Sunday, January 29, 2012

The Descendants

Hawaï, de nos jours. La femme de Martin King [George Clooney], Elizabeth, a été victime d'un accident de bateau alors qu'elle recherchait le frisson nautique, et se trouve depuis lors plongée dans un profond coma. Son état d'abord stationnaire se dégrade rapidement en dépit de l'assistance médicale dont elle bénéficie, et ses jours se voient comptés. Martin doit donc faire face à cette proche et fatale perspective en compagnie de ses deux filles, Alexandra (17 ans) et Scottie (10 ans), avec lesquelles le dialogue reste difficile.

La délicate période de l'attente du décès inéluctable se trouve filmée avec une délicate pudeur, une émotion sincère. J'ai trouvé l'ensemble réaliste, d'expérience, laissant entrevoir ces immanquables révélations, ce resserrement des liens, ces banalités faussement encourageantes de l'entourage distant, ces adieux personnels entre chacun des (très) proches et le futur défunt. Si l'émotion est au rendez-vous, la bobine se voit toutefois sauvée d'une atmosphère trop lourde par des petites touches d'humour et une continuelle musique hawaïenne qui la berce d'une douce mélancolie.


[© Unknown]

Côté interprètes, tous livrent une partition très juste, je n'y ai pas décelé de fausses notes. George Clooney se glisse ainsi sans difficulté dans ce rôle d'un quinqua lambda confronté à une tragédie, confirmant une fois de plus sa qualité d'acteur caméléon. Quant à savoir si cela pourrait lui valoir un Oscar, pourquoi pas...

Bref, je ne vois rien à redire au sujet de The Descendants, et vous le recommande donc !

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Sunday, January 22, 2012

World War Z - Max Brooks

Mu par une irrépressible envie de lire du zombie, j'avais acquis en même temps ces deux ouvrages de Max Brooks dont on me vantait tant les mérites, Guide de Survie en Territoire Zombie & World War Z. Mon enthousiasme est toutefois rapidement retombé pendant la lecture du Guide [j'en parlais là], et j'ai donc relégué le second bouquin au fin fond de ma PAL, pour l'en tirer un peu par inadvertance...

Max Brooks propose avec ce World War Z un nouvel objet singulier, un livre qui se présente comme un rapport brut réalisé dans le cadre d'une mission des Nations Unies près d'une décennie après la fin officielle de la Guerre des Zombies, fin actée par la "libération" de la dernière grande puissance mondiale.

Concrètement L'ouvrage consiste en une collection d'entretiens réalisés auprès de différents témoins de cette longue guerre, des personnalités d'origines diverses qui chacune présente une vue complémentaire sur les évènements. Je pensais que l'exercice allait être un chouille rébarbatif, mais il s'est bien au contraire révélé extrêmement ludique : les témoignages sont autant de briques qu'il faut convenablement agencer pour petit à petit détourer et appréhender ce conflit mondial, depuis ses premiers frémissements jusqu'à l'après-conflit.

Les entretiens se voient rapportés bruts de fonderie, sans altération du rapporteur, ce qui ne les réduit pas à des extraits dépourvus d'émotion tel que l'on pourrait s'attendre à les trouver dans un rapport administratif à la description clinique. On plonge donc dans les mémoires de ces protagonistes, ce qui nous permet de vivre les évènements par procuration et les rend d'autant plus terrifiants alors que l'on se demande quel aurait bien pu être notre comportement à leur place.

Objectivement, j'ai pris un grand plaisir à la lecture de cet ouvrage, ce qui par contraste avec le Guide a constitué une surprise largement inespérée. De fait, je me vois obligé de le recommander, car il serait vraiment dommage de ne pas lui donner sa chance.

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Nota : Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique.

Thursday, January 19, 2012

Prisoners

Those faces you see every day on the streets were not created entirely without hope. Be kind to them: like you they have not escaped.

- Charles Bukowski


[via]

Sunday, January 15, 2012

J. Edgar

Comme son titre l'indique si bien, J. Edgar se consacre à la vie de cette figure célèbre de l'Amérique du 20e siècle qu'était M.Hoover. On y suit l'homme dans son intimité, depuis ses débuts au Département de la Justice jusqu'à son décès au début des années 70. La bobine constitue un intéressant complément à ce que l'on a pu en apprendre sur les bancs de l'école, abordant les différents pans de sa personnalité (aussi divers que son patriotisme forcené, son évidente paranoïa, ou encore son homosexualité refoulée), soit ce qui l'a amené à fonder le fameux FBI.


[© Warner Bros. France]

Toutefois, si l'intérêt historique du biopic est indéniable, ce film m'a étonnamment semblé manquer d'enjeux dramatiques, ce qui le rend assez lisse et donc empêche que l'on ne soit happé par la pellicule. En outre, je dois reconnaître ne pas avoir été vraiment emballé par les maquillages vieillissants sur les personnages de Hoover et de son assistant Tolson, j'avais en effet l'impression de me trouver face à deux vieillards liftés à l'extrême ou en proie à quelque allergie cutanée... On peut certes s'accommoder de ce dernier point, mais l'exercice est déjà plus délicat pour le précédent. 'Fin bref, au final, une séance en demi-teinte on va dire.

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Sunday, January 8, 2012

Une Vie Meilleure

De nos jours, sur Paris. Yann galère dans sa recherche d'un poste de Chef dans un restaurant, et végète en attendant dans une cuisine scolaire. Nadia parvient à conserver la tête hors de l'eau grâce à son boulot de serveuse, mais de justesse car elle a un enfant de 10 ans à charge. Les deux âmes se rencontrent à la faveur d'une tentative de Yann de décrocher un poste, et le courant passe immédiatement. Un début de vie commune, un rêve de restaurant dans un parc boisé en bordure d'un lac, des travaux, un emprunt, des emprunts, de (très) mauvais calculs, bref la spirale infernale...


[© Mars Distribution]

Une Vie Meilleure adopte un parti réaliste, sans fioritures, semblant répondre en écho à la situation économique et sociale actuelle. Il consiste en un enchaînement de séquences séparées par d'elliptiques fondus au noir, brossant ainsi des tableaux juxtaposés de cette dégringolade sans fin. Les interprétations de Guillaume Canet & Leïla Bekhti sont bonnes, les personnages sonnent vrais, ils apparaissent crédibles, même si certains traits de Yann me semblent un peu exagérés par l'écriture [son stupide orgueil].

Toutefois, au bout d'un certains temps, les fondus au noir commencent à lasser, on se perd dans le manque d'intensité dramatique en dépit de la sympathie que l'on peut éprouver pour les protagonistes. En parallèle, l'acharnement du Destin semble également un peu excessif (too much le coup de Nadia au Canada ainsi que le pseudo happy end au froid en s'asseyant joyeusement sur les paperasses administratives douanières), il donne le sentiment de jouer la carte du sensationnalisme, bref cela n'aurait pas déparé parmi ces ces reportages du samedi midi sur la Une.

Tout ça pour dire qu'il s'agit d'une semi-déception. Voilà.

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Tuesday, January 3, 2012

Captain Ciné Awards 2011

Qui dit début d'année, dit évidemment petit bilan ciné ! J'ai donc comme à l'accoutumée récupéré le lot de tickets de l'année passée, et un petit bricolage sous Excel plus tard je suis parvenu à une répartition des 71 films vus en 5 catégories s'étalant toujours de "nul" à "culte". S'en est suivie une rapide délibération avec mon auguste personne, et j'ai finalement décidé de distinguer 16 bobines, qui ont en commun l'envie que j'ai de les revoir. Mébon, trève de blabla, ze lauréats are : (ordre alphabétique - liens vers les revues du lieu)









Et de votre côté ? Des divergences / convergences de sensibilités ? De bonnes surprises en 2011 ?

Sunday, January 1, 2012

Y2k+12

Les secondes s'écoulent, les minutes suivent, puis les heures, les jours, les semaines passent, et enfin l'année. S'il y a une chose qui est certaine en ce bas monde, c'est bien que le Temps ne se laisse dicter sa conduite par personne et qu'il poursuit imperturbablement sa course. 2011 a donc tiré sa révérence, 2012 a pris le relais pour ce qui sera peut-être la dernière de notre existence [les prédictions Mayas toussa toussa]. Alors plus que jamais, faisons honneur à ce bon vieux Professeur John Keating et profitons de chaque instant ! :o)


[© Ze Captain]


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Nota : Manque d'inspiration créative graphique oblige, je suis *encore* reparti de ma carte fétiche, mébon vous ne m'en tiendrez pas rigueur hein... ^o^
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Friday, December 30, 2011

La Délicatesse

Paris, de nos jours. Nathalie [Audrey Tautou - égale à elle-même] rencontre François [Pio Marmai - furtif] placé sous le patronage de la sérendipité. Une vie de couple qui commence, un mariage, un projet d'enfant, et paf le François. Nathalie entame alors son difficile travail de deuil -chose éminemment personnelle s'il en est-, et se réfugie dans son activité professionnelle. Un jour, un peu à l'Ouest, elle embrasse un obscur collègue, Markus [François Damiens - tout aussi égal à lui-même], personnage pour ainsi dire un peu atypique. Ce baiser va évidemment perturber les deux individus, d'un côté François peu coutumier des assauts de la gent féminine, de l'autre Nathalie ne s'autorisant pas à (re)vivre suite au décès de son mari.


[© StudioCanal ]

Je dois reconnaître avoir suivi cette bobine avec plaisir, même si elle n'est pas exempte de défauts. Globalement, la mise en image est propre, et le duo de réalisateurs se permet quelques originalités bienvenues [la séquence dans le jardin de la grand-mère de Nathalie ou encore le retour de Markus à la maison après le baiser]. Les acteurs s'en tirent plutôt bien, François Damiens en tête, mais l'on ne dépasse pas le cadre de la superficielle délicatesse, autrement dit la bobine manque quand même de peps, de passion, ce qui pour une comédie romantique est tout de même un peu dommage.

Mébon, comme je le disais plus haut, cette projection de La Délicatesse ayant été plutôt agréable, je ne ferai pas mon difficile ! :o)

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Thursday, December 29, 2011

Intouchables

Méga succès oblige, il va sans dire que j'ai un peu attendu avant de tenter cette bobine auréolée de commentaires unanimement élogieux (comme souvent peu rassurants de mon point de vue). Je m'y suis finalement rendu cet après-midi, et j'ai été surpris de constater qu'il passait toujours dans la grande salle de l'UGC Montparnasse, et que de surcroit cette salle était bien remplie pour une séance de début d'après-midi. Alors, le verdict ?

Intouchables, c'est l'histoire de la rencontre fortuite de deux personnes qui n'avaient que peu de chances de jamais se côtoyer. D'un côté un tétraplégique richissime, Philippe [François Cluzet], de l'autre un fils de cité en galère, Driss [Omar Sy]. Deux hommes aux parcours différents, deux âmes accidentées, deux "assistés" qui sauront se trouver.

A posteriori, je suis surpris de relire des commentaires qui qualifient ce film d'hilarant, car il ne l'est pas. Un film hilarant, c'est une bobine qui vous met la larme à l'oeil en continu, et ici cela n'est objectivement pas le cas. Je ne dis pas que l'on reste de marbre, non, mais si l'on (sou)rit régulièrement, cela s'arrête là.


[© Gaumont Distribution]

Intouchables démarre plutôt bien, via une séquence efficace qui place intelligemment les personnages, ce qui m'a agréablement surpris et conduit à penser que j'allais peut-être effectivement visionner un objet de très bonne qualité. Mais ensuite, la bobine ressemble à un petit fourre-tout, avec en sus de la relation Philippe / Driss des arcs secondaires à peine esquissés et de fait inutiles [la relation de Philippe avec ses proches & particulièrement sa fille, la situation familiale de Driss & particulièrement sa tante et son cousin] voire caricaturaux [la fille de Philippe et son copain BCBG niais à cheveux longs, le petit cousin de Driss embrigadé par des dealers]. Dans les derniers instants toutefois, quand le film reboucle avec la séquence d'ouverture, les réalisateurs retrouvent la partition, l'exécutent de façon fluide, émouvante, sans pour autant glisser dans la guimauve.

En somme, il m'en reste une bobine certes plaisante, mais sans plus, et dont le succès à 15.7 millions d'entrées à ce jour [source] reste pour moi un mystère, à l'instar du succès de Bienvenue chez les Ch'tis d'ailleurs... 'Fin bref, next !

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Wednesday, December 28, 2011

Killing Fields

Killing Fields, surnom donné à un bayou texan au sein duquel de nombreux cadavres de femmes ont été retrouvés sans que l'ombre d'une piste ne soit toutefois esquissée quant à l'identité de l'auteur de ces meurtres. Pour ne rien arranger, le lieu se trouve à cheval sur plusieurs juridictions, entraînant des conflits entre les différents services de police concernés. La bobine suit deux inspecteurs de la ville de Texas City, Brian Heigh [Jeffrey Dean Morgan] & Mike Souder [Sam Worthington] -le premier élevé sur la Côte Est, le second enfant du pays-, confrontés à plusieurs affaires qui s'entrecroisent.

Leurs enquêtes les amènent à évoluer au sein d'une population éminemment désoeuvrée, habitant des recoins à mille lieues du clinquant de Wisteria Lane, dans une ambiance poisseuse, malsaine. La bobine possède une agréable aura de mystère, mais elle se focalise malheureusement sur des instants, cultivant l'ellipse à l'abus, nous empêchant de saisir tous les tenants et, au final, les aboutissants. On se retrouve ainsi à la fin de la bobine empli d'interrogations sur les protagonistes et leurs responsabilités respectives...

A posteriori, il m'en reste une impression un peu brouillonne, celle d'un film inabouti qui manque de punch et qui aurait mérité d'être plus travaillé. Dommage.

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Tuesday, December 27, 2011

Conan - Robert E. Howard

A l'occasion de la sortie de ce Conan cuvée (frelatée) 2011 au ciné, les éditions Milady ont publié une sélection de ce qu'ils présentent comme les "meilleures nouvelles de la série", et je me suis laissé tenter.

Passé le premier poème qui ne m'a pas vraiment marqué [Nota : La forme poétique me parle difficilement.], on plonge dans l'univers d'Howard par une première nouvelle modeste, La Tour de l'Eléphant (36 pages). Celle-ci constitue une bonne entrée en matière, elle se lit facilement, mais laisse en même temps un petit goût (inquiétant) de novellisation de scénario d'ADD. Le recueil enchaîne avec La Fille du Géant de Gel, encore plus courte (14 pages), et en la terminant je me suis demandé si l'univers de Conan se résumait à ce genre d'historiette...

Fort heureusement, le bouquin ensuite avec des nouvelles plus consistantes (La Reine de la Côte Noire, Le Peuple du Cercle Noir, Une Sorcière Viendra au Monde, Les Clous Rouges, Au-Delà de la Rivière Noire - de 46 à 122 pages), et c'est bien là que se trouve le corps de l'ouvrage. Ces textes peuvent à l'évidence se lire dans un ordre plus ou moins arbitraire, et il est amusant de noter que le personnage du Cimmérien se voit toujours introduit de façon similaire : un cadre se pose, une action s'installe, un inconnu se pointe et à sa description [musclé, regard clair, tignasse noire,...] on devine qu'il s'agit de Conan avant même qu'il ne soit nommé.

Le barbare apparaît comme une sorte d'épicurien, se satisfaisant de peu, heureux tant qu'il peut se battre, se nourrir et copuler. Principe de vie éminemment simple s'il en est, primaire, animal presque, et à bien y regarder Conan constitue en quelque sorte le chaînon manquant entre la civilisation et le règne animal, ce qui explique d'ailleurs l'apparent côté capricieux qui m'avait interpelé dans le premier quart du bouquin. L'homme vient d'une province éloignée, la Cimmérie, qu'il a quittée il y a belle lurette, et depuis lors il roule sa bosse en fonction des situations qu'il rencontre dans les contrées traversées, guidant des hordes de pillards, demeurant capitaine de la garde d'une cité ou encore protégeant des colonies en trappeur indépendant. Ses vies l'amènent ainsi à croiser des personnages de conditions diverses, des créatures fantastiques ainsi que des adeptes de magies toutes plus noires les unes que les autres.

Autant mes premiers pas dans cet univers m'ont emplis de doutes, autant tourner la dernière page m'a confronté à un mélange de satisfaction et de tristesse, heureux d'avoir pu me plonger dans d'excellentes nouvelles, dépité d'en avoir vu le bout. J'envisage donc à présent de me laisser tenter par les oeuvres complètes, en espérant que s'y trouveront quelques cartes permettant de localiser les différents peuples & contrées, même si cette connaissance n'apparaît visiblement pas essentielle.

Pour terminer, je laisserai la place à ce trappeur dont les paroles concluent à la fois la nouvelle Au-Delà de la Rivière Noire et le recueil :

"- La barbarie est l'état naturel de l'humanité, dit l'homme de la frontière, regardant toujours le Cimmérien d'un air sombre. La civilisation n'est pas naturelle. Elle résulte simplement d'un concours de circonstances. Et la barbarie finira toujours par triompher."


A méditer.

Happy New Year

Je suis allé voir Happy New Year sans attentes particulières, si ce n'était de me laisser séduire par un nouvel objet "choral" -j'adore le genre-. Le film s'appuie sur un casting qui compte bon nombre de têtes connues, et tous s'en tirent plutôt bien, la palme revenant à Michelle Pfeiffer et Robert de Niro. Michelle est ainsi émouvante dans son personnage de quinqua qui un jour dit stop à sa vie de soumission et décide de commencer à Vivre, Bob l'est tout autant dans son rôle de malade en phase terminale, ce qui a évidemment fait ressurgir son lot de souvenirs.

Objectivement je n'ai pas vu passer le temps, me laissant prendre par les personnages attachants et oscillant entre émotion -plutôt liée à mon vécu qu'à l'intensité des scènes- & sourires, ce qui m'a conduit à sortir de la salle plutôt satisfait. Pour autant, je ne pense pas que je reverrais cette bobine, il y manque en effet un je-ne-sais-quoi pour lui donner un goût de reviens-y...

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Horizon

"Je crois que d'une certaine manière les geeks sont forcés de gagner. Parce que s'ils ne gagnent pas, ça sera le monde terne partout, vous savez, le monde de la mauvaise pilule dans Matrix, c'est à dire que les gens vivront avec pour seul rêve les actualités de 20h."

- Bernard Werber in "Suck my Geek"


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=> Nota : Le docu Suck My Geek est visionnable ici ! :o)

Tuesday, December 20, 2011

Hugo Cabret

Hugo Cabret débute par une magnifique séquence qui nous plonge dans l'agitation d'une gare parisienne et exploite au mieux les capacités de la 3D. On a ainsi l'impression de chevaucher cette caméra virtuelle qui remonte les quais, d'évoluer entre les passagers bardés de bagages, et la sensation procurée nous place objectivement dans de bonnes dispositions.

Le visuel du film reste agréable tout du long, le Paris reconstitué baigne dans une douce chaleur colorée en dépit de la neige omniprésente, le design d'époque est une petite merveille, et je dois reconnaître avoir adoré l'antre de cet orphelin d'Hugo Cabret, plein de briques et de mécaniques d'horlogeries, en dépit de son abord spartiate.


[© Warner Bros. France]

La bobine se scinde en deux parties distinctes. Dans la première, Hugo cherche à remettre en état un automate qui, il l'espère, conserve quelque message caché de son père. Cette moitié, si elle se suit facilement, ne m'a pas vraiment captivé, en raison d'un étonnant manque d'empathie [Encore...] pour les personnages... Les acteurs m'ont pourtant semblé au poil dans leurs rôles, mais il manquait un étrange je-ne-sais-quoi... Je me suis alors demandé si le visuel magique ne relevait pas de la poudre aux yeux pour faire passer les faiblesses du scénario, et c'est là que la seconde partie a pris le relais.


[© Warner Bros. France]

L'automate réparé, Hugo découvre un dessin signé par procuration de la main de Georges Méliès, dessin qui l'amène à se rapprocher du patron d'une petite échoppe de miniatures à qui il chapardait des objets dans son entreprise de réparation mécanique. L'homme se trouve en fait être le cinéaste français -que l'on croyait décédé lors de la Grande Guerre-, perdu dans la négation de son passé, mais que la rencontre avec l'orphelin va d'une certaine façon réveiller. S'ensuit alors un hommage à Méliès, séquence émouvante en dépit de cette persistante distance empathique avec les personnages. J'ai particulièrement aimé la reconstitution des plateaux du cinéaste, avec ses effets spéciaux à la mode suédée, et je me suis dit que j'aurais adoré les vivre !

En parallèle de ces aspects se trouvent quelques (deux en fait ^^) micro-arcs anecdotiques, certes léchés, mais plus là pour remplir que pour un autre propos. Quand on tire le trait, on se retrouve au final avec une bobine au visuel magnifique, un hommage aux origines du cinéma, mais on ressent tout de même une distance avec les personnages qui me semble gênante. Je suggèrerais donc de conserver ce film dans la liste "à voir", en gardant toutefois en tête que la globale unanimité positive des critiques est un peu trop appuyée pour être absolument honnête.

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Monday, December 19, 2011

Saturday, December 17, 2011

Time Out

Ayé, j'ai *enfin* pris le temps d'aller voir ce Time Out dont j'entendais parler depuis quelques semaines, au travers d'avis assez hétérogènes. Je n'avais vu que la bande-annonce -plutôt sympathique-, et je n'étais pas encombré d'attentes particulières, meilleure posture qui soit pour apprécier une bobine.

La première chose qui m'a frappé dès le générique, c'est le titre. Enfin sa version hexagonale pour être précis, Time Out, contre In Time en VO. Que l'on francise le titre, pourquoi pas, cela permet d'accompagner la VF et d'être plus porteur de signification pour les spectateurs hexagonaux. En revanche, apporter une modification telle que celle-ci relève de la plus pure connerie -n'ayons pas peur des mots-, l'esprit francophone n'allant de toute façon faire aucune différence. Quand on y pense, le pire est probablement de se dire qu'une équipe s'est assise autour d'une table pour pondre cette génialissime idée... Et qu'ils ont été payés... Mébon, passons.


[© Twentieth Century Fox France]

Time Out repose sur une idée originale. L'humanité vient ainsi dorénavant au monde avec une horloge biologique, fruit de l'ingénierie génétique. L'être humain vieilli normalement jusqu'à l'âge de 25 ans, puis le compte à rebours s'enclenche depuis un seuil d'un an. Le capital-temps diminue toutefois bien plus vite que la normale, car la monnaie sonnante et trébuchante a disparu : tout se paie en temps. Un café ? 2 minutes. Un trajet en taxi ? Une demi-heure. Un repas dans un grand-restaurant ? 2 semaines... Les perspectives de vie sont donc rapidement réduites à la portion congrue, et les êtres humains se voient tous contraints de travailler pour regagner un peu de ce précieux capital-temps.

Tous ? Non pas tous, car dans des zones d'accès restreint vivent des groupes de nantis, des privilégiés qui peuvent être crédités de dizaines, voire de centaines d'années. Ces personnes se trouvent déconnectées du quotidien de la majorité silencieuse qu'elle exploite, recluse dans des ghettos et surveillée par des Timekeepers, pions à la solde d'un système qui ne les récompense même pas.

Dans ce contexte, Will Salas [Justin Timberlake, bien dans le ton] va se retrouver à la tête d'un pactole temporel, légués par un nanti las de la vie. Ce leg amènera le jeune homme -Mais qu'est-ce qu'être "jeune" dans cette société ?- à s'extirper de sa zone pour rejoindre les privilégiés, bardé de ses idéaux égalitaires. Rattrapé par les Timekeepers menés par Raymond Leon [Cillian Murphy, étonnant], il devra fuir pour mieux faire dérailler le système, accompagné dans son échappée par une alliée inattendue en la personne de Sylvia Weis [Amanda Seyfried - à croquer dans ses robes courtes et moulantes <3 ].


[© Twentieth Century Fox France]

Au second abord, Time Out dégage des effluves de lutte des classes, et quand Sylvia assène que sa société n'ignore pas ce qu'il se passe dans les ghettos mais que ses pairs "ferment les yeux", la bobine nous renvoie à notre propre quotidien. L'on pourrait me rétorquer que nous ne sommes pas des nantis, mais tous autant que nous sommes nous détournons le regard quand un gobelet se tend vers nous, nous feignons un air occupé quand un regard miséreux s'élève depuis une couche de carton fichée sur une bouche d'aération de métro... Ca n'est pas glorieux, mais c'est un fait.

En parallèle, ou plutôt en premier lieu, Time Out amène évidemment à réfléchir sur les notions de vie et de mort, fil rouge de la bobine. La mort fait peur, comme tout inconnu. Cette peur conduit les hommes à tenter de retarder au maximum l'échéance fatidique, mais ces velléités ne prennent en compte l'épuisement de l'esprit, dont le nanti centenaire du début du film se révèle l'incarnation. L'immortalité -ou même une vie extrêmement longue- aurait-t-elle un sens ? Je ne saurais le dire, il faudrait en débattre autour d'une bonne mousse, mais je ne suis pas certain que cela serait dans l'ordre des choses. Quoi qu'il en soit (serait), la question ne se pose pas pour nous, nous devons vivre avec la certitude de cette échéance, sans pour autant nous en trouver paralyser. Plus facile à dire qu'à faire j'en conviens...

Pour en revenir à la bobine, j'ai objectivement passé une bonne séance. Andrew Niccol est à l'évidence un réalisateur qui me parle (remember Bienvenue à Gattaca et Lord of War), et son casting m'a ici séduit, Olivia Wilde & Amanda Seyfried au propre, Justin Timberlake & Cillian Murphy au figuré. On pourra reprocher à la bobine un petit côté cheap (ambiance du ghetto à la Dark Angel) ou son propos qui aurait mérité d'être plus approfondi, elle constitue tout de même un sympathique et intéressant divertissement. A voir.

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Gollum - Derrière l'Ecran

Découverte du matin via le compte Twitter de WETA, une vidéo dans laquelle Andy Serkis joue la scène de la schizophrénie de Gollum, avec le rendu final juxtaposé. C'est juste magnifique ! *_*


[via]

Thursday, December 15, 2011

Phasage

"Prenez une décision et ensuite considérez que c’est la bonne. Il n’y a vraiment pas de mauvaises décisions. Vous pourriez prendre cette direction-ci, ou celle-là, et l’une comme l’autre finirait par vous amener là où vous voulez être. Mais dès l’instant où vous commencez à vous féliciter de la décision que vous avez prise, à cet instant même, vous vous remettez en alignement vibratoire avec qui-vous-êtes-réellement."

- Abraham Hicks


[via]

Tuesday, December 13, 2011

Blaak Heat Shujaa - "The Brown Buffalo"

Indéniablement l'une de mes découvertes musicales préférées pour 2011 ! \o/


Ca ne vous donne pas envie d'aller rider dans le désert ?!? :o)

Monday, December 12, 2011

Grognon

"I do not like the human race. I don’t like their heads. I don’t like their faces. I don’t like their feet. I don’t like their conversations. I don’t like their hairdos. I don’t like their automobiles. I don’t like their dogs or their cats or their roses."

– Charles Bukowski


[via]

Saturday, December 10, 2011

Dreamer

"I live in a world of fantasy
So keep your reality away from me
I see what I want
I want what I see
And that is all okay by me"

- Itzah C. Kret


[via]

Sunday, December 4, 2011

Hara-Kiri : Mort d'un Samouraï

Japon, Période Edo, 16e siècle. Hanshirô Tsugumo se présente en tant que rōnin auprès de la représentation locale du Clan Li et demande asile afin de pouvoir commettre le seppuku tout en conservant sa dignité. Echaudé par une récente expérience, le maître des lieux -Kageyu Saito- la conte à son visiteur, tentant par là-même de jauger ses motivations, mais le rōnin maintient sa requête. A l'heure de s'adonner à ce suicide rituel, Hanshirô Tsugumo requiert toutefois d'être assisté par l'un des plus valeureux guerriers du Clan, Hikokuro Omodaka, qui manque étrangement à l'appel. Il cite donc les noms de deux autres samouraïs, eux aussi absents. Kageyu Saito somme alors Hanshirô Tsugumo d'exposer ses réelles motivations, et ce dernier conte à son tour une histoire...


[© Rezo Films]

La tragédie dévoilée par Hanshirô Tsugumo sert de support à une réflexion sur la notion d'honneur, toute relative et parfois absurde. Je ne savais à quoi m'attendre, mais l'image que j'avais -peut-être à tort- de Takashi Miike me laissait augurer d'une bobine dynamique, et Hara-Kiri : Mort d'un Samouraï s'en trouve en fait aux antipodes.

Cela ne m'a pas dérouté pour autant, bien au contraire, j'ai retrouvé ce classicisme que j'affectionne dans le cinéma japonais, cette mise en scène sobre et élégante, qui se distingue par ses économies de mouvements et son attention particulière aux attitudes. Il s'en est fallu de peu que je me laisse subjuguer par ce film, mais cela ne s'est produit en raison d'un étrange manque d'empathie pour les personnages, si tragique que soit leur histoire.


[© Rezo Films]

Un thème indéniablement intéressant, mais un léger sentiment de déception donc, qui n'aurait peut-être été si la bobine avait pesé vingt minutes de moins. Néanmoins, cela reste un objet à tenter si les notions d'honneur et de samouraï vous interpellent.

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Sunday, November 27, 2011

Drive - James Sallis

Dans ce roman qui a servi de base au film éponyme [TWIY] de Refn, on retrouve (évidemment) la même toile de fond : un homme énigmatique, cascadeur de son état, conduit à se sortir par la manière (très) forte d'un sacré sac de noeuds.

La première chose qui frappe dans le texte, c'est -non pas le chauffeur- mais la non-linéarité de l'intrigue. Celle-ci débute ainsi -pour ceux qui ont vu le film- dans la chambre d'hôtel, après que le violent assaut ait eu lieu, puis entreprend de présenter les origines du drame et ses conséquences. Pas de quoi retourner les neurones pensez-vous, mais si si je vous assure, car les différents éléments sont apportés en ordre totalement dispersé, l'auteur enquillant les flashbacks / flashforwards en permanence, à chaque chapitre, ces derniers ne comportant en moyenne que cinq pages... On a donc l'impression de piocher une à une les pièces d'un puzzle d'un millier d'éléments et de devoir attendre un certain temps avant de n'apercevoir ne serait-ce que l'esquisse d'une vue d'ensemble...

A posteriori cet artifice donne un peu l'impression de cacher la misère tant les personnages m'ont semblé manquer d'épaisseur. J'ai eu beau apprécier d'entrevoir cette Amérique de la rue, semblable à celles du Rue Barbare [TWIY] de David Goodis et de L'Arnaqueur [TWIY] de Walter S. Tevis, je ressens néanmoins comme un goût d'inachevé, une frustration de n'avoir disposé que d'une histoire sous-exploitée. Une certaine déception en somme. Dommage.

Saturday, November 26, 2011

"The Shrine / An Argument" - Fleet Foxes

Une magnifique animation au service d'un titre qui ne l'est pas moins, découverte en furetant dans les tweets de la nuit. Enjoy ! :o)


[via]

Et pour ma part je vais sérieusement me pencher sur le cas de ces Fleet Foxes [Sub Pop] !

Tuesday, November 22, 2011

TWIY - S9


[Comme l'âge du lieu. Oueps.]

Sunday, November 20, 2011

Moving Day by Jason Wingrove

Je ne peux décemment pas m'empêcher de poster ce court, effectivement cute'n'badass ! \o/


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Bloodsilver - Wayne Barrow

Si une belle couverture ne peut évidemment laisser présager de la qualité d'un bouquin, il est clair qu'elle place tout de même le chaland dans de bonnes dispositions quand il saisit le volume pour parcourir la quatrième de couverture. Bloodsilver en est l'illustration parfaite et, le test de la première page réussi, l'objet n'a pas tardé à atterrir dans ma PAL.

Le roman débute en 1691 quand un navire en provenance de la lointaine Europe s'échoue sur les flancs de l'Ile de Manhattan. A son bord, des créatures qui ne tardent pas à se confronter à une tribu de Mohican qui vivait à proximité du lieu du naufrage. Cet épisode sera la première pierre d'une Histoire que les (humains) Nord-Américains ne seront dorénavant plus seuls à écrire.

Je m'attendais à suivre sur quelques années la piste de membres de cette Confrérie des Chasseurs mentionnée au dos du bouquin, sorte d'équipée sauvage au Far West, mais Wayne Barrow a fait un choix qui m'a agréablement surpris puisque son texte propose de suivre l'évolution de la relation entre humains et Brookes sur une échelle de temps relativement large, jusqu'en 1917.

De fait, le roman se compose d'une succession de nouvelles, présentant autant de personnages et nous permettant de rencontrer de grands noms de l'Ouest, des frères Earp aux Dalton en passant par Billy le Kid ou encore Doc Holliday. Pour peu que l'on soit familier avec cet univers, on se retrouve donc en terrain relativement connu et voir ces légendes évoluer dans un genre uchronique pimenté de mythe vampiresque se révèle rapidement assez savoureux.

J'ai apprécié cette série de petites histoires qui jalonnent la Grande, cette sensation de plonger dans des briques d'apparence disjointes qui finissent pourtant par étayer la même colonne vertébrale. Les personnages -quels qu'ils soient- m'ont donné l'impression d'être à la merci d'une mécanique qui les dépassent, d'un implacable rouleau compresseur, et si l'ambiance n'y est pas crépusculaire pour autant, l'héroïsme se voit ici fortement relativisé, tout étant une question de perspective.

En refermant le bouquin, j'ai ressenti une certaine frustration de ne pouvoir poursuivre l'expérience, signe évident que la lecture avait été bien plaisante. A tenter donc ! :o)

Saturday, November 19, 2011

Contagion

Contagion, c'est l'histoire de cette pandémie mortelle que l'on redoute et qui finira bien par se produire sans que l'on ne sache prédire quand. Les victimes se compteront alors par millions à l'échelle planétaire, et la mise au point d'un remède contre cet ennemi microscopique prendra des mois sinon des années. Dans l'intervalle, nos sociétés connaîtront un chaos quasi post-apocalyptique, l'être humain laissera s'exprimer sa nature primaire, sorte de retour au Far West sauvage. Voir ce film permet de nous rappeler que nous ne sommes que bien peu de chose face à l'inventivité de la nature, laquelle corrigera tôt ou tard notre arrogance. Ce faisant, si l'aspect clinique de l'histoire m'a bien plu, il manque quand même un petit peu de peps pour rendre la bobine véritablement attrayante. Une séance à tenter pour ensuite en débattre.

=> Bande-Annonce

Tuesday, November 15, 2011

Siena Root - Jog

Un nouvel intermède musical, pour un titre également échappé de cet album Different Realities de Siena Root... Enjoy ! :o)


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Monday, November 14, 2011

La Défense Lincoln - Michael Connelly

Nouvelle pierre dans mon édifice de couverture de bouquins terminés depuis quelque temps, La Défense Lincoln de Michael Connelly, et ça va être plutôt rapide...

J'ai inséré ce roman dans ma PAL après être revenu de l'adaptation ciné [TWIY] qui m'avait plutôt emballé, et comme toujours je m'attendais à profiter d'une dimension supplémentaire, d'un je-ne-sais-quoi qui serait passé à l'as lors du moulinage hollywoodien... Ménan, il n'en fut absolument rien... C'est simple, la bobine et le roman sont en tous points si identiques que l'on pourrait se méprendre et penser qu'il s'agit là d'une novellisation...

Il apparaît évident a posteriori que le réalisateur avait bien fait ses devoirs, mais de fait la lecture du roman ne m'a pas apporté grand chose, et je ne vois pas bien quoi en dire... En somme, si vous n'avez pas vu le film, ce bouquin peut constituer une sympathique option, l'intrigue étant bien ficelée et l'écriture de Michael Connelly plutôt agréable. Dans le cas contraire... :os Aller hop, next !

Sunday, November 13, 2011

Siena Root - Over the Mountains

Petit intermède musical avec un sympathique rock chaud et désertique que l'on pourrait croire échappé des 70's. Enjoy ! :o)


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Sunday, November 6, 2011

The American - Martin Booth

Après m'être mis à jour côté films en retard, je débute une petite session de rattrapage bouquinesque... Premier à ouvrir le bal, un roman de Martin Booth, introduit dans ma PAL après avoir vu la très bonne adaptation ciné d'Anton Corbijn.

Dire que la lecture de cet ouvrage n'a pas été une sinécure serait un doux euphémisme, puisque j'ai objectivement souffert le martyre dans la première partie, à tel point d'ailleurs que j'ai manqué -une fois n'est pas coutume- de jeter l'éponge... Qu'y avait-il de si rebutant ? Les descriptions pardi ! Des descriptions à l'overdose sur des pages et des pages, de la moindre fissure sur un mur à la comparaison de l'usure des marches en pierre d'un escalier antédiluvien. Certaines personnes raffolent de ce type d'exercice, pas moi, oulah nan, mais alors pas du tout, mon côté "global" sans doute.

Pour autant, j'ai lutté, lutté, lutté, et petit à petit je me suis mis à apprécier le texte, en dépit de certains tics certes ponctuels mais néanmoins agaçants. Le personnage principal se trouve ainsi être un homme de l'ombre et à ce titre doit rester extrêmement prudent, donc discret. De fait, son statut de narrateur confère au roman une essence de Mémoires, et conscient de la chose ledit narrateur répète plusieurs fois qu'il ne peut être précis dans certaines mentions, car cela risquerait de mettre en péril sa sécurité, blah blah blah. Ce type d'intervention me semble non seulement être une insulte à l'intelligence du lecteur mais en sus se pose en contradicteur des indications disséminées deci delà, qui à un fin limier permettraient probablement de remonter la piste menant au gus. Mébon, passons.

Le roman dégage ces mêmes caractéristiques qu'Anton Corbijn avait su magnifier dans sa bobine, celles d'un récit aride et dépouillé. A la différence de l'adaptation toutefois le roman prend un tour assez introspectif, livrant les réflexions du personnage solitaire, sorte de retour d'expérience de son existence, ce qui m'a amené à régulièrement lever le nez et méditer quelques instants sur certains passages, particulièrement ceux qui entraient en résonance avec mes propres analyses.

Cet aspect proéminent de l'ouvrage constitue sa force sinon son intérêt, il lui confère un abord singulier qui peut dérouter face aux attentes initialement thrilleresques que l'on peut placer dans le bouquin, mais qui apporte néanmoins son lot de contentement pour peu que l'on ne se laisse rebuter. J'en garde donc a posteriori un plutôt bon souvenir, mais je ne pense pas que je souffrirais une relecture, la faute -vous l'aurez deviné- aux minutieuses et continuelles descriptions...

Saturday, November 5, 2011

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

Tintin, pour moi, c'est plus qu'une simple bédé, c'est un univers dans lequel j'ai en permanence baigné étant gamin, lisant et relisant les albums les uns après les autres. J'ai donc grandi avec ce personnage et je ne pouvais de fait qu'être très prudent quant à cette perspective d'adaptation sur grand écran.

Le premier écueil concernait évidemment la mise en volume des personnages, abonnés à la 2D. Pour autant que je m'en souvienne, les premières images diffusées en ligne ne m'avaient pas rebuté, sans pour autant me convaincre. Cette neutralité a toutefois basculé dès les premières minutes du film, du bon côté si je puis dire, l'avatar 3D du personnage principal dégageant ce mélange de candeur et d'intelligence propre à Tintin. La technologie de "Performance Capture" utilisée n'y est probablement pas pour rien, elle permet de rendre les personnages naturellement expressifs, ce qui tranche avec des animations souvent un peu trop rigides par ailleurs.


[© Sony Pictures Releasing France]

De fait, mes craintes latentes d'emblée refoulées en mes neurones de la bordure extérieure, je pouvais savourer la bobine. Je dis bien "savourer" car honnêtement je pense qu'il s'agit d'un bon cru, qui surpasse sans conteste les précédentes adaptations en volume de Tintin, les "live" pour ne pas les citer. La série de bédés se caractérise par un rythme trépidant, drivé par des rebondissements réguliers, et de ce point de vue il n'y a rien à redire quant à ce qui est proposé à l'écran.


[© Sony Pictures Releasing France]

Le fil directeur -comme le titre l'indique- se base sur Le Secret de la Licorne, mais le script ratisse évidemment plus large, notamment du côté du Crabe aux Pinces d'Or pour l'introduction du personnage du Capitaine Haddock. Milou compte évidemment au rang des présents et apparaît bien sûr comme le compagnon indispensable du reporter, Dupond & Dupont figurent aussi au casting mais de manière plus anecdotique, à l'instar d'ailleurs de Nestor et de la Castafiore (à la voix bien perçante ^^).

La conclusion de cet opus ouvre la porte à une suite inspirée du volume Le Trésor de Rackham le Rouge, et si elle devait voir le jour, il est évident que je me laisserais tenter. Bref, tout ça pour dire que cette bobine Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne constitue pour moi un très bon divertissement. A voir !

=> Bande-Annonce [La BA en montre *beaucoup trop* à mon avis, mébon, c'est vous qui voyez hein...]