Saturday, March 12, 2011

Guide de Survie en Territoire Zombie - Max Brooks

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été attiré par la thématique zombiesque, sans vraiment savoir pourquoi. Si j'ai profité d'un bon nombre de bobines -dont de multiples visionnages de la mythique Trilogie de Romero-, je n'avais pas encore franchi le cap dans le domaine littéraire. C'est à présent chose faite avec le Guide de Survie en Territoire Zombie de Max Brooks.

Le bouquin se présente comme un recueil du savoir empirique accumulé par les hommes depuis que la menace zombiesque se fait plus pesante. Ce parti pris original a clairement attisé ma curiosité et c'est plutôt de bon coeur que je me suis lancé dans la lecture.

L'ouvrage se structure en sept sections, et commence par introduire le phénomène zombie [Les Morts-Vivants : Mythes et Réalités (p15-p52)]. Cette entrée en matière m'a séduite car elle déborde du cadre de la mise en situation que j'ai maintes fois expérimentée tant devant ma tévé que dans mes rêveries (ou "horroreries", c'est selon ^^). L'analyse clinique du phénomène souligne ainsi un second degré que le titre de la section m'avait suggéré, et se pose en bonne encyclopédie du genre.

Changement de registre ensuite, puisqu'après la dissection scientifique, le guide sombre dans le catalogage basique [Armes et Techniques de Combat (p53-p104) // Défense (p105-p146) // Fuite / Déplacements (p147-p188) // Chasse / Nettoyage (p189-p228) // Vivre dans un Monde Envahi par les Zombies (p229-p268)] que j'ai trouvé assez laborieux. Cela m'a d'ailleurs renvoyé à ce Guide Pratique pour l'Expédition et l'Aventure dégoté dans une bouquinerie alors que j'étais ado : j'avais dépensé quelques sous pour ce bouquin sous l'injonction d'un pseudo appel à l'aventure pour rapidement me rendre compte qu'il n'avait d'intérêt qu'avec un lourd sac sur le dos en plein milieu de l'inconnu. C'est exactement la même chose pour le guide de Max Brooks dont les sections 2 à 6 ne se trouvent guère palpitantes hors invasion avérée.

Après ce long, très long, trop long passage (presque 220 pages sur 360 quand même), le bouquin s'achève sur une section de background historique [Epidémies Recensées (p269-p358)]. Bon, comment dire... A l'école, je n'étais déjà pas exactement fan des litanies historiques, du ton délesté de la moindre emphase de ces cours où l'on tentait de nous faire ingurgiter moult dates et autres évènements mineurs sans tenter de nous faire réfléchir sur les maux dont ils étaient autant de symptômes, alors retrouver cet esprit après 220 pages qui ont clairement mis ma motivation à l'épreuve, merci bien...

C'est donc quelque peu soulagé que j'ai refermé le livre une fois le dernier caractère atteint. Ce livre peut vous sauver la vie clame la quatrième de couverture... Certes oui, mais attention, il ne vous sauvera probablement pas de l'ennui...

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Nota : Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique. Hop, niveau "Catastrophe Naturelle" assuré ! :o)

Saturday, March 5, 2011

Black Swan

Cela fait quelques semaines déjà que je suis allé voir Black Swan, mais le souvenir de cette bobine s'est à peine étiolé, il me hante toujours comme au premier soir.

Le film prend pour cadre le prestigieux New York City Ballet et s'articule autour du personnage de Nina [Natalie Portman, impressionnante], danseuse au sein de la troupe. La jeune femme s'entraîne dur pour décrocher le rôle principal du Lac des Cygnes, entreprise d'autant plus délicate que le Maître de Ballet Thomas Leroy [Vincent Cassel] veut innover en faisant incarner le Cygne Blanc et le Cygne Noir par la même artiste. Si Nina possède une technique sans faille doublée d'élégance -ce qui sied au premier rôle-, elle pêche par un excès de rigorisme qui ne laisse transparaître la fougue sensuelle requise pour le sombre alter ego.

Sous le stimulant feu croisé de l'ambigu Leroy et de la rivale dévergondée Lilly [Mila Kunis - Raaaah cette voix en VO... <3 ], Nina parviendra à décrocher ce double rôle tant convoité, mais la jeune femme en paiera le prix fort. Son esprit se trouvera ainsi soumis à rude épreuve, tant par les exigences des ateliers du ballet que par l'étouffante emprise maternelle. Le talent d'Aronofsky a consisté ici à nous plonger dans la psyché de Nina, usant adroitement d'artifices fantastiques pour nous confronter à la violence de cet univers intérieur [les automutilations] et nous imposer son éclatante libération [la magistrale naissance du Cygne Noir sur scène].

J'en suis pour ma part ressorti tout secoué, l'un des thèmes du Lac des Cygnes tournant en boucle dans ma tête pendant un long moment, et revoyant par flashs les scènes qui venaient de défiler devant mes yeux. Une claque cette bobine donc, à voir absolument !

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Pour ceux qui se poseraient éventuellement la question "Est-il difficile de danser le lac des cygnes avec des palmes ?", voir la réponse en vidéo : là.

Friday, March 4, 2011

Instant Choux

Sonnerie de portable.
Tout un bus.
Connivence.

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Comme quoi la concision de l'esprit haikuesque se suffit farpaitement à elle-même.

Sunday, February 27, 2011

127 Heures

127 Heures, c'est la durée du calvaire vécu en 2003 par Aron Ralston, jeune américain pré-trentenaire qui parti en randonnée solitaire se retrouva pris au piège dans un défilé particulièrement étroit d'un canyon de l'Utah, le bras droit coincé sous une lourde pierre. Danny Boyle raconte cette mésaventure telle qu'elle a été livrée par le miraculé après libération de sa prison de roche, et parvient à captiver l'attention tout du long des 1h34 de métrage.

Bien que tenant en bonne estime plusieurs bobines du réalisateur [28 Jours Plus Tard / Sunshine / Slumdog Millionaire], j'étais tout de même un peu réservé quant à l'exercice qui s'annonçait ici, en dépit d'une bande-annonce engageante. Si le père Boyle a brillamment réussi l'entreprise, c'est qu'il a fait en sorte que l'on vive cette expérience au côté de l'infortuné Aron, partageant l'intimité de son réduit comme de son esprit. Les phases que traverse le jeune homme sont retranscrites avec ingéniosité, les émotions palpables et je dois avouer être moi-même passé par des montagnes russes, de la joie ludique initiale à la souffrance du désespoir, en passant par l'exultation de la perspective de survie surgie du néant.

Que l'on ne s'y trompe toutefois pas, 127 Heures n'est pas un simple thriller, c'est avant tout une aventure humaine, riche d'émotions donc, mais également d'enseignements : je me suis ainsi vu prendre à mon compte certaines des réflexions de ce brave Aron. Un bon moment de cinéma pour ma part, intense, et en guise de conclusion je reprendrai les mots de Christophe Narbonne (Première) au sujet de Danny Boyle : "c'est un putain de cinéaste" (via).

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Emplettes du Week-End


[© Ze Captain]

J'ai notamment enfin acquis Bilbo le Hobbit, car si j'ai lu plusieurs fois Le Seigneur des Anneaux je dois confesser ne pas avoir encore à ce jour dégusté ce roman qui conte l'arrivée de l'Anneau Unique en la Comté... :-] Les deux autres bouquins m'ont été suggérés par deux bobines, l'une de Stephen Frears -High Fidelity-, l'autre de Terry Gilliam -Las Vegas Parano.

Côté dévédés, on trouve un lot de cinq dégotés dans le cadre de l'offre habituelle à 30€ : j'ai déjà vu -et apprécié- les trois du bas tandis que les deux du haut m'ont été recommandés par des connaissances. Encore de sympathiques moments en perspective ! :o)

Saturday, February 26, 2011

Echange

Planté près de l'arrêt depuis quelques minutes, je tourne la tête pour guetter l'arrivée du bus. Mon regard intercepte au loin une silhouette pataude qui se déplace en ma direction. A mesure qu'elle se rapproche, les détails de son apparence se font plus nets.

L'imperméable beige crasseux renferme un petit bonhomme ventripotent dont la tête se trouve protégée par un chapeau bien enfoncé. Le manteau laisse apparaître un pull col V à l'évidence détendu par l'usage et un pantalon en toile légère que l'on devine trop grand pour les fines gambettes du propriétaire. La silhouette avance cahin-caha et s'en vient se poster à côté de moi.

Les bras se délestent du cabas en toile chargé de courses et le type lance de sa voix rauque une phrase sur le temps qu'il fait. Je me demande s'il s'adresse à quelqu'un en particulier, mais les autres quidams ne daignent même pas dévier leur regard en sa direction. Le type réitère son assertion et cette fois je lui réponds. Nous échangeons quelques banalités sur les saisons, la neige, la pluie, les chutes, il me jette parfois un regard complice de ses yeux jaunis et injectés de sang, agitant son mégot de cigarette en l'air à la manière d'un Columbo.

Le bus approchant, je lui souhaite bonne journée, ce qu'il me retourne d'un grand sourire que l'on devine sans malice. Je monte et une fois installé à l'arrière je balaye le véhicule du regard : le type est également du voyage et a entamé la discussion avec un autre gus. Je pense alors que vivre tous ensemble, finalement, c'est aussi simple que ça. Et je souris.

Fond Sonore : Sick Puppies, Dressed Up as Life [Extrait : All the Same]

True Grit

1870, Ouest Américain. Le père de la petite Mattie Ross [excellente Hailee Steinfeld] a été abattu de sang froid par un certain Tom Chaney qui s'est enfui sans que personne ne prenne la peine de le poursuivre. Décidée à venger son paternel, l'adolescente -qui ne manque pas d'aplomb- engage pour traquer l'assassin un US Marshall [Jeff Bridges, plutôt bon mais imbitable avec son accent traînant et mâchouillé] certes alcoolique mais néanmoins tenace et sans pitié. Déterminée -voire obstinée-, Mattie restera collée aux basques de son aîné, de sorte à s'assurer que le travail sera bien accompli. Le duo croisera sur sa route quelques âmes dont notamment celle d'un Texas Ranger [Jason Bourne, mais sans Pam ni sa clique] avant de finalement choper le fameux Tom Chaney [Josh Brolin, que l'on voit si peu qu'il aurait dû selon moi céder sa place sur l'affiche à la jeune Hailee Steinfeld].

Pour en arriver là, les frères Coen nous emmènent dans un périple à cheval qui malheureusement a relativement échoué à ne serait-ce que susciter mon adhésion. Je m'attendais en effet à quelque chose de trépidant, et au final aucun souffle ne m'a fouetté le visage, mes cheveux n'ont pas volé au vent ['Fin en même temps ça serait difficile... XD], la bobine s'est même révélée relativement lente et bavarde par instants. Le développement a d'autant plus déçu mes espoirs que la mise en place m'avait mis en confiance, portée qu'elle était par l'étonnante Hailee Steinfeld, et si la conclusion douce amère est intéressante, elle ne suffit pas à rattraper le reste.

En gros, pour résumer, je dirais que je voulais du rock'n'roll sous amphet', et que j'ai finalement eu droit à une pelloche sous valium. Bon, vais m'en aller réviser No Country for Old Men mouah tiens !

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Fond Sonore : Scorpions, Best Of [Extrait : Wind of Change]

Friday, February 25, 2011

TRON - Sweded

Comme je l'écrivais il y a peu, TRON - L'Héritage a constitué une monumentale déception. La faute en incombe probablement à une production qui n'a rien compris à la philosophie d'origine et qui pense que les effets numériques peuvent à loisir se substituer à l'esprit. Eh bien non, les moyens ne sont absolument pas une condition sine qua non de la réussite, la meilleure illustration en étant probablement que le suédage du TRON premier du nom m'a bien plus fait triper que le clinquant rejeton de luxe. Enjoy !


[via]

Fond Sonore : Mickael Miro, L'horloge Tourne

Thursday, February 24, 2011

Le Discours d'un Roi

Il était une fois Bertie, fils cadet de Son Altesse George V. Par un coup du sort, ou plus prosaïquement du fait de l'abdication de son frère Edouard VIII, le brave bonhomme se voit contraint de monter sur le trône, ce qui le fait flipper grave vu qu'il a un petit défaut d'élocution. Secondé par un professionnel aux méthodes peu orthodoxes, il finira néanmoins tout de même par prononcer le fameux discours qui fera entrer le Royaume-Uni en guerre contre le IIIe Reich. Un handicap, une solution, de bons interprètes, une réalisation clean, de bons sentiments, quelques moments amusants, mais un ensemble globalement très (trop) convenu, très (trop) propret, bref sans grand relief à mon goût. Je ne me joindrai donc pas à la liesse populaire qui entoure cette bobine.

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Fond Sonore : Tom Waits, Used Songs 1973-1980 [Extrait : Blue Valentines]

Tuesday, February 22, 2011

Les Femmes du 6e Etage

Paris, années 60. La famille Joubert habite un immeuble bourgeois comme il y en a tant. Les deux garçons vivent en pensionnat, Madame passe son temps à faire les boutiques et prendre le thé, tandis que Monsieur gère un cabinet de change et de placements. Au départ de la bonne bretonne, la famille se fait conseiller par ses semblables bourgeois "l'Espagnole" -à la mode mais surtout plus corvéable-, et en vient donc à embaucher la jeune Maria.

Par l'entremise de cette dernière, Jean-Louis Joubert va prendre conscience qu'une petite communauté vit dans le même immeuble que lui mais dans des conditions de confort et de salubrité toutes relatives, les bonnes des appartements de sa résidence, Les Femmes du 6e Etage. Cela va amener l'homme à s'extirper de ce quotidien formaté qui l'emprisonne et à voir son horizon s'élargir considérablement.

Cette fable sociale se montre résolument optimiste et si la bourgeoisie parisienne en prend discrètement pour son grade ce n'est pas là pour moi l'essentiel de la bobine. Ce qui fait son charme, ce sont les rapports humains qui y sont dépeints, cette émancipation salutaire de l'un pour au final le bonheur de l'ensemble des autres. Il se crée dans cette bobine une agréable alchimie entre les personnages, supportée par des dialogues et des situations qui s'accordent naturellement avec le jeu sincère des acteurs. L'histoire est certes (très) simple, mais cela fonctionne et pour ma part j'ai souri et ri sans discontinuer, ce qui dans la morosité ambiante actuelle ne fait jamais de mal.

Une bien sympathique surprise donc, un petit bonheur inattendu que je vous recommande donc chaudement ! :o)

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Fond Sonore : The Last Shadow Puppets, The Age Of Understatement [Extrait : My Mistakes Were Made For You]

Sunday, February 20, 2011

Partage

Le couple arrive Place de Moro-Giafferi. Lui tient le chien en laisse, grande bête type dogue allemand, le regard aussi haut(ain) que celui de son maître. Elle traîne avec lourdeur le caddie remplie de marchandises dégotées au marché du coin. Le clebs furète à gauche, à droite, encore à gauche, encore à droite, puis s'arrête sur le trottoir un peu à l'écart, et s'accroupit.

Son office terminé, le dogue se relève et reprend ses oscillations comme si de rien n'était. Son maître ne bouge pas, il regarde au loin, immobile. La femme pose alors son caddie à la verticale, sors un sac en plastique de sa poche, s'accroupit péniblement, ramasse les déjections canines et se relève non moins péniblement. Elle se dirige ensuite vers la poubelle, le type penche le buste de côté tandis que le colis le "frôle" à un bon mètre.

La femme reprend son poste au caddie, l'homme continue d'explorer l'horizon, et la petite troupe reprend sa marche, dans la félicité d'une vie de couple harmonieuse.

Fond Sonore : Eric Clapton, From The Cradle [Extrait : Third Degree]

Et Si On Simplifiait... - Théâtre Laurette

Au début de l'année, après avoir profité de la pièce A Deux Lits du Délit au Théâtre de la Michodière, je suis allé voir une production à dimension plus humaine, Et Si On Simplifiait..., au Théâtre Laurette (Paris X).


[© Ze Captain]


L'environnement tranchait sensiblement avec celui de mon spectacle de réveillon : ici, point d'orchestre, corbeille, balcons, juste une petite salle d'une cinquantaine de places, avec estrade d'un côté et planches de l'autre. Même sort pour la logistique, réduite au minimum, les deux comédiens se chargeant eux-mêmes de l'accueil.

Le spectacle a débuté sans traîner, et voir les deux êtres changer de casquette comme si de rien n'était pour se métamorphoser en leurs personnages respectifs avait un petit côté surréaliste. Ou magique. Le genre de sensation que l'on ne peut ressentir que dans les petits établissements de quartier.

La pièce s'articule autour de notre belle langue et des maltraitances que l'époque lui inflige. Elle oppose un grammairien (plus ou moins) de renom, Nestor, à son assistante de la génération SMS, Gwendoline. Cette dernière ne jure que par le correcteur orthographique de Word (Souriez, c'est cela, souriez ! ;p) et le moteur de recherche Google, ce qui a le don d'exaspérer (à juste titre) son patron. Toutefois, à la faveur d'un retournement de situation inattendu, la jeune femme verra son rêve de réforme orthographique prendre corps avec le soutien contraint d'un Nestor tout dépité...

Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre et je dois reconnaître ne pas avoir trop vu le temps passer, réagissant plutôt positivement aux échanges entre ces deux personnages. Le texte présenté est original, il fait réfléchir, sourire, mais n'emporte pas non plus aux éclats. Le divertissement est là bien que le rythme soit inégal et le jeu parfois un peu trop appuyé, cela restant toutefois gérable eu égard à la durée clémente de la pièce (~1h).

Ceci étant, je suis ressorti globalement satisfait de l'expérience, déposant de fait de bon coeur une obole à la fin de la représentation qui se jouait "au chapeau" (pas de droit d'entrée mais don à discrétion en fonction de l'enthousiasme à la sortie), et pour ceux qui voudraient tenter la chose, elle se joue encore tous les samedis soir d'ici à fin mai.



Fond Sonore : Once, Bande Originale [Extrait : Falling Slowly]

Saturday, February 19, 2011

TRON - L'Héritage

En prévision de cette séance, j'ai révisé TRON premier du nom le week-end dernier, et ce film reste objectivement avant-gardiste pour son époque, que cela soit au niveau des effets spéciaux numériques ou de la thématique des entrailles informatiques. Grand bien m'a pris d'ailleurs de procéder à cette petite révision car il m'a ainsi été très facile d'accrocher le train du successeur, TRON - L'Héritage, qui dès ses premières séquences renvoie à la mythologie (ENCOM, Dillinger, Flynn, CLU, TRON,...).

Le miracle de la mise en place passé, à savoir dès que Flynn Jr pénètre dans l'antre de son père, mon enthousiasme est toutefois retombé à la manière d'un soufflé au fromage sorti trop tôt du four. En gros, j'ai trouvé que cette bobine était une grosse coquille vide, qu'elle n'était que pure esbroufe. Non seulement le rythme brille-t-il par son absence mais en sus le film s'est-il révélé inutilement bavard et sans réelle intensité d'aucune sorte.

Il y a bien quelques sursauts ponctuels, sans originalité toutefois car on peut non seulement identifier les évidents recyclages du premier opus (combats de disques / courses de motos) mais également des repompages en pagaille (la mise en place de l'armée => L'Attaque des Clones / la galvanisation des troupes => Les Deux Tours / le déplacement du fauteuil de Flynn Jr vers la tourelle de tir => Goldorak / la séquence de shoot consécutive => le Millénium Falcon)... Et je passerai sur cette scène absolument inutile avec un ersatz de Ziggy Stardust tout bonnement agaçant.

Quant à la 3D, les meilleurs passages étaient probablement situés dans la pré-projection, avec la pub Oasis dans laquelle la mûre joue à Superman hors de l'écran et la BA de Sanctum avec ses sympathiques effets de profondeur.

'Fin bref, pour en revenir à TRON - L'Héritage, il n'y a selon moi pas grand chose à sauver dans ce gloubi boulga assez indigeste. Voilà, c'est dit.

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Fond Sonore : Shivaree, I Oughtta Give You A Shot In The Head [Extrait : Bossa Nova]

Friday, February 18, 2011

Sex Friends

Pour être honnête, quand je me suis rendu en salle pour voir Sex Friends, je m'attendais à un truc convenu, un peu longuet, mais néanmoins regardable après une journée de boulot menée tambour battant. La séquence d'ouverture a toutefois éveillé en moi un intérêt assoupi d'avance, et celui-ci ne s'est point rendormi pendant la séance : force est effectivement de constater que j'ai plutôt été charmé par cette bobine !

Il s'en dégage ainsi une fraîche sincérité qui détonne dans un genre où les surjeux ont tendance à se libérer plus que de raison. Si la trame est (Evidemment ?) assez balistique, son traitement m'a semblé avoir un petit plus, un côté décalé atypique, avec un humour omniprésent qui fait mouche sans avoir besoin de recourir à de gras artifices. Par ailleurs, si les personnages sont touchants, il n'y a pas de pathos dégoulinant, ni dans un sens ni dans l'autre, ce qui contribue au sentiment de crédibilité de l'histoire proposée.

Les acteurs tirent tous leur épingle du jeu, des premiers aux seconds rôles, Natalie Portman en tête. Elle campe en effet à la perfection cette doctorante en médecine qui se ferme aux sentiments de peur d'en souffrir, et son partenaire Ashton Kutcher m'a surpris dans sa sobriété, ce d'autant plus que je l'assimilais à un acteur de sous-catégorie... Comme quoi les préjugés...

Sympathique séance donc, une agréable surprise que je reverrais bien à l'occasion sur petit écran ! :o) Par contre, faudra m'expliquer pourquoi le titre en VO "No Strings Attached" est devenu "Sex Friends" dans l'Hexagone... Une fois de plus, c'est n'importe quoi...

=> Bande-Annonce [<= Si vous envisagez de voir cette bobine, évitez donc de regarder cette BA qui dévoile un peu trop de choses...]

Fond Sonore : Four Non Blondes, What's Up

Wednesday, February 16, 2011

Choc

Le fond de l'air est frais, la luminosité faiblit. Je marche d'un pas alerte mais tranquille. L'homme me double par la droite, à petites foulées. Ses chaussures de ville claquent sur le sol, il manque de faire tomber sa serviette, mais la rattrape de justesse et la presse contre son torse. Il lève la tête, ses enjambées s'allongent, il est pressé l'homme.

Dans son univers, rien ne compte hormis ce Graal si proche et si lointain, cette rame de tram à quai pourtant pas denrée rare. Dans son monde, il est seul. Ses sens aveuglés ne détectent pas l'obstacle et bientôt il bouscule la fillette, laquelle virevolte, se retrouve expulsée de sa trottinette et le regarde toute hébétée. Grand Prince, l'homme pressé ralentit le pas, la regarde d'un air à peine désolé en haussant les épaules et en pointant du doigt la rame toute proche, avant de repartir de plus belle.

Il l'aura son tram, oui, il l'aura car s'il avait pris la peine de viser le panneau d'affichage, il aurait vu de loin qu'il n'y avait point péril en la demeure, le départ n'étant pas le moins du monde imminent. Non seulement l'aurait-il vu, mais en sus n'aurait-il pas bousculé sans scrupule aucun cette fillette anonyme.

Fond Sonore : Hervé Cristiani, Il est libre Max

Friday, February 11, 2011

Arrietty - Le Petit Monde des Chapardeurs

Dans sa dernière livraison en date, le Studio Ghibli propose une histoire inspirée d'un roman jeunesse de Mary Norton, Les Chapardeurs, déjà adapté en live à la fin du siècle dernier dans une sympathique bobine que j'ai visionnée plusieurs fois avec un égal plaisir, Le Petit Monde des Borrowers. L'action prend ici place dans la banlieue tokyoïte et s'articule autour d'une petite famille de Minipouss. Ces petits êtres vivent de la chaparde, ils puisent discrètement leurs ressources dans les possessions de ces humains dont ils se cachent comme de la peste. La prudence est donc érigée en principe, mais la jeune Arrietty fait preuve d'une audace insouciante, ce qui la conduit à flirter avec le danger et bientôt exposera sa famille aux yeux des géants, bouleversant par là-même leur existence tranquille...

La qualité de la réalisation de cette bobine est évidemment de haut niveau, preuve s'il en fallait que le Studio Ghibli continue de régner en maître dans ce domaine. Il s'en exhale une agréable poésie, même si je regrette que le scénario ne se soit pas révélé plus ambitieux. Ainsi, Arrietty - Le Petit Monde des Chapardeurs se trouve parfaitement adapté à un jeune public, peut-être était-ce d'ailleurs la cible prioritaire. Globalement, j'y ai pour ma part tout de même passé un agréable moment, et si vous appréciez l'univers du studio il devrait en être de même pour vous.

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Nota : Ce billet est le 1200e du lieu, ce qui vous en conviendrez est tout de même honnête ! \o/
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Fond Sonore : Shania Twain, Come on Over [Extrait : You're Still The One ]

Thursday, February 10, 2011

Les Chemins de la Liberté

1940, Sibérie, un Goulag comme tant d'autres. Les conditions de (sur)vie sont rudes, les hommes marqués par le lieu. Le film retrace l'histoire -avec plus ou moins d'exactitude- d'un groupe de prisonniers qui se sont fait la malle et qui ont à pied traversé la Sibérie, la Mongolie, la Chine, pour enfin échouer en Inde.

La caméra de Peter Weir suit le périple de ces hommes en effectuant de régulières ellipses qui donnent l'impression d'une juxtaposition de tableaux. Soit. Les images sont magnifiques, les acteurs convaincants [Colin Farrell évidemment] mais j'ai eu du mal à ressentir de l'empathie pour ces pauvres hères en quête d'un improbable salut.

La petite troupe ne semble jamais réellement souffrir de la faim et les milliers de kilomètres se montrent relativement cléments vis à vis des extrémités distales de leurs membres inférieurs. Les podo-bobos se trouvent bien évoqués ponctuellement mais en regard de l'équipement pas vraiment adapté à la marche forcée sur longue distance la réalité a dû être bien pire... Ces détails entament la crédibilité du périple, mais je m'en serais accomodé si la bobine avait exhalé un semblant de souffle épique. Ce qui n'est pas le cas, malheureusement.

Je suis donc ressorti de cette séance avec une impression mitigée, pas désagréable, mais pas totalement emballé non plus. Les Chemins de la Liberté, à voir, ou pas.

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Fond Sonore : Bernard Lavilliers, Histoires [Extrait : On the Road Again]

Rien à Déclarer

Echaudé par l'expérience Bienvenue chez les Ch'tis, je ne comptais pas voir le dernier Dany Boon, Rien à Déclarer, mais j'y suis tout de même allé à la faveur d'une bande-annonce qui laissait entrevoir quelque potentiel sympathiquement rigolo. J'en ressors tout juste et force est de constater que le compte n'y est pas. Non seulement la comédie est poussive, mais en sus le comique est éculé voire facile (je passe sur le côté parfois gras), et ce qui est amusant figure dans la bande-annonce. A sauver, je ne vois guère que la prestation de Poelvoorde (son personnage représente un condensé d'une nature humaine qui me hérisse le poil) et le minois de Julie Bernard. Mébon, en bref, je suggère que vous vous contentiez de la bande-annonce, elle a le mérite non négligeable de ne pas durer 1h50.

Nota : Ce qui m'emmxrde le plus dans l'histoire, c'est probablement qu'il semblerait que je partage l'opinion des Cahiers du Cinéma. ^o^

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Fond Sonore : Bernard Lavilliers, Histoires [Extrait : Y'a peut-être un Ailleurs]

Sunday, February 6, 2011

Something Strange

En ce début de soirée, dans le tram, les gens sont (très) tendus. Peut-être à cause de ces quelques rames passées sans voyageurs, pour régulation. Peut-être. Ou pas. Les gens sont tendus, se bousculent, s'invectivent, à deux doigts de la confrontation physique. Je m'extirpe néanmoins du lieu sans dommages.

There's something strange in the air tonight.

Quelques heures plus tard, je sors du ciné. Minuit passé, l'air est frais, mais pas froid, presque doux. Je file dans la première bouche de métro. Au loin, une bande, ados et jeunes adultes, je stoppe en milieu de quai, distance de sécurité. En face, un gamin colle un groupe de trois, l'homme de se retourne, le gamin file, l'homme le suit du regard. Mains dans les poches de jean pouces sortis, air de p'tite frappe, le pré-ado marche jusqu'au bout du quai puis s'en revient pas trop loin. La rame approchant, il rejoint le trio, qui évite de monter dans la même voiture à la faveur d'une habile manoeuvre de dernière seconde.

There's something strange in the air tonight.

Je descends de ma voiture, j'accélère, la bande est éparpillée dans le couloir. Nonchalants, ils occupent l'espace, je ralentis le pas. Grands, petits, maigres, gros, baggys, jeans taille basse, sweats, blousons en cuir, canettes de jus d'orange, bouteilles de bière, cigarettes et pétards. Petit escalier, portes automatiques, mini escalier, puis voie descendante. La bande opte pour le descalator, je prends les marches et les dépasse. J'enchaîne le couloir, les voix s'estompent, les chemins se séparent.

There's something strange in the air tonight.

Attente du tram. Deux types pas tibulaires mais presque me dépassent et s'en vont se poser en bout de quai. Une fois à bord, le duo remonte les voitures et s'en vient se poster juste derrière moi. Je passe en mode des mauvais jours. Les types descendent un arrêt avant le mien. Relax Max.

There's something strange in the air tonight. Nothing happened. But this is no country for old men anyway.

Fond Sonore : Neal Black, Handful of Rain

Saturday, February 5, 2011

Au-Delà

Clint Eastwood restera toujours pour moi avant tout cet acteur emblématique de la Trilogie du Dollar, et particulièrement le Blondin du mythique Le Bon, la Brute et le Truand. Il a certes interprété d'autres rôles notables, dont l'Inspecteur Harry et ses répliques inimitables [@ 2'30], mais que voulez-vous la poussière de l'Ouest conserve de loin ma préférence !

En sus, Clint est également un réalisateur de talent, qui ces dernières années m'a séduit avec des films comme Gran Torino, Million Dollar Baby ou encore Mystic River. Je pensais qu'il s'adonnait sporadiquement à l'exercice, mais il s'avère qu'il a en fait livré bien plus de bobines que je ne l'imaginais : une trentaine bien tassée, dont pas mal de morceaux de choix !

Un homme de cinéma au talent au moins double donc, mais la perfection n'étant pas humaine, il fallait bien que le colosse du septième art trébuche un jour... C'est aujourd'hui (malheureusement) chose faîte avec Au-Delà.


Dans cette livraison, Clint a décidé d'explorer la question de la mort, au travers de trois axes qui immanquablement finiront par se rejoindre.

  • Marie, journaliste à la tévé française, se trouve en Indonésie quand le tsunami meurtrier frappe la côte. Happée par les flots tourbillonnants, la jeune femme boit la tasse et vit une NDE avant d'être réanimée. L'expérience la laissera profondément ébranlée, même si dans un premier temps elle semblera occulter l'évènement.

  • Marcus, pré-ado londonien, perd lui un être proche, sa moitié, sans qui la vie semble impossible. Enfermé dans son chagrin, il entame un travail de deuil, tandis qu'il se trouve pris en charge par les services sociaux d'aide à l'enfance. Marqué, le jeune garçon fera néanmoins preuve de débrouillardise pour tenter d'aller de l'avant.

  • Enfin, George, ouvrier californien, possède une capacité unique, celle d'entrer en contact avec les personnes décédées. Certains y voient un don, lui guère que malédiction. George se refuse à exercer, chaque contact alourdissant le ressenti de son fardeau, en dépit de l'insistance de son frère qui y voit y juteux potentiel.

Les axes qui m'ont le plus intéressé sont incontestablement les deux derniers, ils sonnent "vrais", probablement en grande partie grâce aux talentueuses prestations de leurs interprètes, Matt Damon et le jeune Frankie McLaren en tête. Cécile de France pour sa part m'a dérangée, je ne l'ai pas trouvée crédible, comme si quelque chose sonnait faux dans son jeu, mais il faut reconnaître qu'elle n'a peut-être pas été aidée par une ligne scénaristique un brin fumeuse.

Il va sans dire que l'ensemble est (évidemment) techniquement bien fichu, y compris la scène d'introduction certes numérique mais néanmoins saisissante, le bât blessant à mon avis au niveau des enjeux qui brillent par leur absence... Si la bobine glisse un peu toute seule, je me suis régulièrement demandé où Clint voulait nous mener, et le final m'a objectivement laissé sur ma faim. "Tout ça pour ça" ai-je pensé, tout en me demandant si la production que je venais de voir n'était pas du niveau d'un téléfilm de l'après-midi à la tévé... :-/

Une déception donc, surtout peu de temps après des coups de poing comme Gran Torino et Million Dollar Baby. A éviter donc. 'Fin, vous pouvez toujours tenter hein, mais vous ne pourrez pas m'en tenir rigueur après coup ! ;p

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Fond Sonore : Tom Waits, Used Songs 1973-1980 [Extrait : I Never Talk to Strangers]

Monday, January 31, 2011

La Chance de ma Vie

La Chance de ma Vie m'a fait à peu près le même effet que L'Amour c'est Mieux à Deux. J'ai trouvé que l'ensemble manquait de relief, que le comique prêtait certes parfois à rire mais certainement pas à s'esclaffer, et surtout que les enjeux sentimentaux brillaient par leur absence, ce qui vous en conviendrez est tout de même un comble pour une comédie romantique. Il s'agissait du deuxième film accueillant Virginie Efira au casting qu'il m'était donné de voir... Faut-il donc en conclure que je ferais mieux d'éviter ses prochaines bobines ? Le débat est ouvert ! Quant à vous, allez plutôt tenter Les Emotifs Anonymes ! ;o)

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Fond Sonore : The Last Shadow Puppets, The Age Of Understatement [Extrait : My Mistakes Were Made For You]

Sunday, January 30, 2011

Rue Barbare - David Goodis

Chester Lawrence habite la Rue, serpent de bitume d'une banlieue américaine désoeuvrée. Il mène sa barque en cohabitant avec les riverains embourbés dans la misère locale, mais sans jamais s'y mêler, rabattant ses oeillères dès qu'il franchit le pas de sa porte. Un soir pourtant, de retour de son travail de soudeur, ses pas l'amènent à croiser une jeune femme d'origine chinoise qui vient à l'évidence d'être agressée. Les quelques mots échangés suffiront à faire basculer Chester de l'autre côté de cette barrière invisible qu'il avait mis tant de soin à dresser en restant à l'écart des moindres affaires de la Rue. Dès lors, sa politique de stricte neutralité brisée, il sera happé par un infernal engrenage et devra bientôt se confronter à celui qui en active les rouages, le seigneur de la Rue, Matt Hagen... (*)

Dans ce roman qui s'étale sur un laps de temps très court -quelques dizaines d'heures-, David Goodis dresse le portrait d'une faune désabusée, qui trompe l'ennui de sa misérable condition dans le jeu et l'alcool. Le quotidien de ces pauvres hères m'a renvoyé à celui des protagonistes de L'Arnaqueur de Walter S. Tevis, rude et austère, sans but aucun, à ceci près que les résidents de la Rue n'ont pas la perspective de traverser les Etats-Unis, tout au plus changent-ils de quartiers pour s'en aller quémander quelques menues piécettes.

J'ai retrouvé dans ce roman ce que mes neurones avaient conservé de l'adaptation ciné française -avec Bernard Giraudeau & Bernard-Pierre Donnadieu- vue il y a pour ainsi dire des siècles, mais en plus puissant car le texte de David Goodis n'a lui pas été tamisé par le filtre de l'adaptation hexagonale. J'ai apprécié la construction du roman, la façon dont les psychés des protagonistes principaux et leurs relations sont dévoilées, j'ai été surpris par la progression de l'intrigue et le dénouement aux accents de révolte. Bref, ce bouquin m'a séduit et si vous appréciez les romans noirs vous n'avez d'autre option que de vous y plonger fissa !

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(*) => Si ça c'est pas du teaser top moumoute hein ! ^o^
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Fond Sonore : Le Seigneur des Anneaux, Bande Originale [Extrait : The Bridge of Khazad-Dûm]

Friday, January 28, 2011

Les Emotifs Anonymes

Etonnante surprise que cette bobine ma foi ! Je l'avais tout d'abord écartée de ma liste -je ne suis pas fan de Poelvoorde-, mais captant sans cesse des échos plutôt favorables, je me suis dit qu'il devait nécessairement y avoir un fond intéressant et je me suis décidé à aller vérifier par moi-même.

L'histoire de ces deux personnages hyper-émotifs, certes très simple, fonctionne comme une mécanique d'horlogerie suisse réglée au poil, à tel point d'ailleurs que je n'y ai pas détecté un seul cliquetis dissonant. Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde m'ont touché dans leurs interprétations, ils ont su rendre crédibles leurs personnages sans les rendre ridicules, ce qui pouvait de prime abord s'apparenter à une gageure. Romance, mais également comédie, Les Emotifs Anonymes m'a collé tout du long de la séance un sourire sur les lèvres, lequel a d'ailleurs perduré bien après, et pour l'anecdote m'a également laissé avec une pxtxxn d'envie de chocolat !

'Fin bref, il s'agit donc d'un sympathique moment de cinéma à ne pas louper ! :o)

=> Bande-Annonce [Perso, j'y suis allé sans voir la BA.]

Fond Sonore : Shivaree, I Oughtta Give You A Shot In The Head [Extrait : Goodnight Moon]

Thursday, January 27, 2011

The Green Hornet

The Green Hornet ne m'emballait pas plus que ça, mais j'y suis tout de même allé sur la foi de ces deux bobines du même réalisateur qui avaient su me surprendre, Eternal Sunshine of the Spotless Mind et Be Kind Rewind. Au final, la nouvelle réalisation de Michel Gondry n'a rien à voir avec ces précédentes réalisations, le point le plus notable étant probablement que j'en suis tout simplement resté à côté.

Le film s'articule autour du tandem Brit Reid / Kato, respectivement héritier glandeur d'un journal d'information et homme à tout faire spécialiste du café. Les deux hommes enfilent leurs masques la nuit et vont botter l'arrière-train des vilains de la ville, se servant allègrement des gadgets bricolés par Kato. Le pitch est donc simple et le traitement veut se la jouer buddy comedy, mais la sauce n'a pas pris avec moi. Non seulement les séquences d'action ne m'ont pas enchanté, mais en sus l'humour m'a laissé de marbre et le scénario pas vraiment passionné, sans même parler du fait que la 3D est absolument i-nu-ti-le.

Alors oké, plastiquement ça n'est pas vraiment moche, mais la bobine n'est pas singulière pour deux sous. Coche raté donc Mr Gondry, je vais pour ma part oublier cette livraison et plutôt visionner cette Science des Rêves dont je n'ai pas encore profité.

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Fond Sonore : Crazy Heart, Bande Originale [Extrait : Hold on You]

Saturday, January 22, 2011

Captain Ciné Awards 2010

A chaque début d'année son petit bilan ciné, et il était hors de question que le présent mois de janvier déroge à la règle. J'ai donc montré patte blanche à ce Rubik's Cube affecté à la garde de mes tickets et le précieux trésor libéré j'ai passé son contenu en revue. Quelques réflexions sur base de tableur plus tard, les 61 films vus en 2010 étaient classés en cinq catégories purement subjectives, allant de "nul" à "culte".

Une vingtaine de films se sont dégagés du lot, non seulement par leur catégorie élevée mais également -et peut-être surtout- par l'envie que j'ai de les revoir. Les bobines concernées constituent donc mon paquet de lauréats pour cette année dernière, mais ne palabrons pas, les voici les voilà ! :o)











Et de votre côté ? Des divergences / convergences de sensibilités ? De bonnes surprises en 2010 ?

Fond Sonore : Greenday, 21st Century Breakdown [Extrait : 21 Guns]

Monday, January 17, 2011

Gigantesque, Vous Avez Dit Gigantesque ?

En regardant à nouveau ce Grand Zoom proposé par Science & Vie [animation nous faisant plonger de l'échelle 1026m à l'échelle10-17m - via], j'ai repensé à une autre série d'images que j'avais également reçue par email. Elle présentait les planètes du système solaire ainsi que certaines de leurs grandes soeurs de la galaxie [que les astronomes éclairés me corrigent au besoin], ce qui permet de prendre conscience qu'aussi énorme le soleil puisse nous paraître il n'en est en réalité pas moins modeste...

Nota : Je plaide par avance non coupable pour la qualité moyenne [compression & retouches] des .jpg qui constituaient la série et que j'ai assemblés. Par ailleurs, pas d'infos de copyright sur ces mêmes .jpg.


[Cliquez pour agrandir.]


On se sent tout piti piti à côté d'Antarès hein ?!? O_o

Fond Sonore : Black Stone Cherry, Black Stone Cherry [Extrait : Lonely Train]

Saturday, January 15, 2011

Globalia - Jean-Christophe Rufin

Dans un futur plus ou moins proche, la démocratie Globalia s'est établie sur toute la planète. Ses sociétaires vivent exclusivement dans des zones sécurisées, la plupart d'entre-elles étant recouvertes de gigantesques verrières qui permettent de réguler jusqu'au climat. La vie des Globaliens se caractérise par une insouciance paisible, soutenue par une biomédecine de pointe qui assure à chacun une jeunesse quasi éternelle et rythmée par les incessantes célébrations calendaires. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si le quotidien n'était perturbé par des actions terroristes aveugles menées en ces territoires protégés et a priori fomentées depuis les non-zones, territoires échappant à l'emprise de Globalia, dans lesquels pulluleraient malfrats et parias en tous genres.

Kate n'était pas prédestinée à manifester un quelconque comportement subversif, mais sous l'impulsion de ce Baïkal qui occupe ses pensées, la jeune femme va tenter de partir en expédition hors des zones sécurisées. Las, elle et son compagnon seront rapidement interceptés par les hommes de la Protection Sociale et rapatriés illico sous verrière, Baïkal devant être soumis à un traitement spécial. Puig lui se trouve être un jeune journaliste motivé. Alors qu'il arrive sur les lieux d'un attentat qui vient tout juste de se produire, il met par un coup du Destin la main sur des informations qui ouvrent la porte à des théories jamais explorées dans les médias sur les potentielles origines des actions terroristes. Le jeune homme se rendra hélas rapidement compte que soutenir des thèses contraires à la pensée globalement admise n'est pas exactement une option dans cette belle démocratie globalienne...

Sur cette base, le roman nous permet en suivant les trois personnages de questionner le régime de Globalia et de dresser un parallèle avec notre monde contemporain. Si j'ai éprouvé quelques difficultés à entrer dans l'histoire -en raison de détails qui me gênaient dans le style de l'auteur-, je ne regrette toutefois pas d'avoir persévéré car le développement m'a surpris à plusieurs reprises, prenant des directions à contre-pied de celles que j'imaginais au fil de ma lecture. A posteriori, plus que le récit en lui-même, il me reste de ce roman des briques éparses d'informations qui ont nourri ma réflexion sur la démocratie et -je dois le reconnaître- conforté mon sentiment général.

Il me semble donc que cet ouvrage devrait se glisser dans la PAL de quiconque s'intéresse aux dystopies et autres fables politiques. Oueps, farpaitement.

Fond Sonore : StoneRider, Three Legs of Trouble [Extrait : Juice Man]

Sunday, January 9, 2011

A Deux Lits du Délit - Michodière

Histoire de varier les plaisirs, j'ai entamé avec le dernier Réveillon du Nouvel An un cycle théâtre qui je l'espère se révèlera assez long. J'ai beau adorer le cinéma, notamment l'instant magique où les lumières de la salle s'éteignent, il lui reste deux faiblesses évidentes -spontanéité et proximité humaine- que le théâtre a à son avantage. Pourtant, je n'ai durant la dernière décennie absolument pas profité de la profusion de spectacles de scène qui s'offraient à moi en la Capitale, plus par manque d'habitude que par manque d'envie... Mais je compte bien me rattraper cette année !


[© Ze Captain]


J'ai donc inauguré cette saison par une pièce jouée au Théâtre de la Michodière (Paris II), A Deux Lits du Délit. Mon placement s'est révélé plutôt bon, au niveau de ce premier balcon que j'affectionne avec sa vue plongeante sur la scène, peut-être un peu trop sur le côté, sans toutefois que cela ne se révèle foncièrement problématique. A noter qu'à mon sens la réservation d'une place ne doit dans la mesure du possible s'opérer qu'après avoir repéré les lieux, ne serait-ce que virtuellement au moyen des infos pêchables sur la toile. Il convient de prendre particulièrement garde aux tarifs les plus petits, parfois situés en deuxième ou troisième balcon (au-delà des projos à la Michodière), voire collés contre un mur qui jouxte la scène ou cachés derrière un poteau... Il va sans dire que dans ces conditions le plaisir ne peut qu'être sérieusement atténué...

Pour en revenir au spectacle, la présente pièce se base sur une thématique classique (un hôtel / deux couples d'amants / un réceptionniste intérimaire magouilleur) et un scénario simple, mais sa force réside en la qualité de la mise en scène et le dynamisme des cinq comédiens. L'espace de la modeste scène m'a ainsi donné l'impression d'être très bien exploité, le barycentre de l'attention se déplaçant sans cesse de l'une des sections à l'autre. Il m'a parfois semblé noter de petites touches d'improvisation ainsi qu'un léger ripage de tirade, mais c'est dans ces instants que l'on apprécie la sensation de direct et le talent des comédiens à enchaîner sans rien laisser paraître hormis un sourire ou un regard complice.

L'ensemble est enlevé, les 1h35 de spectacle passent comme une lettre à la Poste, j'ai souri en permanence et à quelques reprises j'ai même eu les larmes aux yeux : à la sortie de la pièce je me sentais si bien que j'avais envie de sauter partout ! Il va donc sans dire que je vous conseille éminemment de profiter de ce spectacle tant qu'il est encore à l'affiche ! :o)



Fond Sonore : The Beatles - 1967-1970 [Extrait : Penny Lane]

Saturday, January 8, 2011

Gazette Ciné de Fin d'Année (*)

Qui dit Nouvelle Année dit également Bilan Ciné, mais avant de m'y atteler, il me faut de mes dernières bobines m'occuper. Voilà donc une mini-gazette remplie d'un quatuor d'objets divertissants, dont le souvenir commence tout de même un brin à s'étioler.

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On commence par Le Nom des Gens, une comédie avec un je-ne-sais-quoi de non-académique qui la met en marge de ses consoeurs franchouillardes formatées. Je suis entré en salle sans vraiment savoir à quoi m'attendre et j'ai été séduit dès les premières minutes. Le film s'attaque à la question du rapport aux origines et des préjugés afférents, mais réussit à ne pas s'alourdir grâce à son scénario cocasse et ses interprètes vitaminés [surtout Sara Forestier]. J'ai trouvé que la bobine était empreinte d'optimisme, ce qui m'a laissé avec un sourire sur le visage bien après la séance. Que demander de plus ?

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Remake d'un film français que je n'ai pas vu -Pour Elle-, Les Trois Prochains Jours repose sur un pitch simple : un homme décide de faire évader sa femme de la prison où elle purge une peine pour un meurtre qu'elle ne peut selon lui avoir commis. Ce que j'ai apprécié dans le traitement de Paul Haggis, c'est l'humanité qu'il a su insuffler à l'histoire, je m'y suis projeté au côté de cet anonyme qui par amour va faire montre d'un courage et d'une audace que l'on n'aurait jamais soupçonnés derrière sa vie rangée. Certes, la bobine n'est pas au niveau du magistral Collision, mais elle vaut tout de même le coup d'oeil.

=> Bande-Annonce

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Prenez des agents de la CIA qui s'ennuient ferme dans leur statut de retraités en plein troisième âge, donnez leur une bonne raison de montrer qu'il n'ont rien perdu de leur savoir-faire, optez pour un traitement ludique rempli d'auto-dérision, ajoutez un casting de premier choix, et vous obtenez cette plaisante récréation qui ne se prend pas vraiment au sérieux, à savoir Red ! What else ?

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La bande-annonce m'avait laissé augurer d'un objet un peu décalé et force est de constater qu'elle ne m'avait pas trompé. We Are Four Lions suit un groupe de jeunes anglais d'origine étrangère décidés à importer le djihad sur le sol britannique, mais qui se révèlent (fort heureusement) peu dégourdis. N'allez toutefois pas imaginer qu'il s'agisse d'une parodie où l'on rie aux éclats, la bobine ne se départit jamais d'une certaine gravité qui la fait en permanence osciller entre drame et comédie. Au final, une sympathique séance avec une bobine assez cynique. Bonne pioche !

=> Bande-Annonce

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Cela conclut donc la série de films vus en 2010... Et il va être temps de songer à entamer la saison 2011 !

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(*) => Oui oui, un chouille à la bourre, mébon... ^o^
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Fond Sonore : Une Compil' de Good Ol' Rock [Extrait : Nazareth - Bad, bad Boy]

Sunday, January 2, 2011

Emplettes de la Semaine !

Pile à Lire déjà conséquente (pour mouah en tout cas) ou pas, j'ai profité de cette petite interruption de fin d'année pour aller fureter un brin chez mon fournisseur à quatre lettres. J'en suis ressorti avec quelques trésors, mais de vous à moi il s'en est fallu de peu que cela ne soit bien pire... *Sifflote l'air de rien.*


[© Ze Captain]


L'ensemble est très axé post-apo et devrait me permettre d'assurer au moins le niveau Guerre Bactériologique au Challenge concerné. ;o) Pour l'anecdote, cette série d'achats me permet de compléter *enfin* cette collection Akira que j'avais entamée lors de sa parution initiale au début des années 90... Mieux vaut tard que jamais ! ^o^

Fond Sonore : The Black Keys, Magic Potion [Extrait : Just a Little Heat]

Saturday, January 1, 2011

Y2k+11

Le rituel est immuable, pour chaque saison qui tire sa révérence il se trouve une année qui se carapate dans la foulée. 2010 s'en est donc allée il y a de cela quelques heures, emportant dans sa besace le souvenir de quelques mois difficiles, 2011 a pris le relai sans sourciller et il me semble que pour le moment cette nouvelle année se place sous de plutôt bons auspices. Mébon, ne pérorons pas en cette matinée où le métabolisme s'active plus qu'à l'accoutumée, allons donc à l'essentiel !


[© Ze Captain]


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Nota : Oui oui, je suis bien reparti de ma carte de l'année dernière, mébon je l'aime bien, que voulez-vous... :o)
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Fond Sonore : The Butterfly Ball, Love is All [Extrait : Love is All]