Friday, July 6, 2007

Black Snake Moan

Lazarus vit seul depuis que sa femme l'a plaqué, prisonnier d'une routine qui l'a peu à peu piégé pendant leurs dix ans de vie commune. Il se borne à faire tourner sa ferme et à boire au bar du coin le soir venu. Il survit en fait plus qu'il ne vit, laissant la rancoeur qu'il éprouve vis-à-vis de son ex-femme le consumer à petit feu. Un matin, alors qu'il sort de chez lui, Lazarus découvre le corps d'une jeune femme à demi-nue et sévèrement blessée au beau milieu de la route. Il reconnaît Rae, jeune femme sulfureuse qui a fait le bonheur d'un instant de pas mal de types de la région. Lazarus va la recueillir pour la soigner... Aussi bien de ses blessures physiques que de ses démons intérieurs...

Black Snake Moan est film d'ambiance, construit autour d'un duo d'acteurs qui fonctionne comme rarement. Christina Ricci et Samuel L. Jackson y interprètent deux écorchés vifs, pour lesquels je ne pouvais bien évidemment qu'éprouver de l'affection, qui vont se découvrir et s'apprivoiser mutuellement... Sur fond de blues dont le film est par bonheur abondamment gorgé.

Ce Black Snake Moan est un objet atypique et purement jubilatoire, qui à la fin de la séance m'a arraché un vibrant "putain qu'c'était bon", résumant assez bien mon sentiment à son égard. A noter qu'il se paye même le luxe de me faire revoir temporairement au moins mon jugement sur un Justin Timberlake étonnamment crédible dans son rôle secondaire de petit ami sujet aux crises d'angoisses en situations de stress - rien à voir avec sa prestation d'une fadeur extrême dans le récent Alpha Dog.

Je ne peux donc que vous recommander cet OFNI qui figurera assurément dans mes coups de coeur 2007. Reste toutefois à voir s'il sera projeté à côté de chez vous vu que ses frileux distributeurs ne lui ont offert que trente-cinq petites salles la semaine de sa sortie. C'est certes mieux que les seize dévolues à l'excellent Norway of Life en mars dernier mébon...

Black Snake Moan, à voir IMPERATIVEMENT en VO. [La bande-annonce en VF devrait suffire à vous convaincre...].

=> Bande-Annonce : via le site US.

Fond Sonore : Dale Watson & His Lone Stars, Preachin' To The Choir

Tuesday, July 3, 2007

The Power of her Smile

Cela fait bien trois ans que je ne l'ai pas vue, Madame Sourire. Je me demande ce qu'elle a pu devenir, si elle a modifié ses horaires ou si elle a finalement quitté son travail d'infirmière de nuit pour regagner son sud natal. Je ne savais que très peu de choses d'elle, mais elle me manque.

Je la côtoyais tous les matins l'espace de quelques minutes alors que nous attendions notre bus commun. Du haut de son mètre trente-cinq, ce petit bout de femme rondelette ne payait pas de mine, mais dégageait quelque chose d'immensément positif. Si d'aventure je me levais la mauvaise humeur au ventre, son visage radieux adoucissait immanquablement mon humeur.

Elle avait un petit quelque chose d'irréel. C'est d'ailleurs à se demander si elle n'était pas en fait une sorte d'esprit bienfaisant dépêché à mes côtés par quelque autorité supérieure à une époque où j'en avais bien besoin... Peut-être s'en est-elle ensuite allée, sa mission achevée, épauler une autre âme en détresse ?

Elle n'est certes plus là, mais son sourire est toujours à mes côtés. Merci !

Fond Sonore : Paradise Lost, Draconian Times

Monday, July 2, 2007

Et la Marmotte...

Philippe Delerm, cité par MatinPlus, évoque ses "petits plaisirs d'été à Paris" :

Il y a des moments d'humanité dans le métro. Quand il fait chaud, il y a une atmosphère particulière, tropicale, assez sensuelle.

C'est sûr que la communion aux heures de pointes, dans des voitures blindées et surchauffées, où tout le monde baigne dans son jus, où l'odeur de fauve chatouille les narines de chacun et où les poils des chemises ouvertes rivalisent avec les doigts de pieds en éventails dans les tongs, c'est assez particulier...

En revanche, pour ce qui est du côté sensuel...

Fond Sonore : The Allman Brothers Band, Where It All Begins

Sunday, July 1, 2007

Heroes d'un Soir... Ou Pas !

Bon, c'était donc hier le Grand Soir : Heroes débarquait enfin sur nos petits écrans, après que le terrain ait été bien défriché par un buzz somme toute énorme. Je me suis donc installé confortablement devant ma tévé pour profiter de ce qui devait casser la baraque... Mais franchement je n'ai pas vraiment trouvé qu'il y avait pour le moment de quoi casser trois pattes à un canard...

Le pitch ? Dixit Allociné :

Partout dans le monde, un certain nombre d'individus en apparence ordinaire se révèle doté de capacités "hors du commun" : la régénération cellulaire, la téléportation, la télépathie... Ils ne savent pas ce qui leur arrive, ni les répercussions que tout cela pourrait avoir. Ils ignorent encore qu'ils font partie d'une évolution qui va changer le monde à jamais !


Pour résumer, on a donc affaire à des clones de 4400. Bien entendu, l'un d'entre eux a mal tourné et serial-killise, tandis qu'une agente du FBI se sent bien seule face à sa hiérarchie trop rationnelle. Rien de bien neuf. S'ajoutent à cela une réalisation qui ne m'a pas convaincu ainsi qu'un générique douteux qui aurait certainement gagné à ne pas être francisé... Joli tableau.

On va dire qu'il s'agit là de la mise en route, que ce ne sont pas ces épisodes qui ont fait gagner à cette série sa prétendue dimension culte... Phénomène de mode ou série fondamentalement bonne, je lui laisse trois autres épisodes pour abattre ses cartes et me convaincre, faute de quoi je ne poursuivrai certainement pas l'aventure.

Si j'ai néanmoins abordé cette nouveauté sans a priori aucun, il n'en est visiblement pas de même pour tout le monde. J'en prends pour exemple Raphaëlle Baillot qui, dans son article intitulé "Des «Heroes» au défi du haut débit" et publié dans l'édition de 20 Minutes du Vendredi 29 Juin dernier, assène sans hésiter :

Il faut dire qu'«Heroes» a de quoi séduire l'internaute : la série est remplie de clins d'oeil à la culture geek, celles des binoclards férus de PC 100 % connectés et de cul­ture BD.


Chacun appréciera à sa juste valeur le côté péjoratif de l'assertion...

Fond Sonore : I Am Kloot, Gods and Monsters

Saturday, June 30, 2007

Simpsonized

Quand la famille Simpson a débarqué dans l'Hexagone au tout début des années 90, elle était accompagnée d'une réputation plutôt négative... Mais pouvait-il en être autrement avec son héros de petit dur à cuire des cours d'école ? Le salut pour beaucoup de parents venait de ce que la diffusion était restreinte à Canal+, mais c'était compter sans les copains abonnés et leurs magnétoscopes, gniark gniark gniark...

Des dix-neuf saisons déjà produites, je n'ai vu qu'un nombre ridiculement petit d'épisodes, aussi savoure-je grandement les rediffusions programmées par M6 tous les jours de 18h50 à 19h50. Si j'apprécie l'humour cynique et irrévérencieux de la série, je dois avouer que la séquence générique du canapé sans cesse renouvelée suffit à elle seule à faire mon bonheur ! Si vous ne voyez pas de quoi je parle (et même si vous voyez en fait), jetez donc un oeil à la petite sélection qui suit.


A presque vingt ans d'âge, Les Simpson s'apprêtent à faire le grand saut et tenter une incursion dans l'univers des longs métrages... Y survivront-ils ? Verdict le 25 juillet prochain, date de sortie du film dans l'Hexagone.

Le site web monté à cette occasion propose entre autres choses aux visiteurs de créer un avatar simpsonnien (via Laurence). J'ai pas mal tâtonné, mais ai finalement pu aboutir à un résultat qui me satisfait à peu près... Même si je lui préfère de loin mon avatar southparkien !

M'enfin bon, trêve de blablatage ! Ladies and Gents, j'ai l'immense honneur de vous présenter mon mouah simpsonnien ! Tadaaaaaaaaaaaaaaa !


Fond Sonore : Biffy Clyro, Puzzle

Monday, June 25, 2007

Monday Music - Harvey Danger

Une nouvelle semaine de dur labeur venant de débuter, je vous propose de prendre une louchette de bonne humeur via une petite vidéo pêchue dégotée au hasard de mes pérégrinations virtuelles.


La bande-son tonique est un hit du siècle dernier, Flagpole Sitta, commis par un groupe que j'avais complètement oublié, Harvey Danger. Une petite recherche sur l'ami Gougeule m'a permis de trouver leur site web et de constater qu'ils étaient toujours en activité.

A l'occasion de la sortie de leur dernier album en date, ils se sont longuement interrogés sur la façon d'utiliser ce jeune média qu'est internet et sont parvenus à la conclusion qu'ils devaient diffuser librement cet opus, laissant libre choix à l'internaute d'acquérir ensuite une copie de la galette, de les soutenir via un don financier ou encore de ne rien faire... J'adhère totalement à cette démarche que le groupe justifie dans un communiqué que je vous encourage vivement à consulter.

Pour ma part, j'ai inscrit l'album en question dans ma liste d'achats dès le premier titre achevé ! Gageons qu'il y en aura bien quelques-uns parmi vous pour se laisser tenter... ;)

+ Bonus : Le clip original de "Flagpole Sitta" :


Fond Sonore : Harvey Danger, Little by Little

Saturday, June 23, 2007

The XXL Years

Debout devant le trône et concentré autant que possible sur mon office, je ne peux la quitter des yeux. Imposante, elle est presque immobile sur le mur qui me fait face, seules ses pattes avant s'escriment à jauger le cadre en bois : contourner ou pas, telle est la question qui mobilise toute son attention... Mais trêve d'hésitations, il n'y a de salut que dans l'action, alors allons-y gaie- gaie-, allons-y gaiement ! Une patte sur le rebord, une autre, une troisième, et... Patatra, la voilà qui vient d'embrasser le sol !

Je me raidis sur l'instant, tends le cou, inquiet, tentant de l'apercevoir derrière la cuvette... Mais rien. Je m'attends à la voir fondre sur mes pieds pour les dévorer, épaulée qu'elle serait par ses congénères sortis de nulle part, mais rien ne se passe et, mes affaires achevées, je remballe et m'enfuis sans m'inquiéter plus avant du devenir de la bestiole à huit pattes.

Bien que n'appréciant que moyennement ces petites rencontres, j'affectionne tout de même ces week-ends où ma belle et verte Normandie m'accueille pour me permettre de me ressourcer un brin. Et je dois dire que le dernier en date - il y a huit jours - était ma foi fort bienvenu après ces premières semaines de juin qui m'ont gentiment mis sur les rotules...

J'ai profité de cette récente escapade en ma terre natale pour plonger dans quelques meubles qui débordaient de fringues de ma prime jeunesse [enfin pas trop prime en fait mais ça sonnait bien ^^] en tous genres. L'objectif était double : faire de la place et, dans la mesure du possible, quelques heureux.

Au cours de cette opération, je n'ai pu m'empêcher de tenter d'enfiler quelques frusques de mes années lycée... Eh bien qu'elle ne fut pas ma surprise de constater que dans la plupart de ces vieux t-shirts, polos et autres pulls, je flottais largement avec ma carrure d'aujourd'hui ! J'imagine de quel sac je devais avoir l'air à l'époque... Mébon c'était le temps de la mode XXL et j'étais jeune...

Aller, pour la peine, en souvenir de ces (plus ou moins) belles années, je vais arrêter de me moquer des d'jeun's d'aujourd'hui qui portent le jean ceinture à mi-cuisses ou qui se vêtent de baggy quinze fois trop grand. Oué, je vais compatir et ne plus me moquer. Parfaitement. Cette résolution est ferme et irrévocable. Jusqu'à ce soir minuit.

Fond Sonore : Eric Bibb, Diamond Days

Sunday, May 27, 2007

POC 3 : At World's End

Après un premier opus inattendu et agréablement axé cape & épées, puis un deuxième qui en bon épisode de transition ne se suffisait pas vraiment à lui-même, les Pirates des Caraïbes sont de retour pour conclure en beauté la trilogie !

Depuis que Lord Cutler Beckett a mis la main sur le coeur de Davy Jones, rien ne va plus pour la piraterie : le Hollandais Volant, désormais rangé aux côtés de la Compagnies des Indes, fait en effet le ménage sur les Sept Mers aux dépens de ses anciens congénères.

Le salut des pirates ne pourra survenir qu'après réunion du Tribunal des Frères, formé des Neuf Seigneurs Pirates. Mais las, l'un d'entre eux, l'inimitable Capitaine Jack Sparrow, est prisonnier de l'Antre de Davy Jones où il purge une peine éternelle. De fait, Miss Swann, le Capitaine Barbossa, Will Turner & tout l'équipage du Black Pearl vont devoir s'aventurer dans les eaux troubles d'un entre-monde inconnu pour ensuite pouvoir unifier et sauver la flibuste...


Un long-métrage de 2h48, ça passe ou ça casse, et force est de constater que dans le cas de ce Pirates des Caraïbes, Jusqu'au Bout du Monde, ça passe tout seul ! L'ensemble est bien enlevé, j'ai passé un agréable moment même si j'ai parfois eu l'impression que les différents fils de l'intrigue s'emmêlaient en une grosse pelote pleine de noeuds. Mieux vaut donc si possible réviser les précédents opus avant d'assister à la projection du dernier.

L'action est omniprésente, le combat final agréablement surréaliste et dantesque même s'il m'a un peu frustré : j'aurais tant aimé voir un épique combat de la flotte pirate contre celle de la Marine anglaise, une bataille navale qui aurait été à ce Pirates des Caraïbes 3 ce que le combat avec tous les Jedi était à L'Attaque des Clones et la Bataille de Minas Tirith au Retour du Roi... Mébon ne faisons pas la fine bouche.

Mention spéciale à la séquence où l'on découvre Jack Sparrow perdu dans l'Antre de Davy Jones, complètement décalée et dépouillée, relativement inattendue dans un blockbuster et donc doublement appréciable ! Mention spéciale bis à la petite séquence post-générique, dont nous sommes bien évidemment très peu à avoir profité !

En somme, je dirais que ce Pirates des Caraïbes 3 est un bon gros divertissement, à déguster impérativement sur grand écran - comme tous les films à grand spectacle, mais à éviter si vous n'avez pas vu les précédents opus de la saga.

=> Bande-Annonce

PS : Keira, je t'aime !

Fond Sonore : Creedence Clearwater Revival, Best Of

Friday, May 25, 2007

L'Homme au Jus Noir

Complètement absorbé par mes réflexions, je ne l'entends pas approcher. Quelque chose me perturbe toutefois, un paramètre de mon environnement s'est trouvé altéré. Une poignée de neurones s'attèlent alors à détecter l'origine de cette perturbation, qui est bientôt localisée dans le domaine olfactif : une odeur de pieds insistante, révélant une longue maturation... A peine ai-je eu le temps de penser oh noooon qu'il me pose la fatidique question : je peux passer un coup sur votre téléphone monsieur ?

Résigné, je réponds par l'affirmative et m'écarte de mon bureau. L'homme passe alors son chiffon bleu - qui vire au gris - sur le combiné, avant de poursuivre sur la souris, la lampe et ledit bureau. Je ne peux m'empêcher d'esquisser une légère moue de dégoût que je sais néanmoins discrète... L'agent de nettoyage s'acquitte rapidement de sa tâche et m'abandonne bientôt devant mon poste de travail "nettoyé"...

J'attends qu'il s'éloigne, par égard pour son sentiment du travail accompli, puis me saisis d'une pissette d'alcool qui traîne dans l'une de mes armoires et, armé de quelques serviettes en papier, entreprends d'assainir les endroits pollués quelques instants plus tôt. Mon petit nettoyage accompli, je jette un oeil à l'homme qui, debout devant un bureau inoccupé, plonge à nouveau son chiffon bleu-gris dans l'eau affreusement noire de son bac vert...

Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Saturday, May 19, 2007

Away From Her

Fiona et Grant ont la soixantaine passée. Ils vivent leur sincère et profond amour dans un confortable cottage de l'arrière-pays canadien. Fiona a des pertes de mémoires de plus en plus fréquentes, manifestations de son Alzheimer débutant. Le couple s'en accommode, jusqu'à ce que les symptômes ne deviennent plus sérieux : Fiona devient ainsi incapable de retrouver le chemin de son domicile après être partie en promenade. Lucide sur l'évolution de sa maladie, Fiona parvient bientôt à convaincre son mari de la laisser se faire admettre dans un établissement de soins spécialisés. Cette séparation, la première en 45 ans, est une véritable épreuve pour Grant qui verra de surcroît sa femme peu à peu se détacher de lui. Entre doutes et désarroi, il répondra néanmoins toujours présent.

Sarah Polley pose dans son premier long-métrage, Loin d'Elle, un regard sensible et plein de pudeur sur cette affection dégénérative qu'est la maladie d'Alzheimer. Elle filme sans voyeurisme le jeu très juste et tout en retenue de ses deux acteurs principaux, l'élégante Julie Christie et le poignant Gordon Pinsent. A voir la relation des deux protagonistes à jamais transformée, je n'ai pu m'empêcher d'établir un parallèle avec cet AVC qui a frappé mon père il y a deux ans. J'ai donc vécu ce film de l'intérieur, encore plus qu'à mon habitude, et les émotions ont été fortes.

Loin d'Elle, un premier film qui traite avec tact un sujet délicat. A voir.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Eric Clapton, From The Cradle

Friday, May 18, 2007

Dream Fight : Terminator vs Robocop

A présent que vous vous êtes remis de la claque Rambo vs Major Dutch, il est grand temps, Ladies and Gents, de vous installer à nouveau confortablement devant votre écran et d'ouvrir bien grandes vos mirettes pour profiter d'un nouveau choc des titans mitonné par AMDS Films... Et accrochez-vous bien, car il ne s'agit de rien de moins que de Terminator vs Robocop, et ça défouraille sec !


Comme il n'y a pas de mal à se faire du bien, on enchaîne sans attendre avec le deuxième épisode :


Raaaaah que c'est bon ! Vivement la troisième partie de ce combat du siècle !

Fond Sonore : Carole King, Tapestry

Wednesday, May 16, 2007

Indicent Diplomatique

De notre envoyé spécial à Berlin :

Fraîchement intronisé Président de la République Française, Nicolas Sarkozy s'est envolé sans attendre pour Berlin dans le but d'y rencontrer la chancelière Angela Merkel. Cette entrevue au sommet a été l'occasion pour les deux parties de faire connaissance et d'aborder les quelques sujets chauds du moment... Qui l'étaient au moins tout autant que la petite Angela qui n'a pas hésité à rouler un palot à un Nicolas surpris.

Les services secrets des deux pays, toujours sur la brèche, se sont empressés de confisquer les appareils photos témoins du forfait, de sorte à tuer dans l'oeuf ce scandale naissant. S'ils se sont montrés relativement méticuleux, nous avons tout de même pu sauvegarder un cliché pris quelques instants avant le contact labial : vous y noterez que les yeux d'Angie dévorent déjà d'amour les fines lèvres du petit Nico.

Quelle sera la réaction de Cécilia? L'avenir nous le dira!


Fond Sonore : Go!Go!7188, Tategami

Sunday, May 13, 2007

Anna M.

Après un agréable petit week-end de détente normande, j'ai finalement rallié la Capitale... Avec une cinquantaine de minutes de retard sur l'horaire prévu, pour cause d'intempéries d'une part et d'abrutis de première qui s'amusaient à caillasser les trains d'autre part. Oué, vous avez bien lu, à caillasser les trains... Un tel degré de connerie se passe de commentaires, mon avant-dernière séance ciné en revanche, non.

Dire que je ne raffole pas du cinéma français est un doux euphémisme, aussi quand ce ticket pour la séance d'Anna M. est sorti de la borne de retrait des réservations en lieu et place de celui d'Amer Beton pour lequel j'étais mentalement préparé, j'ai comme qui dirait ressenti un profond désarroi. Toutefois, après m'être maudit un nombre record de fois en quelques petites secondes pour ce plantage de réservation, j'ai respiré un bon coup et me suis engagé dans le couloir menant à la salle où serait projeté le dernier Spinosa, qui par chance figurait dans ma liste prévisionnelle d'escales ciné.

Anna M. est une jeune femme sans histoires. Elle vit une vie d'apparence tranquille, partage son temps entre son travail de relieuse et le modeste appartement qu'elle occupe avec sa mère. Un soir, alors qu'elle était sortie promener son chien, Anna se jette devant une voiture... Ce qui lui vaudra de multiples fractures aux jambes. A l'hôpital, Anna sera prise en charge par le Dr Zanevsky : d'une simple relation patient - praticien, elle fantasmera une histoire d'amour passionnelle, symptôme de cette érotomanie qui finira par la détruire, non sans provoquer de sérieux dommages collatéraux.

J'avais d'Isabelle Carré une image assez lisse, qui a littéralement volé en éclat pendant la projection de ce film. L'actrice habite son personnage, sa folie, et nous livre une prestation toute en nuance : on voit Anna M. s'enfoncer peu à peu dans sa psychose délirante, on l'accompagne avec un sentiment de malaise qui se mêle à la compassion que l'on ressent pour cette jeune femme perdue en proie à des sentiments contrefaits. Dans le même temps, on ressent une forme de révolte pour ce médecin, harcelé, qui sauvera sa famille au prix de l'abandon de la vie qu'il s'était construite, et l'on prie pour ne jamais être l'objet d'une telle névrose...

Anna M. est assurément un film étonnant, dérangeant, avec une Isabelle Carré tout simplement bluffante. A voir.

Fond Sonore : Laurent Voulzy, Rock Collection (Version Longue - En Boucle)

Sunday, May 6, 2007

Le Secret de Mona Lisa

Après avoir vécu mille vies, après avoir côtoyé les grands de ce monde et habillé les lieux les plus prestigieux, après avoir été volée puis délivrée, après avoir tourmenté des générations de chercheurs et de passionnés, Mona Lisa s'apprête enfin à révéler son (lourd) secret... Car oui mes amis, La Joconde cache bien un énorme secret, une vérité longtemps cachée qui doit à présent sortir de l'ombre et s'assumer au grand jour !

Beaucoup se sont évertués à voir en la Mona tantôt Lisa Maria Gherardini, tantôt Catherine Sforza, tantôt encore un autoportrait travesti du grand Léonard lui-même. Mais tandis qu'ils s'attelaient à décortiquer le sujet, ils ne prêtaient guère attention à la technique... Et bien mal leur en prit car, voyez-vous, c'est bien dans sa technique de réalisation que La Joconde se révèle unique !

Alors que ses contemporains s'amusaient avec pinceaux et burins, Léonard se devait de faire honneur à sa réputation d'homme en avance sur son temps, aussi entreprit-il de donner vie à ce célèbre sourire en le façonnant... Sous MS Paint ! Sisi, j'vous jure, mais comme je vois que vous êtes étonnamment sceptique, je vous en apporte de suite la preuve en images :


(via Geekologie)

Bluffant n'est-il pas ? "Doublement même" seront tenté de dire ceux qui ont déjà pratiqué le soft en question...

Bon, c'est pas tout, mais cette vidéo a comme qui dirait éveillé en moi quelques pulsions créatrices... Je vais donc pour la peine m'en aller gribouiller une petite toile avant de faire chauffer l'eau du thé !

Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Sky Like a Brocken Clock

Friday, May 4, 2007

We Feed The World

C'est l'histoire d'une société absurde qui marche sur la tête, celle d'un monde globalisé pétri d'incohérences. De l'Autriche au Brésil, en passant par la Roumanie la France et L'Espagne, We Feed The World se fait l'écho de ces énormités.

On y voit la forêt vierge brésilienne rasée au profit de prairies de soja destiné aux bovins des pays riches alors que les populations locales crèvent de faim et de soif, on y voit les multinationales des semences investir les terres d'Europe de l'Est tout en prédisant la prochaine destruction de leur agriculture, on y voit la pêche artisanale française de qualité être laminée par le rouleau compresseur de la pêche industrielle, on y voit encore les hectares de serres espagnoles dans lesquelles sont exploités des légions de migrants africains... Et tout ça, pour notre plus grand plaisir.

On pourrait fustiger les grandes multinationales agroalimentaires seules, mais cela serait bien trop facile car qui se trouve en bout de chaîne sinon nous autres, consommateurs de pays riche? C'est d'ailleurs en ce sens qu'abonde le réalisateur de ce documentaire :

Il faut vivre d'une manière différente, acheter d'une manière différente... (...) Nous sommes consommateurs, nous allons dans les supermarchés, nous devons manger pour vivre, chacun de nous doit faire ses courses et peut les faire où il le préfère : tel est notre pouvoir! Nous n'avons pas besoin d'avoir des tomates ni des fraises à Noël. Nous n'avons pas besoin qu'on leur fasse parcourir 3000 kilomètres jusqu'à nous. Nous n'avons pas besoin que nos animaux d'élevage mangent les forêts primitives humides du Brésil et de l'Amérique du Sud. Et si ce n'est pas nous qui agissons, qui agira à notre place ?"


Ces propos sont à méditer de concert avec le fait que, pendant le temps que vous avez consacré à la lecture de ce court article, plusieurs enfants sont morts de faim. On les laisse mourir pour que nous puissions vivre, comme le suggérait l'un des intervenants du documentaire...

A voir, pour ouvrir les yeux.

Fond Sonore : The Beatles, 1967-1970

Tuesday, May 1, 2007

Ludifolie

Comment terminer décemment ce petit week-end à rallonge (cinq jours pour ma part mais chuuuut), si ce n'est en s'adonnant à de petits plaisirs ludiques? Pas d'autre option vous en conviendrez.

On commence donc par un petit casse-brique, version simplifiée d'Arkanoïd, mais comme son créateur l'indique indéniablement plus casse-burne. En cas de victoire, les dames se délecteront d'un cadeau affriolant tandis que les messieurs passeront au suivant.

On continue avec un petit truc qui mettra à rude épreuve vos nerfs, réflexes et autres capacités d'analyse en temps réel. Personnellement, j'ai tenu jusqu'à 28.336 secondes, ce qui me semble honnête, même si je ne doute pas que certains feront mieux. [Dans un registre similaire, on peut mentionner celui-là.]

On fait une halte du côté d'un petit lancer d'avions en papier, assez technique dans le geste et le paramètrage, qui m'a permis de me ridiculiser maintes fois avant qu'un vent favorable ne me porte à quelques 32m.

On termine en beauté avec ce qui me semble finalement être l'un des jeux les plus chiants, il n'y a pas d'autre mot, qui ait jamais été inventé. Vous vous souvenez du fil rouge d'Intervilles? Ben c'est de ça qu'il s'agit... J'ai tenté une seule et unique fois, pour terminer avec un temps de 50.18 secondes que j'ai trouvé tout à fait honorable!

A vous de jouer!

Fond Sonore : The Beatles, 1962-1966

Sunday, April 29, 2007

Orae-doen jeongwon

Corée du Sud, 1980. Quelques mois après l'assassinat du président dictateur Park Chung-hee, le pays est toujours en crise. La jeunesse socialiste s'oppose au régime en place, et voit ses manifestations violemment réprimées par l'armée. Un jeune militant, Hyun-woo, parvient à s'échapper et trouve refuge auprès de Yoon-hee, qui va l'héberger dans sa maison située à l'écart de la ville. Une douce idylle naîtra bientôt entre les deux personnages, mais ne fera pas long feu en raison de la prochaine arrestation de Hyun-woo. Celui-ci sortira de prison dix-sept ans plus tard, et reviendra sur les lieux de cette relation bien trop courte...

Au travers de ce long métrage à la narration d'apparence déstructurée, Im Sang-soo confirme ce talent de narrateur déjà entrevu dans The President's Last Bang : il enchaîne habilement les flash-backs, entremêle passé et présent, vivants et morts, pour accoucher d'un récit à la fluidité exemplaire.

Ce Vieux Jardin est celui d'un homme qui porte un regard mélancolique sur sa vie sacrifiée à des convictions politiques, celui d'une femme forte qui affrontera dignement la maladie, celui d'un couple en temps uni et heureux en marge d'une société en mal de libertés. Ce Vieux Jardin est un drame magnifiquement filmé, une histoire poignante dont la retenue ne lui confère que plus de force. A voir avant qu'il ne soit plus à l'affiche, ce qui ne saurait tarder...

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : The White Stripes, Get Behind Me Satan

Saturday, April 28, 2007

Saturday Music : The Fray

Découvert un peu par hasard en surfant sur la toile, The Fray a tout de suite retenu mon attention avec son agréable son pop rock. Si leur album How to Save a Life ne sortira pas dans l'Hexagone avant le 28/05 prochain, il est d'ores et déjà disponible en import sur Amazon. Enjoy!


Fond Sonore : The Fray, How to Save a Life

Friday, April 27, 2007

Nirvana Gustatif

Le prestatairus vulgaris est une forme peu commune de travailleurs apparue au crépuscule du vingtième siècle. Petite abeille ouvrière du salariat, il butine d'entreprise en entreprise suivant les desiderata de son commercial-roi, qui le vend systématiquement à des tarifs ultra-prohibitifs. Souvent jeune et peu expérimenté, sa présence est néanmoins acceptée avec bienveillance par les salariés de l'unité d'accueil, qui peuvent allègrement se délester de leur propre charge de travail sur l'esclavage consentant - les prestas doivent tous avoir un côté SM soumis mais passons. Ce collègue d'un genre un peu spécial s'intègre rapidement au mobilier et, parfois, quand sonne l'heure des adieux, on se dit qu'il va peut-être falloir penser à investir dans une plante verte histoire de combler l'espace. Et cet instant est justement arrivé pour l'un des nôtres.

Pour arroser son départ, ce sympathique individu nous a offert le petit déjeuner il y a deux jours. A côté d'un choix d'appétissantes viennoiseries se trouvait un impressionnant échantillon de jus de fruits de diverses natures : mon instinct s'est immédiatement porté sur une brique au packaging prometteur...

Le liquide qui s'en est échappé quelques instants plus tard s'est révélé agréablement parfumé derrière son apparence d'un doux prune foncé. Son onctuosité, couplée à sa saveur unique, ont complètement sonné mes papilles qui se sont envolées au septième ciel gustatif. Mon air béat a rapidement éveillé la curiosité de mes collègues, qui m'ont rejoint quelques instants plus tard dans cette extase sensorielle dont le premier souvenir me hante encore.

La journée de travail qui a suivi n'a été semblable à aucune autre, quelque peu perturbé que j'atais par cette étrange sensation d'avoir pris ce pied gustatif dans mon environnement professionnel. Je n'ai pas fait long feu, et le soir, à peine arrivé à proximité de mon repaire, je me suis précipité dans la première supérette pour me porter acquéreur d'une brique de ce divin breuvage... Car y'a pas à dire, le Tropicana Pure Premium Rouge Plaisir, ça déchire vraiment sa race grave!

Fond Sonore : Cowboy Junkies, Open

Friday, April 20, 2007

Morning Sprint

Comme tous les matins, le type arrive peu après moi. Le pas rapide, il s'immobilise subitement au pied du panneau d'affichage de la voie 11, et attend bien sagement l'affichage de notre train commun.

Sa tête, trop grosse pour son corps tout frêle, oscille... Un de ces jours, elle finira certainement par l'emporter et lui, tout rigide qu'il est, finira sur les rails! Son visage sec est sans expression, son regard absent : il fixe un improbable horizon, peut-être celui de ses rêves abandonnés, refoulés par l'aliénante routine de son quotidien. Ses cheveux gris plaqués en arrière semblent tout aussi élimés que ses vêtements sombres manifestement trop grands d'une taille. Les semelles de ses chaussures, profondément biseautées par sa marche de pronateur, donnent l'impression qu'il va s'effondrer sur lui-même, mais l'homme tient bon.

L'affichage des dessertes le réactive, ses jambes se mettent en branle d'un coup d'un seul, et l'homme se dirige vers l'avant du train. Je décolle une fraction de secondes plus tard, mais mes enjambées plus grandes que les siennes me portent rapidement à son côté.

Me localisant dans son champ de vision périphérique, l'homme presse le pas. Je me maintiens à son niveau, il accélère encore un peu. Puis, sachant que sa voiture approche, je libère la vapeur nerveuse qui me propulse en avant, laissant dans mon sillon un homme tout penaud.

Une fois de plus, la victoire est mienne, mais j'ai le triomphe modeste : je ne me retourne pas pour voir la mine déconfite de mon adversaire.

Fond Sonore : Angra, Angels Cry

Tuesday, April 17, 2007

Gedo Senki

Arren, jeune prince du Royaume d'Enlad, s'enfuit après avoir poignardé son père dans un accès de rage et lui avoir dérobé son épée forgée par la magie. Sa route croisera bientôt celle de l'Archimage Epervier qui parcourt le pays à la recherche de ce qui a rompu l'équilibre du monde. Ensemble, ils rencontreront une jeune fille mystérieuse, Therru, dont la présence se révèlera décisive lors de l'affrontement final avec Aranéide, maléfique sorcière à la recherche de l'immortalité.

Difficile quand on porte le nom de Miyazaki et qu'on réalise un long métrage d'animation de ne pas voir son bébé comparé aux oeuvres du Maître... Et en dépit de certaines qualités, il manque indéniablement à ces Contes de Terremer un brin de maturation qui leur aurait permis de se bonifier.

Si l'animation est sans aucune surprise excellente, le film pèche à mon sens par une narration un peu confuse et un manque singulier de souffle épique. Les dialogues partent certes dans des considérations intéressantes sur la vie et la mort [on ne peut vivre qu'en acceptant la mort qui fait partie intégrante de la vie] mais n'esquissent que trop vaguement les contours des enjeux propres à ce monde [le Vrai Nom, les forces magiques, la structure sociale]. De fait, il est assez difficile de s'approprier l'univers et donc de rentrer dans l'histoire.

Les Contes de Terremer est donc pour moi une semi-déception qui aurait pu ne pas l'être si Goro Miyazaki avait pris suffisamment de temps pour peaufiner son scénario et s'assurer de sa lisibilité. A voir, ou pas.

Fond Sonore : The Strokes, First Impressions of Earth

Sunday, April 15, 2007

Dream Fight : Arny vs Sly

Ma petite e-promenade dominicale m'a mené au hasard d'un heureux clic de souris sur un blog dédié au mash-up video. Cette discipline consiste à mixer des séquences de différents films [pubs / trailers / etc...] pour accoucher d'une production composite. On peut ainsi détourner une bande-annonce pour lui donner une tonalité différente de l'originale ou encore permettre à des icônes du cinéma d'action de se rencontrer pour un duel inespéré... Et c'est justement l'un de ces affrontements d'anthologie que je souhaite partager avec vous ce matin!

Alors Ladies and Gents, asseyez-vous donc confortablement devant votre pécé [ou Mac si vous ne pouvez vraiment pas faire autrement] et délectez-vous de ce titanesque face-à-face!


Personnellement, j'ai trouvé ça super jouissif! :)

=> D'autres productions sur le blog de l'auteur, AMDS.

Fond Sonore : Rencontres à Elizabethtown, BO

Saturday, April 14, 2007

Sunshine

Alors que notre soleil se meurt, une expédition de la dernière chance est en route pour tenter de raviver sa flamme, faute de quoi toute trace de vie disparaîtra de la surface de la Terre. La routine de ce voyage à l'issue incertaine sera bientôt perturbée par la réception d'un message de détresse en provenance de l'ICARUS I, vaisseau de la précédente mission au but identique, mystérieusement disparu sept ans auparavant. Cet évènement inattendu aura des répercussions majeures sur le déroulement de l'expédition, et mettra chacun des sept membres d'équipage face à lui-même et à ses propres responsabilités face au devenir de l'humanité...

Sunshine est un passionnant film de science-fiction, largement à la hauteur des efforts déployés par Danny Boyle durant les deux années de production. La crédibilité de l'ensemble est magnifiquement assurée par des effets visuels d'une beauté à couper le souffle : on a littéralement la sensation de foncer droit vers le soleil et on se surprend parfois à plisser les yeux pour éviter que notre rétine ne soit endommagée par l'intense lumière solaire.

Côté script, on peut distinguer une première phase exclusivement dominée par la pensée scientifique rationnelle et une seconde qui introduit une dimension mystique. Cette dernière, parfois déroutante mais indéniablement intéressante, voit s'affronter deux points de vue résolument opposés : ladite pensée scientifique vs une pensée fanatique pour laquelle l'extinction du soleil est d'essence divine, ce qui interdit à l'Homme de tenter d'y contrevenir.

Sunshine est donc une bonne surprise qui figurera forcément dans mon palmarès 2007. A voir, obligatoirement sur grand écran, et de préférence en VO comme toujours.

Nota: Et moi, je suis tombé amoureux. Oui, je sais, "encore". ^^

Fond Sonore : Neal Casal, The Sun Rises Here

Wednesday, April 11, 2007

e-Vermine

Han, j'le crois pas! Je m'absente une journée pour aller bosser, je laisse mon pécé sans surveillance pendant quelques petites heures à peine, et paf, en l'allumant ce soir je me retrouve avec un gros bug in ze machine!


Dites, vous n'auriez pas une bombe de e-Baygon Vert sous la main par hasard?

Fond Sonore : Ok Go, Oh No

Tuesday, April 10, 2007

Opticien under Test

Changer de lunettes est loin d'être une opération anodine : on n'a pas le droit à l'erreur sous peine de regretter le choix de monture à chaque fois que l'on sentira le regard d'autrui se poser sur notre visage ou que l'on croisera notre reflet dans une vitre. Cela nécessite notamment les conseils de professionnels avisés ainsi qu'une bonne qualité de réalisation / montage, ce qui est loin d'être le cas dans toutes les boutiques...

Après mon expérience plutôt mitigée avec l'enseigne Atol, j'ai décidé de changer de rivages : l'avis éclairé de M'dâme Alex m'a conduit à finalement échouer devant la porte d'une enseigne Optical Center.

En pénétrant dans leur échoppe de la Rue Lecourbe, je suis comme à mon habitude drapé de méfiance, réflexe conditionné par l'expérience : l'attitude bien répandue des vendeurs qui nous sautent dessus à peine entrés, sont toujours d'avis que la monture qui nous sied le mieux est celle qui aligne le plus grand nombre de zéros et ne nous lâchent qu'une fois les arrhes versées a pour ainsi dire tendance à m'agacer.

Première impression, le lieu est conforme à ce que l'on peut apercevoir sur le site de l'enseigne, clean et aéré, en un mot : agréable. Une opticienne vient assez rapidement à ma rencontre, m'explique comment sont agencées les collections et me laisse, conformément à ma demande, prendre mon temps pour me faire un avis sur les modèles exposés et éventuellement en repérer quelques-uns. Je me verrais même proposer un petit café accompagné de quelques bonbons, petit plus inattendu qui fait toujours plaisir!

Ayant tout de même quelques difficultés à m'y retrouver, je fais signe à l'opticienne en charge de ma personne. Elle me propose différentes options, et nos avis concordent sur les modèles qui ne me vont pas du tout, même si elles alignent les zéros mentionnés un peu plus haut. Positif. Une fois mon choix arrêté, je me vois expliquées les deux options qui s'offrent à moi :
- 1ère Option : Paiement intégral de ma monture + verres, et choix d'une solaire à ma vue dans toute la collection du magasin, y compris les montures de marques.
- 2nde Option : Abattement de 40% sur ma monture classique, et choix d'une solaire à ma vue dans un présentoir restreint.

J'opte pour la première option, puis prends le temps d'examiner le panneau des solaires : là encore je peux le faire tranquillement, sans me presser. Je retiens deux modèles, puis me décide en compagnie de l'opticienne pour une Ray-Ban qui s'accorde bien avec mes traits. On peut noter que le personnel du magasin a visiblement des connaissances en visagisme : cela semble un pré-requis indispensable pour ce métier, mais vu que certains opticiens ont d'évidence séché les cours correspondants, il est toujours bon de le souligner.

La réception des deux montures se fera sous huitaine, avec une bonne qualité de montage des verres, mais sans que me soit proposé un réglage fin immédiat des deux paires. Cela n'est pas forcément choquant dans le sens où il faut souvent attendre quelques jours avant de s'habituer aux nouveaux appuis sur notre nez.

Seconde visite : Les beaux jours arrivant, je m'inquiète du réglage de mes solaires qui n'est pas optimal et retourne donc rue Lecourbe. Je suis reçu avec le sourire, les plaquettes de mes lunettes sont resserrées. L'opticienne notant quelques rougeurs causées par mes lunettes courantes me propose de son propre chef de me changer les plaquettes pour un autre modèle, forme ronde et antiallergique. Toujours appréciable.

Après quelques jours supplémentaires, si je suis satisfait de l'égard que ces nouvelles plaquettes ont pour la peau de mon nez, je n'aime que moyennement leur forme ronde et leur épaisseur que je trouve assez inesthétiques. On me propose alors d'autres plaquettes, du même matériau mais de forme allongée, ce que je souhaitais. L'opération ne prendra que quelques minutes, toujours avec le sourire.

En conclusion, je dirais que je suis assez satisfait de la prestation de la boutique Optical Center située rue Lecourbe dans le XVème. Le service m'a semblé à la hauteur de l'impression que l'on peut en avoir sur le site web de l'enseigne : carré et à l'écoute du client. Ajoutons à cela des formules de couplages verres blancs / solaires intéressantes, des tarifs dans la moyenne et une qualité de réalisation des verres / antireflets / montage sans mauvaise surprise, ce qui me conduit à recommander cette enseigne aux lunetteux qui sont parmi vous.

Bon, ceci étant dit, il me reste à présent à m'enquérir auprès de la Sécu de l'état d'avancement de mon dossier de remboursement, qui me semble comme qui dirait un peu traîner... En espérant qu'ils ne me l'aient pas tout simplement paumé... :-/

Fond Sonore : Bob Dylan, Modern Times

Friday, April 6, 2007

Breaking Niouze : Sick Puppies - LP

Oyez, oyez, chers amis, le premier album des Sick Puppies, ce groupe australien à l'origine du magnifique All the Same qui a si bien servi la Free Hug Campaign, est à présent dans les bacs! Faites chauffer les cébés!

Fond Sonore : Sick Puppies, Juke Box de leur site

Thursday, April 5, 2007

L'Habit et le Moine

Le type s'est assis quasiment en face de moi. J'ai à peine levé les yeux du volume 27 de One Piece dans lequel j'étais plongé, mais j'ai néanmoins pu m'en faire une assez bonne idée.

L'homme avait le visage buriné, sévèrement marqué par les ans. Les cheveux gras et la barbe naissante éparse, il portait un blouson de tissu noir et un pantalon foncé dont les fines lignes blanches commençaient à sérieusement tirer vers le gris. Ses chaussures bon marché, usées par le temps et le manque d'entretien, entouraient un sac de sport dont le blanc virginal avait depuis belle lurette été défloré au profit d'une palette de tons bruns. L'aspect crasseux du personnage s'accordait parfaitement avec son attitude : quand il éternuait, systématiquement, il regardait ses mains, les frottait, puis plaquait ses cheveux en arrière avant de s'essuyer sur ses jambes de pantalon.

Aussi, quand l'homme a eu terminé son café, me suis-je dit qu'il allait très certainement se délester de son gobelet sous un siège... Mais non, cet individu, pourtant si peu soucieux de sa propre personne, a préféré ouvrir son sac pour y glisser ledit gobelet et, par ce geste, respecter la propreté de l'espace commun...

Comme quoi, c'est toujours quand on se croit exempt de tout préjugé que les notres se rappellent à notre bon souvenir. Je suis bon pour copier cent fois l'habit ne fait pas le moine, ça m'apprendra!

Fond Sonore : The Shins, Chutes Too Narrow

Monday, April 2, 2007

Alpha Dog

Johnny Truelove est un petit caïd des beaux quartiers de L.A.. Il deale de l'herbe pour le compte de son père quand il n'est pas occupé à convenablement honorer la Sainte Trinité Sex, Drug and Alcohol. Sa vie est relativement tranquille... Jusqu'au jour où il s'empare de Zack, petit frère d'un type qui lui est redevable d'une coquette somme d'argent. Johnny confie alors la garde du môme à son pote Frankie, qui va finir par s'attacher à lui. Zack lui-même ne se sent d'ailleurs pas menacé, persuadé que son frère va régler ses dettes. Las, pris au piège de cet enlèvement inconsidéré, la petite bande va bientôt commettre l'irréparable...

D'un tel pitch, on attend bien évidemment un thriller haletant et bien ficelé, des personnages fouillés et portés par des interprètes convaincants, des tiraillements psychologiques intenses, des dialogues qui suivent, une réalisation dynamique... Eh bien, tout cela, Alpha Dog ne l'a pas. A éviter.

Nota : Prochaine séance probablement jeudi ou vendredi avec Les Contes de Terremer ou Zéro Deux.

Fond Sonore : Bob Dylan, Modern Times

Sunday, April 1, 2007

The Foggy Dew

Tout détendu que je suis, mes pas me portent nonchalamment vers le cinéma soigneusement sélectionné sur Allociné. Je vais être à l'heure, pas de soucis, je maintiens mon allure en deça de son régime habituel.

La pancarte à l'entrée de l'établissement arbore un VO transparent, un peu comme si on avait voulu l'effacer... Etrange, me dis-je sans toutefois m'en inquiéter outre mesure : je me place naturellement dans la file d'attente qui mène à l'unique caisse. Mon regard balaye le hall, passe sur l'affiche du film, se perd dans un couloir, quand tout-à-coup une alarme physiologique réveille ma conscience à moitié endormie par la douce chaleur printanière : j'ai dû rêver, mais sait-on jamais... Mes yeux reviennent alors prestement sur ladite affiche, pour s'accrocher sur cette inquiétante inscription que j'avais seulement devinée au premier passage : Version Française! *gloups*

Je sors immédiatement du rang pour interroger un employé du lieu... Qui confirmera malheureusement la véracité de l'information! Je quitte bien évidemment l'établissement sur le champ, d'un pas décidé, non sans avoir une furieuse envie de dézinguer celui ou celle qui - volontairement ou pas, qu'importe - m'a joué ce tour digne d'un premier avril...

De retour en mon repaire, ne sachant si je dois faire sauter la direction de ce groupe de cinémas parisiens ou hacker les serveurs d'Allociné, je décide d'atténuer mes ardeurs meurtrières de l'instant au moyen d'une thérapie musicale imparable : une bonne petite séance de musique irlandaise, en commençant par le magnifique "duo" des Chieftains et de la belle Sinead O'Connor... [Il manque certes le dernier couplet, mais la video est tout de même envoûtante.]


Comme toujours, j'en ai des frissons...

Fond Sonore : The Chieftains, The Long Black Veil

Saturday, March 31, 2007

Den Brysomme Mannen

Et une petite semaine passée d'un coup d'un seul, une! Time flies faster and faster comme diraient les autres, ce que je trouve assez flippant... Une semaine en coup de vent donc, cela signifie notamment une absence de posts et de séances ciné. La première, je la comble en ce moment même, la seconde je lui ai fait un sort pas plus tard que ce matin avec Norway of Life.

Andreas arrive sans trop savoir comment dans une ville sans nom. On lui offre une vie clef en main, appartement / emploi / collègues extrêmement prévenants et avance sur salaire compris. Andreas pourrait se fondre dans le moule... Mais quelque chose ne colle pas : tout est lisse, sans saveur, sans douleur, tout est mécanique, même le sexe. Andreas perçoit pourtant bientôt une douce musique puis une agréable odeur, délices parmi les délices dans ce monde aseptisé. Intrigué, il n'aura de cesse que de se rapprocher de leur source, quitte à se faire prendre le nez dans les effluves et à être banni...

J'ai perçu Norway of Life comme une intelligente critique de notre monde matérialiste, dans lequel finalement tout tourne autour de notre sacro-saint pouvoir d'achat : on peut ne plus avoir aucun repère, aucune valeur, ni même aucune Vie, qu'importe pour autant que l'on puisse acheter le dernier ensemble home cinema Bose, la dernière veste de chez Zara ou encore le coupé tendance de chez BMW...

Jens Lien fait preuve d'une remarquable maitrise dans la dénonciation de cette dérive, que ce soit dans la narration habile, l'impeccable photo d'une saisissante pâleur ou encore l'humour froid et décalé. La qualité de son travail a d'ailleurs été récompensée lors de l'édition 2007 du Festival du Film Fantastique de Gérardmer puisqu'il y a raflé pas moins de quatre récompenses [Grand Prix, Prix de la Critique Internationale, Prix du Jury Jeunes et Prix du Jury Sci Fi] sur sept! Ceci n'a toutefois pas ému les distributeurs qui n'ont accordé au film que seize écrans pour sa sortie... :-/ Qu'à cela ne tienne, cela le rend encore plus précieux, alors s'il passe à deux pas de chez vous, n'hésitez surtout pas et foncez le voir!

Prochaine séance : demain vers 14h ou 16h, probablement avec Les Enragés ou Alpha Dog. Si ça vous tente, vous êtes les bienvenus!

Fond Sonore : IV Thieves, If We Can't Escape My Pretty

Sunday, March 25, 2007

Dimanche, on Planche!

Loin de moi l'idée de vouloir faire de la concurrence aux énigmes du dimanche de Gaston, mais terminons donc ce week-end par une petite question cinéphilique :

Combien de fois le mot f*uck est-il prononcé dans le célèbrissime Pulp Fiction de Quentin? - indice -


Bon comptage! ;)

Fond Sonore : Albert Hammond Jr, Yours to Keep

Saturday, March 24, 2007

Tournicoti Tournicoton

Elle ne devait pas avoir plus de 15 / 16 ans, mais était apprêtée avec une rare élégance qui soutenait le regard mutin de celle qui a manifestement conscience de son charme. Elle émoustillait mes sens quand elle a soudainement ouvert la bouche pour s'adresser à l'une de ses copines... Et là, patatra, le charme s'est rompu d'un coup d'un seul : un langage de charretier aurait paru soutenu à côté du sien.

Ce n'est pas que je sois à cheval sur les convenances, loin de là même, mais un échange verbal à coups de "eh mon portable sale pute" ou encore de "c'est la pétasse de maths qui blah blah" a comme qui dirait tendance à me hérisser le poil. J'ai dans ces moments un peu l'impression que les mots ne signifient plus rien, qu'ils sont complètement vidés de leur substance... Sachant qu'en parallèle ces mêmes mots sont en passe de désquelettisation via la culture SMS, on peut se demander où l'on va!

L'orthographe n'a semble-t-il plus grande importance, peu importe l'histoire des mots pour autant que l'on puisse les prononcer. C'est en quelque sorte une victoire de l'oral sur l'écrit, de la facilité face à la complexité, du Côté Obscur face au Côté Clair. On pourrait être tenté d'espérer que ce phénomène ne soit que passager, mais il n'en est rien : le niveau en orthographe des jeunes générations s'enfonce chaque jour un peu plus dans des profondeurs abyssales...

Ce qui n'arrange rien c'est que des opportunistes s'emploient à capitaliser sur cette tendance. D'ouvrages en site web, ils vont jusqu'à revisiter les classiques de la littérature... Mais, entre nous, quel plaisir peut-on avoir à lire Le Chêne et le Roseau ou encore Le Petit Poucet ainsi massacrés? Hein, sérieusement?!? Nan parce qu'à déchiffrer, franchement, c'est plus galère qu'autre chose...

J'imagine que Molière doit s'en retourner dans sa tombe... Et s'il le fait à chaque entorse à sa belle langue, il doit être en perpétuel mouvement le pauvre! Alors, afin de permettre à Jean-Baptiste de trouver ce repos éternel qui devrait être sien, unissons nos forces et oeuvrons à contrer le déclin de notre belle langue!

Nota: D'aucuns pourraient éventuellement me faire remarquer qu'il suffirait de bobiner le sieur Poquelin pour convertir l'énergie cinétique de sa rotation en énergie électrique bon marché et ainsi alimenter au moins une ville de taille moyenne, mais cela reviendrait à asseoir une certaine légitimité au kikooisme, ce que je refuse par principe. Nan mé.

Fond Sonore : Led Zeppelin, Coda

Friday, March 23, 2007

Intermède

Et un épisode de Vil Coyote vs Bip Bip, un!


(Via Laurence)


Culte, n'est-il pas?

Fond Sonore : Cowboy Bebop, OST

Monday, March 19, 2007

Portrait Chinois

Un petit questionnaire, en provenance d'Aeris, histoire de commencer la semaine en douceur... Aller, c'est parti!

Si j'étais...

Une couleur : Plutôt qu'une simple couleur, j'opterais bien pour une palette de jaunes et de rouges, tons chauds qui renvoient à cet élément feu qui me fascine. Non je ne suis pas pyromane.

Un animal : Hmmm disons un chat [parce que la vie de chat c'est quand même très stressant], un loup noir [comme le Capitaine Etienne de Navarre la nuit] ou un aigle [tout comme lui, je vois tout, rien ne m'échappe]!

Un métier : Ministre de la Sécurité et de la Répression Publique dans le Gouvernement Mondial de la Présidente Alex. ;)

Un vêtement : Un jean Levi's 501 pardi!

Une fleur : Une rose rouge sang ou noire.

Un point faible : La procrastination, mais je me soigne!

Un point fort : Le courage face à l'adversité.

Un siècle : Le 20ème siècle... Afin d'inventer le Rock'n Roooooooooll!

Une voiture : Celle de magnum, une Ferrari 308!

Un alcool : Du Calva. Normandie Powah!

Un objet : Un Rubik's Cube.

Une paire de chaussures : Des Caterpillar.

Un pays : L'Ecosse.

Une pierre précieuse : Un diamant, histoire d'être éternel.

Un bijou : Un pendentif en argent suspendu au cou via une lanière en cuir noir.

Un grigri : Mon mini bonhomme O'Cédar.

Un acteur : Johnny Depp, pour ses choix artistiques, son côté rebelle et insoumis au star system hollywoodien.

Une actrice : Michelle Pfeiffer, parce que Isabeau d'Anjou dans Ladyhawke.

Une chanson : Ouch, pas évident... Aller, va pour Everybody Needs Somebody to Love des Blues Brothers.

Un film : Re-ouch, re-pas évident... Let's say... Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson.

Un dessin animé : Mononoke Hime de Miyazaki.

Un prénom masculin : Jack, parce que quand j'étais gamin, tous les héros de mes histoires s'appelaient Jack.

Un prénom féminin : Ash, parce que je me suis senti proche de ce personnage principal d'Avalon.

Un bonbon : Une Chupa Chups au coca.

Un aliment : Le Big Mel', invention maison à base de pain de campagne et de steack haché boucher en réponse au Big Mac - que j'aime toutefois bien de temps en temps soit dit en passant.

Un chocolat : Une tablette de Chocolat au Lait Milka. Avec une bonne baguette, je pourrais en avaler une tablette...

Un tatouage : Tribal, sur l'épaule gauche ou à la base de la nuque.

Une arme : Un Katana.

Un oiseau : Un aigle, histoire d'être cohérent avec la première question.

Hop, je passe le relai à Laurence, Ink, Tite Brunette et Do... A vous de jouer!

Edit 20/03: Bon, je ne m'étais pas trop foulé pour les prénoms, aussi ai-je modifié mes réponses.

Fond Sonore : The Blood Arm, Lie Lover Lie

Sunday, March 18, 2007

Jrock Powah!

Petit post musical pour bien débuter cette fin de week-end, avec une petite visite au Pays du Soleil Levant, histoire de changer un peu d'horizon.

Si vous êtes (a)mateurs de mangas, vous aurez sans doute noté que les génériques des versions originales regorgent de petites perles rock. Parmi ceux-ci, j'ai flashé à la première écoute sur l'intro de GTO, qui reprend le Driver's High de L'Arc-en-Ciel. C'est pêchu, entrainant, ça me file la patate, bref j'adore!



Aller, pour la route, une deuxième incursion dans l'univers du Jrock avec un autre titre que j'adore tout autant que le premier : Aoi Kiretsu des Go!Go!7188.



Comme quoi, les formations les plus simples - guitare / basse / batterie - sont souvent les plus efficaces quand elles sont bien exploitées. D'ailleurs, dès que l'on aura mis la main sur un batteur, pas de doute qu'on cassera tout avec Aeris! ;)

Fond Sonore : Go!Go!7188, Ryozetsuran

Saturday, March 17, 2007

Unlucky

Il y a des moments comme ça dans la vie où l'on n'a pas de bol, où l'on se sent complètement désemparé, où l'on est réduit à simplement espérer que la guigne qui nous possède daignera bientôt nous abandonner pour une autre victime... Dans l'intervalle, on se demande si l'on n'a pas par mégarde offensé une quelconque déité d'un non moins quelconque panthéon, on tente de déterminer si quelqu'un n'aurait pas une bonne raison de nous en vouloir et de nous marabouter... Mais on fait immanquablement choux blanc, et l'on prend son mal en patience...

Entre nous, j'espère que ma période de malchance du moment va rapidement prendre fin, histoire que les magnets de mes packs de Petits Gervais arrêtent d'arborer des lettres à la con parce que là franchement ça devient vraiment la croix et la bannière pour former des mots sensés sur la porte de mon frigo! Oué, parfaitement! [NdC: D'ailleurs, si jamais vous avez des magnets en rab', particulièrement des "O" et des "U", pensez à moi, merci!]

Fond Sonore : Electric Light Orchestra, Best Of

Friday, March 16, 2007

Soyez Zen les Gens!

Ce soir, je sors du RER pour rejoindre le terminus du Pont du Garigliano du Tram T3. L'afficheur du quai de gauche indique un prochain départ sous 4 minutes, je m'y rends donc.

Des voyageurs tout juste descendus de leur bus arrivent à leur tour. Ils hésitent, se répartissent entre les deux quais suivant la Loi des Paquets de Moutons : dès que quelqu'un prend l'initiative de changer de côté, il est immédiatement suivi par quelques congénères.

Un tram arrive, il est à une quarantaine de mètres. Quelques réfractaires décident alors de nous rejoindre. En vrac. Via les voies... Là, l'afficheur change son message pour nous signaler que le tram s'arrêtera sur le quai d'en face. No big deal, puisque l'on aura le temps de le contourner, changer de quai et monter dans la rame. No big deal, huh? Ben si, en fait, si l'on en croit le mouvement de foule qui a suivi le changement de message...

En dépit de l'arrivée imminente du tram qui était à une quinzaine de mètres, les voyageurs se sont précipités vers ledit quai d'en face, en passant bien entendu par les voies, dans un bordel sans nom, un peu à l'image de ces salariés de la pub Nestlé qui s'échappent de leur bureau en pagaille après que l'un des leurs ait croqué dans ses céréales Lion, comme si leur vie était en jeu...

Autant vous dire que cette scène m'a laissé assez perplexe...

Fond Sonore : Go!Go!7188, Ryozetsuran

Wednesday, March 14, 2007

Anti-Piracy Sux

Y'a pas à dire, la lutte contre le piratage a des effets pervers qui commencent sérieusement à me taper sur le système...

* Cédés : Je suis un militant convaincu d'un téléchargement raisonnable, c'est-à-dire d'un téléchargement qui veille à rester négligeable en regard du volume de musique légalement acquise. La mise en application de cette conviction fait de moi un gros consommateur de cédés, et je dois avouer que je ne supporte pas d'acquérir une galette qui ne passe pas sur mon pécé ou dans mon lecteur de salon en raison d'une protection anti-copie qui se révèle tout bonnement anti-lecture! Résultat : je boycotte à titre préventif les cédés présentant l'une de ces protections anti-copie qui n'emmerdent que les honnêtes gens...

* MP3's : Acheter de la musique en ligne... Pourquoi pas, même si à la base je ne suis pas tellement favorable à ce concept : un crash de disque dur et hop on peut perdre toute une mp3-thèque tout ce qu'il y a de plus légale sans autre espoir de la restaurer que cette sauvegarde que l'on ne pense jamais à faire! A ce cas d'école s'ajoute la question de ces aberrations de DRM... Oui, vous savez, ces marquages numériques qui visent à contrôler l'utilisation que vous faîtes de vos fichiers musicaux quitte à vous empêcher de les lire sur vos lecteurs portables ou encore de faire jouer votre droit de copie privée... Et en dépit de la prise de position de Steve Jobs - PDG d'Apple - à l'encontre de ce système [source], quand on sait que Pascal Nègre - PDG d'Universal Music France - a récemment déclaré [source] : "Je ne sais pas si vous avez une voiture, mais si vous avez une voiture, elle roule soit à l'essence, soit au gazole; eh bien votre moteur n'est pas interopérable. Vous ne pouvez pas mettre du gazole dans un moteur à essence." ou encore "Le mec qui achète une PlayStation ne va pas acheter des jeux Nintendo. C'est la même chose pour la musique.", on se dit que ces verrous numériques ont malheureusement encore un bel avenir devant eux...

* Dévédés : Aaaaah, là, on arrive au fin du fin, oué vraiment! Imaginez donc, vous achetez un dévédé, vous rentrez chez vous, vous vous installez dans un confortable fauteuil pour profiter de votre toute dernière acquisition, vous appuyez sur la touche Play de votre télécommande... Et là commence ce p*t**n de spot... Un spot que vous ne pouvez zapper avec la touche Chapitre Suivant, même en vous excitant frénétiquement sur votre télécommande, un spot long, trop long, qui vous explique à VOUS qui venez d'ACHETER ce p*t**n de dévédé que pirater c'est mal, qu'il faut les A-CHE-TER! Et en plus, vous devez vous le taper à chaque fois que vous insérez ce satané dévédé dans votre lecteur... Ca, franchement, c'est vraiment un truc à vous faire virer mass-pirateur de films!

Fond Sonore : Rock 70's Mix by MeZ

Thursday, March 8, 2007

Lightsaber Duel

Quand j'ai découvert cette video, j'en suis resté tout bonnement scotché : c'est assurément l'un des plus beaux duels de sabre laser amateur qu'il m'ait été donné de voir!


(Via Entre 4 Yeux)

Franchement, je m'y suis vu, pas vous?

Fond Sonore : Go!Go!7188, Ryozetsuran

Sunday, March 4, 2007

Les Cinq Listes du Captain

J'envisageais de vous parler musique, mais je me suis souvenu que j'avais récemment doublement hérité d'un questionnaire de Miss Sugar et Mister Marius. Je vais donc y répondre avant que cela ne me sorte complètement de la tête et, accessoirement, que je me fasse taper sur les doigts parce que je tarde à m'acquitter de ma tâche... :-]

Aller, c'est parti :


7 choses que vous faites bien :

1. Etre à l'heure à mes rendez-vous, voire même plutôt en avance. Sauf quand je suis éclopé... ;)
2. Rentabiliser mon pass ciné illimité. Ca n'est certainement pas moi qui leur fait faire des bénefs sur ce produit... Contrairement à certaines! ;p
3. Faire un sort à un ballotin de foie gras accompagné comme il se doit de Banyuls et de pain d'épice artisanal. Mon péché mignon.
4. Malmener mes adversaires à Mario Kart DS. Pas encore trois étoiles à toutes les courses, mais j'y travaille.
5. Agir en situation de crise. Zénitude Powah.
6. Glandouiller. On s'refait pas hein?
7. Mes Rubik's Cube. Je suis toutefois encore bien loin de maîtriser cette technique!


7 choses que vous ne pouvez/savez pas faire :

1. Repasser correctement une chemise avec plis d'aisance. Ca ne devrait d'ailleurs pas exister.
2. Profiter d'une personne en situation de détresse. On est bon samaritain ou on ne l'est pas.
3. Faire mon lit tous les jours. A quoi bon si c'est pour le défaire le soir venu hein? ^^
4. Rentrer coûte que coûte dans une rame de métro bondée. Bien que fils de la campagne normande, je suis pas un boeuf mouah.
5. Siffler avec les doigts dans la bouche. Trop technique.
6. Ecrire le Sanskrit. Bon, cela dit, je n'ai jamais cherché à l'apprendre non plus.
7. Terroriser quelqu'un avec l'une de ses phobies. Et je n'aimerais pas que l'on me titille avec les miennes...


7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé :

1. L'absence de clope au bec. La nicotine est le meilleur tue l'amour qui existe.
2. Ses yeux. Ne sont-ils pas les miroirs de l'âme?
3. Sa voix. Un mot peut suffire à charmer.
4. Son sens du second degré. Voire même au-delà.
5. Son ouverture d'esprit. Pour parler de tout, sans tabou.
6. Sa cinéphilie. Pour pouvoir parler cinéma pendant des heures.
7. Sa musicophilie exempte de rap, R'n'B ou encore techno. Parce que sinon y'aura vraiment pas moyen de s'entendre...


7 choses que vous dites souvent :

1. On est bien peu de choses. Au taf, quand on vient de m'expliquer quelque chose de particulièrement abscons.
2. Mais quel con! Autocompliment.
3. Salut. Je salutise tout le monde... Du sub au surordonné...
4. Plein le cul de toutes ces conneries. Parce que l'inertie des grosses boites commence à me courir sur le système!
5. Well, well, well. Quand je m'attaque à une tache fastidieuse.
6. Aie. Presque à chacun de mes pas, eu égard à mes récentes blessures de guerre.
7. C'est cela, oui, c'est cela. Quand on me raconte des conneries ou quand j'ai décidé de ne pas prendre quelqu'un au sérieux.


7 béguins pour une célébrité :

Ces sept-là, tout simplement parce que. :)

1. Rachel McAdams
2. Kate Winslet
3. Jennifer Connelly
4. Maggie Gyllenhaal
5. Ashley Judd
6. Scarlett Johansson
7. Jessica Alba


Aller, je suis trop bon, je ne refile le bébé à personne cette fois. ;)

Fond Sonore : Acoustic Mix by MeZ

Saturday, March 3, 2007

Bug

Ce qu'il y a de bien avec les évidences, c'est qu'elles se rappellent illico à notre bon souvenir si d'aventure nous avons la fâcheuse idée de les oublier. En l'occurrence, aujourd'hui, j'ai chaussé ma nouvelle paire de Caterpillar pour aller au ciné. Rien de bien extraordinaire jusque là certes, mais voyez-vous, j'ai oublié qu'il est comme qui dirait suicidaire de les porter les premiers temps sans quelques protections sparadraptesques... Je ne vais pas vous faire un dessin sur l'état de mes pieds, mais vais me permettre de quémander quelques bonnes ondes si jamais vous en avez en stock, histoire de faire en sorte que mes pauvres petits petons guérissent rapidement. Par avance, merci!

Petite virée au ciné donc, pour une plongée dans l'univers ultra paranoïaque du Bug de William Friedkin.

Agnes vit seule dans un petit studio de motel délabré, et partage sa vie entre son boulot de serveuse et les vodka-coca qu'elle s'enfile toute la journée. Un beau soir, son amie RC lui présente Peter, un type qu'elle a ramassé on ne sait trop où et qui à première vue semble assez inoffensif. Agnes et Peter vont bientôt se rapprocher, s'ouvrir l'un à l'autre et entamer une véritable descente aux Enfers, sous la houlette du vagabond qui se révèlera profondément schizophrène...

La force de Bug réside indéniablement dans sa capacité à nous projeter dans le délire paranoïaque des deux protagonistes principaux. Le géniteur de L'Exorciste y parvient sans trop de mal, instaurant une atmosphère oppressante qui nous promène joyeusement entre fantasme et réalité. Je dirais que Bug est l'un de ces films à ambiance, qui se ressentent, et j'aurais tendance à vous le suggérer si vous aimez les OFNIs aux trips un peu barrés. Dans le cas contraire, passez votre chemin.

Fond Sonore : Brian Setzer, Ignition - '68 Comeback Special

Thursday, March 1, 2007

In Providence I Trust

Première Loi du Voyageur Egaré, dite Loi du Petit Cul :

Quand dans une station de métro à sorties multiples tu ne sais par quel boyau t'échapper, remets-t-en à la providence : il se trouvera bien un petit postérieur qui accrochera ton regard. Suis-le et il te conduira à la sortie la plus adaptée à ton point de chute en surface.


Appliqué une nouvelle fois avec succès pas plus tard que ce matin à la station Vaugirard. :)

Fond Sonore : Kelly Joe Phelps, Shine Eyed Mister Zen

Wednesday, February 28, 2007

Das Leben der Anderen

Il semble qu'il s'établisse une sorte de consensus plus ou moins universel autour de la question de la grasse matinée, entendez par là qu'elle aurait valeur de nirvana et qu'il ne faudrait en aucun cas y déroger dès lors que l'occasion se présente. Eh bien, personnellement, je m'inscris en faux contre cette idée!

Pourquoi? Eh bien figurez-vous qu'hier matin je n'ai pas mis de réveil : j'ai traînassé au lit, me réveillant et me rendormant par intermittence, jusqu'à ce qu'un mal de crâne carabiné ne finisse par se pointer... Du coup, j'ai dû composer avec ce malotru qui m'a conduit à tirer un trait sur tous mes plans de la journée! A contrario, aujourd'hui même, je me suis levé dès que mon réveil m'en a intimé l'ordre... Résultat? Frais comme un gardon avec une pêche d'enfer! Conclusion évidente : traînasser au lit le matin, c'est mal!

Bon le pavé étant jeté dans la mare du consensus, passons donc aux choses sérieuses : mes pas m'ont mené en salle obscure [Quelle surprise n'est-ce pas?!?] dans l'après-midi pour enfin me permettre de voir La Vie des Autres.

L'histoire se déroule dans le Berlin des années 80, peu avant la chute du Mur et du Rideau de Fer. A la demande d'un ministre qui aimerait bien s'attirer les faveurs de la compagne actrice d'un auteur de théâtre, Gerd Wiesler, fonctionnaire de la Stasi qui accomplit froidement son travail, est affecté à la surveillance de l'intellectuel. Le but avoué de sa mission est de piéger l'homme de lettres pour laisser le champ libre au ministre de la culture. Mais las, Gerd Wiesler va s'ouvrir à un monde qu'il ne connaissait pas et, pire que tout, va depuis l'ombre protéger le couple chez qui il était sommé de trouver quelque chose...

Le travail de Florian Henckel von Donnersmarck - inconnu au bataillon jusqu'à présent - est tout bonnement remarquable. Au travers d'une réalisation sans fioriture mais néanmoins captivante, il dresse un portrait très juste de l'Allemagne de l'Est, ce qui est certainement dû à la combinaison de ses propres souvenirs d'enfance et des quatre années qu'il a passées à se documenter. Son script, ciselé avec minuties, déroule une mécanique parfaitement huilée et s'épanouit dans le jeu remarquable et émouvant des différents interprètes.

La Vie des Autres apparaît comme un premier film étonnamment maîtrisé, qui mérite amplement son Oscar du Meilleur Film Etranger. A voir sans plus attendre.

Fond Sonore : Amon Amarth, Fate of Norns

Monday, February 26, 2007

Capillo Story

Comme tous les mois, la question s'est imposée comme une évidence alors que je me regardais dans la glace de ma salle de bain. J'y ai tout d'abord répondu par la négative, avant de me raviser pas plus tard que le lendemain et de tout ratiboiser.

N'en déplaise à ma coiffeuse, ma chevelure est certainement l'une des plus indomptables qui soit : la raideur de mes cheveux n'a d'égal que celle d'un amortisseur de Boeing 747. En d'autres termes, mes cheveux ont une fâcheuse tendance à pousser tout droit, à la perpendiculaire de mon crâne, sans que je n'y puisse grand-chose.

J'avais bien réussi à passer outre les humeurs délicates de cet héritage paternel marqué, à force de persévérance maintenue à son plus haut niveau des années durant - fût un temps où mes cheveux frontaux ployaient sous leur propre poids et descendaient sous mon menton sisi j'vous jure -, mais tous mes efforts furent d'un coup d'un seul réduits à néant par un beau matin de septembre 1999.

Nous étions une bonne poignée d'appelés, anciens sursitaires à l'extrême nouvellement Scientifiques du Contingent [Ca pète hein? ^^], tout juste arrivés à Orange pour nos classes. Nan, ne partez pas, je ne vais pas vous raser avec mes souvenirs d'armée, enfin pas trop! Nous étions donc quelques-uns à déconner gaiement quand nos instructeurs nous ont emmenés au pas dans une petite bicoque un peu à l'écart de nos quartiers.

Deux hommes et une femme nous attendaient de pied ferme, le sourire aux lèvres et la débroussailleuse à la main. C'est à cet instant précis que j'ai compris que le fruit de ces années d'effort allait bientôt être sacrifié sur l'autel de la nation. Cela s'est confirmé quelques instant plus tard quand après être passé entre les mains plus ou moins expertes du coiffeur - enfin le bidasse affecté à la tonte quoi - j'arborais une coupe que n'aurait pas reniée la Britney cuvée 2007.

De ce passage sous les drapeaux, j'ai conservé une coupe de cheveux plutôt courte, pas brosse mais néanmoins courte : je me suis habitué à sa facilité d'entretien, j'ai remisé mon sèche-cheveux au placard, mais surtout je ne suis pas tellement emballé par la perspective de devoir (sup)porter une toison digne d'un porc-épic le temps que mes cheveux soient suffisamment lourds pour à nouveau ployer sous leur propre poids.

De fait, toutes les quatre semaines, je me pose invariablement la question, hésitant entre l'embroussaillement et le rafraîchissement. Il y a quelques jours, j'ai à nouveau opté pour le seconde solution. Rendez-vous dans un mois.

Nota Ciné : Quand je vous disais que Forest Whitaker était époustouflant dans Le Dernier Roi d'Ecosse : il a reçu l'Oscar du Meilleur Acteur pour ce rôle! Foncez le voir si ça n'est déjà fait!

Fond Sonore : Sepultura, Chaos A.D.

Sunday, February 18, 2007

Shame on my Ears!

Etre réveillé à deux heures du mat' par des pouffes beuglant sur un "Like a Virgin" qui s'échappe d'une chaîne poussée dans ses derniers retranchements, c'est déjà limite, mais que cette pollution sonore dure pendant plus de deux bonnes heures, c'est tout bonnement insupportable. Si les irrespectueux fêtards avaient été dans mon escalier, je serais certainement monté leur rendre une petite visite - au risque de distribuer quelques bourre-pifs et de déflorer mon casier judiciaire -, mais ils se trouvaient un ou deux escaliers plus loin dans ma résidence. Deux voisins sont bien descendus tour à tour pour leur demander de ramener le volume à un niveau décent, mais leurs requêtes n'ont trouvé comme échos que des vous me faîtes chier... Ahah, vous me faîtes chier, c'est l'hôpital qui se fout de la charité comme on dit.

La vie en société nécessite, pour que tout se passe bien, que chacun y mette du sien. Faire la fête ok, mais dans la mesure du raisonnable : pour s'exploser les tympans et crier comme des gorets il y a des lieux dédiés. Le plus triste dans la situation de la nuit dernière c'est que les quelques tentatives de conciliations aient été balayées sans aucune forme de discussion possible... Si d'aventure cela devait se reproduire, eu égard à ce passif, je ne m'encombrerais pas de scrupules et ferais directement intervenir les forces de l'ordre pour tapage nocturne. Dommage d'en arriver là, mais si c'est la seule solution...

Mébon, n'accordons pas à ces trouble-sommeils plus d'intérêts qu'ils n'en méritent et passons à autre chose.

Aller, va pour un questionnaire musical puisque j'en ai vu circuler un que je ne connaissais pas. Je vais prendre sur moi d'y répondre sans sollicitation, ce qui me permettra de me délester de secrets sonores enfouis au plus profond de mes oreilles et dont le souvenir me pèse. Oui, je vais faire mon coming out musical et vous révéler trois titres que j'ai appréciés en leur temps et qui aujourd'hui font pour ainsi dire un peu tache dans ma musicothèque presque irréprochable...

* Alors tout d'abord il y a ça. Non non, pas question que je l'écrive en clair iceblog. Bon qu'ai-je à dire pour ma défense? Ben petite jupette, petites couettes, une voix craquante... Ca n'est certes pas une excuse, mais ça explique! :-]

* Ensuite il y a ça. Ma défense ce coup-ci? Ben la bomba latina quoi, une rengaine entrainante, et... La dictature des hormones sur la raison... ^^

* Pour finir, j'évoquerais bien ça. Bon, là, pas question d'hormones, juste un refrain rigolo à forte rémanence cérébrale, mais à part ça c'est assez naze... :-]

Voilà c'est dit, je me sens plus léger! Mais on s'empresse d'oublier hein, on fait comme si vous n'aviez rien lu... Histoire de vous y aider d'ailleurs, je vous suggère d'aller laisser trainer vos oreilles du côté du Wincing the Night Away des Shins et du Whatever People Say I Am, That's What I'm Not des Arctic Monkeys, parce que ça c'est vraiment du tout bon! [NdC: Extraits in ze radio.]

Fond Sonore : The Shins, Wincing the Night Away

Thursday, February 15, 2007

Ouganda 1971 - 1979

Le Dernier Roi d'Ecosse nous propose une plongée dans l'Ouganda des années soixante-dix, alors sous la coupe de l'un des dictateurs les plus sanguinaires que l'on monde ait connu, Idi Amin Dada, surnommé non sans raisons le Boucher de l'Afrique. Le film se concentre sur le personnage du despote - époustouflant Forest Whitaker - via les yeux de son médecin personnel, un jeune écossais parti chercher l'aventure tout juste après avoir obtenu son diplôme. Ce dernier sera tout d'abord fasciné par le charismatique Idi Amin Dada avant de prendre la mesure de sa folie et de la réalité de l'exercice de son pouvoir. Le Dernier Roi d'Ecosse se révèle assez captivant et, chose toujours remarquable, passe sans aucun soucis l'épreuve de la montre en dépit des deux heures cinq qu'il affiche au compteur, ce qui me conduit à vous le recommander. Bonne séance!

Fond Sonore : Arctic Monkeys, Whatever People Say I Am, That's What I'm Not

Monday, February 12, 2007

Surprise Surprise

Ce matin, attablé devant mon petit-déjeuner, la tête enfarinée. Je saisis d'une main la tranche de pain grillée tout juste sortie du paquet [trop speed pour m'en griller une en direct] tandis que l'autre entreprend de généreusement la tartiner de Nutella. Oui je sais, je suis un homme de goût.

Je trempe ensuite ladite tranche nutellaisée dans mon thé, geste ô combien condamnable à en croire nos voisins d'outre-manche mais m'en fous j'assume. La tartine entame son irrésistible ascension vers cette bouche maintenue grande ouverte dans la perspective de l'extase gustative qui me sera bientôt offerte, quand tout à coup mon oeil affûté détecte un petit morceau brun qui se balance nonchalamment au bord de mon pain grillé.

Je le balaye d'une petite pichenette désinvolte, l'envoyant valdinguer dans l'assiette destinée à recueillir les quelques miettes que je ne manquerai pas de répandre dans un futur proche. Je réamorce le mouvement de la tartine vers sa destinée finale, mais me fige bientôt, un frisson parcourant mon échine... Le petit morceau brun a bougé!

Ahah, bougé, oué c'est ça, faut que j'arrête le Nutella, je suis au bord de l'overdose! Je me penche alors vers mon assiette, persuadé d'avoir rêvé, quand la chose se met à lentement se tortiller... Je me fige alors à nouveau, retenant ma respiration, non sans laisser une petite moue de dégoût se dessiner sur mon visage... Un vers! Un vers dans mon assiette, un vers qui il y a quelques secondes se trouvait encore sur ma tartine, un vers que j'ai été à deux doigts de mastiquer... Beuaaark!

Bon oké, je sais bien que les petites bêtes ne mangent pas les grosses, mais quand même, mon petit-déjeuner, je le préfère de loin mort que vif!

Fond Sonore : The Blood Arm, Lie Lover Lie

Sunday, February 11, 2007

Blood Diamond

Blood Diamond est un film intense et engagé, qui comme son titre l'indique traite des tristement célèbres pierres de sang. Au moyen d'un script intelligent et dynamique, servi par des interprètes impressionnants de justesse, il aborde tous les thèmes connexes à ce sujet depuis la guerre civile en Sierra Leone jusqu'à l'esclavagisme patriotique mené par des milices révolutionnaires, en passant par la question des enfants soldats et les jeux de dupes qui se jouent de toutes parts.

Les pierres de sang dont il est question représentent certes une faible part du négoce mondial de diamants, mais les sommes dégagées sont néanmoins largement suffisante pour permettre à différentes factions de mettre à feu et à sang quelques régions du continent africain. L'industrie du diamant a beau s'être dotée d'un processus de certification [sous l'égide des Nations Unies] visant à exclure du marché lesdites pierres, elle n'a semble-t-il à ce jour pas les moyens de s'assurer que ledit processus est bien appliqué, ce qui laisse supposer que des exactions similaires à celles décrites dans le film sont bien malheureusement toujours monnaie courante...

Blood Diamond m'a captivé, pris aux tripes comme rarement ces derniers temps. Je me suis immergé deux heures vingt durant [qui m'ont semblées bien plus courtes] dans le quotidien de ces populations exploitées, massacrées pour servir les intérêts de milices locales et fournir les pays riches en pierres précieuses... Et la remontée n'a pas été facile. En sortant du cinéma, j'ai regardé autour de moi, j'ai vu les passants insouciants, les gens attablés dans les cafés, les voitures défiler... J'ai pensé que nous vivions dans un petit Paradis tandis que d'autres connaissaient l'Enfer... Et j'ai eu mal à mon monde moderne.

Je vous recommande donc ce Blood Diamond que je classerais volontiers au côté d'un Constant Gardener ou encore d'un Syriana et qui ne saurait vous laisser indifférent. Bonne projection! [En VO bien évidemment.]

Fond Sonore : Kasabian, Empire

Thursday, February 8, 2007

Evolution

Autant parfois j'ai tendance à maudire l'omniprésence de la publicité dans notre monde moderne, autant là j'aurais presque envie de bénir son inventeur!


(via La Fée des Coquelicots)

Tout simplement grandiose!

Fond Sonore : Deep Purple, Made in Japan

Wednesday, February 7, 2007

Back to Business

Retrouver le chemin du blog, après un peu plus de deux semaines d'abstinence, c'est un peu comme sortir de chez soi un matin de gueule de bois: tout transpire un brin l'inconnu par-dessus les effluves familières. On sent une sorte de trou noir, on se demande par quelle magie le laps de temps qui nous sépare de la dernière note a bien pu se volatiliser, puis on conclut rapidement que le travail c'est la santé mais qu'il ne faut pas en abuser. Oué, parfaitement, surtout si cela a pour conséquence de nous tenir éloigné des salles obscures pendant plus de quinze jours, parce que ça c'est mal, très mal, et même tout à fait condamnable! Mébon, ce qui compte c'est que j'aie pu reprendre possession du lieu et de mon espace-temps. Content de vous retrouver!

Fond Sonore : Cowboy Junkies, Open