Friday, March 30, 2012

Hunger Games

Hunger Games est l'adaptation du premier roman de la trilogie éponyme de Suzanne Collins, laquelle visait a priori un public d'ados. Je n'ai donc porté une grande attention à ses ouvrages, mais ceux-ci ayant visiblement reçu un bon accueil de la part de Stephen King himself je me suis dit qu'ils devaient nécessairement posséder un bon fond et je me suis laissé tenter par la bobine à la faveur du week-end dernier...

Amérique du Nord, dans un futur indéterminé. Le Capitole règne en maître sur ses fiefs depuis que leur rébellion passée a été matée dans le sang. En représailles, il organise de manière récurrente des jeux du cirque télévisuels -les Hunger Games-, au cours desquels vingt-quatre ados provenant des douze districts s'affrontent à mort, puisqu'il ne devra en rester qu'un. Le film s'articule autour de Katniss Everdeen [Jennifer Lawrence - pas vraiment convaincante] (District 12), qui s'est portée volontaire en tant que tribut, ceci afin de sauver sa petite soeur qui avait été désignée. La jeune femme va dans un premier temps être engagée dans une entreprise de séduction du public -option Real Tivi oblige-, avant de plonger enfin dans l'arène de jeu...


[© Metropolitan FilmExport ]

Je dis "enfin", car la mise en place version "strass et paillettes" précédant les réjouissances espérées m'a semblé bien trop longue, limite ennuyeuse. Deux raisons à cela. Tout d'abord, les visuels du Capitole et de ses habitants ont un côté extravagant, toc & clinquant, qui sonne faux, et de fait nuit pour moi à la crédibilité de l'univers que j'aurais espéré plus froid et réaliste. Les premières séquences situées dans le District 12 avaient d'ailleurs à ce titre su éveiller mon intérêt en dépit de la caméra tremblotante qui s'y amuse, effet visuel à la mode mais que je trouve insupportable. Ensuite, cette préparation aux jeux dans laquelle se retrouve plongée Katniss m'a semblé décousue, faiblarde, incapable de faire adhérer aux enjeux et d'éprouver la moindre empathie pour les personnages pourtant promis à un véritable carnage.


[© Metropolitan FilmExport ]

Enfin, véritable carnage, ce que j'espérais tout au moins... Car lorsque les choses sérieuses débutent, on se retrouve face à une murder party plutôt molle du genou. Manque de rythme, instants chamallow, bref, un flagrant manque de férocité et de politiquement incorrect. L'arène pour sa part apparaît comme un monde à la Truman Show, une sorte de dôme high tech gérée à distance par une équipe de techniciens. Soit. Toutefois, si la génération de feu ne pose pas de soucis de crédibilité, il n'en est pas de même pour ces créatures féroces envoyées aux trousses des tributs, qui se matérialisent comme par magie... Si l'on avait été dans la Matrice ou Tron, pourquoi pas, mais là...

Bref, en sortant de la salle, j'avais l'impression d'avoir vu une bobine entre deux eaux, molle du genou et plutôt gentillette, pas foncièrement ratée mais pas non plus super emballant... Probablement parce que je n'étais pas dans le public cible, a priori celui de Twilight, ce que j'ai appris après la séance, ahah... (Re-)Bref, ça m'a donné envie de revoir ce bon vieux Battle Royale ! \o/ [A ce propos, il y a un excellent article -en anglais- chez io9 qui compare les films Hunger Games et Battle Royale :
Did The Hunger Games really rip off Battle Royale ?.]

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Sunday, March 25, 2012

Bellflower

Bellflower, nom de la rue dans laquelle habite Woodrow, jeune homme désabusé dont le seul projet consiste à construire un lance-flammes avec son pote Aiden. La vie des deux gus se résume à bricoler et boire de la bière, nonchalamment, à tel point d'ailleurs que j'ai eu envie de les secouer. Deux filles croisent leur chemin, ce qui change leur quotidien sans pour autant le bouleverser, et puis c'est le drame entre trahisons et pétage de plombs, entre fantasme et réalité.

La photo de ce Bellflower est très agréable, à l'image de la bande-son qui lui va comme un gant, mais l'aspect esthétisant m'a semblé parfois outrancier, oscillant entre classe et prétention, conduisant à me demander s'il convenait de saluer le côté artistique ou bien de soupçonner un excès de poudre aux yeux visant à masquer un manque de moyens. Je ne sais comment répondre à cette interrogation, et je retiens surtout un objet un peu bordélique et qui donne le sentiment de tirer sur la corde en dépit de ses raisonnables 1h46. Ce qui est certain en revanche, c'est que je ne le recommanderai pas... Voyez à la limite la BA, elle est bien mieux, et surtout plus courte !

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Saturday, March 24, 2012

One Piece by Boulet

Quand l'auteur Boulet fait une vidéo making-of de l'un de ses fanarts One Piece, c'est juste magnifique à regarder ! *_*


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Wednesday, March 21, 2012

Emplettes S12


[© Ze Captain]


Ayant bien descendu la série de Jeff Lindsay consacrée à Dexter (4 romans en trois semaines et demi siouplé), je me suis permis un léger regarnissage de PAL. Au programme :

  • La Triste Fin du Petit Enfant Huître (et autres histoires) de Tim Burton : Des histoires de petits enfants évidemment atypiques, en version bilingue et illustrées par Tim Burton himself.

  • La Route de Jack Kerouac : Un roman dont j'ai tellement entendu parler qu'il fallait bien que je finisse par le lire un jour.

  • Neverwhere de Neil Gaiman : Juste adoré la couv' et adhéré au pitch. ^^

  • Mort de Bunny Munro de Nick Cave : Nick Cave est un personnage dont j'adore l'univers musical, et je suis donc curieux de voir ce qu'il peut donner dans le registre romanesque.

  • Le Vieux qui ne Voulait pas Fêter son Anniversaire de Jonas Jonasson : Un road trip atypique dont je n'ai *que* des échos (très) favorables, ce qui me conduit à penser que l'objet ne peut décemment être mauvais.


Voilà, auto-enjoy ! :o)

Tuesday, March 20, 2012

Ruin - OddBall Animation

Une mégalopole abandonnée où la nature reprend ses droits, un homme qui furète dans les ruines, un drone pas foncièrement coopératif... Welcome in Ruin, sympathique projet des studios OddBall Animation !


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Si comme moi la suite de l'histoire vous intéresse, restez à l'affût, des choses semblent être dans les cartons (mais pas nécessairement à court terme toutefois)... :o)

Monday, March 19, 2012

Lucidité

Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.

- Oscar Wilde

Sunday, March 18, 2012

Prometheus - Ridley Scott - BA

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, ce week-end m'a également permis de découvrir une nouvelle bande-annonce pour le prochain Ridley Scott, ce qui pour moi est toujours un évènement. Et force est de constater que pour ce retour aux sources, ça a bien l'air de bien dépoter ! \o/


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Par contre, encore deux mois et demi d'attente... :-/

Le Territoire des Loups

Alaska, de nos jours. Un groupe de travailleurs embarque dans un avion qui doit les convoyer de leur exploitation pétrolière -complètement paumée comme tout ce qui se situe dans cette province- vers la ville d'Anchorage. Manque de chance, l'aéroplane se trouve pris dans de sérieuses turbulences qui provoquent son crash.

John Ottway émerge dans la glace, complètement sonné, et découvre la carcasse disloquée de l'avion. Un rapide tour des débris permet de compter un (très) petit nombre de survivants, lesquels prennent rapidement la mesure désespérée de leur situation : alors que le froid mordant est déjà à l'oeuvre, de furtives silhouettes de canidés achèvent d'évacuer toute perspective d'un futur un minimum radieux.


[© Metropolitan FilmExport]

La présence des prédateurs se fait tout d'abord discrète, puis les animaux s'enhardissent n'hésitant pas à s'approcher du campement de fortune pour harceler le groupe d'hommes déjà bien amochés par l'accident. Emmenés par John Ottway, sniper expérimenté dans le dégommage des loups mais malheureusement démuni de son arme, les survivants quittent bientôt l'épave fumante pour tenter de gagner des bois et peut-être surtout ne pas abandonner tout espoir. Le combat pour la survie qui s'ensuit apparaît fort inégal, les canidés jouant à domicile et maîtrisant évidemment le domaine et l'exercice.


[© Metropolitan FilmExport]

J'ai plusieurs fois ressenti cette désagréable sensation de cul-de-sac, ce sentiment d'être pris au piège et de ne rien pouvoir faire d'autre que légèrement retarder l'issue fatale. Dans ce contexte oppressant, les personnages réagissent très différemment, oscillant entre combativité et résignation. Lorsque la troupe se voit réduite à la portion congrue, je me suis surpris à partiellement espérer qu'il y aurait un survivant, concédant toutefois en parallèle que cela n'aurait été logique.


[© Metropolitan FilmExport]

Il n'en fut évidemment rien, et la dernière séquence -elliptique- conclut en beauté ce combat perdu d'avance, faisant échos aux séquences du passé de John Ottway entraperçues plus tôt et donnant le sentiment de sonner aussi juste que possible.

Dans ce survival désespéré le scénario se montre (Logiquement ?) linéaire, mais des séquences singulières viennent relever la sauce : John vs sa femme notamment, ainsi que l'impressionnante séquence du crash, l'une des plus ébouriffantes dont je me souvienne. Je mettrais bien un léger bémol au niveau du réalisme de certains passages [le saut au dessus du précipice, la prise en compte du froid et de l'humidité], mais cela apparaît moins gênant que dans Les Chemins de la Liberté.

Bref, Le Territoire des Loups me semble être une bobine à tenter si le pitch vous interpelle, en vous abstenant toutefois peut-être de visionner la bande-annonce [je l'ai vue a posteriori pour ma part].

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Saturday, March 17, 2012

Dark Shadows - Tim Burton - BA

L'une des surprises du jour a indéniablement été cette bande-annonce du prochain film du grand Tim ! \o/


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Je l'ai trouvée plutôt ludique -elle m'a fait sourire à chacun de mes visionnages- et m'a renvoyé dans l'esprit à l'époque de ce sympathique Beetlejuice. Dark Shadows sera-t-il à même de faire oublier Alice au Pays des Merveilles ? Verdict dans un mois et demi ! :o)

John Carter

De la genèse de ce John Carter je n'avais absolument rien suivi, c'est donc dénué de toute idée préconçue que je me suis rendu en salle. J'étais juste assez curieux de voir ce que pouvait donner cette histoire de terrien projeté sur une Mars habitée avec Disney à la production... Et a posteriori le constat se voit sans appel, la séance fut ma foi très agréable !

Ancien officier sudiste, le capitaine John Carter écume désormais les territoires indiens en vue de mettre la main sur ce filon d'or qu'il convoite et qui le rendrait riche. Par un coup du destin il se trouve dans une grotte face à un étrange être et se réveille soudain en plein milieu d'une contrée désertique non moins étrange. Ses premiers pas se révèlent balbutiants, il chute allègrement, trébuche, puis s'envole lorsqu'il appuie un peu trop sur ses pieds... Bienvenue sur Mars, ou plutôt Barsoom !

Le capitaine éveille évidemment la curiosité des premiers autochtones qu'il croise -les Tharks- et il ne tarde pas à se trouver au coeur du conflit qui ravage la planète, l'affrontement millénaire entre les cités de Helium et de Zodang. La dernière, mobile, se déplace en direction de son ennemie en vue de l'affrontement final -"there shall be only one" comme dirait l'autre- tandis que de mystérieux individus -les Therns- semblent tirer dans l'ombre des ficelles aux motifs obscurs.


[© The Walt Disney Company France ]

La trame dispose d'une base solide d'ingrédients pour en faire une grande fresque, mais les éléments se révèlent dans premier temps un peu confus, puis se voient exploités sans être véritablement creusés. On aurait pu imaginer une intrigue plus complexe mais cela aurait peut-être conduit la bobine dans une direction trop éloignée de la cible familiale.

Qu'on ne s'y trompe toutefois pas car comme je le laissais entendre plus haut, l'angle divertissement pop-corn fonctionne ici comme rarement à mon goût, et il serait fort dommage de bouder ce plaisir. La réalisation se montre largement à la hauteur, elle se révèle efficace, fluide et rythmée. De petites touches d'humour se voient glissées ici et là, et je dois reconnaître que je m'y suis laissé prendre à chaque fois. A noter en particulier le clebs martien qui m'a tout bonnement éclaté ! \o/


[© The Walt Disney Company France ]

Une très agréable surprise que ce John Carter donc, qui m'a donné envie de découvrir les romans d'Edgar Rice Burroughs qui en sont à l'origine et qui ont vraisemblablement inspiré nombre de productions SF à l'instar du célèbre Star Wars, excusez du peu ! Bref, allez-y, pour ma part je vais dégoter les bouquins. :o)

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Friday, March 9, 2012

Dark Side

Au niveau le plus simple, si vous pensez qu’avoir des émotions est un obstacle, ou qu’être confus est un échec, alors il n’y a plus de chemin possible. Vous êtes toujours humilié par la vie qui devient un combat permanent. En refusant de laisser la moindre possibilité à nos ombres d’apparaître, nous souffrons bien plus que si nous prenions le risque de les regarder et des les considérer. N’ayons pas peur de notre vulnérabilité.

Pour ma part, si on me demandait ce qui, pour un être humain, fait qu’un chemin authentique s’ouvre à lui, je dirais que c’est d’abord d’avoir le courage d’affronter ses propres ombres, ses propres fantômes, ses propres angoisses. Là est le coeur de la plus haute vérité spirituelle. Il ne s’agit pas de rêver sur la vie après la mort ou sur le mystère de l’énergie cosmique.

Beaucoup de gens passent à côté de leur propre grandeur ou de leur propre chance parce qu’ils ne veulent pas se relier à ce qui est sombre en eux - or, seules nos ombres nous éclairent.

- Fabrice Midal


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Monday, March 5, 2012

Les Simpson - Game of Thrones

Encore un magnifique générique clin d'oeil pour cette emblématique série animée ! \o/


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Sunday, March 4, 2012

Chronicle

Chronicle, c'est l'histoire de trois lycéens de terminale qui n'avaient rien en commun mais qui un soir découvrent de concert une étrange chose lumineuse et bourdonnante. Peu de temps après, ils développent des pouvoirs d'essence télékinésique, dont la manifestation va peu à peu influer sur leurs personnalités.

L'évolution rapide des personnages se voit présentée de manière immersive par l'entremise de la caméra de l'un d'entre eux, le procédé permettant d'aborder le sujet sous un sympathique angle pseudo-réaliste. La forme n'innove certes pas vraiment, le principe ayant été maintes fois expérimenté, mais l'exercice s'avère ici extrêmement dynamique et captivant.

Après un début hésitant -la vie banale de lycéens américains-, l'objet monte en puissance suivant une courbe exponentielle pour atteindre un climax tout bonnement hallucinant -le déchainement citadin final-. Les effets spéciaux m'ont semblé d'une qualité remarquable, et les séquences de vol -découverte de l'aptitude puis football aérien- m'ont bluffé, elles comptent parmi les meilleures qu'il m'ait été donné de voir.

Ce Chronicle s'est donc révélé très efficace, objectivement bien plus jouissif que bien des trips de super-héros classiques, l'une de ses forces étant qu'il va droit à l'essentiel avec ses 1h24 et qu'il ne tire pas inutilement sur la corde. Bref, pour un coup d'essai, ce premier film est un coup de maître ! \o/

=> Bande-Annonce [Nota : Autant éviter de la regarder si vous comptez voir le film, elle en montre bien trop.]

Another Happy Day

Ayant vu ce film il y a quelques semaines, son souvenir commence à s'étioler, et je me dis que j'aurais dû en rendre compte bien plus tôt... Rah la la, procrastination quand tu nous tiens... ^^

Another Happy Day s'articule autour d'un mariage qui comme souvent (Toujours ?) voit les conflits larvés se réveiller, les incompréhensions latentes se manifester, bref génère autant de pleurs que de sourires, sinon plus. Le contexte a certes déjà été exploré par le passé, mais la mécanique fonctionne ici plutôt bien, dans un registre toutefois plus doux-amer que réellement comique.

Ce que je retiens avant tout, c'est le casting exemplaire dont les interprétations sonnent toutes très justes. J'ai d'ailleurs éprouvé beaucoup d'empathie pour le personnage de Lynn, acculée entre ce fils camé en perdition qui la rejette, sa mère objectivement imperméable à ses soucis, ou encore ses soeurs sans conteste plus garces les unes que les autres... Empathie également pour Alice, jeune femme torturée un temps adepte de la scarification et qui se voit stigmatisée par sa famille... Bref deux âmes tourmentées qui doivent faire face seules et contre tous, et je ne pouvais évidemment leur rester insensible.

Another Happy Day dresse donc le portrait d'une famille lambda, avec ses caricatures qui n'en sont pas tant, et appelle à méditer sur ces cellules familiales que l'on ne choisit pas. Une bonne surprise pour un premier film, à voir.

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Saturday, March 3, 2012

Captain Bouquins Awards 2011

Au cours de l'année passée, j'ai lu une vingtaine de romans (dix-neuf pour être précis), ce qui me semble tout à fait honnorable ! \o/ Globalement, cette cuvée s'est révélée plutôt bonne et la perspective d'en valoriser quelques titres m'est d'abord apparue comme une sorte de gageure, mais la relecture des billets associés couplée à la maturation de mes souvenirs m'a finalement permis d'établir un quartet gagnant. En commun pour les quatre ouvrages élus, m'avoir fait passer un bon moment et être de potentiels candidats à une relecture !

And now, Ladies and Gents, for ze first édition of the Captain Bouquins Awards, ze winners are :


[© Ze Captain]

Liens vers les Billets Associés :
World War Z - Max Brooks
London Boulevard - Ken Bruen
L'Homme qui Voulait Vivre sa Vie - Douglas Kennedy
Rue Barbare - David Goodis


Il va sans dire que je vous recommande chaudement ces titres ! :o)

Friday, March 2, 2012

The Remainder - Omer Ben David

Juste magnifique ce court... Enjoy ! :o)


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Thursday, March 1, 2012

Evadés de l'Enfer ! - Hal Duncan

Eli, Seven, Belle & Matthew, quatre individus malmenés, se retrouvent soudainement sur un étrange ferry en bien mauvais état, rempli d'une foule hétéroclite d'âmes hagardes, débraillées. Le bateau évolue sur une étendue aux eaux indistinctes, croise une gigantesque statue portant balance et épée, avant d'accoster et de libérer son flot de passagers vers ce qui ressemble à un centre de tri... Bienvenue en Enfer !

D'abord séparées -elles ne se connaissent pas-, les quatre âmes se regrouperont par la force des choses, en l'occurrence Seven, bien décidé à ne pas moisir dans ce lieu de damnation éternelle. Ce dernier se voit représenté de manière très originale, en première approche une sorte de New York post-apocalyptique, ville destroy en proie à une violence permanente, siège de tous les vices imaginables. L'univers qui s'instaure prend petit à petit un tour plus horrifique à mesure que la troupe plonge dans ses entrailles et s'y trouve confrontée à des abominations difficilement descriptibles. Parvenues à l'ultime sous-sol, les âmes rebelles croisent des figures emblématiques du panthéon catholique, lesquelles voient leurs rôles traditionnels sympathiquement renversés.

Le roman défile un peu à la manière d'un rail shooter, à vitesse constante suivant un parcours bien balisé, mais son rythme permanent en fait oublier la linéarité. Sans temps mort, le texte se lit d'une seule traite, la plume de Hal Duncan se révélant diablement efficace dans son entreprise récréative, et je me dois de constater qu'il s'agit là de l'une de mes meilleures surprises lecturesques de ces derniers temps ! \o/

Monday, February 27, 2012

Etre (2)

Always be a first rate version of yourself, not a second rate version of someone else.

- Judy Garland


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Sunday, February 26, 2012

Emplettes S8


[© Ze Captain]


Petite sortie hier en fin d'après-midi pour un léger regarnissage de PAL dans une FNAC étonnamment calme, effet vacances peut-être... Cette fois dans la besace :
  • Into the Wild de John Krakauer : Le roman à l'origine du film éponyme qui figure dans ma dévédéthèque mais que je n'ai pas encore vu.

  • 127 Heures de Aaron Ralston : Le livre témoignage qui a servi de base à Danny Boyle pour ce film lui aussi éponyme qui a su me séduire l'an passé.

  • Dexter Revient ! / Les Démons de Dexter / Dexter dans de Beaux Draps / Ce Délicieux Dexter : Quatre bouquins de Jeff Lindsay consacré à ce personnage que l'on ne présente plus, Dexter, et qui font suite à Ce Cher Dexter que je viens tout juste de commencer.

Cheval de Guerre

Les premières minutes d'un film se révèlent souvent décisives, et dans le cas présent elles m'auraient presque effrayé... La séquence d'ouverture -naissance du canasson- m'a ainsi donné l'étrange impression d'assister à un feuilleton échappé de chez Disney Channel, ce qui était évidemment de mauvais augure, et bien malheureusement ce sentiment m'a accompagné tout du long de la bobine.

Le défaut majeur de ce Cheval de Guerre réside en sa narration faiblarde, invraisemblable, qui du cheval fait un fil rouge plus qu'un réel personnage central. Aux bipèdes qui traversent la bobine, il est difficile de s'attacher tant leur présence se révèle fugace. Un fil rouge équidé, des humains filants, l'impression de voir des sketches se succéder, sans le moindre souffle épique contrairement à ce que suggère la bande-annonce -trompeuse et qui en montre bien trop-, bref de l'ennui.

A côté de ce flagrant manque d'âme maladroitement comblé par des violons tire-larmes se joue sur l'écran une véritable aberration linguistique... S'il est parfaitement logique que les anglais s'expriment dans la langue de Shakespeare, cela l'est beaucoup moins pour les allemands, surtout lorsqu'ils échangent entre eux... Même topo pour les français, qui de surcroît arborent ici un bel accent bien franchouillard qui sur certains mots jure franchement. Mébon, je n'étais plus à ça près.

'Fin bref je ne m'étendrai pas davantage, j'ai déjà accordé trop de temps à ce film qui n'en méritait pas tant, et je vais de suite le ranger au rayon des catastrophes à oublier.

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Tuesday, February 21, 2012

Le Café



Crédits :
Chanson : "Le Café" par Oldelaf et Monsieur D
Réalisation Clip : Stephanie Marguerite & Emilie Tarascou
Production : Ecole des Métiers du Cinéma d'Animation (EMCA)

Monday, February 20, 2012

Au-Delà

Les évènements ne sont que l'écume des choses, ce qui m'intéresse, c'est la mer.

- Paul Valéry in "Regards sur le Monde Actuel"

Sunday, February 19, 2012

Pirates - Michael Crichton

1665, Mer des Caraïbes. La Jamaïque bat alors pavillon anglais, et le représentant de la Couronne Britannique -Sir James Almont- la dirige depuis Port-Royal. Le Gouverneur apparaît bien laxiste aux yeux de certains -la ville pullule de pirates débauchés-, mais il trouve néanmoins appui auprès du Roi Charles II, car il pourvoit régulièrement son monarque en trésors le plus souvent dérobés aux Espagnols. Ayant eu vent de l'étrange comportement d'un navire ibérique, Sir James organise un dîner en n'oubliant pas de convier ce vieux briscard des mers qu'est Edward Hunter. Ce dernier voit son intérêt évidemment éveillé lorsqu'il comprend qu'un navire chargé d'or a trouvé refuge dans la forteresse espagnole réputée imprenable de Matanceros. Ni une ni deux, l'homme monte un équipage et prend la mer, couvert par une lettre de marque britannique, avec en ligne de mire la promesse d'un conséquent trésor...

Cette perspective apparaît aussi excitante que la mise en place initiale est étonnamment bien fichue : elle a en effet ce parfum des films d'aventures de la Grande Epoque (Les Révoltés du Bounty par exemple). A la différence toutefois de ces bobines, Michael Crichton présente un quotidien pas vraiment reluisant, une ville de Port-Royal qui tient plus de la porcherie que d'autre chose, à l'instar des fonds de cales d'ailleurs, l'une comme les autres baignant dans les excréments [bon appétit], bref un cadre somme toute loin d'être idyllique.

Ce réalisme prévaut grosso modo tout du long, même si des invraisemblances pointent parfois le bout de leur nez [la baston-surf sur le kraken O_o]. On pourrait passer sur cet aspect si le récit ne donnait pas l'impression d'être parfois expédié [les cannibales], et d'une certaine manière globalement inabouti. D'ailleurs, le texte ayant été publié après le décès de l'auteur [2008 pour un © en 2009], on se demande si l'éditeur n'a pas récupéré un manuscrit non finalisé qu'il a décidé de publier "tel quel" sans en avertir le lecteur, simplement dans l'optique de récupérer quelques (centaines de milliers de) dollars supplémentaires... :-/ Cela pourrait peut-être expliquer les agaçantes erreurs de typographie... A moins que le texte n'ait été revu par ce même secrétaire de publication qui n'avait déjà pas fait son taf pour Soleil Levant...

'Fin bref, j'ai apprécié de me trouver plongé dans une histoire de corsaires, mais je n'ai pas été pleinement satisfait et je pense sincèrement que ce roman n'a pas été livré dans une version finalisée : il clairement aurait dû bénéficier de disons 150 / 200 pages supplémentaires... Néanmoins, ce bouquin a au moins eu le mérite -non négligeable- de répondre à cet appel du large qui parfois me taraude et de me motiver à envisager de m'attaquer à la vingtaine de romans historiques de Patrick O'Brian, dont la première adaptation ciné Master and Commander : De l'Autre Côté du Monde m'avait bien emballé !

Saturday, February 18, 2012

Gandahar - Jean-Pierre Andrevon

Sur la planète Tridan, le Royaume de Gandahar apparaît comme un havre de paix plutôt idyllique. La population y mène une vie tranquille, d'amour et d'eau fraîche pour ainsi dire, en harmonie avec la nature. L'horizon du Royaume s'assombrit toutefois quand les oiseaux-miroirs -sortes de caméras de surveillance ambulantes- détectent des intrusions belliqueuses aux frontières. La Reine mandate alors l'un de ses chevaliers, Sylvin Lanvère, pour enquêter sur ce qui semble être une étrange armée d'hommes-robots. Le jeune homme s'envole sans attendre en mission, et représente sans le savoir le dernier expoir de Gandahar...

Les péripéties qui jalonnent l'enquête de Sylvin Lanvère se suivent avec une étonnante facilité, probablement grâce à l'écriture fluide Jean-Pierre Andrevon, élément qui m'avait déjà interpellé lors de la lecture d'un autre ouvrage du même auteur, Un Horizon de Cendres. L'ambiance du roman m'a rappelé avec plaisir celle de l'adaptation animée de René Laloux (1989), mais j'ai été déçu de ne pas voir ici développée la question des mutants comme cela était -dans mon souvenir- le cas pour le dessin animé. Les mutants y apparaissaient en effet marqués non seulement dans la chair mais également dans l'âme, rejetons de l'ère génétique de Gandahar, ne s'exprimant plus au présent mais en une étrange combinaison d'imparfait / futur [ex : "J'étais serai habitant de telle ville."], stigmatisant ainsi leur vie de souffrance qui pour eux n'en était pas une.

Les quelques deux cents pages s'avalent très rapidement et une fois parvenu à leur terme j'ai marqué un temps d'arrêt en pensant : "tout ça pour ça"... Je suis en quelques sorte resté sur ma faim, même si l'épilogue apparaît logique, dans la continuité du texte. J'aurais juste aimé quelque chose de plus flamboyant...

Passée cette petite déception finale, j'ai fait un sort aux deux nouvelles qui suivent le roman, Le Château du Dragon et Un Quartier de Verdure. Les deux historiettes sont présentées comme des aventures de Sylvin Lanvère, mais la parenté n'a rien d'évident tant les univers de ces textes diffèrent de celui de l'oeuvre qui les précède. Leur lecture n'a pas été déplaisante, le château de la première m'a (de loin) rappelé la ville forteresse in Les Clous Rouges de Robert Howard (cf. le recueil Conan chez Milady), la seconde m'a surprise par son côté barré un peu space, mais sans plus.

Bref, une lecture plaisante d'un bout à l'autre, sans pour autant que les textes ne soient ultimes.

Monday, February 13, 2012

Rappel

L'absurde et le dérisoire forment parfois l'essentiel.

- Elisabeth Carli


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Sunday, February 12, 2012

TWIY - Change Log - 02/2012

Comme vous l'aurez probablement noté -à moins de lire ceci depuis un reader quelconque ;p-, je viens tout juste de refaire la peinture du lieu. Un changement de décor dans la continuité, la modification la plus conséquente étant invisible à vos yeux puisqu'elle concerne la conversion du layout vers le modèle "évolué" de Blogger.

Je vais fignoler deux trois trucs dans les jours à venir, mais a priori c'est fonctionnel. Si vous deviez néanmoins noter un truc qui cloche, n'hésitez pas à me le signaler ! Merci d'avance ! :o)

Saturday, February 11, 2012

Les Montagnes Hallucinées - H.P.Lovecraft

L'adaptation cinématographique par Maître Guillermo Del Toro de ces Montagnes Hallucinées du sieur Lovecraft ayant été remisée au placard (pour des questions -si je ne m'abuse- de budget et de classification), j'ai décidé de prendre les devants et de m'attaquer au court roman dont il est question.

Le texte prend la forme d'un compte-rendu d'expédition scientifique en Antarctique par son instigateur principal, un géologue de l'Université de Miskatonic. L'homme souhaite par son récit mettre en garde les organisateurs de la mission qui doit succéder à la sienne, et par là-même parvenir à les stopper dans leur élan. Pourquoi donc ? Parce que la zone recèle des secrets qui doivent le rester, sous peine de voir l'équilibre du monde complètement bouleversé... Oueps, farpaitement.

L'idée de base est assez passionnante, surtout replacée dans le contexte des années 30. A cette époque la conquête spatiale n'avait pas encore débuté, la surface de la Terre pouvait de fait aisément dissimuler certains recoins à l'observation humaine, et offrir autant de perspectives d'aventure... Qui se sont malheureusement évanouies avec l'envol des premiers satellites artificiels.

Le texte présente un premier abord assez aride, principalement en raison de sa nature descriptive et de la généreuse utilisation du vocabulaire géologique, domaine scientifique qui inexplicablement m'a toujours rebuté. J'ai donc failli caler plusieurs fois, mais j'ai néanmoins persévéré comme à mon habitude et je m'en suis par la suite félicité, car le récit du géologue donne des indices (très) appréciables quant à l'origine des Anciens et leur arrivée sur Terre.

On en apprend ainsi beaucoup sur ces civilisations qui ont foulé le sol de la Planète Bleue bien avant notre ère, et cette thématique est prolongée au-delà des Montagnes Hallucinées dans la nouvelle qui lui fait suite dans cette édition du bouquin, Dans l'Abîme du Temps. Ce second texte adopte une optique similaire à celle du premier, à savoir un témoignage visant à décourager une entreprise d'exhumation de vestiges archéologiques. Moins ardu à lire, il s'est révélé tout aussi intéressant et bien ficelé, à une notion près, un peu casse-gueule, mais dont je ne peux malheureusement parler sous peine de gâcher le plaisir des potentiels futurs lecteurs.

A posteriori, je comprends que le projet de Del Toro puisse être difficile à monter, mais je pense que ce réalisateur fait partie des rares cinéastes capables de le porter. Prends ton temps Guillermo, nous avons confiance en toi ! \o/

Friday, February 10, 2012

Religion in a Nutshell

Star Wars : Episode I - La Menace fantôme (3D)

Force est de constater que l'ajout d'une dose de 3D en post-prod n'a pas changé la donne pour ce premier volet qui pour moi est toujours aussi fantôme, mais je n'avais pas vraiment d'illusions. J'ai néanmoins profité de cette ressortie pour avoir le loisir de savourer cet instant unique où la lumière s'éteint et où la magnifique musique de John Williams prend le relai. Néanmoins, je profite de l'occasion pour signaler à George qu'en dépit de ma fanittude inconditionnelle de l'univers de Star Wars, je pense vraiment qu'il tire un peut trop sur la corde et qu'à force il tue les bobines. Je préfèrerais de loin voir poindre l'horizon d'une nouvelle trilogie centrée sur la Nouvelle République, comme cela avait été à l'origine temps envisagé. 'Fin bref, tout ça pour dire que cette ressortie de Star Wars : Episode I - La Menace fantôme en 3D ne mérite pas plus d'attention que ça, à moins d'en être un inconditionnel, ou de ne pas connaître.

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Sunday, February 5, 2012

Silly Symphony - The Skeleton Dance

Un sympathique cartoon des studios Disney (1929) dégoté un peu par hasard sur la toile... Enjoy ! :o)

Etre

Be yourself; everyone else is already taken.

- Oscar Wilde


[via]

Saturday, February 4, 2012

Millénium : Les Hommes qui n’Aimaient pas les Femmes

De la trilogie de Stieg Larsson, je ne connaissais jusqu'ici strictement rien. Je n'avais en effet pas vu les précédentes adaptations ciné pas plus que je n'avais lu les romans. C'est donc sans a priori aucun que je suis allé voir cette adaptation par Fincher du premier tome, et c'était tout aussi bien.

Suède, de nos jours. Mikael Blomkvist [Daniel Craig] vient de perdre un procès en diffamation intenté par un investisseur notoire, un certain Wennerström, ce qui le met en délicate posture, tout comme le journal qu'il a cofondé, Millénium. Il se voit alors contacté par l'avocat de l'un des plus puissants capitaines d'industrie du pays, Henrik Vanger [Christopher Plummer], qui le convie à une entrevue avec son employeur. Ce dernier propose au journaliste d'investigation d'enquêter sur la disparition de sa nièce survenue quelques décennies plus tôt, persuadé qu'il est qu'elle a été assassinée par l'un des membres de sa (grande) famille.

Mikael Blomkvist accepte ce challenge qui a le bon goût de le tenir éloigné de la capitale, et lui permet de fait de prendre du recul sur sa condamnation en justice. Le cas qui lui est soumis se révélant rapidement plus tentaculaire que prévu, le journaliste exprime le besoin de se faire assister dans ses recherches. Il se retrouve ainsi bientôt en relation avec Lisbeth Salander [Rooney Mara], jeune marginale doué d'un talent inné d'enquêtrice. Le duo trouvera rapidement son rythme de croisière, pour au final déterrer de bien sombres histoires...


[© Sony Pictures Releasing France]

L'association de ces deux enquêteurs dissemblables au plus haut point fonctionne néanmoins plutôt bien. Daniel Craig se fond aisément dans son personnage, il apparaît crédible dans ce rôle d'homme plus ancré dans la réflexion que dans l'action. Toutefois, c'est plutôt sa partenaire Rooney Mara qui a retenu mon attention. Elle parvient ainsi à rendre attachante son personnage, cette âme tourmentée et malmenée à la fois par la vie et les hommes. Cerise sur le gâteau, j'ai trouvé cette Lisbeth Salander plutôt sexy, n'en déplaise à certains.


[© Sony Pictures Releasing France]

La réalisation de Fincher se trouve (Evidemment ?) captivante, l'intrigue se déroule à rythme constant sans que les 2h38 ne se fassent ressentir (et ça c'est indéniablement bon signe). Néanmoins j'ai tout de même eu l'impression que nombre d'éléments n'avaient été qu'effleurés, et que la famille de l'industriel Henrik Vanger n'a pas livré tout ses secrets. Pour en savoir plus, probablement faudra-t-il que je me plonge dans le premier roman de la trilogie, ce qui ne devrait pas trop tarder, les bouquins figurant dorénavant en bonne place dans ma PAA.

Au final, il m'en reste un bon souvenir, et je pense sincèrement que ce Millénium : Les Hommes qui n’Aimaient pas les Femmes vaut le coup d'oeil si comme moi vous étiez totalement étranger à cet univers de Millénium. Dans le cas contraire, je ne saurais trop dire...

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Bonus : Le générique de cette bobine, avec l'excellente cover de l'Immigrant Song de Led Zep... Enjoy ! :o)

Tuesday, January 31, 2012

Hic et Nunc

Vous devez vivre dans le présent, lancez-vous sur chaque vague, trouvez votre éternité à chaque instant. Les fous croient en la possibilité d’une île et se tournent vers une autre terre. Il n’y a pas d’autres terres, il n’y a pas d’autre vie.

- Henry David Thoreau


[via]

Sunday, January 29, 2012

The Descendants

Hawaï, de nos jours. La femme de Martin King [George Clooney], Elizabeth, a été victime d'un accident de bateau alors qu'elle recherchait le frisson nautique, et se trouve depuis lors plongée dans un profond coma. Son état d'abord stationnaire se dégrade rapidement en dépit de l'assistance médicale dont elle bénéficie, et ses jours se voient comptés. Martin doit donc faire face à cette proche et fatale perspective en compagnie de ses deux filles, Alexandra (17 ans) et Scottie (10 ans), avec lesquelles le dialogue reste difficile.

La délicate période de l'attente du décès inéluctable se trouve filmée avec une délicate pudeur, une émotion sincère. J'ai trouvé l'ensemble réaliste, d'expérience, laissant entrevoir ces immanquables révélations, ce resserrement des liens, ces banalités faussement encourageantes de l'entourage distant, ces adieux personnels entre chacun des (très) proches et le futur défunt. Si l'émotion est au rendez-vous, la bobine se voit toutefois sauvée d'une atmosphère trop lourde par des petites touches d'humour et une continuelle musique hawaïenne qui la berce d'une douce mélancolie.


[© Unknown]

Côté interprètes, tous livrent une partition très juste, je n'y ai pas décelé de fausses notes. George Clooney se glisse ainsi sans difficulté dans ce rôle d'un quinqua lambda confronté à une tragédie, confirmant une fois de plus sa qualité d'acteur caméléon. Quant à savoir si cela pourrait lui valoir un Oscar, pourquoi pas...

Bref, je ne vois rien à redire au sujet de The Descendants, et vous le recommande donc !

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Sunday, January 22, 2012

World War Z - Max Brooks

Mu par une irrépressible envie de lire du zombie, j'avais acquis en même temps ces deux ouvrages de Max Brooks dont on me vantait tant les mérites, Guide de Survie en Territoire Zombie & World War Z. Mon enthousiasme est toutefois rapidement retombé pendant la lecture du Guide [j'en parlais là], et j'ai donc relégué le second bouquin au fin fond de ma PAL, pour l'en tirer un peu par inadvertance...

Max Brooks propose avec ce World War Z un nouvel objet singulier, un livre qui se présente comme un rapport brut réalisé dans le cadre d'une mission des Nations Unies près d'une décennie après la fin officielle de la Guerre des Zombies, fin actée par la "libération" de la dernière grande puissance mondiale.

Concrètement L'ouvrage consiste en une collection d'entretiens réalisés auprès de différents témoins de cette longue guerre, des personnalités d'origines diverses qui chacune présente une vue complémentaire sur les évènements. Je pensais que l'exercice allait être un chouille rébarbatif, mais il s'est bien au contraire révélé extrêmement ludique : les témoignages sont autant de briques qu'il faut convenablement agencer pour petit à petit détourer et appréhender ce conflit mondial, depuis ses premiers frémissements jusqu'à l'après-conflit.

Les entretiens se voient rapportés bruts de fonderie, sans altération du rapporteur, ce qui ne les réduit pas à des extraits dépourvus d'émotion tel que l'on pourrait s'attendre à les trouver dans un rapport administratif à la description clinique. On plonge donc dans les mémoires de ces protagonistes, ce qui nous permet de vivre les évènements par procuration et les rend d'autant plus terrifiants alors que l'on se demande quel aurait bien pu être notre comportement à leur place.

Objectivement, j'ai pris un grand plaisir à la lecture de cet ouvrage, ce qui par contraste avec le Guide a constitué une surprise largement inespérée. De fait, je me vois obligé de le recommander, car il serait vraiment dommage de ne pas lui donner sa chance.

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Nota : Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde du Dragon Galactique.

Thursday, January 19, 2012

Prisoners

Those faces you see every day on the streets were not created entirely without hope. Be kind to them: like you they have not escaped.

- Charles Bukowski


[via]

Sunday, January 15, 2012

J. Edgar

Comme son titre l'indique si bien, J. Edgar se consacre à la vie de cette figure célèbre de l'Amérique du 20e siècle qu'était M.Hoover. On y suit l'homme dans son intimité, depuis ses débuts au Département de la Justice jusqu'à son décès au début des années 70. La bobine constitue un intéressant complément à ce que l'on a pu en apprendre sur les bancs de l'école, abordant les différents pans de sa personnalité (aussi divers que son patriotisme forcené, son évidente paranoïa, ou encore son homosexualité refoulée), soit ce qui l'a amené à fonder le fameux FBI.


[© Warner Bros. France]

Toutefois, si l'intérêt historique du biopic est indéniable, ce film m'a étonnamment semblé manquer d'enjeux dramatiques, ce qui le rend assez lisse et donc empêche que l'on ne soit happé par la pellicule. En outre, je dois reconnaître ne pas avoir été vraiment emballé par les maquillages vieillissants sur les personnages de Hoover et de son assistant Tolson, j'avais en effet l'impression de me trouver face à deux vieillards liftés à l'extrême ou en proie à quelque allergie cutanée... On peut certes s'accommoder de ce dernier point, mais l'exercice est déjà plus délicat pour le précédent. 'Fin bref, au final, une séance en demi-teinte on va dire.

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Sunday, January 8, 2012

Une Vie Meilleure

De nos jours, sur Paris. Yann galère dans sa recherche d'un poste de Chef dans un restaurant, et végète en attendant dans une cuisine scolaire. Nadia parvient à conserver la tête hors de l'eau grâce à son boulot de serveuse, mais de justesse car elle a un enfant de 10 ans à charge. Les deux âmes se rencontrent à la faveur d'une tentative de Yann de décrocher un poste, et le courant passe immédiatement. Un début de vie commune, un rêve de restaurant dans un parc boisé en bordure d'un lac, des travaux, un emprunt, des emprunts, de (très) mauvais calculs, bref la spirale infernale...


[© Mars Distribution]

Une Vie Meilleure adopte un parti réaliste, sans fioritures, semblant répondre en écho à la situation économique et sociale actuelle. Il consiste en un enchaînement de séquences séparées par d'elliptiques fondus au noir, brossant ainsi des tableaux juxtaposés de cette dégringolade sans fin. Les interprétations de Guillaume Canet & Leïla Bekhti sont bonnes, les personnages sonnent vrais, ils apparaissent crédibles, même si certains traits de Yann me semblent un peu exagérés par l'écriture [son stupide orgueil].

Toutefois, au bout d'un certains temps, les fondus au noir commencent à lasser, on se perd dans le manque d'intensité dramatique en dépit de la sympathie que l'on peut éprouver pour les protagonistes. En parallèle, l'acharnement du Destin semble également un peu excessif (too much le coup de Nadia au Canada ainsi que le pseudo happy end au froid en s'asseyant joyeusement sur les paperasses administratives douanières), il donne le sentiment de jouer la carte du sensationnalisme, bref cela n'aurait pas déparé parmi ces ces reportages du samedi midi sur la Une.

Tout ça pour dire qu'il s'agit d'une semi-déception. Voilà.

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Tuesday, January 3, 2012

Captain Ciné Awards 2011

Qui dit début d'année, dit évidemment petit bilan ciné ! J'ai donc comme à l'accoutumée récupéré le lot de tickets de l'année passée, et un petit bricolage sous Excel plus tard je suis parvenu à une répartition des 71 films vus en 5 catégories s'étalant toujours de "nul" à "culte". S'en est suivie une rapide délibération avec mon auguste personne, et j'ai finalement décidé de distinguer 16 bobines, qui ont en commun l'envie que j'ai de les revoir. Mébon, trève de blabla, ze lauréats are : (ordre alphabétique - liens vers les revues du lieu)









Et de votre côté ? Des divergences / convergences de sensibilités ? De bonnes surprises en 2011 ?

Sunday, January 1, 2012

Y2k+12

Les secondes s'écoulent, les minutes suivent, puis les heures, les jours, les semaines passent, et enfin l'année. S'il y a une chose qui est certaine en ce bas monde, c'est bien que le Temps ne se laisse dicter sa conduite par personne et qu'il poursuit imperturbablement sa course. 2011 a donc tiré sa révérence, 2012 a pris le relais pour ce qui sera peut-être la dernière de notre existence [les prédictions Mayas toussa toussa]. Alors plus que jamais, faisons honneur à ce bon vieux Professeur John Keating et profitons de chaque instant ! :o)


[© Ze Captain]


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Nota : Manque d'inspiration créative graphique oblige, je suis *encore* reparti de ma carte fétiche, mébon vous ne m'en tiendrez pas rigueur hein... ^o^
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