toussa toussa]. Alors plus que jamais, faisons honneur à ce bon vieux Professeur John Keating et profitons de chaque instant ! :o)


[© Ze Captain]


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Nota : Manque d'inspiration créative graphique oblige, je suis *encore* reparti de ma carte fétiche, mébon vous ne m'en tiendrez pas rigueur hein... ^o^
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Friday, December 30, 2011

La Délicatesse

Paris, de nos jours. Nathalie [Audrey Tautou - égale à elle-même] rencontre François [Pio Marmai - furtif] placé sous le patronage de la sérendipité. Une vie de couple qui commence, un mariage, un projet d'enfant, et paf le François. Nathalie entame alors son difficile travail de deuil -chose éminemment personnelle s'il en est-, et se réfugie dans son activité professionnelle. Un jour, un peu à l'Ouest, elle embrasse un obscur collègue, Markus [François Damiens - tout aussi égal à lui-même], personnage pour ainsi dire un peu atypique. Ce baiser va évidemment perturber les deux individus, d'un côté François peu coutumier des assauts de la gent féminine, de l'autre Nathalie ne s'autorisant pas à (re)vivre suite au décès de son mari.


[© StudioCanal ]

Je dois reconnaître avoir suivi cette bobine avec plaisir, même si elle n'est pas exempte de défauts. Globalement, la mise en image est propre, et le duo de réalisateurs se permet quelques originalités bienvenues [la séquence dans le jardin de la grand-mère de Nathalie ou encore le retour de Markus à la maison après le baiser]. Les acteurs s'en tirent plutôt bien, François Damiens en tête, mais l'on ne dépasse pas le cadre de la superficielle délicatesse, autrement dit la bobine manque quand même de peps, de passion, ce qui pour une comédie romantique est tout de même un peu dommage.

Mébon, comme je le disais plus haut, cette projection de La Délicatesse ayant été plutôt agréable, je ne ferai pas mon difficile ! :o)

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Thursday, December 29, 2011

Intouchables

Méga succès oblige, il va sans dire que j'ai un peu attendu avant de tenter cette bobine auréolée de commentaires unanimement élogieux (comme souvent peu rassurants de mon point de vue). Je m'y suis finalement rendu cet après-midi, et j'ai été surpris de constater qu'il passait toujours dans la grande salle de l'UGC Montparnasse, et que de surcroit cette salle était bien remplie pour une séance de début d'après-midi. Alors, le verdict ?

Intouchables, c'est l'histoire de la rencontre fortuite de deux personnes qui n'avaient que peu de chances de jamais se côtoyer. D'un côté un tétraplégique richissime, Philippe [François Cluzet], de l'autre un fils de cité en galère, Driss [Omar Sy]. Deux hommes aux parcours différents, deux âmes accidentées, deux "assistés" qui sauront se trouver.

A posteriori, je suis surpris de relire des commentaires qui qualifient ce film d'hilarant, car il ne l'est pas. Un film hilarant, c'est une bobine qui vous met la larme à l'oeil en continu, et ici cela n'est objectivement pas le cas. Je ne dis pas que l'on reste de marbre, non, mais si l'on (sou)rit régulièrement, cela s'arrête là.


[© Gaumont Distribution]

Intouchables démarre plutôt bien, via une séquence efficace qui place intelligemment les personnages, ce qui m'a agréablement surpris et conduit à penser que j'allais peut-être effectivement visionner un objet de très bonne qualité. Mais ensuite, la bobine ressemble à un petit fourre-tout, avec en sus de la relation Philippe / Driss des arcs secondaires à peine esquissés et de fait inutiles [la relation de Philippe avec ses proches & particulièrement sa fille, la situation familiale de Driss & particulièrement sa tante et son cousin] voire caricaturaux [la fille de Philippe et son copain BCBG niais à cheveux longs, le petit cousin de Driss embrigadé par des dealers]. Dans les derniers instants toutefois, quand le film reboucle avec la séquence d'ouverture, les réalisateurs retrouvent la partition, l'exécutent de façon fluide, émouvante, sans pour autant glisser dans la guimauve.

En somme, il m'en reste une bobine certes plaisante, mais sans plus, et dont le succès à 15.7 millions d'entrées à ce jour [source] reste pour moi un mystère, à l'instar du succès de Bienvenue chez les Ch'tis d'ailleurs... 'Fin bref, next !

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Wednesday, December 28, 2011

Killing Fields

Killing Fields, surnom donné à un bayou texan au sein duquel de nombreux cadavres de femmes ont été retrouvés sans que l'ombre d'une piste ne soit toutefois esquissée quant à l'identité de l'auteur de ces meurtres. Pour ne rien arranger, le lieu se trouve à cheval sur plusieurs juridictions, entraînant des conflits entre les différents services de police concernés. La bobine suit deux inspecteurs de la ville de Texas City, Brian Heigh [Jeffrey Dean Morgan] & Mike Souder [Sam Worthington] -le premier élevé sur la Côte Est, le second enfant du pays-, confrontés à plusieurs affaires qui s'entrecroisent.

Leurs enquêtes les amènent à évoluer au sein d'une population éminemment désoeuvrée, habitant des recoins à mille lieues du clinquant de Wisteria Lane, dans une ambiance poisseuse, malsaine. La bobine possède une agréable aura de mystère, mais elle se focalise malheureusement sur des instants, cultivant l'ellipse à l'abus, nous empêchant de saisir tous les tenants et, au final, les aboutissants. On se retrouve ainsi à la fin de la bobine empli d'interrogations sur les protagonistes et leurs responsabilités respectives...

A posteriori, il m'en reste une impression un peu brouillonne, celle d'un film inabouti qui manque de punch et qui aurait mérité d'être plus travaillé. Dommage.

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Tuesday, December 27, 2011

Conan - Robert E. Howard

A l'occasion de la sortie de ce Conan cuvée (frelatée) 2011 au ciné, les éditions Milady ont publié une sélection de ce qu'ils présentent comme les "meilleures nouvelles de la série", et je me suis laissé tenter.

Passé le premier poème qui ne m'a pas vraiment marqué [Nota : La forme poétique me parle difficilement.], on plonge dans l'univers d'Howard par une première nouvelle modeste, La Tour de l'Eléphant (36 pages). Celle-ci constitue une bonne entrée en matière, elle se lit facilement, mais laisse en même temps un petit goût (inquiétant) de novellisation de scénario d'ADD. Le recueil enchaîne avec La Fille du Géant de Gel, encore plus courte (14 pages), et en la terminant je me suis demandé si l'univers de Conan se résumait à ce genre d'historiette...

Fort heureusement, le bouquin ensuite avec des nouvelles plus consistantes (La Reine de la Côte Noire, Le Peuple du Cercle Noir, Une Sorcière Viendra au Monde, Les Clous Rouges, Au-Delà de la Rivière Noire - de 46 à 122 pages), et c'est bien là que se trouve le corps de l'ouvrage. Ces textes peuvent à l'évidence se lire dans un ordre plus ou moins arbitraire, et il est amusant de noter que le personnage du Cimmérien se voit toujours introduit de façon similaire : un cadre se pose, une action s'installe, un inconnu se pointe et à sa description [musclé, regard clair, tignasse noire,...] on devine qu'il s'agit de Conan avant même qu'il ne soit nommé.

Le barbare apparaît comme une sorte d'épicurien, se satisfaisant de peu, heureux tant qu'il peut se battre, se nourrir et copuler. Principe de vie éminemment simple s'il en est, primaire, animal presque, et à bien y regarder Conan constitue en quelque sorte le chaînon manquant entre la civilisation et le règne animal, ce qui explique d'ailleurs l'apparent côté capricieux qui m'avait interpelé dans le premier quart du bouquin. L'homme vient d'une province éloignée, la Cimmérie, qu'il a quittée il y a belle lurette, et depuis lors il roule sa bosse en fonction des situations qu'il rencontre dans les contrées traversées, guidant des hordes de pillards, demeurant capitaine de la garde d'une cité ou encore protégeant des colonies en trappeur indépendant. Ses vies l'amènent ainsi à croiser des personnages de conditions diverses, des créatures fantastiques ainsi que des adeptes de magies toutes plus noires les unes que les autres.

Autant mes premiers pas dans cet univers m'ont emplis de doutes, autant tourner la dernière page m'a confronté à un mélange de satisfaction et de tristesse, heureux d'avoir pu me plonger dans d'excellentes nouvelles, dépité d'en avoir vu le bout. J'envisage donc à présent de me laisser tenter par les oeuvres complètes, en espérant que s'y trouveront quelques cartes permettant de localiser les différents peuples & contrées, même si cette connaissance n'apparaît visiblement pas essentielle.

Pour terminer, je laisserai la place à ce trappeur dont les paroles concluent à la fois la nouvelle Au-Delà de la Rivière Noire et le recueil :

"- La barbarie est l'état naturel de l'humanité, dit l'homme de la frontière, regardant toujours le Cimmérien d'un air sombre. La civilisation n'est pas naturelle. Elle résulte simplement d'un concours de circonstances. Et la barbarie finira toujours par triompher."


A méditer.

Happy New Year

Je suis allé voir Happy New Year sans attentes particulières, si ce n'était de me laisser séduire par un nouvel objet "choral" -j'adore le genre-. Le film s'appuie sur un casting qui compte bon nombre de têtes connues, et tous s'en tirent plutôt bien, la palme revenant à Michelle Pfeiffer et Robert de Niro. Michelle est ainsi émouvante dans son personnage de quinqua qui un jour dit stop à sa vie de soumission et décide de commencer à Vivre, Bob l'est tout autant dans son rôle de malade en phase terminale, ce qui a évidemment fait ressurgir son lot de souvenirs.

Objectivement je n'ai pas vu passer le temps, me laissant prendre par les personnages attachants et oscillant entre émotion -plutôt liée à mon vécu qu'à l'intensité des scènes- & sourires, ce qui m'a conduit à sortir de la salle plutôt satisfait. Pour autant, je ne pense pas que je reverrais cette bobine, il y manque en effet un je-ne-sais-quoi pour lui donner un goût de reviens-y...

=> Bande-Annonce

Horizon

"Je crois que d'une certaine manière les geeks sont forcés de gagner. Parce que s'ils ne gagnent pas, ça sera le monde terne partout, vous savez, le monde de la mauvaise pilule dans Matrix, c'est à dire que les gens vivront avec pour seul rêve les actualités de 20h."

- Bernard Werber in "Suck my Geek"


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=> Nota : Le docu Suck My Geek est visionnable ici ! :o)

Tuesday, December 20, 2011

Hugo Cabret

Hugo Cabret débute par une magnifique séquence qui nous plonge dans l'agitation d'une gare parisienne et exploite au mieux les capacités de la 3D. On a ainsi l'impression de chevaucher cette caméra virtuelle qui remonte les quais, d'évoluer entre les passagers bardés de bagages, et la sensation procurée nous place objectivement dans de bonnes dispositions.

Le visuel du film reste agréable tout du long, le Paris reconstitué baigne dans une douce chaleur colorée en dépit de la neige omniprésente, le design d'époque est une petite merveille, et je dois reconnaître avoir adoré l'antre de cet orphelin d'Hugo Cabret, plein de briques et de mécaniques d'horlogeries, en dépit de son abord spartiate.


[© Warner Bros. France]

La bobine se scinde en deux parties distinctes. Dans la première, Hugo cherche à remettre en état un automate qui, il l'espère, conserve quelque message caché de son père. Cette moitié, si elle se suit facilement, ne m'a pas vraiment captivé, en raison d'un étonnant manque d'empathie [Encore...] pour les personnages... Les acteurs m'ont pourtant semblé au poil dans leurs rôles, mais il manquait un étrange je-ne-sais-quoi... Je me suis alors demandé si le visuel magique ne relevait pas de la poudre aux yeux pour faire passer les faiblesses du scénario, et c'est là que la seconde partie a pris le relais.


[© Warner Bros. France]

L'automate réparé, Hugo découvre un dessin signé par procuration de la main de Georges Méliès, dessin qui l'amène à se rapprocher du patron d'une petite échoppe de miniatures à qui il chapardait des objets dans son entreprise de réparation mécanique. L'homme se trouve en fait être le cinéaste français -que l'on croyait décédé lors de la Grande Guerre-, perdu dans la négation de son passé, mais que la rencontre avec l'orphelin va d'une certaine façon réveiller. S'ensuit alors un hommage à Méliès, séquence émouvante en dépit de cette persistante distance empathique avec les personnages. J'ai particulièrement aimé la reconstitution des plateaux du cinéaste, avec ses effets spéciaux à la mode suédée, et je me suis dit que j'aurais adoré les vivre !

En parallèle de ces aspects se trouvent quelques (deux en fait ^^) micro-arcs anecdotiques, certes léchés, mais plus là pour remplir que pour un autre propos. Quand on tire le trait, on se retrouve au final avec une bobine au visuel magnifique, un hommage aux origines du cinéma, mais on ressent tout de même une distance avec les personnages qui me semble gênante. Je suggèrerais donc de conserver ce film dans la liste "à voir", en gardant toutefois en tête que la globale unanimité positive des critiques est un peu trop appuyée pour être absolument honnête.

=> Bande-Annonce

Monday, December 19, 2011

Saturday, December 17, 2011

Time Out

Ayé, j'ai *enfin* pris le temps d'aller voir ce Time Out dont j'entendais parler depuis quelques semaines, au travers d'avis assez hétérogènes. Je n'avais vu que la bande-annonce -plutôt sympathique-, et je n'étais pas encombré d'attentes particulières, meilleure posture qui soit pour apprécier une bobine.

La première chose qui m'a frappé dès le générique, c'est le titre. Enfin sa version hexagonale pour être précis, Time Out, contre In Time en VO. Que l'on francise le titre, pourquoi pas, cela permet d'accompagner la VF et d'être plus porteur de signification pour les spectateurs hexagonaux. En revanche, apporter une modification telle que celle-ci relève de la plus pure connerie -n'ayons pas peur des mots-, l'esprit francophone n'allant de toute façon faire aucune différence. Quand on y pense, le pire est probablement de se dire qu'une équipe s'est assise autour d'une table pour pondre cette génialissime idée... Et qu'ils ont été payés... Mébon, passons.


[© Twentieth Century Fox France]

Time Out repose sur une idée originale. L'humanité vient ainsi dorénavant au monde avec une horloge biologique, fruit de l'ingénierie génétique. L'être humain vieilli normalement jusqu'à l'âge de 25 ans, puis le compte à rebours s'enclenche depuis un seuil d'un an. Le capital-temps diminue toutefois bien plus vite que la normale, car la monnaie sonnante et trébuchante a disparu : tout se paie en temps. Un café ? 2 minutes. Un trajet en taxi ? Une demi-heure. Un repas dans un grand-restaurant ? 2 semaines... Les perspectives de vie sont donc rapidement réduites à la portion congrue, et les êtres humains se voient tous contraints de travailler pour regagner un peu de ce précieux capital-temps.

Tous ? Non pas tous, car dans des zones d'accès restreint vivent des groupes de nantis, des privilégiés qui peuvent être crédités de dizaines, voire de centaines d'années. Ces personnes se trouvent déconnectées du quotidien de la majorité silencieuse qu'elle exploite, recluse dans des ghettos et surveillée par des Timekeepers, pions à la solde d'un système qui ne les récompense même pas.

Dans ce contexte, Will Salas [Justin Timberlake, bien dans le ton] va se retrouver à la tête d'un pactole temporel, légués par un nanti las de la vie. Ce leg amènera le jeune homme -Mais qu'est-ce qu'être "jeune" dans cette société ?- à s'extirper de sa zone pour rejoindre les privilégiés, bardé de ses idéaux égalitaires. Rattrapé par les Timekeepers menés par Raymond Leon [Cillian Murphy, étonnant], il devra fuir pour mieux faire dérailler le système, accompagné dans son échappée par une alliée inattendue en la personne de Sylvia Weis [Amanda Seyfried - à croquer dans ses robes courtes et moulantes <3 ].


[© Twentieth Century Fox France]

Au second abord, Time Out dégage des effluves de lutte des classes, et quand Sylvia assène que sa société n'ignore pas ce qu'il se passe dans les ghettos mais que ses pairs "ferment les yeux", la bobine nous renvoie à notre propre quotidien. L'on pourrait me rétorquer que nous ne sommes pas des nantis, mais tous autant que nous sommes nous détournons le regard quand un gobelet se tend vers nous, nous feignons un air occupé quand un regard miséreux s'élève depuis une couche de carton fichée sur une bouche d'aération de métro... Ca n'est pas glorieux, mais c'est un fait.

En parallèle, ou plutôt en premier lieu, Time Out amène évidemment à réfléchir sur les notions de vie et de mort, fil rouge de la bobine. La mort fait peur, comme tout inconnu. Cette peur conduit les hommes à tenter de retarder au maximum l'échéance fatidique, mais ces velléités ne prennent en compte l'épuisement de l'esprit, dont le nanti centenaire du début du film se révèle l'incarnation. L'immortalité -ou même une vie extrêmement longue- aurait-t-elle un sens ? Je ne saurais le dire, il faudrait en débattre autour d'une bonne mousse, mais je ne suis pas certain que cela serait dans l'ordre des choses. Quoi qu'il en soit (serait), la question ne se pose pas pour nous, nous devons vivre avec la certitude de cette échéance, sans pour autant nous en trouver paralyser. Plus facile à dire qu'à faire j'en conviens...

Pour en revenir à la bobine, j'ai objectivement passé une bonne séance. Andrew Niccol est à l'évidence un réalisateur qui me parle (remember Bienvenue à Gattaca et Lord of War), et son casting m'a ici séduit, Olivia Wilde & Amanda Seyfried au propre, Justin Timberlake & Cillian Murphy au figuré. On pourra reprocher à la bobine un petit côté cheap (ambiance du ghetto à la Dark Angel) ou son propos qui aurait mérité d'être plus approfondi, elle constitue tout de même un sympathique et intéressant divertissement. A voir.

=> Bande-Annonce

Gollum - Derrière l'Ecran

Découverte du matin via le compte Twitter de WETA, une vidéo dans laquelle Andy Serkis joue la scène de la schizophrénie de Gollum, avec le rendu final juxtaposé. C'est juste magnifique ! *_*


[via]

Thursday, December 15, 2011

Phasage

"Prenez une décision et ensuite considérez que c’est la bonne. Il n’y a vraiment pas de mauvaises décisions. Vous pourriez prendre cette direction-ci, ou celle-là, et l’une comme l’autre finirait par vous amener là où vous voulez être. Mais dès l’instant où vous commencez à vous féliciter de la décision que vous avez prise, à cet instant même, vous vous remettez en alignement vibratoire avec qui-vous-êtes-réellement."

- Abraham Hicks


[via]

Tuesday, December 13, 2011

Blaak Heat Shujaa - "The Brown Buffalo"

Indéniablement l'une de mes découvertes musicales préférées pour 2011 ! \o/


Ca ne vous donne pas envie d'aller rider dans le désert ?!? :o)

Monday, December 12, 2011

Grognon

"I do not like the human race. I don’t like their heads. I don’t like their faces. I don’t like their feet. I don’t like their conversations. I don’t like their hairdos. I don’t like their automobiles. I don’t like their dogs or their cats or their roses."

– Charles Bukowski


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Saturday, December 10, 2011

Dreamer

"I live in a world of fantasy
So keep your reality away from me
I see what I want
I want what I see
And that is all okay by me"

- Itzah C. Kret


[via]

Sunday, December 4, 2011

Hara-Kiri : Mort d'un Samouraï

Japon, Période Edo, 16e siècle. Hanshirô Tsugumo se présente en tant que rōnin auprès de la représentation locale du Clan Li et demande asile afin de pouvoir commettre le seppuku tout en conservant sa dignité. Echaudé par une récente expérience, le maître des lieux -Kageyu Saito- la conte à son visiteur, tentant par là-même de jauger ses motivations, mais le rōnin maintient sa requête. A l'heure de s'adonner à ce suicide rituel, Hanshirô Tsugumo requiert toutefois d'être assisté par l'un des plus valeureux guerriers du Clan, Hikokuro Omodaka, qui manque étrangement à l'appel. Il cite donc les noms de deux autres samouraïs, eux aussi absents. Kageyu Saito somme alors Hanshirô Tsugumo d'exposer ses réelles motivations, et ce dernier conte à son tour une histoire...


[© Rezo Films]

La tragédie dévoilée par Hanshirô Tsugumo sert de support à une réflexion sur la notion d'honneur, toute relative et parfois absurde. Je ne savais à quoi m'attendre, mais l'image que j'avais -peut-être à tort- de Takashi Miike me laissait augurer d'une bobine dynamique, et Hara-Kiri : Mort d'un Samouraï s'en trouve en fait aux antipodes.

Cela ne m'a pas dérouté pour autant, bien au contraire, j'ai retrouvé ce classicisme que j'affectionne dans le cinéma japonais, cette mise en scène sobre et élégante, qui se distingue par ses économies de mouvements et son attention particulière aux attitudes. Il s'en est fallu de peu que je me laisse subjuguer par ce film, mais cela ne s'est produit en raison d'un étrange manque d'empathie pour les personnages, si tragique que soit leur histoire.


[© Rezo Films]

Un thème indéniablement intéressant, mais un léger sentiment de déception donc, qui n'aurait peut-être été si la bobine avait pesé vingt minutes de moins. Néanmoins, cela reste un objet à tenter si les notions d'honneur et de samouraï vous interpellent.

=> Bande-Annonce