Tuesday, May 18, 2010

Pensées d'Actu

En me rendant au ciné pour ma séance matinale, j'ai pu récupérer l'édition du jour de 20 Minutes et m'adonner à cette lecture d'ordinaire réservée à mes journées travaillées. S'en est suivi un trajet tranquille jusqu'à l'Orient-Express, jalonné de petits commentaires intérieurs...

Un Cadavre dans la Seine
Le cadavre en décomposition d’un homme âgé d’une cinquantaine d’années a été découvert samedi dans la Seine, à Meudon (92), a-ton appris hier. Dépourvu de papiers d’identité, il a été transporté à l’institut médico-légal de Paris.


=> Ce type de fait divers rappelle que le métier de légiste est pour ainsi dire un tantinet moins glamour qu'il peut sembler l'être dans des séries comme NCIS... :-/

La Loi Anti-Bandes à la Barre
(...) Les faits remontent au 3 avril dernier. Ce samedi, (...) une quarantaine d’individus sont contrôlés à la gare de Houilles (...), certains en possession de couteaux, lames de cutter et même une matraque à impulsion électrique. Onze personnes sont placées en garde à vue. Parmi eux, Malik, qui a dissimulé dans sa chaussure un canif de 7 cm. « Un souvenir offert par son cousin », argumente-t-il. Il reconnaît avoir reçu un SMS l’avertissant de la rixe, mais répète qu’il y allait en tant que « spectateur ».


=> Je ne sais pas ce qui est le plus inquiétant, que les jeunes se baladent avec des canifs dans les chaussures ou bien qu'ils aillent assister à une rixe un peu comme s'ils allaient au cirque... :-S

Grève Fantomatique dans les Cimetières Parisiens
La grève des fossoyeurs morte née. (...)


=> Que dire sinon que j'adore ces jeux de mots cachés deci delà dans le journal ! D'ailleurs à force je me demande s'ils n'ont pas mis en place une sorte de concours au sein de la rédaction... ^o^

Amende et Stage pour le Voile
Le Conseil des ministres examine le projet de loi visant à interdire le port du voile intégral demain. Déjà très controversé, le projet prévoit notamment un stage de citoyenneté qui viendrait s’ajouter ou se substituer à l’amende de 150 € encourue. (...) Une sanction « inutile, ridicule, voire dangereuse » pour Thierry Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires (Cran), joint par 20 Minutes. (...) « Inquiet », il redoute que ces stages ne « deviennent des camps de redressement pour devenir de bons Français ».(...)


=> Des "camps de redressement", ben voyons, rien que ça... Si l'on peut débattre de ce projet de loi, l'excès verbal n'y est pas d'une grande utilité...

Le 119–Allô Enfance en Danger Sonne depuis Vingt Ans
(...) Créé par la loi du 10 juillet 1989 et mis en place en 1990, le 119 permet au citoyen de signaler aux professionnels de l’enfance un mauvais traitement. (...) En 2009, 10 000 enfants en situation de danger ou en risque de l’être ont été signalés par ce biais. Une augmentation de 50 % par rapport à 2008. Et 80 % des cas signalés correspondaient de fait à une situation de danger pour l’enfant.


=> 20 ans d'existence pour ce numéro que je ne connaissais pas... A conserver en tête, en espérant toutefois ne jamais avoir à l'utiliser...

Clotilde Reiss, un Retour très Polémique
A peine rentrée, déjà montrée du doigt. Le jour de son retour en France, Clotilde Reiss, ancienne lectrice à l’université d’Ispahan (Iran) et retenue dix mois pour espionnage et atteinte à la sûreté de l’Etat, se retrouve propulsée par Maurice Dufresse alias Pierre Siramy, ancien sous-directeur de la Direction générale de services extérieurs (DGSE), au rang d’espionne. « Pas au sens classique du terme, précise l’auteur de 25 ans dans les services secrets (éd. Flammarion) avec le journaliste Laurent Léger. Mais comme un contact en mesure de faire remonter des informations de terrain concernant la politique intérieure et la prolifération iranienne. »(...).


=> En lisant cet article, j'ai de suite repensé à ce Secret Défense sorti fin 2008 sur nos écrans, et s'il s'avérait exact que la jeune femme ait collaboré avec nos services de renseignements, je saluerais alors son courage.

Le Juste Prix de la Nissan Electrique
Le constructeur japonais a annoncé hier que sa voiture électrique LEAF serait vendue au prix d’environ 30 000 € dans les quatre pays d’Europe où elle sera initialement commercialisée (Royaume-Uni, Irlande, Portugal et Pays-Bas).


=> Si je devais acquérir une automobile, j'irais naturellement examiner les options du tout électrique... Mais il n'est pas certain que je me laisserais tenter car dans notre beau pays, les infrastructures de rechargement de batteries sont tout simplement inexistantes !

Horoscope
Sagittaire du 23 nov. au 21 déc.
Vous aimez ce rythme de fou. Vous avez l’impression de vivre des choses passionnantes. Attention à la fatigue.


=> Ahah, pile poil pendant une période de glande intense... Si ça ce n'est pas de l'ironie !

Takeshi Kitano explique à « 20 Minutes » son retour aux films de yakuzas avec « Outrage »
(...)
- Vous pensez avoir la Palme d’or ?
- Avec ce film ? Vous rigolez ? Remarquez, ce serait marrant car tout le monde crierait au scandale dans le milieu du cinéma et la presse japonaise s’empresserait de dire que j’ai soudoyé le jury !


=> Je dois reconnaître que je trouverais ça assez amusant également, mais la probabilité que cela arrive me semble assez faible...

[Nota : Les passages cités sont extraits d'articles de l'édition de 20 Minutes du 18/05/10.]

Fond Sonore : Rhapsody of Fire, The Frozen Tears of Angels

Monday, May 17, 2010

Svenskt Uttal

Quand mon chef m'a demandé de solder mes congés, j'ai répondu à sa requête avec une exceptionnelle vélocité, et de fait je me retrouve en relativement long week-end, du 13/05 dernier jusqu'au 30/05 prochain. Oueps, vous avez bien lu, je ne me suis pas trompé dans les dates et je conviens farpaitement que l'on puisse vouloir discuter de la pertinence de l'emploi du substantif "week-end".

J'avais bien pensé faire un petit saut du côté de l'Amérique du Nord, mais le volcan au nom imprononçable ayant décidé de poursuivre son activité perturbatrice du trafic aérien j'ai comme qui dirait capitulé -ce n'est pas que je ne raffole pas des galères dans les aéroports, mais presque-. Une telle virée aurait bien été l'occasion de tenter de me sevrer un peu des nouvelles technologies et particulièrement d'internet, mais je sais pertinemment que cet objectif aurait évidemment été voué à l'échec.


[© xkcd.com]


Pour en revenir à ce satané volcan Eyjafjallajökull, la prononciation de son patronyme n'est en fait pas si insurmontable, pour autant que l'on ait été initié à ses secrets... Et accessoirement que l'on ne s'adresse pas à un interlocuteur islandais ! L'achtuce ? La voici :


[via BoingBoing.net]


Gageons que cela nous permettra de briller en société ! ^o^

Fond Sonore : Metric, Live It Out

Wednesday, May 12, 2010

L'Elite de Brooklyn

New-York, 65e district. Trois flics en poste dans ce quartier désoeuvré où violence et trafics sont le lot quotidien de ses habitants. Eddie, agent en tenue à une semaine de la retraite, usé jusqu'à la moelle par ses années de service et n'aspirant qu'à partir sans faire de vagues. Sal, inspecteur des stups peinant à décemment subvenir aux besoins de sa famille et à résister aux petits à-côtés qui le tentent. Tango, agent infiltré au sein d'un gang, épuisé de lutter en permanence contre cette seconde identité qui se renforce et désespérant de n'être jamais muté derrière un bureau. Trois flics, trois destins parallèles, trois vies qui se côtoyaient et vont finalement se rejoindre, tragiquement...

L'Elite de Brooklyn est clairement de la trempe de ces polars sombres et complètement désabusés que j'apprécie. Les personnages ont de la profondeur, ils ne sont pas de simples enveloppes vides -ce qui n'est pas nécessairement si courant de nos jours-, leur nature humaine imparfaite est au coeur de l'intrigue, et les interprétations composées par les différents intervenants du casting ne souffrent globalement pas de défauts, à l'exception peut-être de celle d'Ethan Hawke qui parfois manque d'en faire un peu trop.

La réalisation n'est évidemment pas en reste, son réalisme contribue à créer cette atmosphère pesante que j'ai ressentie. On pourrait d'ailleurs souligner que le choix du réalisateur de tourner en décor réel dans un quartier de Brooklyn effectivement délabré et gangrené par la délinquance constitue certainement le petit plus qui fait la différence.

Bref, j'ai bien adhéré à cette Elite de Brooklyn, et je me vois donc dans l'obligation de vous la recommander !

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Fond Sonore : k's Choice, Cocoon Crash

Monday, May 10, 2010

Ames en Stock

Alors qu'il est en période de répétitions d'une pièce, Paul Giamatti -qui interprète ici son propre rôle- peine à trouver le ton juste et se retrouve en pleine crise existentielle. Un ami lui suggère alors de lire un article au sujet d'une petite société, Soul Storage, qui comme son nom l'indique propose à ses clients de les délester de leur âme et de l'entreposer en ses locaux. Paul se laissera convaincre de tenter l'expérience et, après un premier temps où il se sentira plus léger, l'acteur percevra comme un vide qu'il lui faudra combler. Il voudra alors logiquement récupérer son âme, mais celle-ci manquera malheureusement à l'appel et il devra se rabattre sur celle d'un donneur anonyme...

Bien évidemment, ce pitch original a retenu mon attention et je me suis donc laissé tenter. La bobine possède un agréable parfum surréaliste et j'ai particulièrement apprécié la performance de Paul Giamatti en lui-même névrosé et sans âme. L'ambiance est assez singulière -le visuel a à l'évidence été travaillé- et se révèle propice à l'interrogation sur la nature de l'âme.

Loin de se perdre en considérations métaphysiques, le film prend en seconde partie la route d'un thriller, d'une quête de l'âme perdue, ce qui personnellement m'a ravi. Seul petit reproche, le dénouement m'a semblé un peu trop rapide, il fait au moins une ellipse technique qui aurait dû être traitée.

Ces Ames en Stock ont donc constitué une agréable surprise et je me dis qu'elles auraient mérité d'être exhibées sur plus de 26 malheureux écrans !

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Fond Sonore : Bon Jovi, These Days

Sunday, May 9, 2010

L'Amour c'est Mieux à Deux

Michel et Vincent sont deux amis aux visions assez antagonistes de la relation aux femmes. Le premier est un impénitent idéaliste romantique et le second un coureur de jupons invétéré. Vincent organise avec le concours de sa copine une rencontre entre Michel et une amie. L'attirance est immédiate et réciproque, mais voilà, la rencontre n'ayant pas été fortuite, le romantique est persuadé que sa relation est vouée à l'échec : il plante donc la mignonne Angèle. En parallèle, l'entremetteur se fait lui-même plaquer, et son ego en prend un sérieux coup. Comédie romantique oblige, on sait pertinemment que tout va bien finir, mais on se demande logiquement par quel truchement on va bien pouvoir y parvenir, le chemin devant logiquement révéler son lot de péripéties.

Ménon. Oueps, ménon. Le déroulement de cette bobine s'est révélé assez plat, sans rythme, ce qui est tout de même un comble quand on sait que les deux réalisateurs ont voulu s'inspirer des comédies romantiques anglo-saxonnes. Les rares quiproquos sont assez faiblards, il n'y a pas de chassé-croisé amoureux véritable, et pis encore les protagonistes semblent assez vides, sans consistance et plutôt caricaturaux. De fait, l'histoire n'est pas vraiment touchante, elle donne l'impression de juxtaposer des saynètes et l'on ne se prend pas aux enjeux sentimentaux. Quant à l'humour, il m'a parfois fait sourire, sans plus.

Bref, il s'agit donc d'une bobine sans prétention qui de toute façon n'a pas vraiment matière à prétendre quoi que ce soit. L'Amour c'est Mieux à Deux, certes, mais la comédie romantique c'est mieux quand ça n'est pas improvisé. Et toc.

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Fond Sonore : Once, Bande Originale

Saturday, May 8, 2010

Azénitude

Dans le métro qui me ramène de ma virée FNAC -bonne pêche soit dit en passant-, je suis adossé contre la paroi de la voiture et accessoirement perdu dans mes pensées. Arrêt Raspail, la sonnerie qui précède la fermeture des portes retentit. Je détecte une masse dans le coin inférieur droit de mon champ de vision, une tête, qui regarde alternativement mes genoux et mon visage.

Je note alors que ma jambe droite déborde sur l'espace du strapontin tout proche et qu'en conséquence la petite bonne femme ne peut l'abaisser de sorte à y ficher son séant. Je ramène donc dans l'instant ce membre effronté dans mon giron et ma voisine -qui jusque-là était restée silencieuse- me gratifie tout en s'asseyant d'un "enfin" bien appuyé et visiblement agacé.

Gêne insignifiante et pour le moins fugitive, tout au moins l'estime-je, alors pourquoi donc cette irritation immédiate ?!? Peace les gens peace...

Fond Sonore : Alice in Chains, MTV Unplugged

Futilité

Cet après-midi, au cours de l'émission 66 Minutes sur la 6, un reportage s'intéresse à l'univers des peoples hollywoodiens et des sites internet qui rapportent leurs moindres faits et gestes. La voix off déclare alors :

"Le scoop de la journée, c'est une vidéo de Katy Perry se rendant à sa salle de sport."


Wow, le scoop de la journée... Ben dites donc, c'est que c'est de l'info hyper palpitante & croustillante ça ! Perso, ça m'a comme qui dirait laissé tout interdit quelques instants...

Fond Sonore : Alice in Chains, MTV Unplugged

Tuesday, May 4, 2010

Fard

En surfant deci delà sur la toile, je finis toujours par mettre le pointeur du mulot sur une petite pépite qui ne demandait qu'à être découverte. C'est ainsi que ce soir, j'ai eu le plaisir de dénicher ce court métrage français, Fard, tout simplement magnifique tant dans l'exécution que dans la thématique... Enjoy ! :o)



Fond Sonore : I Am Kloot, Gods and Monsters

Monday, May 3, 2010

Tetris 2010

Forcément, ça va marcher moins bien ! ^o^


[© xkcd.com]


Perso, je crois que je vais en rester à l'excellent Tetris DS, suffisamment innovant comme ça hein... :o)

Fond Sonore : Johnny Cash, Ring Of Fire

Sunday, May 2, 2010

The Invention of Lying

Dans un monde similaire au notre à ceci près que le mensonge n'y existe pas, Mark n'est pas vraiment à la fête. Non seulement il ne correspond pas au standard du mâle sportif prompt à attirer les faveurs féminines, mais en sus il ne brille pas professionnellement. Un jour, alors que sa situation semble désespérée, Mark expérimente ce qui n'avait jamais été tenté auparavant, il ment. D'abord chamboulé par ce qu'il vient de faire, il va ensuite mettre à profit sa découverte et voir sa vie radicalement se transformer. Sera-t-il pour autant à même de s'inventer un bonheur et d'améliorer la condition de ses concitoyens, la question est ouverte...

The Invention of Lying repose sur un axiome intéressant, original au milieu des thématiques convenues de ses congénères. J'ai apprécié le film à différents niveaux, du comique de situation aux questions qu'il soulève sur la religion / le bonheur / les apparences, et j'ai trouvé que les acteurs s'en tiraient tous très bien, Ricky Gervais et Jennifer Garner en tête.

Je pourrais peut-être reprocher à cette bobine un léger manque de souffle en seconde partie, mais étant donné que je suis ressorti de la séance avec le sourire aux lèvres, je ne lui en tiendrai pas rigueur. J'adresserai donc mon seul reproche aux distributeurs qui n'ont dégainé que 30 écrans, à mettre en perspective des 719 dévolus à Iron Man 2... *soupir*

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Fond Sonore : ACDC, Black Ice

Saturday, May 1, 2010

Iron Man 2

Après avoir subi l'expérience traumatisante de l'enlèvement, Tony Starck avait perfectionné cette armure qui avait fait de lui Iron Man et n'avait pu se retenir dans sa grande mégalomanie de dévoiler au monde entier que le justicier de fer et lui-même ne faisaient qu'un. Loin de s'assagir et d'adopter un comportement plus responsable, l'homme a ensuite repris sa vie de milliardaire excentrique et quand le gouvernement américain lui demande de livrer sa technologie au pays il oppose une logique fin de non-recevoir. A l'évidence trop sûr de lui, aveugle aux menaces en gestation, Tony Starck se retrouvera pris de court lorsqu'une vengeance ourdie dans les tréfonds de la Russie se manifestera...

Ce second volet de la xlogie consacrée à Iron Man est un honnête cru, même s'il reste en deçà de son prédécesseur. On arrive d'emblée en terrain connu, il y a comme l'affiche le suggérait un sympathique côté choral où chacun des personnages racé a son importance. J'ai notamment apprécié l'introduction de la petite Scarlett, dans un rôle plus dynamique & geekesque qu'à l'accoutumée, mais également -et peut-être surtout- de Mickey Rourke, indéniablement bon dans son rôle de Whiplash, même s'il est sous-exploité. On ne peut d'ailleurs au passage que remercier Darren Arofnosky de lui avoir remis le pied à l'étrier l'an passé dans The Wrestler.

Mais voilà, si l'ensemble fourmille de bons ingrédients, humour et répliques bien senties inclus, j'ai néanmoins trouvé que la mise en place était un chouille laborieuse [le pétage de plomb à la soirée : too much] et surtout que l'on peinait à ressentir les enjeux et donc à y adhérer, ce qui la fiche tout de même un peu mal. Last but not least, si ça dépote plutôt bien dans la dernière partie, le "combat" avec Whiplash m'a comme qui dirait laissé sur ma faim...

Je dirais donc que loin d'être une mauvaise bobine Iron Man 2 n'est juste pas tout à fait à la hauteur de ses ambitions. A voir, ou pas.

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Fond Sonore : ACDC, Live'92

Friday, April 30, 2010

Life During Wartime

Life During Wartime s'ouvre sur une séquence singulière, lente et pince sans rire, qui donne d'emblée le la de la bobine. Il propose une galerie de personnages névrosés que l'on a parfois envie de secouer et interroge les notions combinées d'oubli et de pardon. Atmosphère lourde n'aidant pas, le film n'a malheureusement pas démenti l'impression initiale que les 1h38 de métrage allaient paraître assez longuettes... Un machin certes intéressant mais néanmoins poussif, qui donne envie d'aller se faire un bon gros blockbuster survitaminé.

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Fond Sonore : Police, Greatest Hits

Thursday, April 29, 2010

Boobquake

Nous savions déjà que les femmes étaient responsables de notre triste condition actuelle -Sans cette truffe d'Eve ne serions-nous pas toujours peinard en train de nous la couler douce au Jardin d'Eden ?!?- mais il semblerait en sus d'après l'imam de Téhéran qu'elles soient également à l'origine de bien d'autres malheurs... Ainsi, selon cet homme [ source ] :

"Il y a beaucoup de femmes qui ne s'habillent pas décemment (...) qui détournent les jeunes hommes du droit chemin, corrompent leur chasteté, ce qui augmente les tremblements de terre."


Wow, rien que ça... Je ne sais pas ce que vous en pensez mais personnellement je me dis qu'il serait effectivement intéressant -comme l'a suggéré une étudiante américaine- de soumettre cette assertion à l'examen scientifique, juste pour voir. Je vous encourage donc mesdames, au cours des prochaines semaines, à vous dévoiler sans modération, à nous corrompre nous les hommes, afin que nous puissions voir combien le sol tremblera ! Aller, chiche ?!? ^o^

Fond Sonore : Supertramp, Best Of

Monday, April 26, 2010

Kick-Ass

Kick-Ass, contrairement à ce que l'on pourrait (éventuellement) croire de prime abord, n'est pas une parodie de film de super-héros, mais bel et bien l'adaptation d'un comics. On y suit Dave Lizewski, ado ordinaire sympathiquement geekesque, qui au détour d'une rêverie d'un soir décide d'enfiler une combinaison pour s'en aller bouter le train des malfrats de son patelin à la manière de ces super-héros qu'il adore... A la différence près que lui ne dispose d'aucun super-pouvoir, ce qui le mettra rapidement en fâcheuse posture, mais son courage sera néanmoins salué par d'autres apprentis-super-héros que sa route croisera bientôt.

La thématique est évidemment attrayante, mais ce qui m'a le plus (agréablement) surpris c'est le traitement absolument pas policé. Cela est probablement dû au fait que l'auteur du comics s'est impliqué dans la production et a refusé de transiger sur la nature de son oeuvre. Le résultat est donc plutôt brut(al), décalé et pourvu de quelques moments cultes dont plusieurs séquences d'action assez jouissives pour ne pas dire bluffantes [Hit Girl Powaaaaaaaah !].

Je ne sais pas si cette bobine sera à même de plaire au plus grand nombre, mais perso j'ai bien adhéré ! :o)

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Fond Sonore : The White Stripes, Elephant

Sunday, April 25, 2010

Green Zone

Irak, 2003. Roy Miller est responsable d'une unité de recherche de ces fameuses Armes de Destruction Massive (ADM). Il se rend sur les sites indiqués par une source de son gouvernement, mais fait choux blanc à chaque fois, tombant sans cesse sur des entrepôts vides ou des bâtiments abritant des activités on ne peut plus normales. Le soldat en vient logiquement à émettre des doutes sur la fiabilité de ces renseignements, mais il se trouve prestement renvoyé dans ses buts par une hiérarchie peu encline à accepter la contestation. Miller sera alors contacté par un agent de la CIA qui lui permettra de partir débusquer l'anguille sous la roche...

Bien qu'ayant déjà connaissance de la nature de cette vérité -le fallacieux prétexte des ADM en réalité démantelées au début des années 90-, je me suis laissé prendre au jeu de cette réalisation nerveuse tant et si bien que j'ai été tenu en haleine d'un bout à l'autre de la pellicule. Je me suis projeté en ce soldat engagé dans un combat qu'il pensait juste, et je me suis demandé combien avaient déchanté en découvrant sur le terrain que le sacrifice de leurs pairs n'avait pour finalité que de servir les intérêts stratégiques d'un régime à la solde de théoriciens du Moyen-Orient.

J'ai indéniablement apprécié l'angle de l'intrigue, même si j'aurais peut-être aimé qu'elle soit un poil plus développée et explore plus avant les oppositions américano-américaines afin de s'inscrire dans la veine d'un Syriana ou d'un Mensonges d'Etat. M'enfin bon, j'ai passé un excellent moment en salle et je ne vois donc pas de raison de ne pas vous recommander ce Green Zone !

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Fond Sonore : The White Stripes, Get behind Me Satan

Friday, April 23, 2010

Maladresse

A propos de la potentielle mise sur la table du système de retraites des parlementaires évoquée par le Ministre du Travail, le député René Dosière s'est exprimé en ces termes dans le cadre d'un reportage diffusé sur M6 au cours du 1945 du 22/04 dernier [visible sur M6 Replay] :

"Il n'y a pas de privilège pour les parlementaires. Il y a simplement le fait que s'agissant d'une fonction qui est l'une des fonctions les plus honorables de la république, eh bien on doit traiter convenablement les parlementaires. Je pense que même un ancien parlementaire n'est pas digne de la soupe populaire."


Si l'on peut effectivement discuter de la fonction de parlementaire et du statut afférent, je dois avouer que s'agissant de quelqu'un qui quand il partira à la retraite touchera 5900 euros par mois -dixit la voix off du même reportage- j'ai trouvé sa dernière assertion quelque peu déplacée... Elle me semble en effet irrespectueuse (pour ne pas dire insultante) envers ceux de nos compatriotes qui sont contraints à demander de l'aide pour simplement pouvoir se nourrir...

Fond Sonore : The Answer, Everyday Demons

Thursday, April 22, 2010

Bulle

Alors que j'aperçois le quai bondé de la Porte de Vanves, je me dis que l'occasion est à saisir de pratiquer la politique de l'arrêt de moins. Je me lève donc, je m'insère dans le flux descendant, et je me retrouve bientôt à l'air libre. Je remonte le quai et passe devant le tram alors que le signal clignotant de mise en garde est toujours inactif.

Le large trottoir gagné, je suis sur les rails de ma tanière. Ma vision d'aigle repère rapidement au loin une agréable démarche chaloupée qui implique d'interminables gambettes fuselées. Mon pas s'accélère et dans l'attente d'une décente portée d'observation mon regard reprend ses errements habituels tandis que mon esprit l'imite.

A voir le tram me dépasser, je l'imagine décoller à la manière du Galaxy Express 999, emportant avec lui les caténaires arrachés vers une lointaine destination. Je zigzague entre les structures métalliques des stands du marché qui n'ont pas encore été démontés, je compose avec les obstacles qui se mettent en travers de mon chemin et, quand je croise la bouche d'incendie rouge, je me demande comme souvent s'il ne s'agit pas d'un Nono en mission d'infiltration.

Mes pieds avalent le bitume à leur rythme soutenu, personne ne leur résiste, pas même... Hey, mais, mais, mais où est-ce qu'elles sont les gambettes effilées ? Où est-ce qu'elles sont, hein ?!? Bon, j'ai dû les zapper... Pfff, moi et mon satané esprit vagabond...

Fond Sonore : Van Morrison, Best Of

Tuesday, April 20, 2010

My Own Love Song

Ancienne chanteuse, Jane vivote dans une petite bourgade paumée du Sud des Etats-Unis depuis qu'elle a perdu l'usage de ses jambes. Son quotidien est morne, elle n'a goût à rien. Dans son univers n'évolue guère que Joey, un personnage d'apparence benêt, en réalité traumatisé depuis le décès tragique de ses proches dans un incendie. Jane et Joey, deux accidentés de la vie, qui se retrouveront bientôt sur les routes à l'initiative du second...

Si My Own Love Song commence plutôt bien, avec notamment une Renée Zellweger étonnamment crédible en ex-artiste accablée par le destin, il se révèle par la suite assez maladroitement fagoté. Olivier Dahan lorgne à l'évidence vers le cinéma indépendant sans toutefois parvenir à se l'approprier, copiant grossièrement les univers d'un Gondry à la faveur d'effets de styles plutôt incongrus dans le contexte [zozios géants dessinés, anges lunaires] et tentant de capitaliser sur l'univers sulfureux du sud des Etats-Unis via une incartade diabolico-mystique maladroite. Un peu de retenue aurait fait le plus grand bien à cette bobine qui globalement déçoit... Next !

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Fond Sonore : Johnny Cash, Ring Of Fire

Sunday, April 18, 2010

Grindhouse - Machete

Comme cerises sur leur gâteau Grindhouse, Tarantino & Rodriguez nous ont proposé en 2007 de jouissives vraies-fausses bandes-annonces dans le plus pur style "film d'exploitation", dont la fameuse Machete.



Eh bien figurez-vous que la rumeur qui laissait entendre que la farce allait se concrétiser en un long métrage n'en est plus une : le film est en effet annoncé sur les écrans américains pour le mois de septembre prochain... Ca devrait charcler sévère ! \o/


[© Unknown]


Reste à voir si l'objet sera honoré d'une sortie sur nos écrans ou bien s'il faudra se contenter d'une version dévédé... Dans l'attente, je crois que je vais me programmer une petite séance de révision de Boulevard de la Mort et Planète Terreur. Oueps, ca va le faire ! :o)

Fond Sonore : Amy McDonald, This Is The Life

Perturbateurs

Confortablement assis dans mon fauteuil, je savoure la douce pénombre et le silence presque absolu en dépit de la vingtaine de spectateurs présents dans la salle. Indéniablement, j'apprécie ces petits moments d'attente pendant l'interséance du dimanche matin, le public y étant calme et respectueux -oké, d'aucuns diraient "endormi"-.

Peu avant que les lumières éparses ne se tamisent un peu plus, le couple fait toutefois son apparition. Elle, de taille moyenne et typée asiatique, lui, plus grand et typé latino, les deux bavassant dans la langue de Shakespeare à volume remarquable. Ne semblant apprécier leur tonitruance, ils viennent s'installer devant mes voisins de séances, futurs compagnons d'infortune.

La matinée est certes bien engagée, mais il ne s'agit que d'une matinée et en dépit de cette évidence le couple carbure déjà au calorique trio (maxi) coca / (maxi) pop-corn / (maxi) glace. Comme de bien entendu, le lot ne sera pas terminé pendant les bandes-annonces et la projection se trouvera jalonnée de généreux farfouillages dans la boîte débordant de maïs soufflé. Cela se révèlera évidemment agaçant, mais pas tant au final que les consultations intempestives de ce téléphone à la pomme d'une luminosité à faire pâlir la pleine lune et que ces allers et venues hors de la salle de Monsieur et Madame...

Il va sans dire que si j'avais été doté de pouvoirs psychiques, je les aurais réduits en cendre sans aucune forme de procès. Non mé.

Fond Sonore : Amy McDonald, This Is The Life

Wednesday, April 14, 2010

Légion - L'Armée des Anges

Fort du constat que l'humanité ne fait pas exactement honneur à sa condition, Dieu perd foi en sa protégée. Et quand il la perd sa foi le bougre, il ne fait pas dans la demi-mesure : il n'envoie ainsi rien de moins que son armée angélique pour exterminer la race humaine. Oueps, farpaitement. Toutefois, considérant que ce caprice bougon ne correspond pas à la volonté inconsciente de Dieu, l'Archange Michael s'en descend sur Terre et se perd en plein désert pour protéger un enfant supposément capable de botter le train des sbires divins à plus ou moins long terme.

Le pitch (certes un brin bancal) est amusant, sisi, et pouvait potentiellement accoucher d'un objet éminemment divertissant. Hélas, potentialité n'étant pas nécessairement transformée, ce Légion - L'Armée des Anges s'est objectivement révélé assez naze. Le budget anémique n'explique pas tout, la narration faiblarde et les acteurs pas trop convaincants déjà plusse. Pas grand chose à sauver, voire rien, pas la peine de se perdre en palabres donc. Next !

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Fond Sonore : Crash Test Dummies, God Shuffled His Feet

Tuesday, April 13, 2010

Alice au Pays des Merveilles

Plusieurs années après sa première visite, Alice est de retour en ce fameux Pays des Merveilles. Elle y retrouve ses anciennes accointances, mais pensant évoluer dans un rêve elle ne les remet pas de suite. Guidée par les évènements, la plus toute petite Alice va néanmoins finir par accomplir son destin : mettre un terme au règne despotique de la Reine Rouge, programme ambitieux s'il en est, je vous l'accorde...

Alors, autant j'ai adoré le visuel de cet Alice au Pays des Merveilles, magnifique et léché, autant je n'ai pas du tout été transporté. Pourquoi ? Tout simplement en raison de l'absence flagrante d'émotion et d'un scénario anémique dont seule l'ossature semble avoir été livrée. Cette bobine manque donc singulièrement d'âme, ce qui est un comble pour du Burton, et au sortir de la séance il ne m'en restait pas grand chose... Hormis le génial Chat du Cheshire, mais c'est bien peu vous en conviendrez... :-/

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Fond Sonore : The Connells, Ring

Sunday, April 11, 2010

Pixels

Après un petit film de genre complètement raté en séance matinale, il convenait de se rattraper avec une dose de produit geekesque agréablement jouissif. Quoi de mieux dès lors qu'une petite attaque de New York par des pixels échappés de l'époque des jeux vidéo 8-bits ?


[via Au Secours J'Ai Un Blog]


N'est-ce pas magnifique ?!? \o/

Fond Sonore : Crazy Heart, Bande Originale [Nota : le titre en lien met bien je trouve dans l'ambiance de ce magnifique film.]

Saturday, April 10, 2010

Nuit Blanche

Histoire de bien débuter le week-end, je vous propose un petit court-métrage que je viens tout juste de découvrir et que j'ai trouvé tout bonnement magnifique... Enjoy ! :o) [Nota : de préférence en plein écran.]


[via Daryl]


Fond Sonore : Willie Nelson, The Great Divide

Thursday, April 8, 2010

Introspectus

Aujourd'hui, j'avais ma tête des mauvais jours. Et l'humeur aussi. Néanmoins, je n'ai tué personne. Ce qui ma foi est aussi bien car je ne me serais à vrai dire pas vraiment vu passer les vingt prochaines années derrière les barreaux. Je m'en suis allé du turbin à la faveur d'un petit sentiment de trop-plein et j'ai profité du trajet retour comme d'un sas de décompression.

J'ai enfiché mes écouteurs dans mes oreilles et je me suis laissé bercer par une petite musique assez -comment dire- vigoureuse, qui a agi en véritable aspire-tension. Mon esprit a entrepris de vagabonder à mesure que je me détendais et s'est finalement arrêté sur cette citation d'un auteur allemand, Hermann Hesse, déterrée des tréfonds de mon pécé à l'occasion du petit nettoyage de printemps que j'ai récemment entrepris :

Tu ne sais rien de la Sagesse tant que tu n'as pas fait l'épreuve des Ténèbres, qui te retranchent d'un chacun, sans recours et sans bruit.


J'ai souvent médité sur cette assertion qui pour moi a beaucoup de sens, et je pense qu'elle peut servir de base intéressante pour quiconque s'introspectise un brin. En googlant un poil pour tenter de confirmer sa paternité, je suis tombé sur ce passage du roman Demian du même auteur :

La vie de chaque homme est un chemin vers soi-même, l'essai d'un chemin, l'esquisse d'un sentier. Personne n'est jamais parvenu à être entièrement lui-même ; chacun cependant tend à le devenir, l'un de façon maladroite, l'autre de manière plus intelligente, chacun du mieux qu'il le peut. (...) Mais chacun de nous est un essai de la nature, dont le but est l'homme. Nous avons tous une origine commune, nos Mères, tous nous sortons du même sein, mais chacun de nous tend à émerger des ténèbres et aspire au but qui lui est propre. Nous pouvons nous comprendre les uns les autres, mais chacun ne peut être expliqué que par lui-même.

[Source : citation en français rebolotée grâce à la traduction en anglais.]


Ce sont là clairement des propos qui entrent en résonance avec mes propres réflexions... The truth is not out there after all, trust me, it lies inside you ! :o)

Fond Sonore : Robert Francis, Before Nightfall

Wednesday, March 31, 2010

Interface

A la tévé, un reportage aborde le rapport des ados d'aujourd'hui à internet. Il ne va pas nécessairement dans le fond, reste assez sensationnaliste en s'axant sur ces sentences assassines postées deci delà ou encore ces groupes de réseaux sociaux qui prennent en grippe une pauvre tête de turc qui n'a absolument rien demandé. Une collégienne s'exprime alors sur ce dernier sujet et déclare très placidement :

"Sur Facebook, ça ne fait de mal à personne, c'est derrière un écran d'ordinateur."


J'ai trouvé cette assertion assez édifiante et pour le moins inquiétante, la faute en incombant peut-être à ces parents qui eux-mêmes ne sont pas au fait des subtilités de cet étrange média de communication. Mais hormis la simple question adolescente, je me demande quelle peut bien être la part réelle des internautes, même occasionnels, qui au-delà des pseudos voient véritablement les êtres de chair et de sang qui leurs font face par claviers interposés... Pas tant que cela intuite-je, ce qui me laisse un poil songeur mais ne me surprendrait pas outre mesure en cette époque où l'autre n'existe jamais tant que soi...

Fond Sonore : Alice in Chains, MTV Unplugged

Sunday, March 28, 2010

Minas Jaquith

En tentant de faire un peu de ménage dans mon pécé -ce qui soit dit en passant est assez loin d'être gagné-, je suis retombé sur cette photo de la Tour Saint-Jacques (Paris 4e) que j'avais prise l'été dernier.


[© Ze Captain]


Dites, vous ne trouvez pas que mine de rien elle n'aurait pas dépareillé dans Le Seigneur des Anneaux aux côtés des Tours d'Orthanc et de Barad-Dûr ?!?

Fond Sonore : Crazy Heart, Bande Originale

Saturday, March 27, 2010

Démineurs

Quand Démineurs est sorti en fin d'année dernière, j'avais envisagé de le voir et puis, période tunnel oblige, j'avais malheureusement fini par le zapper. C'est donc très favorablement que j'ai accueilli sa ressortie en salle au début du mois de mars, à la faveur de ces six statuettes récoltés aux derniers Oscars, et j'ai évidemment pris soin de ne pas louper cette seconde chance qui s'offrait à moi !

Démineurs se déroule en Irak, et nous plonge au coeur du quotidien d'une unité de déminage en charge de la région de Bagdad. Le film m'a indéniablement captivé de la première à la dernière seconde, la réalisation virtuose de Kathryn Bigelow m'ayant immédiatement happé pour ne plus relâcher son étreinte. J'ai objectivement eu l'impression d'être immergé au côté de ces quelques hommes stimulés par l'adrénaline du risque, et en sortant de la séance je n'ai pu m'empêcher de penser à ceux qui à cet instant même officiaient sur le terrain en mettant en permanence leurs vies en jeu...

Démineurs est un film efficace, intense, dont le triomphe aux Oscars est loin d'être usurpé. A voir !

Fond Sonore : Aerosmith, Big Ones

Friday, March 26, 2010

Cannes 2010


[© Unknown]

Oyez, oyez, les gens ! Peut-être êtes-vous déjà au courant, mais mouah, j'étais complètement passé à côté de l'info... Figurez-vous que ce bon vieux Tim Burton sera le Président du Jury du prochain festival de Cannes ! Oui oui, farpaitement, et personnellement je suis éminemment enchanté qu'un créatif de sa trempe occupe ce fauteuil, cela me semble être le gage d'un intéressant palmarès à venir ! :o)

=> Le communiqué officiel sur le site qui ne l'est pas moins du festival.

Fond Sonore : Bon Jovi, Crossroads

Sunday, March 21, 2010

Décatie

A chaque arrêt le bus se rempli un peu plus. Des âmes descendent, d'autres montent, mais l'excédent est toujours en faveur de la charge. Je suis pour ma part adossé à l'une des grandes vitres latérales et mon regard examine distraitement les façades d'immeubles qui défilent, cherchant à noter les panneaux de mise en vente, exercice de débusquage dans lequel je commence à me défendre.

Soudain, une odeur singulière commence à taquiner mes narines. Son âcreté est assez désagréable et mon regard balaye le véhicule dans le but d'en localiser la source. Au bout de quelques secondes de double triangulation visuelle et olfactive, mon attention se porte vers un personnage assis à deux mètres de ma position, qui n'était objectivement pas là quelques instants plus tôt.

La dame d'un âge certain se tient de guingois sur son siège. Jambes serrées, ses mains sont sagement croisées sur ses genoux. Le manteau trois quarts beige s'accorde avec les chaussettes de contention et les chaussures à petits talons. A l'opposé s'échappe une tête dont les cheveux gris blancs ramenés en chignon n'ont rien d'extraordinaire au contraire de ce visage un peu trop coloré pour être honnête. A l'évidence, la petite vieille a abusé de ce fond de teint brun grossièrement étalé.

Tandis que je me demande s'il serait possible de dater les couches à la manière de celles des carottes de glace arctique afin de déterminer à quand remonte le dernier contact de sa peau avec de l'eau savonneuse, je me rends compte que mon arrêt est arrivé et je m'empresse de descendre pour respirer un peu d'air frais...

Fond Sonore : Dido, No Angel

Monday, March 15, 2010

RIP Mr Graves


Peter Graves est décédé hier à l'âge de 83 ans. De sa carrière, je dois avouer que je ne connaissais pas tout, mais pour moi de toute façon il restera à jamais Mr Phelps. RIP Peter, ta dernière mission, si tu l'acceptes, sera d'infiltrer les Cieux et de nous rapporter ce qu'il s'y trame, en espérant que tu aies le temps de lire ce billet avant qu'il ne s'auto-détruise !

Fond Sonore : Simple Plan, Still Not Getting Any

Sunday, March 14, 2010

Leçon

Le type progresse dans la rame de RER tout en psalmodiant des "bonjour monsieur" / "bonjour madame" d'un accent non identifié et en exhibant un grand morceau de carton sur lequel on peut lire en substance qu'il n'a pas de ressources, qu'il a quatre enfants, tout ça tout ça. Son allure n'est guère engageante, pour le moins crasseuse.

Personne ne lui prête vraiment attention, chacun feint de l'ignorer et tandis que je me demande si sa pancarte n'est pas qu'un faux destiné à émouvoir son prochain, j'aperçois un quidam un peu plus loin qui farfouille dans sa poche de pantalon. Ce deuxième gus est assez chétif, il a l'air malheureux et la bouteille de rosée à moitié vide qu'il tient en main laisse entrevoir comment il noie son désespoir. Au bout de quelques secondes, l'homme dégage sa main de son jean et tend au premier type quelques piécettes.

Scène édifiante que je me prends en pleine figure...

Fond Sonore : The Kooks, Inside In Inside Out

Les Chèvres du Pentagone

Les Chèvres du Pentagone est typiquement le genre d'objet un peu barré que j'affectionne. Ce film, qui n'a pas d'autre ambition que de distraire, est porté par un casting distingué [Ewan McGregor, G.Clooney, J.Bridges, K.Spacey], objectivement là pour s'amuser, et repose sur une thématique loufoque assumée à 100%. Au passage je ne peux m'empêcher de noter que j'ai adoré ce petit fil rouge d'allusion starwarsesque... ^o^

Alors ok la bobine ne provoque pas l'hilarité, ok on a connu plus caustique, mais il serait tout de même dommage de s'en priver en ces temps de disette rigolatique ! Et si d'aventure vous deviez hésiter, je vous suggère de jeter un oeil à cette vrai-fausse bande-annonce diffusée sur le oueb peu avant la sortie américaine du film qui donne je trouve un bon aperçu de l'esprit du film :



=> Bande-Annonce [La vraie !]

Fond Sonore : KT Tunstall, Eye to the Telescope

Saturday, March 13, 2010

Time Flies

Aujourd'hui, cela fait deux mois, tout juste. Deux mois, cela me semble si proche et si lointain, souvenir diffus entre cauchemar et réalité. Alors que je repense à cette tragique conclusion d'années de lutte et aux semaines qui ont suivi, je me dis que l'on peut apprendre à vivre avec le vide, mais que si la douleur s'atténue elle reste toujours là, latente.

Pour autant, elle ne me sape pas, bien au contraire, elle me rend plus fort en me rappelant combien le fil de la vie est ténu. La vie est courte, ses Voies sont impénétrables, il convient donc plus que jamais de la prendre comme elle vient et de savourer l'instant présent.

Carpe diem.

Fond Sonore : The Last Shadow Puppets, The Age of Understatement

Friday, March 12, 2010

Déphasage

Notre Président, cité par 20 Minutes, écartant à l'avance l'idée d'un remaniement ministériel d'importance après les prochaines Régionales :

"C'est un grand problème français que de confondre tout le temps les échéances. Elections régionales, conséquences régionales. Elections nationales, conséquences nationales."


Sur ce point, je dois admettre que je suis d'accord avec lui, même j'ai bien conscience qu'en l'occurrence cette assertion doit certainement faire ses affaires. Ce qui m'inquiète, c'est que j'ai l'impression que cette mauvaise habitude électorale ne s'arrange pas vraiment avec le temps....

Fond Sonore : Thomas Fersen, Qu4tre

Wednesday, March 10, 2010

Palais Bourdon

A la tévé, au cours d'un reportage, un député s'exprime au sujet de dépenses engagées par la majorité, à des fins discutables. Il dit en substance que c'est "indécent", que la "République mérite d'être mieux représentée", tout ça tout ça. La voix off rappelle alors le montant des émoluments de ce député d'opposition ainsi que certains de ses divers avantages, avant de conclure :

"Dans la maison du miel, tout le monde a la bouche sucrée."


Et je crois bien que c'est là l'une des rares choses à être certaine en politique.

Fond Sonore : GO!GO!7188, Ryūzetsuran

Tuesday, March 9, 2010

Askeméidoscope

Le tram ralentit, et mon regard ne tarde pas à l'apercevoir... Mais serait-il seulement possible de passer à côté ?

La demoiselle se meut d'un pas quelque peu saccadé, laissant son épaisse chevelure noire frisée s'affaisser et se relever par intermittence. Son visage est en partie masqué par d'immenses lunettes aux armatures sombres qui descendent si bas sur ses joues qu'elles manquent de peu de rencontrer ces lèvres parées d'un rouge écarlate.

Cette touche colorée détonne tant par rapport à la petite veste cintrée violette qu'en regard de la jupe en tartan gris qui descend sous le genou et dont s'échappent deux jambes toutes gainées de noir et chaussées de souliers d'un beige inattendu...

Je reste perplexe un instant, je cherche du regard les éventuelles caméras, mais rien, et je me rends à l'évidence : l'élégance n'est pas nécessairement une affaire féminine.

Fond Sonore : L'Arc-en-Ciel, Ark [<= Les amateurs d'animes reconnaîtront sûrement ce titre ! :o)]

Monday, March 8, 2010

Fantastic Mr. Fox

Fantastic Mr. Fox est un film d'animation traditionnelle brillant comme je n'en avais pas vu depuis longtemps. Non seulement la réalisation est époustouflante, mais la narration est d'une fluidité exemplaire. La bobine est drôle, vivante, rythmée, les voix originales et la BO sont au poil. Bref, c'est magnifique, ça donne le sourire, et j'en redemande ! Merci Mr Anderson !

=> Bande-Annonce [Pour que l'effet de surprise soit complet, évitez donc de regarder la BA...]

Fond Sonore : Wolfmother, Wolfmother

Sunday, March 7, 2010

Crazy Heart

Bad Blake est un vieux routier de la country music. A 57 ans, il continue à écumer les bars où il se produit en proposant toujours les mêmes vieux tubes. S'il a la musique dans le sang, Bad est contraint de tourner sans cesse car il n'a pas un rond. Un jour, il rencontre une jeune journaliste, mère célibataire, et l'attirance est immédiatement réciproque en dépit de leur différence d'âge. Mais las, Bad se débat dans son alcoolisme chronique, et rien ne dit qu'il saura prendre soin de quelqu'un alors même qu'il ne sait se sauvegarder lui-même...

Crazy Heart baigne dans cette atmosphère poussiéreuse du sud des Etats-Unis, de ces petites bourgades paumées qui inexplicablement m'attirent. Il se dégage de cette bobine une sincérité authentique qui offre des visages profondément humains à ses différents protagonistes. Jeff Bridges et Maggie Gyllenhaal sont à mon sens tout simplement parfaits, et la relation qui lie leurs personnages illustre cette vérité essentielle pour moi selon laquelle il n'est jamais trop tard pour ajuster nos choix de vie.

Crazy Heart a donc été une très agréable surprise, et je vous la recommande évidemment très chaudement !

PS : Maggie, si tu passes par ici, sache que je t'aime toujours ! ^o^

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Dixie Chicks, Fly

Saturday, March 6, 2010

The Ghost Writer

Un écrivain se trouve embauché pour terminer l'écriture des mémoires d'Adam Lang, ancien premier ministre britannique qui a élu domicile sur une petite île de la côte est des Etats-Unis. La perspective de l'exercice ne l'enchantait guère -son prédécesseur a mystérieusement trouvé la mort par noyade-, mais son agent a néanmoins réussi à le convaincre, en raison notamment des émoluments promis. L'écrivain arrive donc bientôt dans la retraite isolée de l'homme d'état, tandis que ce dernier se voit accusé d'avoir livré des citoyens britanniques à la CIA qui les aurait ensuite torturés. Il se plonge d'emblée dans les ébauches de mémoires et commence son travail de reprise, en tentant de réfréner sa curiosité, ce qui ne sera pas chose aisée...

Autant le dire sans ambages, cette bobine m'a captivé de la première à la dernière seconde. Polanski a brillamment réussi à orchestrer un suspense efficace sans avoir besoin de recourir à des artifices démonstratifs. Sa mise en scène est exemplaire de sobriété, la narration brille par sa fluidité et l'on se prend rapidement au jeu des interprètes, tous excellents, Ewan McGregor en tête. Le film n'est certes pas parfait, conséquence peut-être de cette post-prod déroulée à distance par un Polanski coincé dans son chalet suisse, mais il n'en reste pas moins que cette pellicule sort indéniablement du lot de ce début d'année et qu'il serait fort dommage de ne pas en profiter !

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Yves Simon, Longue Distance

Friday, March 5, 2010

Shutter Island

Shutter Island, une île au large des côtes américaines qui abrite un établissement psychiatrique spécialisé dans les cas extrêmes. Le lieu est évidemment hautement sécurisé, personne ne peut a priori s'en échapper, mais pourtant l'une des patientes disparaît subitement, semblant s'être évaporée dans sa cellule. Le marshal Teddy Daniels, vieux routier de la chasse aux fugitifs, et son nouvel acolyte arrivent alors sur les lieux pour tenter de lever le voile sur ce mystère...

Dès le première minutes, le parti pris esthétique saute aux yeux, le visuel est travaillé pour rendre une atmosphère sombre, pesante. La musique qui l'accompagne se révèle rapidement très (trop) appuyée, et m'a rappelé quelques bobines d'une époque où l'on abusait de tonalités stridentes. Ce choix rétro ne m'a pas déplu, bien au contraire.

Le film est évidemment nimbé de mystère et je suis rentré dans l'histoire sans soucis, même si certains petits défauts techniques m'ont agacé, comme ces scènes filmées à l'évidence en plusieurs prises qui ne sont pas raccord question poses de personnages (ouverture sur le bateau notamment et discussion avec le patient du bloc A). Ou bien Mawtin se fait vieux, ou bien il a confié ces passages à une seconde équipe... Quant au twist final, je me demande s'il n'a pas potassé Shyamalan avant le tournage...

Ceci dit, j'ai tout de même passé un moment plutôt agréable, mais cela est peut-être à mettre en regard du fait que j'avais mis la barre assez bas, n'étant pas exactement fan du Scorsese du 21e siècle... Je vous laisse donc aviser...

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : New Country, Compil

Wednesday, March 3, 2010

Décharné

Un matin d'entre-saison, au sortir de l'hiver, il y a un an. Le train est arrêté en gare de Versailles-Chantiers, il déverse son flot de voyageurs qui se ruent sur l'escalator de milieu de quai. La foule est indéniablement hétéroclite, on y aperçoit de tout. Les silhouettes défilent devant mes yeux et, l'espace d'un instant, l'une d'entre elles retient mon regard.

L'homme est grand, grand et maigre. La tête baissée, barbe et cheveux ébouriffés, il avance au sein de la masse compacte qui se tasse encore à mesure que l'escalator approche. Le type porte un pull léger, visiblement détendu par l'usage, sur un jean élimé bien trop court pour ses longues jambes. Il évolue pieds nus.

La tenue n'est à l'évidence pas de saison et je ne peux m'empêcher d'éprouver de la compassion tandis que l'homme commence son ascension. Sans prévenir, les portes se ferment, le train démarre. Jamais je ne saurai ce que cette apparition furtive, un brin irréelle, est devenue.

Fond Sonore : Natalie Imbruglia, Counting Down The Days

Monday, March 1, 2010

(R)Eveil

Au son de Wolfmother, je me laisse bercer par le train. Un lundi matin comme un autre, la perspective d'une semaine chargée, pas d'entrain ni d'amertume, juste placide.

La rame stoppe en gare, les portes s'ouvrent. Quelques secondes passent, puis mes yeux sortent du vague : une douce sensation flotte dans l'air. La température est fraîche, mais le temps sec. Le silence urbain choie mes oreilles, le soleil levant nimbe les bâtiments d'une douce clarté, ne manque presque que le léger gazouillement des oiseaux.

Petit avant-goût de cette saison prochaine, je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire.

Matin de Printemps -
mon ombre aussi
déborde de vie !


[Kobayashi Issa]


Fond Sonore : Wolfmother, Wolfmother

Sunday, February 28, 2010

(Dés)Equilibriste

Alors que ma rame ralentit, je l'aperçois quelques mètres plus loin, debout au milieu du quai. La minette porte petit blouson en cuir noir sur mini-jupe assortie. Ses longues jambes fuselées touchent le sol de la pointe des pieds, leurs talons en étant maintenus à distance respectable par de petites perches.

Le train arrêté, le sympathique petit minois s'éveille. Il se met en marche et là le charme se rompt sur l'instant. A l'évidence, comme en atteste sa démarche pataude, la mignonette n'a pas son permis de talons aiguilles... Fail !

Fond Sonore : Iron Maiden, No Prayer for the Dying

Saturday, February 27, 2010

I Love You Phillip Morris

I Love You Philip Morris est indéniablement un film surprenant en ce sens que je n'arrive pas à m'en faire une opinion définitive. Je l'ai trouvé distrayant sans pour autant rire aux éclats, j'ai senti une petite poussivité sans toutefois réellement voir le temps passer. J'aimerais bien vous en dire un peu plus, mais je me rends compte qu'en l'espace de quelques jours son souvenir s'est considérablement estompé... Et cela est peut-être au final suffisamment éloquent...

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Jefferson Airplane, After Bathing At Baxter's

Friday, February 26, 2010

Le Livre d'Eli

Eli a un livre, et il ne veut pas qu'on y touche, j'crois qu'c'est clair. Il se balade dans un monde post-apocalyptique, vers l'Ouest, poussé par l'inspiration divine. En chemin, il rencontre, la riretteuuuh, la rirè-è-teuuuuh, ahem, pardon, en chemin donc il rencontre des méchants très méchants dont un pseudo érudit qui cherche évidemment à mettre la main sur ledit livre. Rencontre - confrontation, tout ça tout ça, pour un final un tantinet mystique. Le Livre d'Eli, un film de genre avec ses qualités et ses défauts, à la croisée de La Route et de Mad Max. Pourquoi pas.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Greenday, 21st Century Breakdown

Wednesday, February 24, 2010

Sémantique

Dans l'édition de Metro de lundi dernier on pouvait lire :

Jean-Paul Rouve sera le héros de "En Chantier Monsieur Tanner", une création originale adaptée d'un roman de Jean-Paul Dubois paru en 2006.


Hmmm, dites voir, une adaptation de roman peut-elle décemment être considérée comme une création originale ?!? Pour ma part, je n'en suis pas exactement convaincu...

Remarquez, si cela était le cas, on pourrait par extension estimer que les remakes sont également des oeuvres originales, au travers de leur supposée relecture de l'objet qu'ils plagient. Cela expliquerait ainsi que Scorsese ait pu recevoir un Oscar pour le mauvais film, ces Infiltrés qui n'arrivent absolument pas à la cheville d'Infernal Affairs. [Nota : Dénigrer "Les Infiltrés", ça, c'est (re)fait. ^o^]

Fond Sonore : Amon Amarth, Fate of Norns

Sunday, February 21, 2010

La Dama y la Muerte

Aller hop, un petit court-métrage d'animation 3D, histoire de bien terminer le week-end ! Celui-ci nous vient tout droit d'Espagne et aborde ce délicat sujet qu'est la mort sous un angle humoristique plutôt bien senti. Enjoy ! :o)


[via Au Secours J'Ai Un Blog]


Fond Sonore : Alice in Chains, The Essential

In The Air

S'envoyer en l'air -au sens littéral-, Ryan Bingham adore ça. Il chérit sa petite carte de fidélité qui lui permet d'accumuler des miles, et il vise un chiffre spécifique qui fera de lui un passager aérien privilégié à vie. S'il voyage autant, c'est qu'il est un spécialiste de l'annonce de licenciement : les entreprises louent ses services pour permettre à leurs managers de se défausser de leurs responsabilités. La petite vie de Ryan est bien rôdé, jusqu'à ce qu'une jeune diplômée récemment embauchée par sa société ne dégaine une technique à la page qui risque bien de le clouer au sol. Ryan entreprend alors d'emmener la mignonette dans les airs pour lui faire tâter la réalité du terrain...

Sur une thématique sociale difficile et malheureusement d'actualité, In the Air parvient à faire (sou)rire grâce à un cynisme certain et un humanisme non feint. Le film doit beaucoup je pense à la performance de George Clooney, excellent comme à son habitude, et l'intérêt de l'ensemble réside à mon sens dans le chapelet de relations qui entoure ce personnage central de Ryan Bingham, de sa famille qui ne le connaît pas à cette aventure d'aéroport qui s'avèrera jouer double-jeu.

Même s'il manque un petit je-ne-sais-quoi, la bobine a tout de même su me captiver et me donner envie de lire le roman qui en est à l'origine, Up in the Air de Walter Kirn, et ça ce n'est pas rien. Une petite surprise inattendue donc, à tenter, surtout si vous avez comme moi apprécié les précédentes livraisons du réalisateur, Thank You For Smoking et Juno.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Boomerang

En cette heure tardive, mon âme est bleue, indéniablement bleue. Les pensées virevoltent dans mon esprit, les images se croisent et s'entrechoquent, les mots fusent et se muent en un brouhaha indigeste. J'ai besoin d'expurger, il me faut un catalyseur.



Fond Sonore : The Animals, The Complete

Friday, February 19, 2010

Perspective

En examinant le tampon sur l'enveloppe, j'ai senti la nouvelle venir. Le courrier ne pouvait être quittance, il était trop fin pour se révéler solde de charges, il pouvait potentiellement me signifier un changement de digicode, mais non, j'avais un autre pressentiment... Et ce dernier s'est rapidement confirmé : mon propriétaire souhaiterait récupérer son appartement pour y loger l'un de ses enfants.

Ce qui est marrant, c'est que quelques jours plus tôt je discutais avec ma boulangère au sujet du temps qui passe et je lui confiais me sentir plutôt bien dans ma résidence, très tranquille... A croire que quelqu'un aura surpris notre conversation et s'en sera allé moufter auprès de l'administrateur de biens !

Bon, pas de panique ceci dit, je ne suis pas encore à la rue a priori grâce au truchement d'éléments légaux, et c'est déjà ça. Mais quand même, cette idée de potentielle épée de Damoclès ne me laisse pas méga tranquille, je ne peux m'empêcher de me penser que le bailleur a peut-être un joker magique dans la manche...

D'un autre côté, cela fait un certain temps que j'envisage de déménager, histoire de dérouiller un brin mon quotidien sclérosé, sans toutefois arriver à réellement me motiver. J'ai donc décidé d'aller de l'avant et de prendre cette lettre comme une invitation au renouveau ! Oué, farpaitement.

Alors c'est sûr, une fois l'optique adoptée, je me suis retrouvé un peu comme un capitaine de trois-mâts dépité par une mer étale et un vent absent, le marché de l'immobilier étant objectivement d'une morosité déprimante... Pas trop d'opportunités pour le moment donc, mon enthousiasme est un peu retombé comme un soufflet, mais je reste que le qui-vive... Stay tuned ! :o)

Fond Sonore : Don McLean, Best Of

Sunday, February 7, 2010

Captain Ciné Awards 2009

Comme chaque année à cette époque, j'ai pris mon tas de billets de cinéma des douze mois écoulés en vue de faire un petit bilan. Il s'agit donc d'une année honnête je dirais, avec 62 films en dépit de périodes d'abstinence non négligeables. Chose remarquable, j'ai réussi à glisser ici-même une petite bafouille pour chaque bobine, et je m'en félicite !

J'ai ensuite ouvert mon traditionnel tableur pour travailler cet amas de titres et décider lesquels allaient cette fois-ci avoir les honneurs. J'ai rapidement écarté une bonne vingtaine de films et me suis fixé comme objectif de tendre vers la dizaine, si possible non concentrée dans un genre donné (j'ai mes faiblesses).

La liste à laquelle j'ai abouti après divers remaniages peut sembler un poil hétéroclite, mais on y trouve grosso modo les bobines qui m'ont fait littéralement triper ou qui m'ont tout simplement permis de passer un agréable moment. D'autres films auraient pu y figurer -d'ailleurs il y aurait probablement des variations si je devais m'y remettre la semaine prochaine-, mais il fallait bien trancher pour aujourd'hui.

Aller, trêve de palabres, ze winners are : (par ordre alphabétique)









Et vous, que retenez-vous donc de 2009 cinématographiquement parlant ?

Fond Sonore : Nirvana, Unplugged in New York

Saturday, February 6, 2010

Avatar

Avec tout ça, je me rends compte que je n'avais pas encore parlé de la dernière bobine du Père Cameron... Mais miAvatar que jamais, non ?!? ^o^ *Ahem, désolé. :-]*

Bon, étant donné que j'arrive un peu après la bataille et que tout a déjà été dit ou presque, je ne vais pas m'étendre. Pour faire court, j'ai adhéré au film. J'ai bien lu ici et là quelques critiques négatives en regard de la naïveté du pitch, de son manichéisme exacerbé, mais personnellement cela ne m'a pas gêné un iota, bien au contraire... Disons que j'ai un poil tendance à considérer l'humanité comme globalement assez égoïste / irresponsable et que, de fait, j'aime assez la voir se prendre une rouste monumentale de temps à autre !

Côté visuel, je n'ai rien trouvé à redire. Non seulement la technique m'a bluffé [absence de cette désagréable sensation de personnages réels collés sur des fonds numériques], mais l'univers tout entier possédait une agréable touche exotique propice à l'évasion. Mon seul regret : que Pandora ne soit pas réelle !

Voila voila, comme promis, je n'épiloguerai pas. Reste que je me le ferais bien en 3D maintenant.

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Angra, Holy Land

Sunday, January 31, 2010

Feux d'Ombre - Dean Koontz

Time is certes money, mais time is surtout relatif. Ainsi quand je pensais n'être qu'un peu à la bourre dans l'achèvement de cette série de ma pointe bouquinesque, cette dernière remonte en fait à la fin de l'été dernier... Wooops ! :-]

Le quatrième et dernier roman était donc Feux d'Ombre, de ce cher Dean Koontz. Le pitch ? Eric Leben, brillant scientifique mais être humain éminemment détestable, décède brutalement dans un accident de la circulation. Son corps sévèrement amoché ne tarde pourtant pas à disparaître de la morgue où il était entreposé et sa femme soupçonne rapidement l'effroyable vérité. S'en suit alors une sorte de course-poursuite à travers plusieurs régions des Etats-Unis, qui s'achèvera au sein de la Ville du Péché.

Je me suis objectivement laissé entraîner par ce récit qui contient nombre d'ingrédients que j'affectionne (anciens du Viêtnam, agents des services secrets, personnalités attachantes comme éminemment rebutantes, scientifiques têtes brûlées, fin des années 80,...), mais un indéfinissable petit je-ne-sais-quoi est néanmoins venu me titiller par instants, empêchant mon plaisir d'être entier. A froid, je me demande si cet ouvrage n'avait pas un petit goût de déjà-vu, s'il ne manquait pas un peu d'originalité en dépit de sa thématique...

Quoiqu'il en soit, je vous orienterais donc plutôt vers d'autres titres de l'auteur, à l'instar de Mr Murder ou La Porte Rouge par exemple.

Fond Sonore : The Answer, Everyday Demons

Saturday, January 30, 2010

Vacuité

Lao Tseu, dans l'un de ces élans de Sagesse dont il était coutumier, a déclaré (via Bruits de Palais, revue du Palais des Thés) :

"De l'argile naissent les pots, les bols, les vases,
Mais c'est leur vide qui les fait exister."


Si cette assertion est transposable à l'Homme, alors j'en connais indéniablement certains qui ont un degré d'existence incommensurable.

Fond Sonore : Pantera, Cowboys From Hell

Saturday, January 23, 2010

Interlude

A la suite du post précédent, tout sujet semble pour le moins incongru. Une petite transition s'impose donc et quoi de mieux à cet effet qu'une entraînante vidéo portée par la voix de la grande Edith ?!? :o)



Fond Sonore : Edith Piaf, A Quoi ça Sert l'Amour ?

Tuesday, January 19, 2010

Panta Rei

Personne n'est immortel, pas même une maman. Cette réalité indéniable, je l'avais comme tout le monde occultée jusqu'à ce que la nature ne la rappelle brusquement à mon bon souvenir en ce 13/01 dernier. Et cela fait mal.

Fond Sonore : Arch Enemy, Doomsday Machine

Sunday, January 10, 2010

Tristesse

La trentaine engagée, l'homme est calé dans son large fauteuil rouge, bien emmitouflé dans un épais caban bleu marine. Son menton a trouvé refuge au sein d'une généreuse et douce écharpe, tandis que ses mains, dissimulées dans des gants en laine foncée, sont posées sur un jean d'aspect élimé dont les jambes enserrent un sac à dos léger.

Son regard semble perdu dans un horizon incertain. Par intermittence, le type retire ses lunettes et porte les mains à ses yeux rougis. Il essuie alors quelques larmes qui s'échappent deci delà et roulent sur ses joues pâles. Le monde alentour lui semble bien futile, il s'y sent isolé dans sa bulle.

Soudain, alors que deux de ses voisins discutent, il ne peut s'empêcher de se lever et de leur demander de changer de sujet. Le couple s'excuse, l'homme se rassoit et étouffe un sanglot. Il a indéniablement froid, mais ni son épais manteau ni la température ambiante de la voiture n'y peuvent rien.

Fond Sonore : Jack Johnson, In Between Dreams

Sunday, January 3, 2010

Triplette

En route pour ma séance de Solomon Kane, je rêvasse tranquillement sur mon strapontin. La rame se remplit rapidement à mesure que les stations défilent, et les trois loustics ne tardent pas à pénétrer dans ma voiture. Ils s'installent en rang d'oignons, sur les strapontins qui me font face, comme si la providence les avait destinés à mon examen.

Le premier porte veste de jooooging blanche à trois rayures dorées sur jean noir un peu passé. Le buste droit, les mains gentiment posées sur ses cuisses écartées de quelques soixante degrés, il a le visage boutonneux et l'air plutôt niais d'un ado en plein âge bête.

Le deuxième est plus carré d'épaules, le gros bras des trois. Complétant son voisin immédiat, il arbore jean bleu ciel à veste de jooooging couleur sombre, toujours aux trois bandes. Ses bras tombent sur ses cuisses qui forment un angle de quatre-vingt-dix degrés, et les doigts de ses mains se maintiennent en larges éventails, peut-être de sorte que l'on puisse vérifier qu'il n'est pas palmé. A moins toutefois qu'il ne désire s'assurer que ses diverses bagouses seront bien individuellement visibles.

Le troisième, lui, tiendrait plutôt du règne invertébré. Jean bleu trop large avec évidemment veste de jooooging, il est complètement avachi sur son strapontin et commence même à se répandre sur celui qui le jouxte. La courbure de son corps m'amène logiquement à me demander s'il a ou non effectivement été pourvu de vertèbres, ce dont je doute, et je songe un instant à composer le 911 pour faire mander Mulder et Scully, avant de noter que les jambes du gus sont écartées d'environ cent-vingt degrés.

Trois exemplaires pittoresques, et cette même caractéristique si particulière de grande ouverture guibolesque... D'aucuns pourraient avancer que leurs postures sont dictées par des inflammations aigues du scrotum, mais la concomitance des affections resterait à expliquer... D'autres suggestions plus (ou moins) plausibles ?!?

Fond Sonore : Alice in Chains, The Essential

Saturday, January 2, 2010

La Route

A une époque qui pourrait être la nôtre, le monde a été bouleversé par un cataclysme aux causes indéterminées. Dix ans plus tard, les terres sont ravagées, recouvertes de cendres, les animaux ont disparu, la nourriture se fait extrêmement rare, l'humanité vit ses derniers instants. C'est dans ce contexte de désolation que l'on suit quelques instants de la vie d'un père et de son fils, en route pour le sud de la côte est de feu les Etats-Unis d'Amérique, afin d'échapper si possible aux rigueurs de l'hiver.

La Route m'a avant tout frappé par son côté ultra-réaliste. Il n'est pas aisé de rendre crédible un univers post-apocalyptique, mais John Hillcoat y est admirablement parvenu, notamment au travers d'une photo grisée absolument magnifique. La performance de Viggo Mortensen est également remarquable tant l'acteur habite son personnage. On le voit s'efforcer d'inculquer à son fils des principes de survie en prévision de son inéluctable disparition, mais l'on ne peut s'empêcher de noter la vanité de cette entreprise, sorte de baroud d'honneur d'une humanité condamnée... Même si elle force le respect face au comportement des survivants qui ont capitulé en une barbarie sauvage.


[© Metropolitan FilmExport]

Cette bobine a su conserver mon attention tout au long de ses deux heures de métrage, en dépit de quelques légères longueurs. Elle m'a toutefois objectivement déprimé, et le maigre sursaut d'espoir final ne m'a soulagé que par contraste avec la noirceur globale... Aller, faut que j'aille me changer les idées mouah... :-/

=> Bande-Annonce

=> Conseil : Si le thème vous interpelle, évitez de visionner la bande-annonce avant de vous rendre au ciné.

Fond Sonore : Pascale Picard, Me, Myself & Us

Friday, January 1, 2010

Y2k+10


[© Ze Captain]


Fond Sonore : Green Day, 21st Century Breakdown

Thursday, December 31, 2009

Solomon Kane

Solomon Kane, capitaine sanguinaire qui balaye terres et mers en assouvissant sa soif de destruction. Il suffira toutefois d'un signe (un matin-in-in-iiiin, ah nan, désolé), motivant certes, pour le remettre dans le droit chemin. Ainsi, alors qu'il aborde une mystérieuse forteresse perdue sur une cote d'Afrique du Nord, Solomon se trouve face à un envoyé du Diable (assez classe il faut l'avouer) qui s'en vient chercher l'âme du guerrier corrompue par des années de violences extrêmes. Toutefois, le capitaine parvient à s'enfuir et trouve refuge en un monastère de l'Albion où il s'emploie à emprunter le chemin de la rédemption par un renoncement à toute forme de violence. Mais las, les Forces du Mal ne sont jamais bien loin...

Pas de grande surprise dans cette bobine, un divertissement correct pour les amateurs de Sword & Sorcery. J'ai objectivement apprécié l'ambiance sombre, le côté médiéval violent rempli de gueules cassées, le design des créatures infernales [le collecteur d'âmes du Diable par exemple ou l'espèce de Balrog qui n'aurait pas dépareillé dans la Moria]. J'ai adhéré au thème de l'histoire (je ne connaissais pas spécialement, n'ayant pas lu les bouquins de Robert E. Howard), ce concept d'âme damnée qui cherche la rédemption. Petit bémol toutefois côté scénario, linéaire et facile [le passage de la sorcière ou le coup du frère notamment], qui aurait gagné à être étoffé.

Mébon, mon sentiment reste tout de même plutôt positif, je n'ai pas vu le temps passer. Le conseillerais-je pour autant ? Pas vraiment, à moins que vous ne soyez amateurs du genre. Dans la négative, tentez donc la bande-annonce -que j'ai pour ma part découverte après la séance-, elle dure deux petites minutes et contient absolument tout... :-/

=> Bande-Annonce

Fond Sonore : Green Day, American Idiot

Wednesday, December 30, 2009

Passe-Passe

En petit-déjeunant, j'ai entendu un reportage à la radio qui discourait sur la potentialité d'un retour d'une TVA à 19.6% dans la restauration. Si cela devait effectivement se produire au début de la prochaine année, on se demande (ou pas) qui dans l'histoire pourraient être les dindons de la farce...


[© Chimulus => Blog]


Fond Sonore : Alice in Chains, The Essential

Tuesday, December 29, 2009

Entre-Deux

Nowel est arrivé, puis s'en est allé. Période un peu éreintante, aussi bonne que possible en dépit d'une situation difficile. Retour au bercail, un peu à plat, besoin d'une petite perfusion rock, histoire de regonfler les batteries !



Fond Sonore : Green Day, 21 Guns

Tuesday, December 22, 2009

Bas le Masque !

A chaque fois que je vais au cinéma des Halles à la première séance du dimanche matin, je croise une troupe de retraités. En leur sein se trouve le petit père boiteux.

D'un mètre soixante-dix plutôt ventripotent, il se déplace lourdement en s'appuyant sur une canne de bois vernis. Habillé dans un style qui lui est propre, pour ainsi dire un peu dépareillé, il se fond néanmoins dans la faune bigarrée du centre parisien.

De son visage bouffi s'échappe une voix généreuse qui emplit l'espace à la moindre occasion. Il a des avis arrêtés, se chamaille avec ses potes cinquante-soixantenaires, mais il a un je-ne-sais-quoi de sympathique.

Il y a deux jours, je l'ai vu s'installer à quelques places de moi avant la projection d'Avatar. Sa canne est venue embrasser le sol et, dans un élan de générosité, je la lui ai ramassée. L'homme m'a alors lâché un "merci" que j'ai senti quelque peu arraché.

Alors qu'il entassait ses affaires sur un fauteuil, son proche voisin entreprit de le mettre en garde contre ces mômes qui s'amusaient il y a quelques jours à faire les poches des spectateurs, mais il le regarda à peine, ne lui prêtant objectivement qu'une attention minimale. Devant l'évidence du vent qu'il s'était ramassé, ledit voisin remballa sa mise en garde et s'assit sans plus dire un mot.

Quelques instants plus tard, alors que la salle était déjà bien remplie et que les derniers spectateurs s'affairaient en quête de places stratégiques, une dame passa devant moi et s'approcha du vieux bonhomme. Elle lui demanda si elle pouvait s'assoir à côté de lui afin de profiter de la vue dégagée (i.e. aucune tête ne la gênerait a priori durant la séance) et donc s'il pouvait retirer ses affaires qui l'encombraient.

Le bonhomme s'excita alors rapidement, opposant une fin de non recevoir assez virulente. J'observai la scène du coin de l'oeil, avec une attention redoublée lorsqu'il menaça la pauvre dame de se prendre un coup de cette canne qu'il commençait à brandir en l'air... La dame capitula évidemment, visiblement ébranlée par la virulence de la réaction -on le serait à moins- et s'en alla se trouver une place un peu plus loin...

Finalement, pour autant qu'il ait pu me paraître sympathique au premier abord, ce petit père boiteux se révèla ce jour être un vieux con.

Fond Sonore : Pete Yorn & Scarlett Johansson, Break Up

Monday, December 21, 2009

G.O.P.

Ce monde qui est le notre part irrémédiablement en sucette, le constat en est chaque jour un peu plus accablant. Mais c'en est assez, nous ne pouvons plus rester les bras croisés ! Je vous invite donc à rejoindre cette singulière initiative d'un couple d'américains pour ce solstice d'hiver. Le concept est assez simple, ainsi qu'on peut le découvrir sur leur site ouèb :

"L'objectif ? Induire des changements positifs dans le champ d'énergie de la Terre en dédiant consciemment l'énergie orgasmique aux vibrations de Paix.

Comment ? Nos esprits et notre biologie influencent la Matière et les Champs d'Energie Quantique. Par conséquent, en concentrant nos pensées avant, pendant, et après l'orgasme sur la paix et la bonté, la synergie des hautes énergies physiques orgasmiques combinées avec le pouvoir de la visualisation positive pourrait aider à réduire le niveau global de violence, de haine et de peur. L'orgasme est le plus grand afflux instantané possible d'énergies humaines biologiques et spirituelles, c'est un véritable don biologique ! Quelle meilleure façon que de servir vos résolutions pour la Paix ?"

[Source : Global Orgasm for Peace - Traduction : Ze Captain]


J'en vois bien deux trois qui rigolent là-bas au fond, mais perso je dis que dans le doute, ça ne coûte rien d'embrasser cette initiative, sinon un peu de plaisir !

En résumé, ce soir plus que n'importe quand :


© Unknown


Fond Sonore : Pete Yorn & Scarlett Johansson, Break Up

Sunday, December 20, 2009

RIP Mrs Murphy


Brittany Murphy est décédée aujourd'hui à l'âge de 32 ans (sic). Je ne connaissais pas sa carrière en détail, mais je l'avais notamment remarquée dans Pas un Mot et Sin City. RIP bella, la Ville du Péché va se sentir bien orpheline sans toi !

Fond Sonore : Amy MacDonald, This Is The Life